Voyage à Madagascar – juin 2008 – (1/8)
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Dimanche 8 juin 2008.
Départ de Villard à 8 h 30. Laure nous emmène à l'aéroport de Genève. Puis Paris. Notre vol pour Mada est prévu vers 20 h. On a largement le temps, surtout qu'on ne sait pas du tout où est le rendez-vous de Roissy.

Téléphone à Jo pour qu'il regarde la messagerie de Jacques qui n'a pas emmené de copie du dernier mail de « club aventure ». On s'installe à Roissy de et entamons tranquillement un pique-nique, croyant notre vol à 20 h.

Jacques en circulant dans l'aérogare passe devant le comptoir Air France et leur demande de préciser son vol. Panique : le seul vol pour Mada aujourd'hui part dans moins d'une heure d'un autre terminal.

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Coup d'adrénaline et cavalcade. On arrive après le début de l'embarquement, de justesse… L'avion est plein. Nuit d'enfer. Martine ne ferme pas l'œil et a mal aux jambes.

Lundi 9 juin
Arrivé à Tana vers 4 h 30 du matin. Crevés. Dans l'avion, on était à côté de la dame qui va voyager avec nous, Marie-Claude de Nîmes.

Notre guide nous accueille : Liva (prononcer Liv') et notre chauffeur Mamy. On part illico direction Antsirabe. Route que Martine avait déjà suivie en 1995. Toujours aussi belle.

Malheureusement, le riz est déjà récolté, donc beaucoup moins de vert fluo. Maisons de terre rouge, étroites, aux toits pentûs. Charrettes tirées par des zébus. Petits champs cultivés. Beaucoup de monde.
bimbeloterie locale sur le bord des routes bimbeloterie locale sur le bord des routes bimbeloterie locale sur le bord des routes bimbeloterie locale sur le bord des routes bimbeloterie locale sur le bord des routes
Plusieurs haltes vers les stands d'artisanat au bord de la route. Animaux en raphia, girafes, éléphants, baobabs, etc. Martine n'achète rien, c'est le premier jour et les éléphants et autres girafes sont réservés aux touristes qui ont une vision globale de l'Afrique… Jacques craque quand même pour un baobab en raphia…

Une école sur la route d'Antsirabe petit marché local petit marché local petit marché local
miniatures en boite de conserves Miniatures en bois miniatures en boite de conserves
miniatures en boite de conserves
Miniatures en bois
On découvre plein de vie au bord des routes, écoles, marchands, etc.

Puis c'est un stand de voitures en tôle de canettes récupérées et camions ou avions en bois.
Beaucoup de paniers et de chapeaux très chouettes.
On visite un centre de recyclage spécialisé dans l'aluminium : à partir de déchets fondus, ils moulent des cocottes en fontes.
recyclage fonderie et fabrique de casseroles en fonte d'aluminium recyclage fonderie et fabrique de casseroles en fonte d'aluminium recyclage fonderie et fabrique de casseroles en fonte d'aluminium recyclage fonderie et fabrique de casseroles en fonte d'aluminium
recyclage fonderie et fabrique de casseroles en fonte d'aluminium recyclage fonderie et fabrique de casseroles en fonte d'aluminium recyclage fonderie et fabrique de casseroles en fonte d'aluminium recyclage fonderie et fabrique de casseroles en fonte d'aluminium
taille de pierres (semi) précieuses
taille de pierres (semi) précieuses
Petit-déj' dans un village, repas de midi au resto « le Venise » à Antsirabe, pas loin de la gare et du monument des 18 tribus. Visite d'une taillerie de pierres précieuses et semis précieuses. Guidés par un gars hyper pressé qui parle comme une mitraillette.

Quand il a compris qu'on n'achèterait rien, il nous pousse énergiquement vers la sortie.
Antsirabe Antsirabe, la gare construite en 1923 imite les palais italiens avec des éléments empruntés à l'orientalisme Antsirabe, le monument des 18 tribus Posyposy de Mada
Antsirabe
Antsirabe, la gare construite en 1923 imite les palais italiens avec des éléments empruntés à l'orientalisme
On quitte la N7 à Antsirabe pour prendre la route en direction de la rivière Tsiribihina (3 h). La végétation devient plus sèche. Le terrain de plus en plus vallonné.

On découvre les rizières, actuellement au repos. Des glaneuses les parcourent à la traque aux alevins. Pêche très spectaculaire, un panier dans une main pour le ramassage, un autre fixé sur la tête pour le stockage, ça ne traine pas !
glanage de petite friture dans les rizières glanage de petite friture dans les rizières
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le berger de canards guide son troupeau
la glaneuse et le berger de canards
Un berger de canards promène sa marmaille, sans doute pour la pâture, les guidant à la baguette.

En fait, on va passer sur le versant ouest de l'île. Ça tourne bien. La voiture est confortable (4x4 Nissan récent bien entretenu) et Mamy conduit bien. Liv nous explique toujours plein de trucs historiques, sur la flore, les coutumes. C'est super.

Mais la nuit précédente a été trop minable pour que l'on puisse réellement faire honneur aux efforts qu'il déploie pour notre culture.

Miandrivazo, les bungalows de l'hôtel Lakana Miandrivazo, l'hôtel Lakana Miandrivazo, l'hôtel Lakana
Arrivée à Miandrivazo, hôtel « Lakana » (la pirogue) au coucher de soleil, magnifique. Terrasse surplombant le village et la rivière au loin, 5 ou 6 Petits bungalows, bougainvilliers. Chaleur. Moustiques. Repas du soir avec une carte surprenante : crocodile, chauves-souris, lapin… Jacques essaie la roussette grillée : il en est ravi !

Tsiribihina
 
Mardi 10 juin
Miandrivazo, les bungalows de l'hôtel Lakana Massiakampy, la plaine de la Tsiribihina Massiakampy, notre vaisseau amiral
Embarquement de bonne heure. Lever à 7 h, 2 h de piste défoncée pour rejoindre Massiakampy notre embarcadère.

Une société chinoise est en train de ravager les alentours pour tracer une nouvelle route : on s'égare un peu. Petit village de Massiakampy où nous attend notre chaland.

Massiakampy Massiakampy Massiakampy Massiakampy
Massiakampy Massiakampy Massiakampy
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Plein de gamins sympas. Le chaland est composé d'un pont couvert avec petite cuisine, salle commune avec table et bancs. Un pont supérieur ombré par un « lamba », chaises longues et vue panoramique sur le fleuve.

Mamy notre chauffeur est reparti, on le retrouvera dans quelque jours. Trois hommes d'équipage, une cuisinière plus Liv.

sur la Tsiribihina Rizières de décrue sur la Tsiribihina sur la Tsiribihina Martin pêcheur malachite
Zig Zag dans les bancs de sable sur la Tsiribihina
Au début, le bateau s'échoue souvent sur les bancs de sable et navigue en zigzague. Nous sommes sur un bras peu profond et devons rejoindre le fleuve principal.

Paysages paisibles, quelques cultures de décrue (riz, haricots). Au-delà des rives, on voit de grandes cultures de haricots. C'est aussi une région de tabac qui a participé à (et profité de) la légende de la « gauloise ».

lavandière de la Tsiribihina lavandières de la Tsiribihina Sarcelles prise de notes sur le long fleuve tranquille
la vie en brousse… la Tsiribihina achat de poissons au dernier moment le restaurant à l'ancre
l'attribution des tâches est respectée… autant de matelots que de touristes repiquage du riz de décrue
rivage de la Tsiribihina
rivage de la Tsiribihina
À midi, on accoste sur un banc de sable où une famille repique du riz dans une flaque laissée par la décrue. On mange sur le chaland, salade de légumes, pâtes, thon, œufs et bananes. Très bon.

Notre équipage a acheté des tilapias à des pêcheurs au bord du fleuve pour le repas du soir. Ce commerce a l'air fréquent sur ce fleuve, puisque dès notre atterrissage, une femme est venue les proposer spontanément.
la Tsiribihina remplace l'autoroute locale resto-route resto-route
Quelques oiseaux. On voit des pirogues. Heureusement qu'on n'a pas opté pour la descente en pirogue (cinq jours).

Les pirogues sont minuscules, très étroites et l'eau arrive à 10 cm du bord. Comme dit Jacques "à moi, il en faudrait une pour chaque fesse !"

surveillant de récolte la difficile vie à bord sur la Tsiribihina
Belle gorge, forêt primaire sur des bords pentûs. Enchevêtrement d'arbres et de lianes.

1er lémuriens 1er lémuriens 1er lémuriens 1er lémuriens
On voit nos premiers lémuriens. Des bruns qui dorment (Fulvus Rufus) et des blancs au visage noir en famille, très chouettes (Propithecus Verreauxi).

À leur découverte, notre capitaine a gentiment fait demi-tour et Jacques a pu accoster avec son pèloto et réussir ses premières photos.

transports en commun rizière de décrue transports en commun
On croise des chalands qui sont en fait des « bateaux brousse ». Ils desservent les petits villages disséminés le long du fleuve, car il n'y a pas de piste dans cette zone : tout passe par le fleuve.

embouchure d'Anosinampela embouchure d'Anosinampela embouchure d'Anosinampela
cascade d'Anosinampela cascade d'Anosinampela cascade d'Anosinampela cascade d'Anosinampela
⏯️
⏯️
En fin d'après-midi, baignades à la jolie petite cascade d'Anosinampela, sur un affluent.
Concrétions en voile. L'eau est fraîche et claire.

Une petite participation est demandée par le village voisin. (Tourisme équitable !)

Puis bivouac sur une immense plage (banc de sable) juste en face de la cascade. Tentes igloos montées par le personnel (la honte !). Les Wasahas (blancs) sont servis comme des princes, c'est-à-dire, comme des manchots !
bivouac du routard rizières de décrue les repas à bord ne sont pas des plaisanteries veillée sur un banc de sable
Grand feu de camp, ti-punch chaud autour du feu avec toute l'équipe, soupe, poissons (de midi), frites, clémentines sur le chaland. Dodo de bonne heure, On voit passer des chalands et des pirogues dans la nuit.

Depuis notre départ la température est idéale. Il y a toujours un peu de vent. Ni chaud, ni froid.


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