Voyage en Guinée – octobre 2007 – Guinée 2 – 4 / 6
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Kindia
 
Vendredi 9 novembre
bassin de Konkouré, vers Lamban, zone noyée par le barrage de Kaléta bassin de Konkouré, vers Lamban, zone noyée par le barrage de Kaléta bassin de Konkouré, vers Lamban, zone noyée par le barrage de Kaléta
bassin de Konkouré, vers Lamban, zone noyée par le barrage de Kaléta bassin de Konkouré, vers Lamban, zone noyée par le barrage de Kaléta bassin de Konkouré, vers Lamban, zone noyée par le barrage de Kaléta bassin de Konkouré, vers Lamban, zone noyée par le barrage de Kaléta
bassin de Konkouré, vers Lamban, zone noyée par le barrage de Kaléta
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bassin de Konkouré, vers Lamban, zone noyée par le barrage de Kaléta bassin de Konkouré, vers Lamban, zone noyée par le barrage de Kaléta
bassin de Konkouré, vers Lamban, zone noyée par le barrage de Kaléta bassin de Konkouré, vers Lamban, zone noyée par le barrage de Kaléta bassin de Konkouré, vers Lamban, zone noyée par le barrage de Kaléta
La piste est toujours aussi belle, avec de plus en plus de palmiers et de bananiers. Traversée de la rivière Konkouré . Les gars attendent la fin des crues pour aller chercher les diamants et de l'or dans les limons. « Si tu reviens en janvier, tu peux acheter des diamants ».

Toute cette zone a été noyée par la construction chinoise du barrage de Kaléta de 40m de hauteur entre 2012 et 2015 créant une réserve de 1.3 milliard de m³. Le village de Konkouré le pont et les réserves de diamant sont noyés…

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Arrivée à Kindia vers 12 h. On aura mis un jour et demi pour faire les 260 km de Pita à Kindia .

Les rues de la ville grouillent de monde, Martine décide de filmer à travers le pare-brise. Scandale ! Nous sommes sifflés et arrêtés par des flics excités comme des puces qui disent qu'on n'a pas le droit de filmer la police, que notre laissez-passer est temporaire et qu'il faut donner 5'000 FG si on veut continuer. On parle de reçus, ça s'énerve. Vu l'ampleur de la somme (0,83 €), Martine sort le billet et le montre ostensiblement à la foule agglutinée autour de nous. Les fonctionnaires en Afrique, c'est la plaie.

Notre projet d'aller à Conakry en prend un coup : ce pays manque de sécurité, les flics sont pourris, la foule incontrôlable et notre solitude en face ne fait pas le poids. On abandonne cette capitale.

Goudron direction Mamou . On s'arrête chez un sculpteur sur bois, on achète une statue Nimba, symbole de la fertilité et de la Guinée , un balafon et une série de petits hippos.

Marché de Sougéta Marché de Sougéta Marché de Sougéta Marché de Sougéta
bivouac entre Mamou et Sooya
Goudron dans un paysage vallonné très vert, pommes de terre et plein de grandes bassines de tomates. Impossible d'en acheter 1 kg, ils ne vendent que la bassine qui doit en faire 50. Un peu plus loin, on trouve des tomates et des oranges.

Après Mamou Jacques veut bivouaquer de bonne heure et au calme : il veut réorganiser son itinéraire. On trouve une piste dans la végétation dense et un emplacement au bord d'un ruisseau et là le défilé commence. Piétons, vélos motos, ils s'arrêtent pour discuter
• ça va ?
• ça va !
• On dort là et on part demain
• pas de problème, etc.

Le coin est hyper humide et frais. Tout est trempé en 5 min. Comme coin de bivouac paisible, c'est réussi. En fait, c'est la "route" secondaire qui dessert de nombreux villages. On nous demande de mettre la lumière sinon les gens ont peur et n'ose pas passer. On a Marylène au téléphone, ils sont en Sardaigne .

Samedi 10 novembre
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Pique-nique avant Faranah
Nuit humide. Trois gars viennent nous voir pendant le petit déjeuner dont un vieux en loques. Martine lui donne une super veste matelassée et un pantalon aux deux autres (merci François-Xavier) ils sont hyper contents.

On roule vers Farana . Belle lumière du matin. Beaucoup de gros camions poussifs.

Pause au soleil dans un joli coin dégagé. On fait sécher la literie qui est trempée de cette nuit.

sur la route de Banian sur la route de Banian sur la route de Banian sur la route de Banian
Des graines de piments et autres choses non identifiées sèchent sur le goudron au bord de la route au ras des voitures. Des gamines proposent des oranges épluchées.

Farana . Petit pont sur le Niger qui prend sa source pas très loin. S'il savait ce qui lui reste à parcourir avant la mer, il partirait dans l'autre sens ! Quelle idée de repartir au nord jusqu'à Tombouctou alors que la mer n'est pas si loin que ça au sud !

vers Famania vers Famania vers Famania vers Famania vers Famania

Kissidougou
 
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Les cases sont de plus en plus petites et rondes. Les villages ne sont plus clôturés. Trois villages de Schtroumpfs. Les gens ont l'air plus ouverts et plus spontanés. On s'arrête pour photographier des trucs qui sèchent au bord de la route dans un village. La population est super sympa et rigolarde. On apprend que les trucs blancs sont du manioc.

Arrivée à Kissidougou . On cherche le sculpteur sur bois et pierre indiqué dans le petit futé. On trouve un petit boui-boui sombre et poussiéreux avec plein de statues et de masques sous une couche de poussière incroyable. Le gars nous emmène dans sa réserve. On lui achète un couple de statues de la région de Macenta et une femme à genoux du Libéria . Qu'est-ce qu'on va en faire à Villard ?

Le projet d'aller au sud vers Nzézékoré devient très hypothétique : la piste a très mauvaise réputation, il faudrait la faire en aller-retour et l'ambiance générale dans ce pays n'est pas vraiment au top. On n'a pas besoin d'une longue discussion pour abandonner.
bivouac après Kissidougou
bivouac après Kissidougou

On voit des femmes corbeau en Burka ! On quitte Kissidougou en fin d'après-midi direction le nord, Kankan à 190 km. On a dû rebrousser chemin en ville car le pont est cassé et faire le détour par la banlieue On a trouvé un gué.

La piste est épouvantable complètement destroye et il y en a pour 90 km ! Quand le land descend dans les nids d'éléphants, il disparaît presque totalement.

Bivouac dans un chemin enfoui dans la végétation, on a à peine la place de tourner autour de la voiture. On rêve de bivouacs aérés dans une atmosphère sèche. Il fait chaud et humide. On bénit la douche tous les soirs.

Dimanche 11 novembre
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On poursuit notre piste défoncée. Ça roule mal. D'ailleurs, il y a très peu de circulation. Les gens doivent se décourager. Les villages sont vraiment perdus.

débitage d'un fromager, vers Yardo Niamana débitage d'un fromager, vers Yardo Niamana débitage d'un fromager, vers Yardo Niamana débitage d'un fromager, vers Yardo Niamana
Dans un village, Yardo Niamana , des gars sont en train de débiter à la tronçonneuse, en planches et en poutres, un énorme arbre qui menaçait de tomber.

On a déjà photographié un de ces arbres qui ont un tronc qui s'évase en plusieurs contreforts vers les racines. Un gars nous dit que c'est un fromager. Le bûcheron se paye sur la bête dans la proportion de quatre planches pour lui et la cinquième pour le village.

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joueur de bendré, vers Yardo Niamana
Rencontre d'un musicien et de sa troupe se rendant au village voisin. Ils trimbalent un grand instrument fait d'une calebasse avec une peau de chèvre un grand manche et des cordes. Il nous dit le nom qui ressemble à bendré ? Je vais creuser la question. Ils nous jouent un petit morceau, belle rencontre.
Le bendré est fabriqué à partir d'une grosse calebasse évidée dont on a découpé l'opercule, recouverte ensuite d'une peau de bête retenue par des lanières en cuir. Un couvercle en cuir protège la peau dont le centre est enduit d'un produit résineux. Le bendré est l'instrument noble par excellence. Il a toujours été réservé à la cour de l'empereur et de ses chefs de province (Burkina Faso).
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vers Yaladou
On dépanne un taxi brousse qui ne démarrait plus, en le tirant avec notre corde élastique. Probablement une batterie ou un alternateur HS. Plein de remerciements. Il recharge la dizaine de personnes et repartent cahin-caha dans les nids de poule, les baignoires et les ornières.

vers Yaladou
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vers Yaladou
On les double peu après car ils roulent à 2 à l'heure et ils nous redoublent plus loin lorsqu'on s'arrête pour des photos d'un gigantesque fromager dans un village un peu plus loin. Les salutations vont crescendo ! Les gamins et les villageois sont très cool.

Belles petites cases. On retrouve un goudron correct et plein de graines qui sèchent sur la route dont le fameux fonio, graines minuscules et grises. Ça nous rappelle le teff d' Éthiopie , mais ils n'en font pas de l'ingéra, ils le consomment comme de la semoule. Il paraît que c'est délicieux.

resto vers Moribaya
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resto vers Moribaya resto vers Moribaya resto vers Moribaya
À midi, on mange dans un village, Moribaya . Il y a souvent des marmites qui chauffent sur un feu de bois au bord des routes. Ça fait restoroute : une sauce avec des morceaux de poissons et de chèvres et autres viandes de brousse avec oignons, tomates, piments et riz. Délicieux ! (d'après Martine) Délicieux ? (d'après Jacques, qui est persuadé de faire la plus belle connerie alimentaire de sa vie !).

resto vers Moribaya resto vers Moribaya resto vers Moribaya resto vers Moribaya resto vers Moribaya
On intrigue les enfants qui nous lancent leurs « toubabous ! Toubabous ! » Mais ils le font dans la bonne humeur. La femme nous sert dans une petite bassine/assiette avec quand même une cuillère. On complète le service avec la trousse à couvert de la voiture. Nos voisins mangent avec les doigts (de la main droite !).

On n'arrive pas à finir nos assiettes et la patronne nous demande l'autorisation de servir des gens qui n'ont pas de quoi se payer un repas. 2 gars engloutissent alors avec avidité les restes de ces toubabous trop délicats…
Les origines de l'épidémie d'Ébola en Guinée remontent à fin décembre 2013, lorsque le virus a été détecté pour la première fois dans la région forestière de Guéckédou . Le patient zéro était un enfant de deux ans du village de Méliandou (60 km sud de Kissidougou ), qui est décédé après avoir présenté des symptômes de fièvre, de selles noires et de vomissements. Cette région, incluant Kissidougou , a été l'épicentre de l'épidémie qui s'est ensuite propagée au Liberia et en Sierra Leone . L'épidémie a été officiellement déclarée le 23 mars 2014 par les autorités guinéennes, après confirmation des cas par le laboratoire Pasteur de Lyon. Cette épidémie a été particulièrement grave, avec près de 29 000 cas et plus de 11 300 décès recensés. On apprendra plus tard que c'est dans cette région de Kissidougou , 6 ans plus tard en 2021, que commencera la grande épidémie d'Ébola (28 000 morts) dont l'origine est attribuée à de la viande de brousse . Arrivée à Kankan , on cherche un sculpteur sur bois (et oui encore…) On tournicote dans la ville, renseignés par des gens très aimables et serviables. On trouve et on achète une statue Nimba en ébène (ouais mon œil, l'ébène !).

Voir la description du marché de Kankan par René Caillié, lors de son « voyage à Tombouctou » En discutant avec Jacques, ils lui disent que la piste par Bougouni vers Sikasso au Mali est très très mauvaise, encore plus mauvaise que celle qu'on vient de prendre ! Ils hésitent également sur la possibilité de franchir le fleuve à cette saison. À contrecœur (mais c'est plus raisonnable), on reprend la direction de Bamako par Siguiri et la douane de Kourémalé .

bivouac en face de Soila
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bivouac en face de Soila bivouac en face de Soila
Beau coin de bivouac, 40 km après Kankan , dans un champ dégagé (enfin) pas d'humidité (enfin) plein de jolies termitières en forme de bolets. Une ruche en paille en forme de tonneau dans un arbre.
Dans toute cette partie de l'Afrique, même depuis le Baleya, les nègres mettent des ruches dans les arbres pour que les abeilles viennent s'y loger; ils récoltent beaucoup de miel, dont ils sont très amateurs. Les ruches sont faites en écorce d'arbre, et recouvertes de paille.
J'ai vu beaucoup d'arbres encore verts entièrement dépouillés pour cet objet de leurs écorces par les habitants.
(René Caillié – Voyage à Tombouctou – 1824-1828 – T2 p.80)
On est quand même découvert par des passants qui nous « dénoncent » au chef de village (de l'autre côté du goudron et qu'on vient justement de fuir).

Peu de temps après, celui-ci arrive et insiste très fortement pour qu'on aille coucher au village. Il nous assure que cette partie-là n'est pas protégée. On résiste : il n'a pas l'air très satisfait en repartant. On commence à se poser et à penser à la douche, car il fait très chaud et il n'y a pas d'air.

bivouac en face de Soila
bivouac en face de Soila
Des gars viennent nous dire qu'on ne peut pas dormir là, car il y a beaucoup de voleurs et qu'il faut aller au village dans une maison. On leur explique qu'on aime le calme, la nature. Ils ne sont pas convaincus et ne disent qu'ils vont prévenir le grand frère qui décidera au bout d'une heure on voit arriver une délégation formée du chef de district et d'un vieux à l'allure noble et la barbichette blanche.

Ils nous souhaitent la bienvenue et disent qu'on peut rester là. Mais qu'on aurait dû venir les saluer au village. Après plein de salamalecs, ils nous souhaitent bonne nuit et s'en vont. En fait ce n'est pas la première fois qu'on entend parler de voleurs de bétail. Du coup, on zappe la douche, on mange et on se couche. On crève de chaud. On souhaite l'anniversaire de Jean-Yves et on répond à Karine.

Lundi 12 novembre
livreurs de paniers, sur la route de Niandan Koro
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livreurs de paniers, sur la route de Niandan Koro
pont sur le Niger, vers Niandan Koro pont sur le Niger, vers Niandan Koro pont sur le Niger, vers Niandan Koro
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On roule vers Siguiri , traversé du Niger par un grand pont un peu avant. Rencontre avec un minibus taxi brousse délabré en panne avec ses 20 passagers sur le bas-côté. Jacques sort sa corde magique pour le remorquer.

Évidemment ce taborniau roule dessus, quel emplâtre. Tous nos essais vont rester vains, c'est vraiment la panne. Les passagers rigolent ou rouspètent. Ils se résignent à attendre on ne sait quoi sur le bord de la route.

Sur les pistes de Guinée , le Schnorkel est parti en miettes, il tient en place avec des tendeurs. On cherche un soudeur pour lui refaire une fixation. On en choisit un qui a un super groupe électrogène vers Naréna . Pour éviter de déboulonner l'attache et de la souder calmement, il attaque directement le montant du pare-brise en faisant dégouliner sa soudure partout, même sur la glace du rétroviseur. Un vrai massacre qui coûtera 500€ en Europe.

Sibi
 
Arche de Kamadjan, vers Sibi Arche de Kamadjan, vers Sibi Arche de Kamadjan, vers Sibi

Beaux paysages de rochers avant Sibi ( Monts Mandingues ). Arche de Kamadjan , petites cases aux chapeaux pointus. À Bamako , on fait le plein d'eau pour la douche dans une station-service et on dépose enfin la grosse poubelle.

Orientation nickel dans la ville. On trouve le pont du roi Fahd du premier coup, sort en direction de Sikasso nord-est. On achète des bananes et on se retrouve à l'aéroport. Ça tombe bien, il fallait qu'on fasse le change.

On roule goudron direction Bougouni . Plein de mouches et d'animation. Bivouac dans un terrain dégagé qui a l'air pas mal, on verra.

On a de la visite, il faut dire que la piste ne passe pas très loin, un vieux et un jeune vienne nous voir avec le fusil, mais pas menaçant du tout. On discute, le vieux est ébahi par la tente de toit. Il repart avec un gros pain d'épice souvenirs de France .

Bien qu'on se soit posé après le crépuscule, on a quand même été vu par une camionnette. Celle-ci a dû avertir le propriétaire qui a cru à des pilleurs de récolte, d'où la visite armée. L'ayant entendu arriver à moto, on a tout éteint et il a tafuré autour de nous un bon moment sans nous trouver. On a fini par lui faire un appel de phares et il s'est approché surpris et méfiant. Nuit fraîche. Ça fait du bien. Pas trop de bestioles ni de moustiques.

Mardi 13 novembre
bivouac vers Kéléya
bivouac vers Kéléya bivouac vers Kéléya bivouac vers Kéléya
On reprend la route après une bonne nuit réparatrice. Les paysages sont assez monotones, grandes herbes, arbres disséminés.

Pique-nique vers Farakala Pique-nique vers Farakala Pique-nique vers Farakala Pique-nique vers Farakala
Pas mal de camions. C'est la route pour la Côte d'Ivoire, très beaux arbres, cultures de coton . On trouve une superbe ombre dans un pré, non sans mal, pour le pique-nique.

vers Farakala vers Farakala vers Farakala
vers Farakala vers Farakala vers Farakala
Dans la deuxième partie de la journée, très beaux villages en banco rouge latérite : cases plus petites, chapeaux pointus et surtout petites constructions cylindriques avec un toit, très mignonnes. On s'arrête faire des photos. Les villageois et les gamins sont très ouverts. En fait, il semblerait que ce sont des fours/greniers.

Sikasso
 
lavandières vers Sikasso
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lavandières vers Sikasso lavandières vers Sikasso
Photos de lavandières sous un pont. Sikasso : ville assez moderne grande et aérée. Statue d'un joueur de balafon au carrefour du Burkina .

le joueur de balafon de Sikasso chutes de Farako chutes de Farako
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chutes de Farako chutes de Farako chutes de Farako
On s'arrête pour voir les chutes de Farako après Sikasso . Paisible, modestes, mais Joli décor.

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