Voyage à Bobo – décembre 2009 : Lac Débo – 6/9
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Jeudi 7 janvier (Suite)
Nuit d'enfer : des milliards de moustiques. On avait une natte et une petite mousse comme matelas. Nos sacs de couchage, hyper chauds dans lesquels il a fallu rester enfoui pour échapper aux prédateurs.

Nous avons transpiré et étouffé toute la nuit… On avait bien prévu de visiter ce lac, mais en partant de moins loin.
un bivouac d'enfer, aux 2 sens du terme ! la distance entre l'enfer et le paradis semble courte retour aux pénates attirés par un petit dèj au ragoût de capitaine ? branle-bas sur le bateau restaurant
toujours ces cases peules multicolores toujours ces cases peules multicolores
toujours ces cases peules multicolores toujours ces cases peules multicolores
Le changement d'itinéraire, dû à la hauteur de la crue, a considérablement rallongé la distance en bateau. Nous avons dû y consacrer deux jours et une nuit. Il eût été simple de France d'amener une moustiquaire, mais nous avons cru pouvoir nous en passer. Regrettable erreur.

Petit déjeuner sur le bateau, Nescafé et pain nature. Départ à la fraîche. Nombreux verres de thé très sucré. Nuées d'oiseaux, l'éclairage est plus difficile pour les photos.

À midi, on mange à midi à bord, devinez quoi ? Ragoût de poissons et riz… Arrivée à Konna le jour du grand marché (décidément)… ça grouille ! Il fait chaud.

On quitte notre équipage en les remerciant beaucoup. Jacques, pour atténuer l'âpreté de sa négociation, leur offre un petit supplément. Petits cadeaux pour les enfants.

On quitte rapidement ce village populeux et poussiéreux. Adieu le fleuve Niger ! Direction Douentza, première petite halte à l'ombre pour remettre un peu d'ordre dans les voitures.
toujours ces cases peules multicolores on compte les moutons ? ça sent la pêche les nuées sont insaisissables
transport fluvial transport fluvial à raz bord ! transport fluvial à raz bord ! retour à Konna
Douentza : à la station-service, on refait le plein d'eau des réservoirs internes. Jacques sort son super tuyau en tissu, aidé par trois gars bien dégourdis.

On leur offre des bics ainsi qu'à un petit écolier, simplement parce qu'ils sont aimables, serviables et souriants.

Courses au petit marché, pas loin de l'hôpital où Martine avait consulté en ophtalmo l'an dernier. Tomates, aubergines, bananes, pommes. On roule à la recherche d'un bivouac.

Zones de cultures, d'arbres pas faciles. On jardine et on tombe sur une équipe de gars qui ont l'air de braconner des arbres et qui nous semblent patibulaires mais presque.

On s'écarte et finalement, on trouve un beau terrain plat, sans herbe, assez loin de la route. Bonne douche, quelques gros vers volants tournent autour de la lampe.

Le whisky de Momo que Martine garde au frais dans le frigo ne leur paraît pas mauvais du tout. On reçoit des messages de Laurence. Il pleut énormément au Maroc.
bivouac après Douentza et les braconniers du bois distribution pour apprendre à réclamer… écolière transie… début du Hombori
Hombori
 
Vendredi 8 janvier.
Goudron jusqu'au Hombori Tondo. Ce matin, on a eu la visite du « garde de la protection de l'environnement » étonné de nous voir ici. Aimable, il lutte contre le déboisement et surveille les coupeurs malveillants.

Une dizaine de petits gamins nous regardent de loin, sages : bonbons. Arrêt au doigt de Fatima pour les photos. Les belles montagnes du Hombori commencent à border la route. Arrivée vers 11 h 30 à Hombori Tondo.
début du Hombori la main de Fatima, Hombori commande du méchoui pour midi à Hombori Tondo dégustation du méchoui à Hombori Tondo
On décide de commander un morceau de méchoui sur le marché. Le cuistot dit une demi-heure pour le faire cuire. On part voir l'artisanat à la sortie du village. Il y a aussi le bureau des guides et un petit resto.

Les étudiants qui traînent par là se proposent comme guides (surtout pour les éléphants). La structure pour rendre les éléphants du Gourma accessibles aux touristes s'installe.

Un premier artisan, spécialisé dans les boîtes en cuir, nous fait une belle démonstration sur ses talents d'artisan. Dans une autre boutique beaucoup plus confuse et sombre, on trouve une belle collection de statuettes en bois.

Achat de babioles, une boîte en cuir et un masque pour Nicole et Momo. Une antilope emblème du Mali pour Jacques. Le but initial était d'aller manger le méchoui en pique-nique dans la pampa, finalement, on décide de manger notre viande au petit resto à l'ombre.

On commande des spaghettis et des boissons. Les guides restent pour discuter avec nous. Un Australien et son frère américain arrivent dans deux voitures avec deux chauffeurs, un troisième gars et un colonel(?).

Ils font un reportage sur la protection des éléphants. On repart enfin vers 2 h 15, on s'enfonce dans le massif du Hombori.
massif du Barkoussou, Hombori Kissim, au pied du Barkoussou, Hombori le Barkoussou, Hombori massif du Barkoussou, Hombori
La première partie nous est bien connue et sans difficulté jusqu'à Kissim. On passe à côté du plus haut sommet du Mali, le Tondo à 1 100 m.
Le Victoria, vers huit heures du soir, s'était avancé de plus de deux cents milles à l’ouest; les voyageurs furent alors témoins d’un magnifique spectacle.
Quelques rayons de lune se frayèrent un chemin par une fissure des nuages, et, glissant entre les raies de pluie, tombèrent sur la chaine des monts Hombori.
Rien de plus étrange que ces crêtes d'apparence basaltique; elles se profilaient en silhouettes fantastiques sur le ciel assombri ; on eût dit les ruines légendaires d’une immense ville du Moyen Âge, telles que, par les nuits sombres, les banquises des mers glaciales en présentent au regard étonné.
— Voilà un site des Mystères d'Udolphe, dit le docteur; Anne Radcliff n'aurait pas découpé ces montagnes sous un plus effrayant aspect.
— Ma foi ! répondit Joe, je n'aimerais pas à me promener seul le soir dans ce pays de fantômes.
(Jules Verne - Cinq semaines en ballon - p.324)

voir le récit d'Heinrich Barth à cet endroit ?
De là, on part à l'inconnu en direction d'un obstacle pénible, de gros rochers. Après quelques pinaillages et détours, des villageois peu communicatifs nous renseignent et on trouve un contournement.

On roule alors sur un sentier dans de grandes herbes jaunes, ambiance savane parsemée de quelques arbustes. Le décor est splendide et l'association des couleurs irrésistible.

Un petit village songhaï en pierres couleur de montagne et campements de Peuls de huttes hémisphériques recouvertes de chaume. On s'arrête souvent, demandant la direction.

défilé de mode au Hombori la Daktari et le Barkoussou, Hombori j'ai eu 2 femmes et j'ai pas gagné d'enfants…
Tous très serviables, même si la communication n'est généralement pas facile. Rencontre sympa avec un homme au chapeau pointu qui, malgré 2 mariages, n'a « jamais gagné d'enfants ». Montagnes grandioses : blocs de rochers verticaux, couleur ocre, malgré un ciel un peu laiteux.
vers Tièmbourou la sœur a eu plus de chance, avec 2 filles… vers Tièmbourou la Daktari en hors-piste, devant la main de Fatima
On trouve une plaque de terre sans herbe en forme de boomerang idéal pour le bivouac à deux voitures. Le vent se lève. Ratatouille et restes du mouton de midi que Martine dégraisse. Pastèques.
bivouac au pied du Tionbou devant le Grandé Balou beau bivouac en savane…

Samedi 9 janvier Cette nuit, le vent a beaucoup soufflé avec parfois de fortes rafales. De petits bergers et un vieux nous attendent au saut du lit. Difficile de s'isoler pour les besoins naturels… Au bout d'un moment, les gamins repartent. Le vieux reste.
beau bivouac en savane… bergers du matin,… Arabangui, au pied du Grandé Balou
Martine lui offre un cachet de Doliprane (chaque fois qu'on s'arrête on nous demande des médicaments !) et une casquette. Il repart content avec en plus une bouteille en plastique et un pot de Nescafé vide.

Bien précieux dans ces contrées désolées. Nombreux arrêts dans des villages. Photos. Martine photographie peu.
Le Barkoussou s'éloigne Arabangui, au pied du Grandé Balou Arabangui, au pied du Grandé Balou Arabangui, au pied du Grandé Balou Arabangui, au pied du Grandé Balou
Elle laisse les trois autres le faire. Pourtant, c'est beau malgré des lumières décevantes. Le vent souffle fort. Arrêt au village de Tabi au pied de la montagne Tabi. Accueil chaleureux de la population et de trois instituteurs.
Arabangui, au pied du Grandé Balou Tirimissi Grandé Balou, face sud-ouest Tirimissi boucles du pauvre ?
On leur donne des bricoles pour l'école (180 enfants environ répartis en six cours et trois classes) pique-nique un peu à l'abri du vent. On approche de Boni. Les petites motos passent au loin. Certaines viennent nous voir « ça va ? Ça va ! »
Tirimissi boucles peules bijoux peuls BB n'a plus le monopole de la choucroute hors-piste devant le Tabi
L'un d'eux discute un peu plus longtemps et se présente comme un gros intermédiaire en souvenir pour touristes. Il prétend revenir d'un mariage et n'a pas son stock, mais si nous souhaitons acheter 10 000 colliers, c'est sans problème.

On lui répond qu'on en a déjà 10 000 ! Finalement, aujourd'hui, on a trouvé de bonnes pistes. On propose à Momo et Nicole de rejoindre notre beau bivouac de l'an passé dans cette zone, devant l'Ogui, bien que nous ne soyons qu'au milieu de l'après-midi.

Nous nous réinstallons sous de petits arbres avec vue superbe sur les montagnes. Écriture, jeux, douche.
gueules de rois mages… la mode à Tabi l'Ogui, versant sud on lui a terrorisé toute sa famille et elle sourit encore ! notre bivouac privé, au pied de l'Ogui
Ce soir Martine est un peu brassée et a quelques problèmes intestinaux. Elle fait diète. Le vent est tombé, la température est idéale. Elle a envoyé un SMS à Enzo pour son anniversaire.
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