Voyage à Bobo – décembre 2009 : Mali Ségou – 4/9
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Niono
 
Jeudi 31 décembre
Au petit matin, départ pour Ségou. On continue un bon moment dans les zones irriguées. Arrêt à Niono pour voir « la plus belle mosquée du monde ».

En fait, elle est perdue au milieu de la ville, entouré de baraques et de végétation. En plus on ne peut pas la visiter, car interdite aux non musulmans.
après le bivouac de Diabaly vers Mogakan vers Mogakan vers Debougou rues de Niono
On en fait le tour et direction le marché. Tomates, bananes, de grandes bassines de tomates nous changent des quelques tomates rabougries de Mauritanie.
rues de Niono rues de Niono rues de Niono rues de Niono rues de Niono rues de Niono rues de Niono rues de Niono rues de Niono
vers Fiébougou vers Fiébougou
vers Fiébougou coupeurs de cannes vociférants
La vendeuse de bananes, Mariam est très sympa. On échange nos numéros de téléphone. Elle a un petit air de Whoopi Goldberg.

Vie intense dans cette région, beaucoup de monde partout. Des femmes lavent la vaisselle et le linge dans le canal. Photos. Beaucoup de rires et de bonne humeur.

Des coupeurs de canne aux vêtements tout noirs arrivent fin excités dans un camion, à toute allure en hurlant. Légère inquiétude, car nous étions en pleine prise de photos et ne savons pas tout de suite à qui étaient destinées ces vociférations.

Pique-nique près d'un champ de canne à sucre dans une petite forêt d'eucalyptus. Un gardien de récolte observe et reste très discret.

Après avoir convaincu nos collègues, Martine téléphone à l'hôtel « Le Jacana » à Ségou pour réserver 2 chambres pour ce soir. Ça marche.

Barrage de Markala. Beaucoup moins d'eau et de pêcheurs que l'an dernier, mais bien sûr, il y a l'enfoiré de gendarme qui ne veut pas qu'on fasse de photos.

Ségou
 
Arrivée à Ségou : pleins de gasoil et d'eau. On passe dire bonjour aux potières chez qui on se sent obligé de racheter des poteries, comme à chaque passage.

Puis, on laisse les voitures dans le parking du Jacana. Une pirogue nous attend pour traverser le fleuve.

Hôtel le Jacana où l'on était allé l'an dernier tous les deux et dont on gardait un souvenir ému.

Bar, resto sur pilotis, couverts en paillotes. Petites cases pour les chambres. On se douche. Hum ! Que c'est bon ! On donne notre lessive à faire ! Et on s'installe au bar, bière, jus de fruits, coucher de soleil.
barage pont de Markala dans les rues de Ségou dans les rues de Ségou en pirogue pour le Jacana en pirogue pour le Jacana
Un groupe d'une dizaine de personnes est là. Ce sont des chasseurs, car l'hôtel est un relais de chasse, essentiellement d'oiseaux.

Punch à l'apéro. C'est le 31 décembre ! Repas du réveillon avec chevreau grillé. Martine envoie plein de SMS et reçoit plein de réponses.

Nuit sans moustiques, tant que le groupe électrogène marche, car on a emmené une prise. Après, ça « zonne » et on se fait piquer.
en pirogue pour le Jacana en pirogue pour le Jacana le Jacana apéro au bar du Jacana apéro au bar du Jacana
bar du Jacana vendeuse de potiches
Momo essaie de me piquer mon p'ti dèj ! le faitout en alu reciclé

Vendredi 1er janvier 2010.
Bon petit déjeuner dans un beau décor. On traîne, on discute avec le patron style vieux baroudeur décati, mais sympa. On retraverse le fleuve. On retrouve nos voitures lavées par le gardien. S'il savait la poussière qui nous attend !

Direction le marché. On achète fruits et légumes : ananas, pamplemousses. Nicole s'achète un joli tissu pour faire une nappe et Martine de minis serviettes éponge ! On prend notre temps.

À un carrefour, Jacques se fait piquer par des minis abeilles : trois piqûres en 30 secondes. Tous les piétons du coin partent en zigzag : c'est une attaque en règle, elles sont très énervées et piquent tout ce qui bouge.

En repartant, on fait un crochet par un « atelier exposition » de Bogolans, situé à 2 km en sortant de la ville, direction Mopti. Il y a vraiment de belles réalisations. Martine achète un batik aux très belles couleurs.

On reprend la route du barrage de Markala. Puis direction Massina (tout au goudron). Très belles couleurs. Beau bleu, beau vert, beau jaune.

On pique-nique sous de gros arbres où la lessive de l'hôtel finit de sécher. Massina : petit passage au port où l'on avait pris le bac l'an dernier.

Toujours cette forte odeur de poisson limite pourri. Ils chargent leur pêche dans des camions et sur des mètres et des mètres, de petits poissons sont en train de sécher.

Les pirogues sont belles, décorée de motifs géométriques multicolores. Il semble que l'activité du Port de Massina soit due à la fin du goudron, c'est l'endroit où les pirogues peuvent charger leur pêche sur des camions.
Massina Massina Massina Massina Massina
On prend la piste en direction de Diafarabé. Poussière énorme. Il n'y a pas de vent, si bien qu'elle stagne sur la piste.

Momo et Nicole doivent rouler très très loin derrière. Le risque est grand de se perdre, car il y a plein de bifurcations. On les attend régulièrement.

On cherche un bivouac au bord du fleuve sans succès. On se choisit une belle pelouse bien verte que Jacques explore avec ses nouveaux pneus boue. Malheureusement, c'est une exploration 3D qui se termine par un remorquage piteux : le fleuve n'est pas loin.

Bivouac dans un petit bosquet moins sympa que la pelouse d'à côté, mais beaucoup plus sec. On finit le foie gras. Pour la première fois, il fait frais. On s'habille, du coup pas de moustiques.
Massina essai des pneus boue Bivouac entre Macina et Diafarabé 3 piqûres de guèpes, dont une à la base du nez
Vers Diafarabé
Vers Diafarabé

Samedi 2 janvier
On continue vers Diafarabé. Il y a beaucoup moins d'eau que l'an dernier. On se rend sur la berge d'où partait le bac l'an dernier en suivant fidèlement le GPS.

Un gars en pirogue nous dit que ce n'est plus là. Il s'approche, débarque et nous conduit à quelques kilomètres en amont, dans la voiture de Momo. Il a un sourire jusqu'aux oreilles. (Petits cadeaux pour la famille).

On attend sur la plage. Des femmes très gaies font la vaisselle. Photos. Petits cadeaux. On est en face du vieux village de Diafarabé qui se délite au gré des crues.

Ne voyant rien venir, Jacques et Momo prennent une pirogue pour aller au village chercher le « baquier ». (non, il ne manque pas de « n », c'est le responsable du bac)
Vers Diafarabé Vers Diafarabé Momo et Jacques partent chercher le baquier de Diafarabé Vers Diafarabé Vers Diafarabé
la mosquée de Diafarabé
le fleuve ronge Diafarabé
Ils en profitent pour faire une visite du bled et passent devant les deux mosquées (côte à côte !), puis descendent sur le port et contournent la ville en bas de la falaise : cette visite est très spectaculaire.

Pendant ce temps le bac arrive et il y a une troisième voiture : un gars qui distribue des médicaments dans les villages pour l'Unicef. On encape la piste en direction d'Ouro Modi.

Pique-nique sous de gros arbres, 3 km après Diafarabé. Beaucoup d'épineux, piste étroite que l'on perd de temps en temps dans de grandes herbes.

Spots sur le fleuve, troupeaux. Après Nouhoun Peul, on perd totalement la piste et on zigzague sur plusieurs kilomètres dans des herbes immenses qui dépassent largement les voitures : on se perd de vue en 3 m.
embarquement pour Diafarabé, traversée de la Diaka sur le bras du Niger l'afrique se modernise partiellement vacances aux îles à la recherche d'une piste espiègle
Après de nombreux retours arrière, on finit par trouver la piste qui se cachait le long du fleuve.
traversée d'un bras de la Sogona Makamé Makamé Makamé Makamé
Arrêt dans le village de Makamé. Les villages de cette zone sont construits sur de légères éminences pour résister aux inondations. De loin, on dirait qu'ils sont fortifiés.

Très jolie petite mosquée en banco (gris dans cette région). Ruelles étroites en pente, accueil chaleureux et bon enfant de la population. Surtout des femmes et des enfants.
Makamé Makamé Makamé Makamé
Les hommes sont peut-être à la pêche. Bivouac au bord du fleuve dans une plaine bien dégagée : Makamé d'un côté, Vandjiré de l'autre. On domine le fleuve grâce à une berge d'argile de 2 m.

Des pirogues passent dans les deux sens. Un splendide couché de soleil. Lever de lune. Belle ambiance. Par contre, ça caille ! On met les polaires, les bonnets et les coupe-vent. Soirée choucroute !
bivouac au bord du Niger bivouac au bord du Niger bivouac au bord du Niger apéro frais
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