Voyage en Guinée – octobre 2007 – Espagne et Maroc – 1 / 6
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chantier à Taragone Ready ?
Vendredi 19 octobre
Départ de Villard à 10 h. Grand beau.

Tarragone à 21 h 30. Restaurant de tapas. Après avoir recherché éperdument un coin en pleine nuit (restau oblige) on bivouaque dans un chantier derrière un tas de terre. Route et usine à proximité.

Samedi 20 octobre
Lever à 8 h, petit déjeuner au lever du soleil. Drôle de têtes des gars qui passent avec leurs camionnettes ! Les touristes cette année…

Arrivée chez Yannick et Belén à 16 h. Soirée tranquille. Repas fruits de mer. Beau temps.

Dimanche 21 octobre
Temps gris et pluvieux. Repas au restau de « Cabo de Palos » : paella miam miam ! Petite balade à pied jusqu'au phare.

Soirée à regarder le grand prix de formule I du Brésil. Sardines, palourdes…


Lundi 22 octobre
Départ à 9 h 30, direction Algésiras par le bord de mer. Route plus longue que prévu car il reste une portion sans autoroute.

Petit casse-croûte très agréable (chaleur et soleil) dans un snack en bord de mer.

Arrivée à Algésiras à 17 h. Départ du bateau à 18 h 30 (1 h de retard) traversée de 2 h 30 au lieu de 1 h, et Gros souk au passage de la douane. C'est l'Afrique ! On est tout de suite dans le bain question organisation…

Tanger
 
Notre avion était venu de Rabat presque en fraude (comme s'il n'y avait que cette façon de plausible pour aller à Tanger). Délaissant les terres, il avait longé la côte atlantique à raisonnable distance, laissé sous son aile droite Larache et quelques petits ports joujoux de la zone espagnole assis à l'embouchure des oueds.
Un peu avant d'arriver au cap Spartel, changeant de direction, nous avions survolé à basse altitude un maquis frangé de dunes et lépré de marécages d'argent ; le petit aérodrome était alors apparu à nos yeux. C'est curieux comme on s'intéresse à la terre dans un avion.
(Roger Frison-Roche - Reportages africains - p.15)
On quitte enfin le port vers 10 h et on pinaille un peu pour sortir de Tanger , car on a besoin de gasoil et on ne sait pas s'il y en aura une fois sortie de la ville. Puis direction sud.

Tajine délicieux dans l'aire d'autoroute avant Assilah puis bivouac dans un champ tout plat sur l'ancienne route de Larache .

Mardi 23 octobre
Réveil humide, brouillard. On prend l'autoroute. Le coin n'est pas si génial que ça, car il y a une décharge en feu pas loin.

Brouillard moche jusqu'à Rabat , puis soleil et température idéale. On roule jusqu'à el Jadida . Itinéraire sans intérêt à part le thé à la menthe et la crêpe au miel dégustés avant Casablanca .

marché d'El Jadida marché d'El Jadida marché d'El Jadida El Jadida
Pique-nique vers Jorf
vers Jorf
À el Jadida on décide de prendre la petite route côtière très belle. Tomates, mandarines, olives sur un marché de la ville. Pique-nique vers Dar ed Dou en haut de falaise.

Très beau à droite, très moche à gauche, car il y a là un grand port industriel… Mais d'où on est on ne voit que le beau côté !

2 jeunes viennent discuter et nous expliquent qu'ils sont déjà allés deux fois en France sans papiers et se sont fait refouler. Il leur est très facile de s'embarquer sur des cargos depuis le port d'à côté.

vers Oualidia vers Oualidia vers Oualidia
Paysages très beaux avant Oualidia , lagune et champs cultivés en contrebas de la route, séparés de la mer par une bande de sable.

Oualidia , pays d'huîtres, mais ce n'est pas la saison. Safi : on traverse sans s'arrêter et on se fait l'intégrale de la zone des conserveries de sardines sur des kilomètres dans une odeur épouvantable.

Port de Souira
bivouac vers Souira
Bivouac après Sourira dans la petite montagne qui sépare la route de la mer.

On est sorti de la route principale dans l'intention d'aller en bord de mer, mais le terrain s'est révélé compliqué, surtout après le crépuscule.

On a bien réussi à atteindre un village haut perché, mais en cul-de-sac et tout le village (les hommes) nous ont expliqué la route en arabe. Un seul gars parle français, ce n'est pas très clair, il fait nuit (pléonasme ?). On recule et on s'arrête, on verra demain.

Essaouira
 
Mercredi 24 octobre
Réveil avec des bergers qui n'approchent pas. On retrouve la route puis la mer, belle plage à marée basse et beaux rouleaux, belle lumière du matin.

les belles plages au nord d'Essaouira Essaouira
Essaouira
⏯️
Arrivée à Essaouira . Discussions avec le gars du parking qui réclame 10 dirhams au lieu des 2 indiqués sur la pancarte ? Ça n'a pas marché pour lui… C'est ballot d'être trahi par une pancarte !

port d'Essaouira
Essaouira Essaouira Essaouira
⏯️
Balade sur le port sardinier, plein de chalutiers, beaucoup d'animation au débarquement des poissons. Citadelle bien conservée, c'est vivant.

On va changer de l'argent, le gars essaye de nous enfumer… Il nous fait un cours qui n'est pas à l'affiche, prétextant qu'elle n'est pas à jour. Comme c'est à son avantage Jacques se méfie et lui demande un cours écrit. Il part avec un papier dans l'agence principale pour demander le cours : évidemment ce n'est pas le bon.

Essaouira
Essaouira
⏯️
Essaouira Essaouira
Il se le fait écrire sur son papier et retourne voir le cambiste qui obtempère illico en disant qu'il s'est trompé ! (de client, sans doute…) Il ne fait pas bon être touriste.

Dans la ville, on achète des babouches pour Jean-Paul (deux ans après la commande !) Jacques craque pour une belle boîte en thuya, car nous sommes dans la région de la marqueterie. Ils font de très belles choses, bien finies.

Essaouira Essaouira Essaouira Essaouira
Balade dans les ruelles et sur les remparts. Descente sur Agadir par la région des arganiers, arbres qui produisent des noix qui sont récoltées pour faire de l'huile d'argan, alimentaire ou cosmétique.

Il y a pas mal de coopératives de femmes qui ont pris les choses en main. Les champs sont hyper bien nettoyé sous les arbres, (comme dans les oliveraies bien tenues). Pique-nique sous un arganier à l'ombre, il fait 35°.

Avant Agadir , énorme nuage de poussière dans une zone de grands travaux. On ne voit pas à 10 m. Et ça continue dans Agadir et après. Pique-nique puis on retourne vers la mer pour aller demain jusqu'à Sidi Ifni .

vers Smimou, pique-nique sous les arganiers
vers Aghroude, vers le cao Rhir
On découvre la mer couverte d'une épaisse couche de brouillard où le soleil va se coucher. 2 km avant Mirleft , somptueux bivouac sur une petite montagne qui domine la mer.

On a d'abord cherché en contrebas de la route sur une belle terrasse qui domine la mer, mais on s'est fait chasser par les embruns.

Visite de 2 petits vieux surpris de notre présence, car le coin est vraiment paumé. Après mille « labès », « choukrane » et autres salamalecs ! Ils sont repartis dans leur maison derrière la montagne.

Les chibanis nous parlent de De Gaule, heureusement qu'ils n'ont pas connu Vercingétorix (et nous non plus !). Martine a cassé la monture de ses lunettes de soleil. Il fait bon, on écoute les CDs achetés à Essaouira : Rockia Traoré. Gouana plus un instrument du coin.

Jeudi 25 octobre
bivouac vers Mireleft Mireleft vers Mireleft
Très beau départ par Mireleft puis passage rapide par l'Oued des flamants roses nommé Mafatma . Piste agréable en terrasse au-dessus de la mer, belle lumière du matin.

Plage touristique et spots de surf, Sidi Ifni a bien changé en 33 ans. Grande ville maintenant. On erre pour trouver la route de Goulimine dans des odeurs de poissons.

Très beaux paysages de montagnes entre Sidi Ifni et Goulimine , route sauvage. On erre dans Goulimine pour trouver la route de Tan-Tan . Deux cow-boys à Mobylette nous montrent le chemin. Ça sent l'arnaque. On les remercie et on file.

Paysages sans intérêt jusqu'à El Ouatia ( Tan-Tan plage ) où on retrouve la mer. Pique-nique en haut d'une falaise. Petite plage en contrebas avec des gars qui construisent une cabane. Il fait bon et il y a de l'air.

Pique-nique vers El Ouatia vers l'oued Chbika vers l'oued Chbika
Grande portion le long des falaises avec des percées d'oued. Ça roule pas mal. Il y a quand même beaucoup de camions. Contrôles réguliers et sympa. Ils aiment bien les fiches avec toutes nos coordonnées. On fait les grands pleins de gasoil hors-taxes avant Tarfaya .

Tarfaya Tarfaya, musée St Exupéry Tarfaya, musée St Exupéry
On cherche de l'eau pour remplir le réservoir de douche, mais personne n'accepte : l'eau « mafish » à Tarfaya .
bivouac après Laayoune plage
On profite de notre solitude, mais aussi de notre liberté pour visiter le musée Saint-Exupéry , très sympa et innovant sur l'histoire de l'aéropostale. Petit coin de culture un peu perdue dans ce désert. Belles aquarelles. On nous autorise en photographier deux.
Nédélec nous emmena à Villa-Cisneros par une matinée douce comme une perle.
L’accueil de l’Afrique fut alors plus cordial : le gouverneur espagnol et les aviateurs français s’en chargèrent de bonne grâce. Devant leurs tentes déguenillées, les Maures nous saluèrent avec de grands sourires, mais quelque chose brillait dans leurs yeux qui n’était pas très rassurant.
Les constructions blanches crénelées de bleu donnaient l’impression, par leur groupement et leur unité, d’être tout un village. Il n’y avait en réalité que la caserne, l’aviation espagnole, la base d’Air France, la pêcherie, une factorerie, l’école hispano-arabe et quelques baraquements.
Après, rien que le sol nivelé comme de main d’homme, sec et roussi comme une poterie recuite. Assez loin, un épais barrage de barbelés fermait la presqu’île en reliant des fortins.
Au-delà, c’était l’immense liberté, l’aventure, l’attirance d’un horizon fluide. C’était le désert ! Et, derrière la barricade, une caravane attendait, comme une invite mystérieuse…
(Odette Du Puigaudeau - Pieds nus à travers la Mauritanie - première escale africaine à Villa Cisneros - 1933)

Séjour de Saint Exupéry à Tarfaya / Cap Juby
Il y a très peu de pêcheurs aux heures où l'on passe. Il y a deux ans, on avait vu ces fameux gars qui pêchent du haut de ces falaises impressionnantes. On trouve enfin de l'eau avant Laayoune dans une station-service avec des gars très accueillants. Petits cadeaux aux petits garçons.

On erre dans Laayoune pour trouver la route de Dakhla . La nuit est tombée, on traverse la zone d'exploitation de phosphate, on s'éloigne et on trouve une piste dans cette zone plate comme la main qui nous emmène vers quelques dunettes derrière lesquelles on se blottit. Petit vent frais, bonne douche, fraîche. Tout va bien.

Vendredi 26 octobre
Boujdour
Boujdour
Martine a beaucoup lu cette nuit. Elle se demande si elle aura assez de piles ! Jacques prend sa douche, il fait plus chaud et le vent est tombé.

Toujours de beaux spots sur la mer, on achète du pain à Boujdour : « magnifique » porte d'entrée de la ville avec statues monumentales d'autruches et de dauphins (à la Mussolini ?). Pique-nique en haut d'une falaise avec vue sur la mer.

On reprend du gasoil à 80 km de la frontière et on cherche un bivouac à la tombée de la nuit. Après avoir tournicoté sans succès en dehors de la route dans une grande plaine pour se mettre à l'abri du vent et de la route, on retourne au goudron et on tombe sur une pancarte « danger mines » : ça fait froid dans le dos. On fait demi-tour jusqu'au départ d'une piste vue vers une guérite de militaires.

après l'oued Karaa après l'oued Karaa après l'oued Karaa
Ceux-ci nous accueillent chaleureusement et nous offrent l'hospitalité derrière une petite butte à côté de leurs casemates. On accepte. On n'est manifestement pas les premiers visiteurs… Mais à la guerre comme à la guerre. De toute façon, plus loin, c'est « terrains militaires ».

après l'oued Karaa
après l'oued Karaa
⏯️
après l'oued Karaa
On envoie des SMS à tout le monde et tout le monde répond sauf Manette ! (la mère compte ses poussins en toutes circonstances…)

après l'oued Karaa
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