← Étapes →
Arrivée au village d'
Andavadoaka, resto
Coco Beach.
Ancienne structure avec petits bungalows en planches peintes en bleu, vert et mauve. Le tout un peu délabré, mais beaucoup
de charme. On se baigne pour casser la chaleur de midi.
Le village est plein de jeunes scientifiques d'une O.N.G. Qui tente de faire classer la proche barrière de corail à
l'Unesco. Ils n'ont pas l'air malheureux, j'espère que leurs généreux donateurs ne le sont pas non plus…
On se baigne, très beau décor de rochers et de petites des îles au large. Rochers percés, crabes grillés au menu, thon
grillé pour Jacques.
Avavan.
On se rend à notre loge à quelques km,
le Manga Lodge. Superbe, très classe, belle déco, les bungalows sont très beaux, grand confort et bon goût.
Après-midi sur la plage, baignades, beau coucher de soleil, apéro (rhum arrangé) et repas sur la terrasse. Au menu crabes,
poissons, cocos avec riz, salade de fruits, digestifs offerts par la patronne (des français avec 2 petits garçons).
Véritable petit coin de paradis !
Jeudi 19 juin
On a décidé de rester là jusqu'après le repas de 12 h, le prochain hébergement étant beaucoup plus rustique d'après Liva.
Petit-déj, cadre super beau, baignades. Jacques part crapahuter.
Au large, c'est le début de la barrière de corail, on voit les brisants et on entend le bruit. Départ vers 13 h, 2 ou 3 h
de piste sablonneuse, la voiture mouline.
Hôtel de brousse à
Ambatomilo, le Floma : petites cabanes en bois au confort rustique !
Bidons et gobelets pour la douche, le bar et la salle à manger sont très chouettes. Matériaux du coin. Effort de déco et
surtout les patrons sont très accueillants.
Malheureusement dans la première chambre qu'on nous attribue, ça pue la merde à donf : il faut changer. Ça ne s'améliore
que légèrement … La transition avec le paradis d'hier est quand même sévère.
Il semble que le voyagiste se soit fâché avec l'hôtelier de
Salary un peu plus loin et a
oublié que le moins cher n'est pas toujours le meilleur.
Immenses plages à perte de vue derrière une dune. Le soleil baisse et il y a un peu de vent. Martine ne se baigne pas et
Jacques va chasser la photo sur la plage et le village voisin. Repas de poissons et dodos, non sans avoir chassé quelques
gros cafards ! Ne nous plaignons pas, il y a une moustiquaire.
Vendredi 20 juin
Départ à l'aube, à 7 h dans la voiture. Environ 6 h de piste pour
Ifaty. Très jolie piste
avec de beaux spots sur des plages superbes et de beaux petits villages de pêcheurs vers
Salary.
Arrivée vers 13 h à
Ifaty. Délicieux repas «
chez Freddy »,
petit resto malgache très bien arrangé, tables peintes. Puis direction l'
hôtel Vovo Tello.
Bungalows sous les cocotiers au bord de la plage, très carte postale. On y passe 2 nuits ce n'est pas mal du tout. On nous
attribue le dernier bungalow tout au bord de la plage, à 2 m de l'eau.
Ifaty contraste beaucoup avec les lieux qu'on vient de traverser, hyper sauvages et paumés. On sent que le tourisme joue
un rôle important. Mais à part les petites structures disséminées le long de la plage et bien intégrées, le village reste
bien malgache avec des petits restos, boutique, etc.
Baignades et farniente. Martine achète cinq colliers en grains à des petites filles pour avoir la paix. Jacques négocie du
miel. Repas à l'hôtel dans le sable (calamars).
On discute avec des pêcheurs et on décide d'aller demain en pirogue, masque et tuba voir les poissons, puis au retour,
langoustes grillées sous les cocotiers.
Liva nous explique qu'il s'agit d'un trafic obscur pour contourner certaines taxes : si le resto nous sert les langoustes,
elles sont taxées, si c'est le pêcheur, elles ne le sont plus ! Complètement abstrait, car le piroguier n'est pas pêcheur
et il les achète comme l'hôtelier. On voit là l'influence lointaine, mais certaine, du fonctionnaire Français qui pense faire
une bonne affaire en ciblant l'hôtelier au lieu des langoustes. Bon, il est vrai que les langoustes n'ont pas encore de
compte fiscal
Samedi 21 juin
Départ à 8 h 30 en pirogue à voile, pour faire des ronds dans l'eau avec le prétexte de voir des poissons. Mais sans vent,
alors nos piroguiers pagaient… Il fait bon. L'eau est bonne et les poissons multicolores sont là. Retour à la voile « mora
mora ».
Les langoustes sont extra bonnes, le riz et le poisson aussi. Après-midi, farniente sur la plage. Il y a plein de gens du
village. Plein de gamins ou de femmes qui nous proposent des colliers, des babioles, des massages, des tresses…
Jacques prend la fuite devant toutes ces masseuses légèrement ambiguës… Photos. Martine achète 2 lambas. Des gamins font
des régates effrénées au bord de l'eau avec leurs pirogues miniatures. Balade au village pour trouver des cartes postales,
mais il n'y en a pas, ou de très moches. Jacques s'achète un T-shirt.
Dimanche 22 juin
Départ d'
Ifaty vers 9 h, direction
Tulear. 27 km. La piste
longe la mer et la mangrove. On traverse plein de petits villages très populeux : camions brousse remplis à fond de
passagers et de marchandises.
Tulear : Petit tour au marché artisanal. Martine achète des petites pirogues
porte-couteaux et des cadres raphia colorés pour Manette. Jacques achète des cadres raphia naturels.
Repas dans un resto. Hôtel dans un joli décor de végétation tropicale plein de totems décorent le jardin. Puis, on prend
la nationale direction
Isalo. Toute goudronnée, ça fait drôle après deux semaines de piste
défoncée.
Photos d'un caméléon présenté par des gamins sur le bord de route. Rencontre avec tout un groupe de jeunes qui étaient
partis à la recherche de voleurs de zébus.
Depuis le début de notre voyage, on entend parler que de ça. C'était une tradition et maintenant, ils sont pourchassés.
Ceux-là n'ont rien trouvé sauf un zébu mort sans doute tué par les voleurs, car il ne pouvait plus suivre et dont ils
ramènent la viande.
En savoir plus sur les voleurs de zébus
Beaux paysages devenant de la savane roussie dans le pays
Barra. On traverse les deux
villages,
Manombo Be et
Ilakaka de mines de saphir.
Village champignons qui ont quadruplé avec la ruée du saphir.
Tout tourne autour du saphir. Points de vente tenue par des Indo-Pakistanais. Villages peu sûrs où nous ne nous arrêtons
pas.
En savoir plus sur les mines de saphir de Manombo Be et Ilakaka