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⏯️
Jeudi 16 octobre
Départ de
Villard
à 5 h 30.
On doit être à
Marseille
à 12 h. Rendez-vous avec Pascal sur l'autoroute.
On fait connaissance avec nos coéquipiers : 21 personnes, 8 Toyota et 3 Lands (Christian, Marylène, Pascal
et nous).
Groupe un peu lourd a priori. Pascal trouve que ce sont des vieux en baskets ! Mais c'est déjà mieux que des
jeunes en couches.
Le bateau part avec deux heures de retard.
Traversée agitée, on est plusieurs à être brassés. Moi aussi malgré le Mercalme.
Vendredi 17 octobre
On a presque rattrapé le retard. Sortie de
La Goulette
sans problème. Les trois Lands roulent ensemble. Rendez-vous avec les autres à
Ras Jédir
, la frontière libyenne. On va essayer de passer la douane de nuit.
Tunisie
: beaucoup de pluie et beaucoup d'éclairs, beaucoup de circulation. Poulet frites à
Gabès
.
Arrivée à
Ras Jédir
à 11 h du soir. Un millier de voitures attendent bloquées côté tunisien.
4 h 1/2 pour franchir la première douane (les boules !!!).
Formalités plus rapides côté libyen. On rejoint les autres au bivouac à six heures du matin. Ils dorment. Le
jour se lève. On dort trois heures dans la voiture.
Samedi 18 octobre
Petit déjeuner et départ pour faire les pleins. 11 voitures à remplir, c'est long… Mais bon !
La
Libye
du nord est immonde. On circule avec des décharges de chaque côté de la route. Même les villages sont sales.
Arrêt à 16 h au bord de la mer (on roule plein est) à 90 km/h après
Tripoli
.
Baignade. L'eau est bonne, jolie plage. L'environnement est correct. On mange du poulet et des tomates
achetés par Christian D. sur la route.
On repart vers 17 heures. On bouffe du goudron. Circulation et temps variables.
Il fait chaud et lourd. Bivouac vers huit heures avant
Khoms
. Grandes zones plates avec des taupinières.
Apéritif. Repas. On s'installe sur le toit pour dormir. Au bout d'une heure je descends d'un étage, je dors
dans la voiture toutes fenêtres ouvertes.
Dimanche 19 octobre
Lever six heures, départ à 7 h 30. 800 km de goudron nous attendent aujourd'hui. On roule, les trois Lands
ensemble. On a rendez-vous à
Ajdabiya
avec les autres. (600 km)
À midi, on cherche à rejoindre la mer pour le pique-nique et une dernière baignade. On tente de franchir un
cordon de dunes bien blanches, mais trop gonflés, les trois Lands se plantent. Pelles. Plaques. Exercices
préliminaires…
On dégonfle en pleine chaleur. Demi-tour, on rejoint la plage par une piste normale (Jacques avait un
point).
Plage dégueulasse, toutes les saletés amenées par la mer se sont accumulées pendant des années. Par contre
l'eau est superbe, turquoise, claire et chaude.
Bain rapide, pique-nique en retrait des ordures. Au bout d'un moment, un gars du village de pêcheurs du bout
de la plage vient vers nous et, surprise, il nous aborde pour un « Bonjour, comment allez-vous ? » dans un
français parfait, sans accent.
En fait, c'est un Algérien qui fait les campagnes de pêche en
Libye
. Très sympa, il veut qu'on reste le soir pour manger son poisson grillé. Très déçu quand on lui dit qu'on
doit rejoindre notre groupe.
Il veut nous donner des poissons pour qu'on les cuise le soir. Refus catégorique de Marylène et de moi ! Il
s'appelle Saïd et connaît très bien Gandini.
À
Ajdabiya
on ne trouve que deux voitures qui attendent depuis longtemps. Ils ont roulé comme des malades, on est un
peu gêné de leur dire qu'on est allé à la plage !
On avait un point Puthod, une station-service à la sortie de la ville, évidemment faux : les gens sont
éparpillés. On repart faire les pleins à l'entrée, on en profite pour se laver au tuyau. Finalement, on sera
les derniers… Bivouac à quelques kilomètres.
Lundi 20 octobre
Départ direction
Jalu
. Là, dernières petites courses : concombres, tomates, melons, grenades.
À 5 km après le village, le virage plein est direction la grande mer de sable. Puthod me demande mes points
du voyage de 97, car il est venu là vers 95 avec les Boulanger et ils s'étaient ensablés dans du fech. Arrêt
sur le goudron pour dégonfler.
⏯️
Jacky le taxi me demande combien il doit mettre, je lui réponds que ça dépend : il choisit 3 kg pour le
sable ! On est bien partis !
Enfin, on rentre dans le vif du sujet après 70 km de plats. Pascal crève ! C'est malin ! Il est tout
déstabilisé, car c'est le début du voyage, sur du plat, avant l'erg.
Les plantages commencent, dont un monstrueux dans une grande cuvette hyper molle. Trois voitures seulement
passent du premier coup. Pascal, nous et le Toyota rouge de Tony et Mireille. Tous les autres véhicules se
sont plantés dans tous les sens.
Deux heures de pelles et de plaques. Tony, qui tient à nous épater avec son HDJ 80, entame une manœuvre
audacieuse et s'enterre en public. On installe le pique-nique, pendant qu'il mange du sable avec sa pelle à
neige.
Bonne ambiance quand même. Bonne solidarité.
Joli bivouac dans le sable. Apéritifs tous ensemble, puis repas. Les trois Lands ensemble. Rigolade entre
nous sur le dos de nos coéquipiers (pas méchants) et dodos.
Mardi 21 octobre
Lever tôt. On va vers l'est. Le soleil se lève de bonne heure.
La
Grande Mer de Sable
porte bien son nom. Des dunes à perte de vue, en vagues. Moins impressionnant que
Murzuq
ou
Oubari
, mais immense, immense.
Les franchissements sont différents. Quand on progresse vers l'est, montées douces et souvent molles,
descentes hyper raides avec souvent des plats mous en bas.
Quelques passages acrobatiques. Pique-nique dans le vent au sommet d'une dune, agréable, car il fait très
chaud.
En fin de journée Puthod passe la main : il en a marre d'ouvrir et de se planter. Avec Pascal, on prend les
choses en main, on se relaye devant. No problem.
Puisqu'on va à l'est, le soleil se lève de plus en plus tôt et se couche de plus en plus tôt.
Bivouacs sympas. Apéritifs tous ensemble chez les De Jonghe.
On décide de partir plus tôt le matin. Nuit agréable grâce au petit vent.
Mercredi 22 octobre
On finit les cordons de dunes. Photos pendant que la lumière est bonne. Le sable de cet erg est assez terne,
il faut saisir les bonnes lumières.
Vers 9 h 30 on arrive dans un grand sérir. Direction sud sur 200 km. Plat ambiance
Ténéré
.
Pique-nique au milieu de nulle part. Puis le
wadi Albalata
sur 100 km.
C'est un passage direct vers le Gilf que j'ai repéré sur photos sat, que Puthod ne connaît pas. Décor
lunaire, caillasses. Très large avec des petites montagnes de chaque côté, soit en tas de cailloux, soit
parfaitement coniques.
Puthod n'a pas les points, je passe devant. Il a un mauvais souvenir de ses passages ici pour aller au verre
libyque.
Belle ambiance au coucher du soleil. On est en tête. On choisit le bivouac vers un gros tas de cailloux.
Photos des autres voitures qui arrivent avec leurs panaches de poussière au soleil couchant.
Apéritifs tous ensemble. Repas, grande toilette derrière la voiture. Puthod a ramassé du bois. Feu. On goûte
la gnôle de pomme de Michel Le Breton. Elle sent bon, mais ça arrache ! Dodo.