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Jeudi 31 décembre
Au petit matin, départ pour
Ségou. On continue un bon moment dans les zones irriguées. Arrêt à
Niono pour voir « la plus belle mosquée du monde ».
En fait, elle est perdue au milieu de la ville, entouré de baraques et de végétation. En plus on ne peut pas la visiter, car
interdite aux non musulmans.
On en fait le tour et direction le marché. Tomates, bananes, de grandes bassines de tomates nous changent des quelques tomates
rabougries de
Mauritanie.
La vendeuse de bananes, Mariam est très sympa. On échange nos numéros de téléphone. Elle a un petit air de Whoopi Goldberg.
Vie intense dans cette région, beaucoup de monde partout. Des femmes lavent la vaisselle et le linge dans le canal. Photos.
Beaucoup de rires et de bonne humeur.
Des coupeurs de canne aux vêtements tout noirs arrivent fin excités dans un camion, à toute allure en hurlant. Légère inquiétude,
car nous étions en pleine prise de photos et ne savons pas tout de suite à qui étaient destinées ces vociférations.
Pique-nique près d'un champ de canne à sucre dans une petite forêt d'eucalyptus. Un gardien de récolte observe et reste très
discret.
Après avoir convaincu nos collègues, Martine téléphone à l'hôtel « Le Jacana » à Ségou pour réserver 2 chambres pour ce soir. Ça
marche.
Barrage de
Markala. Beaucoup moins d'eau et de pêcheurs que l'an dernier, mais bien sûr, il y a
l'enfoiré de gendarme qui ne veut pas qu'on fasse de photos.
Arrivée à
Ségou : pleins de gasoil et d'eau. On passe dire bonjour aux potières chez qui on se
sent obligé de racheter des poteries, comme à chaque passage.
Puis, on laisse les voitures dans le parking du Jacana. Une pirogue nous attend pour traverser le fleuve.
Hôtel le Jacana où l'on était allé l'an dernier tous les deux et dont on gardait un souvenir
ému.
Bar, resto sur pilotis, couverts en paillotes. Petites cases pour les chambres. On se douche. Hum ! Que c'est bon ! On donne
notre lessive à faire ! Et on s'installe au bar, bière, jus de fruits, coucher de soleil.
Un groupe d'une dizaine de personnes est là. Ce sont des chasseurs, car l'hôtel est un relais de chasse, essentiellement
d'oiseaux.
Punch à l'apéro. C'est le 31 décembre ! Repas du réveillon avec chevreau grillé. Martine envoie plein de SMS et reçoit plein de
réponses.
Nuit sans moustiques, tant que le groupe électrogène marche, car on a emmené une prise. Après, ça « zonne » et on se fait piquer.
Vendredi 1er janvier 2010.
Bon petit déjeuner dans un beau décor. On traîne, on discute avec le patron style vieux baroudeur décati, mais sympa. On
retraverse le fleuve. On retrouve nos voitures lavées par le gardien. S'il savait la poussière qui nous attend !
Direction le marché. On achète fruits et légumes : ananas, pamplemousses. Nicole s'achète un joli tissu pour faire une nappe et
Martine de minis serviettes éponge ! On prend notre temps.
À un carrefour, Jacques se fait piquer par des minis abeilles : trois piqûres en 30 secondes. Tous les piétons du coin partent en
zigzag : c'est une attaque en règle, elles sont très énervées et piquent tout ce qui bouge.
En repartant, on fait un crochet par un « atelier exposition » de Bogolans, situé à 2 km en sortant de la ville, direction
Mopti. Il y a vraiment de belles réalisations. Martine achète un batik aux très belles
couleurs.
On reprend la route du
barrage de Markala. Puis direction
Massina (tout au goudron). Très belles couleurs. Beau bleu, beau vert, beau jaune.
On pique-nique sous de gros arbres où la lessive de l'hôtel finit de sécher.
Massina : petit
passage au port où l'on avait pris le bac l'an dernier.
Toujours cette forte odeur de poisson limite pourri. Ils chargent leur pêche dans des camions et sur des mètres et des mètres,
de petits poissons sont en train de sécher.
Les pirogues sont belles, décorée de motifs géométriques multicolores. Il semble que l'activité du
Port de Massina soit due à la fin du goudron, c'est l'endroit où les pirogues peuvent charger
leur pêche sur des camions.
On prend la piste en direction de
Diafarabé. Poussière énorme. Il n'y a pas de vent, si bien
qu'elle stagne sur la piste.
Momo et Nicole doivent rouler très très loin derrière. Le risque est grand de se perdre, car il y a plein de bifurcations. On les
attend régulièrement.
On cherche un bivouac au bord du fleuve sans succès. On se choisit une belle pelouse bien verte que Jacques explore avec ses
nouveaux pneus boue. Malheureusement, c'est une exploration 3D qui se termine par un remorquage piteux : le fleuve n'est pas
loin.
Bivouac dans un petit bosquet moins sympa que la pelouse d'à côté, mais beaucoup plus sec. On finit le foie gras. Pour la
première fois, il fait frais. On s'habille, du coup pas de moustiques.
Samedi 2 janvier
On continue vers
Diafarabé. Il y a beaucoup moins d'eau que l'an dernier. On se rend sur la
berge d'où partait le bac l'an dernier en suivant fidèlement le GPS.
Un gars en pirogue nous dit que ce n'est plus là. Il s'approche, débarque et nous conduit à quelques kilomètres en amont, dans
la voiture de Momo. Il a un sourire jusqu'aux oreilles. (Petits cadeaux pour la famille).
On attend sur la plage. Des femmes très gaies font la vaisselle. Photos. Petits cadeaux. On est en face du vieux village de
Diafarabé qui se délite au gré des crues.
Ne voyant rien venir, Jacques et Momo prennent une pirogue pour aller au village chercher le « baquier ». (non, il ne manque pas
de « n », c'est le responsable du bac)
Ils en profitent pour faire une visite du bled et passent devant les deux mosquées (côte à côte !), puis descendent sur le port
et contournent la ville en bas de la falaise : cette visite est très spectaculaire.
Pendant ce temps le bac arrive et il y a une troisième voiture : un gars qui distribue des médicaments dans les villages pour
l'Unicef. On encape la piste en direction d'
Ouro Modi.
Pique-nique sous de gros arbres, 3 km après
Diafarabé. Beaucoup d'épineux, piste étroite que l'on
perd de temps en temps dans de grandes herbes.
Spots sur le fleuve, troupeaux. Après
Nouhoun Peul, on perd totalement la piste et on zigzague
sur plusieurs kilomètres dans des herbes immenses qui dépassent largement les voitures : on se perd de vue en 3 m.
Après de nombreux retours arrière, on finit par trouver la piste qui se cachait le long du fleuve.
Arrêt dans le village de
Makamé. Les villages de cette zone sont construits sur de légères
éminences pour résister aux inondations. De loin, on dirait qu'ils sont fortifiés.
Très jolie petite mosquée en banco (gris dans cette région). Ruelles étroites en pente, accueil chaleureux et bon enfant de la
population. Surtout des femmes et des enfants.
Les hommes sont peut-être à la pêche. Bivouac au bord du fleuve dans une plaine bien dégagée :
Makamé d'un côté,
Vandjiré de l'autre. On domine le fleuve grâce
à une berge d'argile de 2 m.
Des pirogues passent dans les deux sens. Un splendide couché de soleil. Lever de lune. Belle ambiance. Par contre, ça caille !
On met les polaires, les bonnets et les coupe-vent. Soirée choucroute !