Voyage au Bénin – octobre 2008 – 4 / 5 – Burkina
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Mercredi 26 novembre (suite)
Ouahigouya. Petit tour au grand marché où on achète de superbes assiettes inox qu'on espère plus solides que celles de Ségou. Direction Ouaga au goudron. Paysage monotone et répétitif.

Des milliers de vélos. On a réservé une chambre à l'hôtel des Palmiers depuis Ouahigouya. Arrivée à l'hôtel vers 13 h. C'est l'hôtel où Jacques a passé une semaine l'an dernier pendant que Martine était à la clinique de Ouaga 2 000.

Toujours aussi agréable. Oasis de fraîcheur, de verdure et de calme en plein centre-ville. Personnel hyper sympa. Chambres super bien décorées et clim. Douches et repas sous la tonnelle : carpaccio de capitaine et ananas. Repos dans la chambre au frais après la lessive.

Ouagadougou
 
Martine contacte Mariam, la personne à qui elle doit remettre des dons de la part de Marie-Jo Setre. Elle vient vers 4 h. Très charmante, elle est potière au village artisanal et son mari bronzier.

On part courageusement à pied faire un tour en ville : poussière, circulation, un monde fou, mais les gens sont polis et souriants. Biafine à la pharmacie. L'œil va mieux, mais les plaques sur le cou ne sont pas terribles !

Jacques cherche du miel comme d'habitude. Finalement, on en trouve au supermarché. 3 l de trois régions différentes du Burkina.

Retour à l'hôtel, séance fraîcheur dans la chambre et repas. Il y a la télé avec un match de foot. En fait, il y a très peu de monde. La saison touristique commence en décembre et les expatriés viennent surtout le week-end.

Jeudi 27 novembre
On se lève à l'aube comme d'habitude. Petit déjeuner sympathique. Martine transmet les amitiés de Véro dont ils gardent très bon souvenir.

Départ en direction du marché artisanal. En route, on s'arrête dans une petite boutique d'africanités que Jacques connaît de son séjour forcé de 2007. Martine achète 2 peignes sculptés pour petits cadeaux.

Le marché artisanal est super. C'est une grande structure organisée et à l'ombre où se sont regroupés les artisans : poteries, bijoux, ouvrages touarègues, bronziers, tisserands, etc. Il y a vraiment plein d'objets très beaux. Mais où les mettre une fois à la maison ?

Jacques craque pour un grand chameau en bronze. Cette visite était vraiment agréable, calme (pas de vendeurs qui cherchent absolument à vendre, pas de poussière), reposante et intéressante. Jus de fruits frais au calme.

Tiébélé
 
On prend la route direction sud, pour voir le village de Tiébélé réputé pour ses cases peintes. 172 km jusqu'à . Route goudronnée.
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Paysages de savane monotones. On roule avec la clim à cause de la chaleur et de l'œil qui va beaucoup mieux et des plaques au cou qui semblent guérir un peu. Piste pour Tiébélé à 35 km.
Architecture défensive et art mural de la Cour Royale de Tiébélé On s'arrête à l'entrée du village pour faire une photo de la piste bordée de caïlcédrats et de fromagers. On est assailli par des enfants qui réclament.
Dans le village, on demande tout de suite l'association pour le développement de Tiébélé pour avoir affaire à quelqu'un de sérieux pour visiter. Un gars, Aziz, nous prend en charge, il passe devant nous à vélo.

Il est environ 16 h, on part visiter la Cour Royale, concession entourée de murs, labyrinthe de ruelles avec des cases carrées, rondes, ou en huit, des murets à franchir.
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Les constructions sont en banco décoré de motifs géométriques et d'animaux, le tout stylisé, noir, rouge et blanc. C'est assez chouette.

Les gens de cette famille vivent là. C'est plein de symbolisme assez compliqué. Ils sont obligés de raviver les couleurs chaque année, car ce sont des teintes naturelles sensibles à la fois aux UV et aux intempéries.

Notre guide nous explique tout très bien.

À la fin de la visite, les incontournables vendeurs d'artisanat et autres colifichets. Comme le jour tombe, on donne rendez-vous au guide à 8 h le lendemain matin pour visiter une autre concession.

On suit le patron du maquis « le Titanic » à moto jusqu'à son campement : « l'Auberge de la Tranquillité » un peu en dehors de la ville. Très judicieusement arrangé. Cases peintes, murs avec motifs naïfs, douche au seau et toilettes « turques » dans le béton très propre.

On est seul bien sûr. On décide de dormir dans la tente de toit et après avoir envisagé le resto du campement qui ne doit pas être ouvert plus d'une demi-journée par an, on choisit de manger dans nos caisses. C'est plus simple finalement.

Des gamins viennent roder à la nuit, discrets. Un petit s'installe par terre pendant un bon moment à la lueur de notre lampe et dessine sur des petits bouts de papier avec un petit crayon.

Quand on le questionne, on s'aperçoit que c'est un « voleur de lumière ». Il n'y en a pas chez lui. Il est donc venu chez nous. Martine lui offre ainsi qu'à ses deux copains un crayon tout neuf.

Un vieux gardien (folklorique pour nous) vient nous garder. Il a un arc et des flèches au cas où. Il s'installe sur un fauteuil mirador d'où il est sûr de tout voir…

Vendredi 28 novembre
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Lycée départemental de Zabré
Visite de la deuxième concession, moins belle que celle de la veille. Puis départ pour le Bénin.

C'est loin. Belle piste jusqu'à Zabré, 45 km puis ça se gâte : plein de trous. Goumboussou puis le barrage. On a dû demander plusieurs fois la piste. Ensuite bonne piste jusqu'à raccorder le goudron à Sela.

Pique-nique très très chaud à un carrefour à côté de femmes qui récoltent les arachides. Puis goudron au nord jusqu'à Koupela. Puis est, jusqu'à Fada N'Gourma et sud jusqu'à Pama et la frontière.

Cet après-midi, Jacques donne un coup de frein spectaculaire, fait une superbe marche arrière pour photographier 2 petits greniers en forme de paniers et chapeaux pointus, devant l'air abasourdi et réjoui des propriétaires.

Ils sont fous ces Romains ! Remerciements. Petits cadeaux, etc. Bivouac à environ 80 km de la frontière du Bénin.

L'environnement n'est pas propice : savane de hautes herbes sèches, petits arbres. On finit par trouver un coin dégagé. Il y a des traces d'éléphants dans la boue séchée.

On s'installe, on déballe. Martine se douche et tout d'un coup à peu de distance ce sont des lueurs impressionnantes et rouges dans le noir : un feu de brousse crépite et se dirige vers nous. Toute la journée, on a vu des champs brûler.

Branle-bas de combat. On plie tout et on dégage à toute allure. On fait 15 km pour trouver dans la nuit noire un embryon de piste. On est assez près de la route, mais quand même planqués.

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