Voyage à Bobo – décembre 2009 : Mali Hombori – 7/9
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Dimanche 10 janvier (suite)
Bonne nuit. Cris de chacals hier soir. Le ciel est bleu, belle lumière aujourd'hui. Dommage, car on est au bout du Hombori. On fait encore plein de photos des dernières belles montagnes.

Pays Dogon
 
Traversée compliquée jusqu'à Dadiem, puis piste très confortable sablonneuse en direction de la falaise de Bandiagara à environ 80 km. On la perd à chaque village.
le Sarnyéré du matin
le Sarnyéré du matin Huppe fasciée
Les villages semblent plus tristes et pauvres à vue d'œil. Beaucoup de fabriques de briques. Pique-nique avant la falaise sous une ombre minuscule. On attaque le Pays Dogon par une piste assez bonne au début, mais très défoncée ensuite, détruite par les pluies.

La dégradation est invraisemblable depuis notre dernier passage l'an passé. Plus on approche des villages plus les enfants réclament des cadeaux. Au pied de la falaise, rencontre avec des enfants.

Une fille de 10-12 ans nous demande d'où on vient. Lorsqu'elle apprend que nous sommes Français, son visage s'illumine, car sa mère travaille depuis 1 an en France.

Elle est transfigurée par cette rencontre et on peut lire dans ses yeux l'immense tendresse qu'elle porte à sa mère… Arrêt à Yendouma pour acheter des tomates et du pain. On s'éloigne de la falaise par une piste sableuse. Bivouac à l'écart dans un très joli coin.
le Sarnyéré du matin
Un petit berger super mignon qui nous voit quitter la piste nous suit avec insistance. Arrivé au bivouac, il s'avère très sympathique et très curieux.

Il ne parle pas français, mais semble comprendre ce qu'on lui explique. Martine lui montre les photos du guide Olizane sur le Mali : il est émerveillé et dévore tout des yeux.

Un groupe d'enfants et de jeunes viennent du village d'à côté pour nous vendre de jolis paniers carrés. On en achète un. Ils veulent nous servir de guides demain bien sûr.
on peut lire dans ses yeux l'immense tendresse qu'elle porte à sa mère on peut lire dans ses yeux l'immense tendresse qu'elle porte à sa mère
on peut lire dans ses yeux l'immense tendresse qu'elle porte à sa mère
on peut lire dans ses yeux l'immense tendresse qu'elle porte à sa mère
Lundi 11 janvier
Au lever, un berger vient nous observer, on lui offre le petit déjeuner. Peu après quatre autres arrivent. Trop tard ! On rangeait, on part.

Arrêt à Koundou. Nombreuses boutiques d'artisanat dogon. Village paisible. Ils attendent le touriste, mais sans l'agresser. Martine aime beaucoup les créations d'un artiste qui utilise des racines, des branches pour sculpter des personnages et des animaux très expressifs.

Banani - Sanga
 
Jacques achète une statue du génie de l'eau. Arrêt à Banani.
on peut lire dans ses yeux l'immense tendresse qu'elle porte à sa mère on peut lire dans ses yeux l'immense tendresse qu'elle porte à sa mère
on peut lire dans ses yeux l'immense tendresse qu'elle porte à sa mère on peut lire dans ses yeux l'immense tendresse qu'elle porte à sa mère
Jacques, Nicole et Momo décident de monter la falaise jusqu'au sommet sur le plateau où se trouve le village de Sanga.

Martine reste au village d'en bas. Elle visite toutes les « cavernes d'Ali Baba » et elle explique aux vendeurs qu'elle va être là pour quelques heures et qu'elle aimerait être au calme. Pas de problème.
on peut lire dans ses yeux l'immense tendresse qu'elle porte à sa mère on peut lire dans ses yeux l'immense tendresse qu'elle porte à sa mère
Elle sort son fauteuil à l'ombre face au village et à la falaise. Elle aperçoit de temps en temps les trois marcheurs et leur guide.
on peut lire dans ses yeux l'immense tendresse qu'elle porte à sa mère on peut lire dans ses yeux l'immense tendresse qu'elle porte à sa mère
Un gars sympa vient discuter avec elle et lui explique plein de trucs sur la vie dans la région. Elle achète de petites statues de femmes en bronze à son pote.

La montée de la falaise se passe très bien. Le guide est très bien, intéressant et discret. Les femmes nous surveillent à mort, et hurlent à chaque prise de photos. Un jeu s'installe alors avec elles, l'appareil à bout de bras, le cadrage complètement cérébral, le déclencheur silencieux. Bon, ça n'élimine pas la suspicion, mais au moins les hurlements. Le guide est mort de rire.

La falaise est très belle à cet endroit. On y voit des singes, une belle cascade, un escalier monumental et la fin du parcours très aérienne.
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Superbe point de vue en haut. Les marcheurs reviennent contents de leur balade.

On repart pour un pique-nique sous de gros baobabs à la sortie du village. De jeunes bergers viennent nous observer et nous montrer leur cahier d'écoliers.

La piste est extrêmement défoncée, c'est incroyable le changement depuis notre dernier passage. Impossible de suivre la trace GPS. En 2008 on n'a déjà pas pu suivre la trace de 2005. En 2009 on ne peut pas suivre la trace de 2008.

On doit prendre un guide qui nous montre la grande remontée. On continue à longer la falaise. Villages et tombeaux toujours aussi hallucinants. Sacrée région !

On reste sur la dune jusqu'à Douro, puis au début de la descente, on découvre un très joli village en contrebas dans la vallée : probablement Guimini.

Sable ocre, dunes, petits greniers aux chapeaux de lutins, tout ce qu'on aime, on ne peut pas y descendre en voiture. On continue sur cette piste et on descend sur Konsogoulé et Sagoura.

Là, un gars nous intercepte pour nous dire que ça ne passe plus. On le charge pour qu'il nous montre le passage pour sortir et il veut nous emmener chez son frère qui…

Il nous montre la piste de Bankass et on se quitte. Il nous propose de nous montrer la piste de Kani Kombolé, mais contre paiement. Pas d'accord. Jacques en a ras la casquette de se voir racketter dans chaque trou au pied de la falaise : on abandonne la visite à Endé une nouvelle fois.

On suit alors une petite piste dans les herbes sans doute peu fréquentée. On ne verra pas la fin des villages de la falaise : tant pis.

Bivouac avant la grande piste en latérite, pas loin d'un village peul, sans doute Sinnda. Bien sûr, visite de gars très corrects. Ils partent au village et l'un d'eux revient la nuit tombée pour nous offrir une poule vivante qu'on entendait caqueter depuis pas mal de temps.

On lui explique qu'on ne peut pas la faire cuire. Martine lave un peu de linge. Elle n'a plus rien de propre, il y a énormément de poussière !
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