Voyage en Égypte novembre 2018
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Pour préserver la fluidité du récit, les détails historiques et archéologiques ont été déportés vers des pages dédiées, accessibles via les liens en bleu gras.
Pour garder leur pertinence, c'est à partir des photographies originales de ce voyage que j'ai demandé à une IA de les analyser et de me fournir des informations sur les sites visités.
Par ailleurs, face au grand nombre de photos de certains sites, plusieurs photos ont été regroupées sous forme de diaporamas vidéo. Vous les reconnaîtrez facilement grâce au symbole « ⏯️ » apposé sur les visuels concernés.

Samedi 24 novembre : Accueil à l’aéroport du Caire.
On s'est tous rassemblés à Villard, et on part en taxi pour Genève. L'ambiance est euphorique, tant la joie est grande de se retrouver ensemble pour de nouvelles aventures.

Les Niçois Les Savoyards
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Le taxi est enfin arrivé
Les palmiers de l'hôtel
Un peu d'attente à Cointrin, puis long vol jusqu'au Caire. Je cherche notre accueillant et ne le trouvant pas avant les formalités – nous sommes sans visas, il est à faire sur place – je me dis que ce sera pour après.

Après douane, visas, police et change, toujours pas d'accueil... On sort de la salle d'arrivée, pour chercher dehors, vers les taxis, quelqu'un qui s'intéresserait à nous. Personne.

C'est moi qui ai discuté avec Hussein, et je commence à me trouver un peu en porte-à-faux. L'agence locale, était-ce la bonne solution ?

Je me décide à téléphoner à Hussein (merci les smartphones) pour me faire dire avec nonchalance que le taxi arrive, qu'il est retardé par les embouteillages... Et c'est vrai : il arrive, et il y a des embouteillages !

Bon hôtel, en pleine ville, au bord d'un des périphériques de cette immense ville grouillante de plus de 20 millions d'habitants. Mais au calme, avec un peu de verdure.

Saqqarah
 
Dimanche 25 novembre : Memphis – Saqqarah – plateau de Gizeh
Dès potron-minet, notre guide, Fatma Hassaan, se présente et nous conquiert d'emblée par sa gentillesse et son professionnalisme. À l'époque, elle était avec Égypte insolite , et je la retrouve aujourd'hui (en 2026) à la tête de Magic-Égypte .

On commence par la visite du site de Saqqarah . On découvre la fameuse pyramide à degrés de Djéser, mais il y a des travaux partout et la pyramide est sous échafaudages. On commence par la chambre funéraire de la pyramide d'Ounas
pyramide à degrés de Djéser, Saqqarah
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La Chambre Funéraire de la Pyramide d'Ounas
Payement de l'impôt devant le scribe, Mastaba de la princesse Idout

On visite ensuite le Mastaba de la princesse Idout.
Scènes de pêche à la ligne et au filet sur le Nil, barque en papyrus, Martine a repéré un tilapia, Mastaba d'Idout La faune sauvage et les prédateurs, Mastaba d'Idout Scène d'abattage, Mastaba d'Idout Pyramide à degrés de Djéser

On quitte Saqqarah pour se rendre à Memphis et on nous « offre » en passant la visite de la Sakkara Carpet School, l'une des célèbres écoles de tapis de Saqqarah.
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Ces magasins sont appelés « écoles » car ils emploient et forment des artisans locaux, souvent des jeunes pendant l'été ou des femmes au foyer, à l'art du tissage à la main.

On aperçoit sur votre photo, au mur, une grande tapisserie représentant un paysage avec des palmiers et un village. Ce style de tissage naïf et coloré est typique de la région (originaire du village de Harrania, tout proche) et est l'une des spécialités vendues dans ces écoles.

L'image montre une grande salle d'exposition remplie de tapis orientaux classiques (symétriques), de tapis en soie et de tapisseries murales aux motifs pharaoniques ou paysagers.
C'est un peu comme la pub d'internet : on ne paie rien, mais c'est souvent hors sujet...

Visite du musée de plein air de Memphis (Mit Rahina)

On arrive au Musée de plein air de Memphis (Mit Rahina), situé à environ 20 km au sud du Caire, à quelques kilomètres de Saqqarah.
Colosse de Ramsès II à Memphis Statue couchée de Ramsès II

Et dans la cour du même musée se trouvent deux autres statues : Le Sphinx d'Albâtre et Ramsès II debout.
Jardins de Memphis Sphinx d'Albâtre, Memphis Ramsès II debout, Memphis

Les Pyramides
 
La journée n'est pas finie ! On cherche à présent le plateau de Gizeh où se trouvent les immensissimes pyramides.

Le premier effet, c'est la foire. C'est sans doute un des sites les plus réputés de la planète, et il paie cher à cause de cela !

La surprise suivante, c'est que les pyramides ne sont pas au milieu du désert. Cette ville tentaculaire envahit tout comme une hydre pernicieuse, et la délimitation du plateau - qui reste indemne pour l'instant - se fait par des rues dont un côté est surpeuplé et l'autre désertique. Mais bon, ce n'est ni la faute des pharaons, ni celle des Égyptiens d'aujourd'hui.

Enfin, la géométrie et la perspective ne sont pas d'accord : certains points de vue laissent une sensation étrange : on les trouve tantôt petites, enfin moins grandes qu'attendu, et aussitôt immenses et démesurées ? En fait, elles sont tellement gigantesques que l'échelle en prend un coup.
Panorama des pyramides de Gizeh Pyramide de Khéops Pyramide de Khéops Blocs de pierre à la base des pyramides
Pyramide de Khéphren Télémarqueur en pleine génuflexion Pyramide de Mykérinos Les pyramides des reines
Laurent, vétéran de l'équipe de France de ski, maintenant adepte inconditionnel du télémark, nous prend la posture qui déconcerterait plus d'un égyptologue.
Entrée monumentale du complexe funéraire de Khéphren Le Sphinx de Gizeh Martine tente d'ajouter le nez du Sphinx Présentation de parfums...
Petite visite au Sphinx de Gizeh où on fait la queue pour tenter le selfie buzzatoire qui ajoute le nez que la bestiole a perdu. Bon, le succès n'est pas toujours au rendez-vous...

On termine cette visite par une « invitation » à découvrir les parfums « miraculeux » que l'on dispense au pied de ces pyramides majestueuses. Puis, on retourne se faire dorloter à l'hôtel.

Musée Égyptien
 
Lundi 26 novembre : Musée Égyptien – Citadelle de Saladin – Khan El-Khalili

On se lance dans la visite du Musée égyptien . C'est encore celui de la place Tahrir, qui fête ses 116 ans cette année (2018). Un bâtiment à l'architecture néoclassique rose, dont les galeries croulent sous les millénaires d'histoire.

Son successeur, le Grand Musée Égyptien (GEM) près du plateau de Gizeh, est ouvert depuis novembre 2025 alors que la première pierre a été posée en février 2002 ! On profite donc une dernière fois de l'atmosphère unique, un peu désuète et mystérieuse, de ce lieu historique.

Masque de Toutânkhamon
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Statue du dieu Anubis
La reine-pharaon Hatchepsout
galerie centrale du rez-de-chaussée du Musée Égyptien de la place Tahrir, au Caire
Dès l'entrée, on tombe en arrêt devant la Pierre de Rosette , cette clé fondamentale qui a permis de comprendre les hiéroglyphes et de lever le voile sur les millénaires d'histoire que nous allons explorer.

On découvre ensuite les trésors de Youya et Touya , les arrière-grands-parents de Toutânkhamon, et l'incroyable conservation de leurs sarcophages, de leurs lits funéraires. Ils ont été protégés par Isis et Nephtys, et ont conservé leurs maquettes de barques destinées à naviguer dans l'au-delà.

La statue du dieu Anubis nous attrape au plexus. Il est représenté sous la forme d'un chacal noir aux oreilles dressées, couché sur un sanctuaire doré. Cette figure majestueuse, symbole de protection et guide des âmes, gardait avec solennité l'entrée de la salle du trésor dans la tombe.

Gros embouteillage pour la visite de la salle dédiée à Toutânkhamon. Des sbires locaux ont gardé l'air agressif d'Anubis, et ils protègent l'entrée et la salle. Photos interdites, le prétexte du flash ne tient plus depuis longtemps devant l'ère du smartphone, mais peu importe, le musée est le gardien des civilisations anciennes… Évidemment, cela ne fait que déclencher le jeu du chat et de la souris, et chacun tente sa photo du siècle.

Il y a vraiment des choses magnifiques dans ce musée, et on reste sidéré par l'abondance et la qualité des objets exposés qui ont été conçus et fabriqués par des artisans d'exception il y a plus de 4 000 ans.

Ce parcours, des textes de la Pierre de Rosette aux ors de la XVIIIe dynastie, nous a offert une vision complète de la quête d'éternité égyptienne.

Citadelle de Saladin
 
 
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En route vers la citadelle
Mosquée Mohammed Ali à la Citadelle
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Intérieur de la Mosquée de Mohammed Ali
Méhémet Ali Pacha et la célèbre Mosquée d'Albâtre
Le minbar (chaire) richement décoré de vert et d'or à l'intérieur de la mosquée de Saladin
Petite, mais impressionnante traversée de la ville pour atteindre la Citadelle de Saladin, où se trouve la mosquée Mohammed Ali , également connue sous le nom de mosquée d'Albâtre.

Impressionnante vue sur la ville dont on mesure ici l’importance. On finit par un petit tour dans la cour pour découvrir l’ horloge offerte par Louis-Philippe à l’Égypte en contre-échange de l'obélisque de la Concorde.

Mais elle indique tout... sauf l'heure. La pauvre n'a jamais marché correctement.
La terrasse de la Citadelle La terrasse de la Citadelle

Souk de Khan El-Khallili

 
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Petit restau du Caire
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Grand souk de Khan El-Khallili
Abords du souk Khan El-Khallili
Repas détente dans une brasserie, avant l'épreuve du grand souk de Khan el-Khalili . Longue déambulation dans cet espace si particulier qu'il a donné son sens occidental au mot souk.

C'est un véritable tourbillon de couleurs, d'odeurs et de sons. On se laisse porter par la foule, entre les étals d'épices et les boutiques de bijoux, jusqu'au mythique café El Fishawy où le temps semble s'être arrêté devant d'immenses miroirs patinés. On y croise les ombres de Naguib Mahfouz et des marchands de la route de la soie.

Le Café Naguib Mahfouz Place Al-Hussein (Midan Al-Hussein)
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Vue sur le souk depuis la voie rapide

Temple de Karnak

 
Mardi 27 novembre : Le Caire / Louxor : Karnak + Louxor
Décollage matinal vers Louxor Vue aérienne du nouveau Caire Entrée à Karnak
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Notre guide à Karnak
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Visite du temple de Karnak
Levés avant l'aube, on se retrouve éberlués en salle d'attente pour l'envol vers Louxor, mais avec un p'tit déj' en carton quand même ! Décollage à l'aube, on survole le Nouveau Caire .

À peine posés à Louxor, on embarque pour la visite du Temple de Karnak

On découvre la marque du temps : après la magnificence des choses vues au Caire, la pierre de Karnak parait un peu terne et fragile.
Fatma nous confie aux bons soins d'un guide du temple qui nous en fait découvrir les moindres recoins.

C'est le gigantisme de l'œuvre qui prend le dessus et on découvre que pendant 3 000 ans, environ 30 pharaons ont ordonné des constructions d'envergure (pylônes, colonnades, sanctuaires ou obélisques) et plus de 80 pharaons différents ont laissé leur marque d'une manière ou d'une autre.

Jardins de l'Iberotel Repas à l'Iberotel L'Iberotel
Après cette longue visite du temple, on se repose un peu dans un bel hôtel au bord du Nil. Bons moments autour d'une table en terrasse à côté d'un buffet bien garni.

L'Iberotel L'Iberotel L'Iberotel
Un peu de détente avant le sujet suivant qui s'annonce pas mal du tout.

Temple de Louxor by night

 
Cet après-midi, en rêvassant dans des chaises longues au bord du Nil, on se demandait si cette idée loufoque de visiter le temple de Louxor de nuit était la bonne ?
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Temple de Louxor by night
Panorama du temple de Louxor illuminé
Colonnade d'Aménophis III
Statue de Ramsès II illuminée
Et, au crépuscule à peine devant l'entrée, on se demandait si on était bêtes au point de trouver que cette idée n'était pas la bonne. Ah, mes amis, si vous en avez l'occasion, ne la ratez sous aucun prétexte !

Quel spectacle, quelle féérie, quelle ambiance, quel moment magique...

Pas d'affluence, les gros bateaux qui saturent les sites en journée ont autre chose à faire, et nous laissent une ambiance paisible et feutrée qui va si bien à ce lieu.

Les éclairages sont hyper bien calibrés, toutes les gravures sont mises en relief, les couleurs sont magnifiques, et ce ciel bleu noir va si bien avec ces couleurs de pierre...
Gravures mises en relief par les projecteurs La Salle Hypostyle du temple de Louxor Ambiance paisible dans le temple de Louxor Temple de Louxor

On sort de cette aventure un peu éberlué, et on refuse le taxi pour rentrer à pied à l'hôtel, en traversant le souk voisin. En chemin, on se laisse tenter par un petit restau local bien sympa, et on se régale.
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Retour à pied par le souk
repas en ville Petit restaurant local à Louxor
Nuit réparatrice à notre hôtel qui n'était pas loin.

Oasis de Kharga

 
Mercredi 28 novembre : Louxor / oasis de Kharga
Départ tranquille en direction de Kharga. 250 km de route en voiture confortable. Ayant déjà fréquenté certains déserts de ce pays, nous nous devions d'en mettre un petit bout dans ce voyage. C'est donc une excursion de 3 jours dans la région de Kharga / Dakhla que nous entamons.

La période géopolitique n'est pas top , et les contrôles de police sont extravagants. On découvre alors un petit jeu de chat et souris entre les gendarmes et les voyagistes. Les uns doivent appliquer la loi, les autres cherchent à gagner leur vie. Le Désert Blanc et Farafra nous ont été refusés lors de la préparation du voyage. Il faut donc trouver d'autres lieux.

On va donc voir le Temple de Douch .

Arrivée au temple de Douch Temple de Douch Temple de Douch Temple de Douch
Temple de Douch
Temple de Douch
Ça ne rigole plus, nous sommes dûment escortés par des hommes en armes qui ne nous lâchent pas d'un œil.

Cette situation très dissuasive a asséché la manne touristique, et seuls les fous de notre genre s'aventurent encore ici. Le gardien du temple qui loge en bas de la colline meurt de faim.

L'ambiance est terrible : ce temple est en quasi ruine, isolé sur sa bosse, sans un seul visiteur. Il n'a évidemment ni l'ampleur ni le succès de ceux du Nil et seuls quelques égyptologues en mal de campagne viennent ici. Mais il y a quand même de belles traces de civilisation inattendues à cet endroit.
Temple de Douch Sous protection militaire Madarista Café à Baris
Tout finit quand même à la façon d'Astérix, avec un copieux repas dans un bistrot sympa et dans lequel nous n'avons pas été gênés par les autres clients.

On termine l'après-midi par la visite du temple forteresse de Qasr el-Ghoueita

C'est une sentinelle romaine massive qui surveillait autrefois la piste caravanière de Darb el-Arbaïn.

La vue depuis Qasr el-Ghoueita Arrivée à Qasr el-Ghoueita Enfilade des portes à Qasr el-Ghoueita Qasr el-Ghoueita
Belle brochette à Qasr el-Ghoueita
Les murs de l'enceinte autour du Temple
L'ambiance de fin d'après midi nous offre des couleurs splendides.

Cette forteresse est particulière : un temple petit, mais classique, en pierre de taille et bien décoré est littéralement « emboîté » dans l'immense structure de briques crues de la forteresse romaine qui elle est obèse et copieusement ruinée.

Quel contraste entre la densité et l'étroitesse de la partie romaine de cette forteresse et l'immensité alentour ! On se demande qui étaient les dominants entre ces romains planqués dans de tels lieux exigus et ces caravaniers qui passaient libres dans cet immense horizon.
Qasr el-Ghoueita Qasr el-Ghoueita

La journée se termine par un « barbecue » à la frontale au bord d'une piscine d'eau chaude vers Bir Nagah.
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piscine d'eau chaude vers Bir Nagah
Soirée barbecue vers Bir Nagah
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Cuisson lente à l'étouffée
La braise est préparée dans un fût de 200 l. enterré, et on y insère une structure adéquate qui porte les poulets. La cuisson dure environ 1 h 30. Dégustation joviale à la frontale.

Jeudi 29 novembre : oasis de Kharga / oasis de Dakhla
Sol Y Mar Pioneers El Kharga
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Méticuleux et déterminé
La nuit s'est passée dans un hôtel confortable et surdimensionné, à Kharga.

Le petit déjeuner est préparé pour 20 personnes au moins, et nous ne sommes que 8 !

Mais la journée s'annonce longue, et on prend quelques réserves que Grif' emballe méticuleusement devant la caméra.


Visite de la nécropole d'Al Bagawat .

La nécropole d'Al Bagawat La nécropole d'Al Bagawat Chapelle de l'exode, Al Bagawat
Intérieur d'une chapelle peinte
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Chapelle de la Paix, Al Bagawat
Fresques chrétiennes primitives à Al Bagawat
Déambulation dans le village des morts Al Bagawat, et kharga à l'horizon Chapelle de la Paix, Al Bagawat
Déambulation matinale lente et contemplative dans cette nécropole, plus proche d'un village abandonné que d'un cimetière.

Visite du temple d'Hibis .

Entrée du temple d'Hibis Scène rituelle d'Amon-Rê et Mout au temple d'Hibis
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Visite du temple d'Hibis
Beau temple, bien particulier, avec son enfilade de pylônes alignés

Office du tourisme.

Grande surprise ! Nous sommes attendus à l'office du tourisme de Kharga. On prend conscience de la rareté des touristes à cette époque tourmentée car nous sommes choyés comme des rois mages. Il faut se plier à des photos « officielles » avec le super-super-chef de l'office. On va sûrement retrouver nos tronches dans je ne sais quel prospectus...

Réception à l'office du tourisme de Kharga Détail du bureau directorial Photo protocolaire
Cela va-t-il nous faciliter le parcours, toujours haché menu par les contrôles de police ?

Oasis de Dakhla

 
Arrivée à Dakhla. On débarque dans un hôtel de luxe, immense et complètement vide, avec un joli jardin et un bar à cocktails très accueillant. La police ne nous lâche plus d'un œil, ils veulent s'assurer que nous resterons à l'hôtel.

Bedouin camp à Dakhla Bedouin camp à Dakhla Bar à cocktails de l'hôtel
Fossiles exposés dans les jardins
Bedouin camp à Dakhla
Les jardins de l'hôtel sont remplis de fossiles de tous genres et on se dit que les environs ne doivent pas être avares de découvertes.

La palabre des flics dure un peu, puis, au milieu de l'aprèm, ils se fatiguent enfin et nous lâchent.

Tout le monde n'attendait que ça ! Branle-bas de combat, les 4x4 sont prêts et sortent de l'hôtel. par derrière en catimini. Le chef de l'office du tourisme nous accompagne, ce qui nous rassure un peu en cas d'échec.

Départ au désert pour le bivouac.

Mais tout baigne, et on glisse sur le sable avec délice. Quelques méandres paresseux dans les cuvettes de sable nous amènent sur un site de dents de requins fossilisées. On retrouve rapidement nos vieilles habitudes de Murzuq... Puis on se rapproche lentement mais sûrement de la falaise. Nos accompagnants en connaissent tous les défauts et en choisissent un très discret.

Balade au dessus du bivouac en escapade, Dakhla
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le "confort" du Toy...
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Soirée festival au bivouac
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Approche féérique de la falaise
Réveil brutal ?
Une fois à l'abri de tout regard indiscret, ils nous préparent le bivouac.

Bon, on se rappelle qu'on est de la montagne, et ça tombe bien car il y en a quelques petites ici. J'en choisi une pour faire une vue d'ensemble et je vois mes collègues qui en choisissent une autre encore plus belle.

Pas de problèmes, je leur cours après et on se retrouve en haut pour un coucher de soleil d'anthologie.

Soirée splendide, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, ça rigole de bon cœur, il y en a même qui chantent, mais je m'abstiens par respect pour la météo.

Repas de première classe, les cuistots se défoncent : ils essaient de nous faire oublier le désert, alors que nous ne souhaitons qu'une chose : le retrouver.
Petit déjeuner au bivouac de Dakhla
Puis c'est l'heure du sommeil : les sacs de couchage sont bons, mais les cailloux aussi. Les petites galettes censées imiter les matelas n'ont pas lu leur mode d'emploi...

Je me lève le matin avec un profil qui ressemble fidèlement à celui du terrain, cailloux compris. Je crois bien que le confort n'est pas celui de ma tente de toit sur mon beau Def', et il me faut quelques minutes pour retrouver mon profil et mon sourire légendaire ...

Il est vrai que mon envie était de venir à Dakhla pour aller faire un tour vers le Gilf Kébir, le wadi Al Hamra, Zerzura... tous ces beaux rêves déjà frôlés depuis la Libye. Hélas, les circonstances en ont décidé autrement. Mais mon dernier bivouac de sable, bien que légèrement caillouteux, a été une réussite : c'est déjà ça !

Vendredi 30 novembre : Oasis de Dakhla

Visite du Village d'Al-Kasr et de la mosquée des Ayoubides

Entrée d'une maison dans le village d'Al-Kasr Les fameux linteaux en bois sculpté d'Al-Kasr Décoration intérieure d'une maison Le minaret de la mosquée des Ayoubides
Vue d'ensemble du village médiéval
intérieur d'une maison
On s'enfile dans des ruelles étroites bordées de hauts murs qui nous protègent de l'ardeur du soleil. Les maisons ont très souvent un linteau de bois sculpté de manière très artistique.

Le texte commence souvent par la Basmala ("Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux") puis contient des invocations pour la protection de la maison et de ses habitants. On y reconnaît des segments souhaitant la "prospérité" (al-ghina), la "santé" (al-afiya) et la "longue vie" à celui qui a fait construire l'édifice.

Dans une maison, on trouve un doua (prière) protégeant l'entrée de la pièce, placé bien en évidence à côté de la fenêtre.
Doua protecteur gravé dans une maison Labyrinthe de terre à Al-Kasr Moulin à olives traditionnel d'Al-Qasr Pigeonniers traditionnels d'Al-Kasr
Les pigeonniers sont innombrables et magnifiques. Il y en a partout et ils ont l'air surpeuplés.

Visite du temple de Deir El Hagar

Le temple de Deir El Hagar à midi Détails des colonnes de Deir El Hagar Sanctuaire bien conservé
L'Empereur en Pharaon au temple de Deir El Hagar
Scène de libation et d'offrande
Deir el-Hagar est situé à l'extrémité ouest de l'oasis de Dakhla, à environ 37 kilomètres de la ville principale, Mut, non loin d'Al-Qasr (environ 15-20 km).

On s'y trouve à midi, avec l'éclairage rasant qui va si bien à ces sculptures. De plus, elles sont très bien conservées

Puis, on va se rafraichir un peu vers la source chaude de Bir el-Gabal, au pied de la montagne, dans un somptueux décor.

Et on termine cette boucle au bord du lac généreux de l'oasis.
Procession rituelle au temple de Deir El Hagar Décor montagneux de la source Bord du lac de l'oasis au crépuscule

Samedi 1er décembre : oasis Dakhla / oasis kharga

Vue matinale du Bedouin camp de Dakhla Dernière vue sur les jardins de l'hôtel Les jardins de l'hôtel
Après une nuit réparatrice dans ce bel hôtel vide, nous partons pour Qalamoun.

Visite du village de Qalamoun

Village de Qalamoun
Village de Qalamoun Village de Qalamoun Ruines et secrets de Qalamoun
Village de Qalamoun
Village de Qalamoun
Un peu destroy, le village. On déambule dans un labyrinthe de terre qui s'effrite, là où chaque pan de mur qui s'écroule semble être un soupir de soulagement après des siècles de veille au bord du néant.

Les façades fondent doucement, retournant à la poussière d'où elles sont venues, comme pour mieux protéger le secret de ceux qui y ont trouvé la paix.

C'est un témoignage poignant de la vie au bord de l'eau. J'imagine la joie de ces gens dont j'ai tant de fois vu les traces dans les déserts voisins de Murzuq, Rabiana et d'autres, chassés par la sècheresse, découvrant cet Éden qu'est l'oasis de Dakhla .
Village de Qalamoun Les visiteurs Petite mosquée Couloir sombre

Retour sur Dakhla.
Toujours à la recherche de la neige ? La cuisine du restau à la mode Avec notre chaufeur et le directeur de l'ofice du tourisme de Kharga Le marché de Kharga
Le marché de Kharga
Le marché de Kharga
Notre mascotte de ce voyage reprend inlassablement la pose du télémarqueur. Je pense qu'il va rester encore un peu en attendant, qui sait, la neige... et la pente.

Fast food local, qui pourrait en remontrer à ses concurrents américains, puis visite du marché qui foisonne de produits luxuriants de ces oasis.

Je déniche un petit drapeau d'Égypte, et au moment de le négocier, Fatma me l'offre...
Le marché de Kharga Le marché de Kharga Le marché de Kharga Le marché de Kharga

Petit détour par le village de Sabah pour y voir une ancienne oasis dévorée lentement mais sûrement par le sable.
L'ancienne oasis de Sabah dévorée par le sable Dans les sables de Sabah Dans les sables de Sabah Dans les sables de Sabah
Martine nous fait un petit coup de fatigue et nous abrégeons cette petite, mais agréable randonnée dans du beau sable.
Dans les sables de Sabah Dans les sables de Sabah Résurgences d'un village englouti ? Résurgences d'un village englouti ?
Dernière lueur sur l'oasis dévorée

Dîner bédouin à Dakhla Ambiance conviviale au restaurant Plats typiques dégustés
Bon petit repas à la bédouine, dans un petit restau typique et agréable

Dimanche 2 décembre : Oasis kharga / louxor
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Visite du Kharga Handicraft center
Visite du Kharga Handicraft center Visite du Kharga Handicraft center
Visite du Kharga Handicraft center

Karkadet Karkadet Karkadet
Pause karkadet sur le parcours
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somptueux tour de Louxor en calèche
Redécouverte du karkadet dans les champs d'abord, puis au bistrot.

On arrive à Louxor où nous attend un somptueux tour de la ville en calèche. Au début, on se fait juste frôler par les bagnoles, puis peu à peu, on s'enfile dans le bazar pour finir en pleine prière sous l'autorité d'un muezzin copieusement amplifié.

Lundi 03 décembre : la nécropole thébaine et embarquement sur la Dahabieh .

La Vallée des rois .

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Montée à la Vallée des Rois
Exemple de fouilles actuelles L'allée des tombeaux
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Visite de la tombes KV14 du pharaon Tausert et de son successeur Setnakhtu
Mur dans la tombe de Tausert Setnakht. KV 14. Vallée des rois. Luxor. Égypte
La déesse Maât ailée dans la tombe KV14 de Tausert et Setnakhtu
Le summum ! Comment racketter le touriste ? Dans ce domaine, en tant que Chamoniard, je m'y connais un peu. Mais là, mes compatriotes peuvent aller se rhabiller. Tu montes en car. Puis tu prends un ticket pour un petit train sur goudron, puis tu choisis ton ticket pour chaque tombe visitée, puis tu ajoutes le ticket pour les photos, et avec tous tes tickets, on te pousse vers la sortie pour faire de la place à ceux qui ont acheté leurs tickets après toi.

Sur les conseils de Fatma, on a pris le ticket pour 3 tombes, la KV6 du pharaon Ramses IX, la KV14 du pharaon Tausert et de son successeur Setnakhtu, et la KV15 de Seti II.

Visite d'un « fabricant » de souvenirs chez qui j'achète une super statuette d'Anubis, ce Dieu qui préside la cérémonie de la « pesée du cœur » pour déterminer si l'âme mérite d'accéder à la vie éternelle. Si un jour, j'ai besoin de sa bienveillance, je pourrai lui montrer ma statuette.
Tombe de Sethi II, KV15, Louxor, Égypte
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Visite d'un fabricant de souvenirs

le Temple d'Hatchepsout .

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Visite du temple d'Hatchepsout
Le temple funéraire d'Hatchepsout. Le Faucon d'Horus monte la garde au début de la rampe menant à la terrasse supérieure Statues de la reine-pharaon
En sortant de la Vallée des rois, on visite le temple d'Hatchepsout . Très bel emplacement, adossé à la montagne et avec une vue formidable sur le Nil.

On zappe le Ramesséum, le temple funéraire (ou « Château de millions d'années ») de Ramsès II. Et on fait juste une photo des colosses de Memnon. On file à toute allure vers Esna où nous attend notre Dahabieh, par une route bordée de fleurs.

Croisière sur le Nil en Dahabieh

 
Arrivée à Esna, Surprise ! On découvre un joli bateau tout rehaussé de bois vernis, avec de grands espaces et dans lequel nous sommes 6 pour l'instant. Accueil à bord par un personnel zélé, Karkadet de bienvenue.

Nous attendons un autre groupe de 6 pour quitter le quai et partir dans les lumières chaudes de l'après midi sur ce fleuve généreux et lisse comme un miroir.
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Parcours fleuri
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l'arrivée au bateau
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Découverte de la Dahabieh

Et la rupture avec la foule des temples et l'affluence des routes est brutale : on se transforme en momies contemplatives dans un silence assourdissant.

Il est l'heure du repas, on goûte avec délice la cuisine du bord, les serveurs organisent un ballet autour de nous, on n'en revient pas d'être traités comme des coqs en pâte.

Puisque Éole a décidé de nous foutre la paix, la Dahabieh se fait tirer par un petit remorqueur, et — délicatesse suprême — pour nous éviter la fureur et l'odeur du moteur, le câble de traction fait au moins 100 m.

On se prélasse de fauteuils en canapés, admirant ces 2 rives qui défilent lentement jusqu'au soir. Pas de circulation de nuit, la Dahabieh s'amarre en rase campagne, vers El-Hegz, pour garantir le repos de ses clients.

Mardi 04 décembre : El-Hegz – Edfou – Fawaza.
Escale à El-Hegz Silence et lumières matinales Le fleuve est lisse comme un miroir
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Le lever de soleil féerique sur El-Hegz
Berges du Nil défilant lentement
Barques de pêcheurs sur le Nil
Lever avec le soleil. Ambiance de rêve, baignée de silence et de lumières rasantes. Les berges se remettent à défiler, avec une paisible lenteur.

Beaucoup de petites barques de commerçants pêcheurs en tout genre. On voit défiler quelques villages cramponnés à la berge.

On s'approche du site historique d'El-Kab, et on va débarquer pour une visite.
Débarquement pour visiter El-Kab Récolte du fourrage Le pti déj d'El-Hegz se prolonge... Escale à El-Kab Escale à El-Kab

Visite du site historique d'El-Kab

Enceinte en briques crues d'El-Kab
Relief peint de la tombe de Paheri à El-Kab
Ahmose, fils d'Abana, dans sa tombe à El-Kab
Un peu de marche nous fait du bien. De la vieille cité, il ne reste qu'une partie des remparts, mais la nécropole est installée dans la colline d'à côté.

Sur l'ensemble de 31 tombeaux répertoriés, 4 sont ouverts au public : celles d'Ahmès fils d'Abana, de son petit-fils Paheri, de Renni et de Setau. Bien que les tombes les plus célèbres datent de la XVIIIe dynastie, le site contient des sépultures s'étalant de l'Ancien Empire jusqu'à la période ptolémaïque.

Les tombeaux sont petits, mais bien conservés. La lumière pour les photos est un peu compliquée.
Paroi principale de la tombe de Paheri à El-Kab Offrandes de gibier, tombe de Pahery Graffitis du XIXe s. sur relief antique, tombe de Pahery

Retour dans ce farniente luxueux qu'est la Dahabieh, à l'image de Flaubert ou Champollion, nos prestigieux prédécesseurs sur ce type de transport.
Une belle Dahabieh se pavane sur le Nil Une autre belle Dahabieh se pavane sur le Nil
Calme et sérénité sur le Nil Calme et sérénité sur le Nil Calme et sérénité sur le Nil
Calme et sérénité sur le Nil Calme et sérénité sur le Nil À l'approche de l'escale d'Edfou


 
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L'Arbagi du Temple d'Horus, le Dieu Faucon
L’hypostyle du temple d'Horus à Edfou Statue du faucon Horus en granit noir, temple d'Edfou Pylône monumental du temple d'Edfou
Relief rituel au temple d'Edfou Colonnes monumentales du pronaos d'Edfou Registres et martelage iconoclaste au temple d'Edfou Scènes rituelles et offrandes au temple d'Edfou
Le faucon Horus sur son perchoir, temple d'Edfou
Les barques sacrées sculptées, temple d'Edfou
On accoste à Edfou, et on embarque en calèche avec un Arbagi haut en couleurs. Il nous parle de Chirac, Mbappé et renomme Laurence en Bernadette.

À Edfou, les arbagis sont incontournables. Comme le temple est situé à environ 2 km de l'embarcadère des bateaux de croisière, des centaines de calèches font la navette. C'est d'ailleurs l'un des seuls endroits en Égypte où la calèche est quasiment le seul moyen de transport pour accéder au site.
Détail d'un relief rituel, temple d'Edfou La barque sacrée d'Horus, temple d'Edfou Perspective vers le sanctuaire et le naos, temple d'Edfou
Mur d'enceinte colossal et pylône du temple d'Edfou Façade majestueuse du grand pylône d'Edfou au coucher du soleil
Très beau temple, de la période grecque. Il est dédié au dieu faucon Horus, le fils d'Isis et d'Osiris, protecteur de la royauté. Dommage que les premiers chrétiens (coptes) qui s'y sont réfugiés, pour échapper aux persécutions ou pour le transformer en église, aient piqueté toutes ces « images païennes ».

Retour au bateau, pour un petit apéro au calme. On ne sait jamais ce qui nous attend.

Petit rafraîchissement lors du retour à bord
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Soirée de fête avec les matelots de la Dahabieh d'à côté
La Dahabieh accoste une rive déserte vers Fawaza, pour une nuit tranquille. Puis une autre Dahabieh accoste juste derrière nous. Le repas se déroule dans un calme olympien.

Puis l'équipage de la 2e Dahabieh nous rejoint, car ce sont des gars de la même compagnie et ils sont pires potes. Et patatras, en 30 secondes, une fête spontanée se déclenche, et on ne peut plus les arrêter.

Jeudi 06 décembre : Djebel Silsileh – Maniha.

Embarquement sur le remorqueur pour une séance photo de notre Dahabieh Embarquement sur le remorqueur pour une séance photo de notre Dahabieh
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Séance photo de notre Dahabieh
Ce matin, c'est sortie sur le remorqueur de la Dahabieh pour immortaliser l'allure de ce magnifique bateau sur son fleuve. Puis on rencontre plusieurs barges en train de draguer les bancs de limon, probablement pour faciliter la navigation sur le Nil et les croisements de bateaux.

Escale à Bassaw pour se dégourdir les jambes La bananeraie de Bassaw Bassaw au bord du Nil
Puis, on accoste à Bassaw, pour faire une petite balade détente à terre. Bassaw est célèbre pour ses terres extrêmement fertiles. Contrairement aux zones plus désertiques, le village est entouré d'une végétation luxuriante.

On y trouve : De vastes plantations de bananiers (les petites bananes égyptiennes, très sucrées), des cultures de mangues, de canne à sucre et d'hibiscus (Karkadet).

Les habitants y vivent principalement de cette agriculture et de la pêche, notamment la perche du Nil. Certaines maisons sont colorées, ornées de peintures naïves racontant le pèlerinage à La Mecque de leur propriétaire.

La bananeraie de Bassaw Le Nil devant Bassaw Les jardins de Bassaw

Djebel Silsileh



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Un repas à bord
Escale au Djebel Silsileh Spéos d'Horemheb Chemin d'accès aux carrières
Entrée d'un cénotaphe rupestre au Djebel Silsileh
Intérieur d'un cénotaphe : plafond peint et naos
La Dahabieh nous pousse jusqu'au Djebel Silsileh pendant le repas, et nous découvrons ce passage étroit du Nil entre ces deux falaises.

Ce site est double : des tombeaux de notables et de belles carrières de grès.

On commence par le Spéos d'Horemheb , creusé à même la roche et le Saint des Saints, ces sept statues sculptées directement dans la paroi. Puis plusieurs cénotaphes le long d'un balcon au-dessus du fleuve, qui mène aux carrières.
Panorama sur la rive est du Djebel Silsileh et ses carrières invisibles
Les carrières du Djebel Silsileh Les carrières du Djebel Silsileh Les carières du Djebel Silsileh
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Parcours contemplatif sur le Nil
Le parcours dans les carrières nous interpelle par l'ampleur des blocs extraits et la taille des outils laissés sur place. Les pharaons avaient mis au point des technologies d'extraction et de transport impressionnantes.

On reprend ensuite notre parcours contemplatif sur le Nil, gratifié d'une lumière splendide de fin d'après-midi.

Nuit paisible vers une berge déserte de Maniha.

Vendredi 07 décembre : Maniha – Kom Ombo – Assouan.

Berges du Nil
Bivouac vers une berge déserte de Maniha
Arhh ! Ces p'tits déj'  !!
Encore une nuit bien calme, encore suivie d'un petit déj' mythique et légendaire. On est en train de s'habituer à cette lenteur, ces contemplations, ces levers de soleil sur le Nil, ces paysages qui défilent éternellement. Quelle belle formule que cette Dahabieh !

On voit passer régulièrement de gros pavés multi-étages où tout a été pensé pour la traite automatique du client. Ils sont empressés, réclament le passage et vous regardent de haut avec mépris. Ce sont de véritables tronçons ambulants d'un périphérique parisien, où les gens vont s'entasser du matin au soir pour apprendre dès le plus jeune âge à s'engueuler, incapables qu'ils sont d'apprécier un petit déjeuner au soleil rasant au niveau des papyrus.
C'est la transformation grégaire (ou polyphénisme de phase).

Reprise de cette balade lente et somptueuse Reprise de cette balade lente et somptueuse Reprise de cette balade lente et somptueuse Reprise de cette balade lente et somptueuse

Visite du temple de Kom Ombo

Façade majestueuse et symétrique du temple double de Kom Ombo Relief montrant le pharaon purifié par les dieux, temple de Kom Ombo Relief exceptionnel montrant une scène d'accouchement, temple de Kom Ombo Les célèbres instruments de chirurgie gravés sur une paroi du temple de Kom Ombo
Encore un beau temple, un peu compliqué à visiter. Je ne retrouve pas dans mes photos les fameux instruments chirurgicaux, mais il y a quand même la scène de l'accouchement. Heureusement, Laurence a été plus attentive que moi, et sa photo répare ma négligence.

On passe au musée des momies de crocodiles pour y constater que des humains ont pu en convaincre d'autres que ces bestioles étaient sacrées, et dignes de momification !

Le groupe commence à saturer un peu de ces visites de temple, et Fatma qui le sent bien nous propose un petit aménagement du programme.

On va aller visiter le marché aux dromadaires de Daraw, juste un peu plus loin de Kom Ombo.

Le marché aux dromadaires de Daraw

On se pose en rase campagne, sur une berge boueuse, et aussitôt, une meute de Rickshaws multicolores et fin excités s'abat sur nous et nous proposent monts et merveilles.
Les Rickshaws de Daraw
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l'incroyable traversée de Daraw en Rickshaws
La répartition par équipes
Retour au calme
L'élégance d'une Dahabieh
Il faut traverser la ville et le marché est au-delà. Fatma contracte une meute de pilotes, et on s'élance ...

Et là, on se trouve embarqués dans un rodéo urbain à faire tomber raide la police française, mais qui semble ici banal et ordinaire.

La cour ne retient que quelques bêtes, un peu décevant pour ceux qui ont vu ces caravanes de centaines de chameaux dans les déserts du Tchad et du Soudan, mais le spectacle était plutôt dans le transport. On nous explique que le marché est terminé à cette heure-là, et que le grand spectacle se tient plutôt le matin. On retrouve rapidement le calme et la sérénité de notre Dahabieh.
la dernière escale bivouac à la plage du Djebel el-Koubanya
Petite halte avant le Pont d'Assouan. Quelques pas dans le sable, à la lumière descendante du soir.
la plage du Djebel el-Koubanya équipier attentif la plage du Djebel el-Koubanya

Samedi 08 décembre : Fin de croisière – Assouan.

Débarquement au pont d'Assouan
Débarquement au pont d'Assouan
Ça y est : la croisière est finie. On est arrivés au pont d'Assouan. On s'est mis en amont du pont, rive droite, alors qu'en 2004 (Voyage au Yémen), nous étions en aval rive gauche. C'est plus pratique pour les taxis qui vont nous permettre de passer cette journée à Assouan.

Même à la fin, aucune lassitude de ces petits déjeuners en lumières rasantes sur l'acajou verni et qui sont mémorables.


Le temple de Philae

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Les marchands du temple ...
Le Premier Pylône du temple d'Isis à Philae, sauvé des eaux et reconstruit sur l'île d'Aguilkia Offrandes royales à la déesse Isis, relief au temple de Philae Perspective sur le Second Pylône et le Mammisi du temple de Philae
L'élégant Kiosque de Trajan au bord du Nil, Philae
Vestiges massifs d'intendance dans l'enceinte du temple de Philae
Les marchands du temple ont bien prospéré depuis 2004, et on ne se demande même plus d'ou vient toute cette pacotille. On se retrouve dans la foule dont on avait perdu l'habitude.

C'est un bel endroit pour abriter cette histoire d'amour fidèle et éternel d'Isis, et on espère qu'elle profite encore de ces lieux enchanteurs, malgré les tourments d'un tel déménagement de son temple, suivi d'un tel déferlement de ses admirateurs.
Enseignement des mythes d'Isis sur les parois du temple Bès, le dieu nain protecteur des foyers et des enfants, Philae Bès, le dieu musicien et guerrier, gardien bienveillant de Philae Harmonie architecturale à l'intérieur du kiosque de Trajan, Philae
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Le retour de Philae
Re les marchands du temple
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Présentation du job d'Anubis dans un Institut de Papyrus
Et on se refait une traversée de cette marée de « souvenirs », suivie de la visite commentée d'un de ces Instituts de Papyrus.

À cause de l'imprécision des vols intérieurs, le programme prévoyait une journée libre à Assouan. Fatma nous propose alors, pour un modeste supplément, une visite en bateau de la partie basse du fleuve. Nous entamons alors un très joli périple dans ce superbe dédale entre toutes ces îles, îlots et rochers qui encombrent joyeusement ce qui fut la première cataracte.

Quelle bonne idée !

île Kitchener

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Embarquement pour un tour de l'Archipel de la première cataracte
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Visite de l'île aux fleurs (Kitchener)
Déambulation sur l'île aux fleurs
Déambulation sur l'île aux fleurs
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Vue sur le mausolée de l'Aga Khan
Très beau parc botanique, dans une ambiance paisible. Les ombres sont somptueuses, avec de très agréables perspectives allongées.

Beaucoup de points de vue formidables, notamment sur la partie ouest avec ces sables rose tendre qui descendent du plateau jusqu'au fleuve.
Un vrai havre de sérénité à côté du tumulte de la ville.
Le parc Botanique Vue sur le parc Botanique Vue sur le parc Botanique
Vue sur le parc Botanique Vue sur le parc Botanique

Tour d'Éléphantine

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Tour d'Éléphantine, les mausolées, Old Cataract Hotel
Quel délice de se faufiler à l'aide d'un connaisseur dans ce dédale de rochers et d'îlots. Tout est là pour vous surprendre. On ne sait plus si on est sur terre, sur une île, sur un fleuve ou sur un lac de montagne.
Tour d'Éléphantine Tour d'Éléphantine Tour d'Éléphantine

Villages nubiens

Le périple se termine aux villages nubiens où on retrouve un peu d'affluence. Fatma et Martine succombent à l'attrait d'une déco-tatouage sur la main.
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Village nubien de Gharb Soheil

Soirée d'adieu à nos matelots

Retour sur la Dahabieh, notre hôtel flottant, pour une dernière soirée à bord. Le propriétaire de ce bateau est là pour nous accueillir, et anime particulièrement bien cette dernière soirée. Il nous fait nous tordre avec des énigmes déjantées .
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Dernière soirée détente sur la Dahabieh avec le Patron qui plaisante
Il a l'air malheureux de nous quitter La bande de joyeux drilles

Dimanche 09 décembre : Départ international.

Dernier tour sur le marché aux épices
Et voilà ! C'est fini. Un dernier parcours sur le marché, où Fatma nous négocie un lot d'épices de son cru, et on s'envole pour le Caire, puis Paris et Genève.
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