Voyage à Mombasa – Automne 2003 : Soudan (suite) – (4 / 8)
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Old Dongola
 
Vendredi 31 octobre
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village en cul-de-sac
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On roule le long du Nil . Sable : grands plats ou dunes. Les villages sont pauvres. Cultures et palmiers. C'est beau. Il fait hyper chaud malgré un vent fort. Traversée de nombreux villages dont un en cul-de-sac avec des ruelles très étroites bordées de hauts murs ( Al Goled ). Demi-tour pas facile. Les gens sont très sympas. Photo. Belle porte.

Arrivé au site de Old Dongola . Vieille cité préislamique sans doute, des centaines de tombes orientées nord-sud. Des monuments coniques (tombes de marabout) envahies par les chauves-souris.

Un fort au sommet d'une colline. Les restes de murs d'une cité qui a dû être très grande. On part à quelques-uns pour la visite du Fort. Entrée par une meurtrière au 1er étage.

Tout est barricadé. On avance précautionneusement dans un labyrinthe et on surgit sur la terrasse sommitale, d'où la vue est imprenable. Je sens que rien n'est solide et je rase les murs pour tenter d'améliorer la portance de ces vieux planchers en pierres sur bois. On redescend. Christian qui traîne en arrière finit par faire effondrer 1 m² de plancher dans une poussière épouvantable. On a frôlé la cata.
Fleuve aux rives d'or
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vieux fort, Old Dongola, maintenant il manque 1 m² Fleuve aux rives d'or
La cité d'Old Dongola au bord du Nil.
berges du Nil vers Old Dongola, haute Nubie, Soudan la marque préférée des ânes… berges du Nil vers Old Dongola, haute Nubie, Soudan berges du Nil vers Old Dongola, haute Nubie, Soudan
On s'approche du fleuve et on s'installe sur une terrasse dominant le Nil qui devient bleu avec les lumières du soir.
berges du Nil vers Old Dongola, haute Nubie, Soudan
On cherche un coin pour se baigner. Berges inaccessibles à cause de la vase et de la végétation. Beaux plantages des Toyota au fond d'un creux de sable. On arrive dans un site grandiose. Le Nil est bleu, les dunes en or, les arbres verts : magnifique.

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bivouac au bord du Nil vers Old Dongola, haute Nubie, Soudan bivouac au bord du Nil vers Old Dongola, haute Nubie, Soudan
Impossible de se baigner. Jacques s'enfonce dans la glaise jusqu'aux genoux. Il a un mal fou à sauver ses chaussures. 1/4 h de nettoyage. Apéritif chez nous. Repas en petit comité et rigolade jusqu'à minuit.

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le fou de Pascal, vers El Kuru, Soudan bivouac de rêve, sud d'Old Dongola, Soudan patriarche, vers El Kuru, Soudan
Très mauvaise nuit pour moi, j'ai chaud et suis couverte de boutons qui me démangent à mort : un souvenir de la soirée de rêve au bord du Nil . Sans doute un genre de plus.

Beaucoup de vent, je dors dans la voiture. Je dois fermer les fenêtres, j'étouffe…

Samedi 1 novembre
On roule dans la poussière, climatisation tout le long. Pique-nique sympa dans une palmeraie. Les gens du village viennent nous voir. Gais, sympas, photos.
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Toutes les femmes sont belles, parlent un peu anglais. Nous, on a hérité du bobet du village, le ravi de la crèche. Il veut absolument monter dans la voiture de Pascal. Au moment de repartir, il n'arrive plus à s'en débarrasser.

Visite du site d' El Kuru . Le vieux guide veut voir nos autorisations qu'on n'a pas. Il est intraitable et Alain, qui a exigé cette visite, part avec lui à Karima pour faire les formalités (environ 30 km x 2).

tombeau d'El Kuru, Soudan tombeau d'El Kuru, Soudan tombeau d'El Kuru, Soudan tombeau d'El Kuru, Soudan
Pendant ce temps, on va au bord du Nil . Grands arbres. De l'ombre. Certains se baignaient sous les yeux des gens toujours aussi gentils et discrets. On retrouve les autres, enfin ! visite des tombeaux de l'époque pharaonique (je crois) tombes des pharaons noirs de Napata

Extérieurement une bâtisse en terre en voûte. Une porte. On descend les escaliers au moins 10 mètres de profondeur. Des salles avec des bas-reliefs. Il faut des lampes pour les distinguer. Je n'y connais rien du tout et il fait une chaleur d'enfer même à cette profondeur. Tombeaux d'El Kuru, au Soudan
Djebel Barkal
 
pyramides du Djebel Barkal, Karima, Soudan pyramides du Djebel Barkal, Karima, Soudan
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travailleuse assise…
Départ pour les belles pyramides du Djebel Barkal au coucher du soleil. Pour lui faire plaisir, Puthod demande à Christian de choisir le bivouac. Celui-ci proteste gentiment, puis accepte et part à fond la caisse, droit sur la ville de Karima .

Pas de chance, c'est la seule ville du coin. Puthod à un mal fou à le rattraper et le stopper. On repart un peu plus au nord et on trouve un de ces bivouacs lisses comme la main qui nous donnent la sensation d'être visibles à des km. Mais bivouac dans le sable quand même. Bonne nuit.

Dimanche 2 novembre
Au pied du Djebel Barkal , visite des temples d'Amon de Napata très détruits. Visites commentées par un jeune archéologue Soudanais.
Vraiment j'ai trop peu de connaissances de cette période de l'histoire pour accrocher.
temples d'Amon et de Napata, Karima, Soudan temples d'Amon de Napata, Karima, Soudan
temples d'Amon de Napata, Karima, Soudan temples d'Amon de Napata, Karima, Soudan temples d'Amon de Napata, Karima, Soudan
Le site du djebel Barkal ? À Karima , une heure de marché : fruits. Pascal s'achète une immense jarre pour avoir lui aussi sa cruche à côté de lui dans la voiture ! No comment.

Direction le bac pour l'autre rive. Des dizaines de camions attendent déjà. Tout petit bac. Puthod essaie de négocier sans succès. Il fait hyper chaud et il y a une poussière grise inimaginable. 10 cm sur le sol et l'air en est saturé. Je repère une petite pelouse à l'ombre des palmiers avec tables et chaises (eh oui !)

On s'installe, on boit des Seven-Up frais. À midi, viande d'agneau grillée et pain. Notre traversée semblant toujours aussi mal engagée, les gars décident de faire le forcing. Toutes les voitures avancent à l'embarcadère provoquant une belle pagaille. Les gens restent cool devant la manœuvre sauf le pauvre policier qui s'égosille sur son sifflet.
Il y a des 4x4 partout dans tous les sens, garés n'importe comment, le tout dans une poussière d'enfer. Après quelques mots, huit voitures
marché de Karima, Soudan marché de Karima, Soudan marché de Karima, Soudan marché de Karima, Soudan épicier de Karima (mango !), Soudan
bac de Karima, Soudan bac de Karima, Soudan bac de Karima, Soudan bac de Karima, Soudan bac de Karima, Soudan
embarquent, les cinq autres attendent le prochain bac. Vive l'Afrique !

Le bac officiel est en panne et les sous manquent. Une barge le traîne à couple. La manœuvre est 2 fois plus lente, d'où l'affluence et l'énervement et la police…

Quatrième Cataracte
 
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Enfin tous sur l'autre rive, en roulant direction de la quatrième cataracte . (Ils ont compté les cataractes (rapides) en remontant le Nil)

Après quelques pistes en cul-de-sac, on traverse les travaux du village d'accueil des ouvriers du chantier de barrage de la Quatrième cataracte, puis on arrive sur le site sauvage et grandiose : du sable, des rochers, énormément de courant.

Je me baigne toute habillée (mon maillot dans la voiture assez loin) avec dans la poche de mon pantalon, les papiers que Pascal m'a confiés pour ne pas les mouiller quand il est allé à l'eau…

Quatrième cataracte, Soudan Quatrième cataracte, Soudan Quatrième cataracte, Soudan elle montre avec tous ses doigts Jacky le taxi, Marcel et ses loloches, Christian dans la quatrième
J'en profite pour me laver y compris les vêtements que je porte.

Bivouac en terrasse. On décide de traîner le matin sur le site.

Lundi 3 novembre
Superbe lever de soleil sur le Nil . Ça mitraille de tous les côtés. Je filme. Baignade. Bonne ambiance.
Quatrième cataracte, Soudan Quatrième cataracte, Soudan Quatrième cataracte, Soudan Quatrième cataracte, Soudan
Quatrième cataracte, Soudan
Quatrième cataracte, Soudan Quatrième cataracte, Soudan Quatrième cataracte, Soudan Quatrième cataracte, Soudan
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Départ vers 10 heures. Journée poussière. Plein de villages. Cultures, petits canaux d'irrigation que l'on détruit en passant (ils traversent les pistes) le dernier les reconstruit ! Ils remontent l'eau avec des pompes.

Repas au bord du Nil . On trouve (les mêmes) une superbe ombre avec vue sur l'autre rive : sorte de ksar. Cultures. Des femmes travaillent la terre. Des gamins viennent nous voir, toujours souriants et discrets.

On va couper la boucle du Nil . Après avoir longé un moment, on coupe : piste de rochers et, sable, poussière. Puis hors-piste, on vise un massif volcanique.

Au milieu de nulle part, on rencontre une famille de bergers nomades dont les bagages sont des plus restreints. On tente le contact, la femme est bien, mais le mâle n'a pas l'air complètement fini.

Christian ouvre son coffre pour lui laisser un gros sac de riz. Elle n'a pas l'air de connaître et se méfie un peu. Sourires. Regards.

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En fait, on est dans le désert de Bayuda . Bivouac à l'abri des rochers. Il y a beaucoup de vent. Nuit venteuse. Le sable et la poussière envahissent la voiture où l'on dort.

Mardi 4 novembre
puits vers la sortie est de Bayuda, Soudan
puits vers la sortie est de Bayuda, Soudan
On vise la cinquième cataracte . Tout d'abord massif volcanique. Noir.
Deux puits : un trou creusé dans le sol. Les nomades accroupis tirent de l'eau avec une corde et remplissent des bidons en plastique. Chameaux. Chèvres. Cadeau au premier puits, une vieille femme, un gamin et un homme très pauvre.

On retrouve le Nil et la poussière. Pique-nique sous les palmiers. Étouffant, pas d'air et beaucoup de poussière.

Tout le village est autour de nous. Bonne humeur. Ils ne réclament rien. Ils ont l'air contents de nous voir.

Après-midi poussière. On longe le Nil . Arrêt dans un village pour des courses (tomates, pain, jus de mangue…).

Cinquième cataracte, Soudan vers la cinquième cataracte, Soudan Pique-nique vers la cinquième cataracte, Soudan vers la cinquième cataracte, Soudan vers la cinquième cataracte, Soudan
vers la cinquième cataracte, Soudan bac d'Abu Safar, avant Atbara, Soudan vers Abu Safar, avant Atbara, Soudan
Les autres n'ont pas attendu et à la sortie du village, il n'y a plus personne et plusieurs pistes. Contact radio. On attend. Puthod revient vers nous. Direction : le bac à 30 km. Abu Safar , petit bac qui prend quatre voitures à la fois. On arrive les premiers. Une voiture soudanaise et un camion voudraient bien nous griller.
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Petite explication. Christian D. et Pascal leur barrent le passage. Tout le monde reste cool. Jacques sympathise avec le gars de la voiture qui parle anglais. Finalement, ils sont chargés avec nous (les quatre dernières voitures). Le gars offre son passage à Jacques et je lui donne un paquet de clopes…

De l'autre côté Tony, Mireille et nous attendent, bivouac dans une forêt au bord du Nil : un palmier et les grands arbres très feuillus.

Ah oui ! On a quand même attendu une demi-heure (les dernières voitures pour la rupture du jeûne). Repas. Prière.

Petite réunion après le repas. Jacques en profite pour rappeler à Puthod qu'il doit attendre le groupe quand il y a changement de direction, histoire de pisser un peu plus dans le violon !

Mercredi 5 novembre
pêcheurs du Nil, vers Abu Safar, Soudan pêcheurs du Nil, vers Abu Safar, Soudan pêcheurs du Nil, vers Abu Safar, Soudan
Goudrons à quelques kilomètres du bivouac. Arrêt dans la première petite ville, Atbara . Gasoil et eau pour ceux qui en manquent. Belles routes (payantes). On s'arrête à Shendi , petite ville sur les bords du Nil. On n'est pas d'accord sur le lieu du pique-nique. On se sépare et on zigzague dans un dédale invraisemblable dans la végétation.

pyramides de Méroë, Soudan
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pyramides de Méroë, Soudan
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On trouve un petit champ calme, avec un petit puits d'irrigation. Sur l'exemple de Jacques l'ancien, on se plonge avec délice dans une eau claire et fraîche. Bonheur suprême.

Direction Méroë. Un site protégé par des barbelés. Belles pyramides vues de la route. Âge : 2 000 ans, environ. Mais tout a été pillé il y a 150 ans par un Italien ( Giuseppe Ferlini ) qui a tout revendu sur catalogue.

Il ne reste que le catalogue pour savoir ce qu'il y avait dedans. Toutes les pyramides sont écrêtées, un vrai désastre. Il faut des autorisations pour visiter. Pour les obtenir c'est à 50 km en arrière : Shendi . Les sites de Méroë et Musawwarat ? Il fait hyper chaud et on n'est pas très motivé pour refaire les 50 km en sens inverse. Seulement six personnes y retournent. C'est Alain et Annie qui s'y collent. On a rendez-vous le soir au bivouac.

On retrouve une partie du groupe vers trois heures. Direction le bivouac où nous attendrons ceux qui visitent les sites.
bivouac vers Mussawwarat, Soudan bivouac vers Mussawwarat, Soudan bivouac vers Mussawwarat, Soudan bivouac vers Mussawwarat, Soudan bivouac vers Mussawwarat, Soudan
On trouve une petite ombre (il est tôt, il fait chaud). Visite de berger. Photos. Cadeau. Petite fille adorable.

Réunion pour organiser le passage à Khartoum . Alain s'insurge contre ceux qui ne souhaitent pas, comme lui, visiter chaque ruine de ce pays qui en compte beaucoup. Il a lu quelques éloges du musée de Khartoum et veut absolument y aller. Chacun gérera son temps. Hôtel, marché, musée, etc.

Rendez-vous à 15 heures à El Kamelin à 120 km au sud de Khartoum . Les projets pour chacun s'affinent lentement. Puthod a sollicité l'hôtel Acropole pour obtenir les visas. Il le trouve trop cher pour lui, mais souhaite qu'on y aille de sa part pour ne pas altérer sa relation. Ça fait partie de ce qu'il appelle sa « prestation ».


Khartoum
 
Jeudi 6 novembre
Deux voitures sont parties très tôt visiter les sites de Mussawwarat. Nous, 160 km goudrons jusqu'à Khartoum , grande ville de 6 millions d'habitants. Commence par des banlieues grouillantes d'activité. Petits commerces, petits marchés, beaucoup de circulation, de bruits de poussière. Le tout dans la sérénité. Le code de la route est assez fantaisiste, mais tout se passe dans la bonne humeur et une certaine courtoisie.
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Grand Holiday Villa, Khartoum
Grand pont en ferraille (pour trains et voitures) pour traverser le Nil bleu . On suit ensuite la rive du Nil pour trouver un hôtel. On opte pour Holiday Villa , hôtel international, mais moins stéréotypé que le Hilton qu'on a vu précédemment. On discute un peu les prix. C'est assez cher.

On mange (il est deux heures) et grosse grosse toilette. Grosse grosse lessive. Rencontre avec un géologue allemand qui parle très bien français, habitué de l'Afrique, il est très intéressant et sympa. Chef cuisinier marocain, très gentil, content de parler français.

Le progrès informatique commence à toucher l'Afrique et mon smartphone (pas si vieux que ça non plus…) accroche le réseau à Khartoum ! J'en profite pour discuter par mail avec Dodwell Mombasa et peaufiner le retour des voitures par container.

L'ambiance du voyage en explorateur à la Livingstone en prend un vieux coup ! Mais bon, c'était déjà bien entamé avec le GPS, le parcours en live sur la cartographie avec OziExplorer et les photos satellites…

Je (Jacques) découvre avec stupeur et délice le café aux épices. C'est indescriptible et le souvenir me hante depuis.

On traîne à l'hôtel, les trois Lands, Jacques l'ancien et Françoise. Les autres sont quelque part dans Khartoum : le repas du soir sur la terrasse au-dessus du Nil . Barbecue. Buffet, orchestre, super bonne ambiance extra.

Les hommes vont se baigner à la piscine de l'hôtel. Moi, dodo. On appelle Laure : tout va bien. On discute avec des coopérants d'ONG qui stagnent à l'hôtel 4 étoiles depuis 7 ou 8 mois.

Alain et Annie sont venus boire un pot à l'hôtel, ils passaient dans le coin à la recherche d'un appareil photo. Le leur a rendu l'âme.

Vendredi 7 novembre
Après un bon petit déjeuner, départ pour le grand marché d' Omdurman .
marché d'Omdurman, Khartoum, Soudan
bivouac, après Wad Medani
Quartier au nord-ouest de Khartoum très animé. Pascal reste à l'hôtel pour bricoler sa voiture.

Immense marché, grouillant d'activité, mais comme dab', les gens sont gentils. Pas de sollicitations. Sourires, photos. Je photographie un gars qui vend des tissus. Il est tellement content de l'intérêt que je lui porte, qu'il envoie un porteur me donner un coupon de tissu en remerciement. Petits achats, fruits, légumes, pain. 2 gamelles au rayon boites de conserve recyclées…

On a pris un taxi pour y aller. Le gars, sympa, a fait le marché avec nous et nous ramène à l'hôtel après nous avoir montré la grande mosquée. Il aurait voulu qu'on visite d'autres choses, mais vraiment, on n'a pas le temps.

Départ de l'hôtel vers 13 heures. On doit retrouver les autres à 80 km. Il fait hyper chaud, le temps est chaud. On retrouve les autres, on mange 2 tomates et un bout de pain dans la voiture en roulant.

Les paysages changent. Beaucoup plus de végétation pour un relief plat, beaucoup de culture, de céréales, mil, millet… Village avec des huttes rondes au toit de palme.

Difficultés pour trouver un bivouac. Il fait nuit, on a été retardé par un contrôle de passeport et il y a des cultures partout. Après s'être égarés pendant des kilomètres dans les cultures, on trouve enfin un coin sympa derrière une petite montagne. Apéritif. Je monte la tente, car il y a plein de petits insectes pas méchants, mais je n'ai pas envie de dormir avec eux. Il fait très chaud pendant la nuit. Le vent se lève. Ça rafraîchit un peu.
femme de Gédaref, Soudan
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Samedi 8 novembre
Il y a plein de chèvres autour de nous au réveil. Les bergers, pas curieux, ne viennent même pas nous voir.

On roule vers la frontière éthiopienne. Autoroute jusqu'à Gédaref . Puis piste. Quelques contrôles cool. Beaucoup de cultures, d'immenses champs de céréales.

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