Voyage à Madagascar – juin 2008 – (2/8)
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Mercredi 11 juin
bivouac au fil de l'eau bivouac au fil de l'eau Haricots de décrue Riz de décrue
riz de décrue repas à bord restoroute remontée laborieuse du courant
rizière et pirogue la hutte et son pavage antivégétation nasse au confluent poulailler antiindustriel
Bonne nuit malgré le vent qui s'est levé pendant la nuit et faisait faseyer la tente. Petit-déj' sympa. Départ vers 8 h. Belle lumière du matin sur les petites rizières fluos.

chargement du tabac sèché à Bédigro Bédigro village le zébu rouge et blanc, un must local séchage du tabac à Bédigro
Arrêt au village de Bédigro littéralement « là où il y a beaucoup de lémuriens ». Ancienne zone de culture et séchage du tabac au temps des colonies, vestige de hangars en ferraille délabrées et presque abandonnées.

choupette de Bédigro feuilles de tabac en fin de sèchage salon de coiffure la superette de Bédigro les roussettes, chauves souris géantes
Ils vivotent d'une production pour Mada et en partie l'Afrique de l'Est.

Il y a d'ailleurs 2 barges en cours de chargement dans le port avec de grosses balles de feuilles de tabac séché dans les cales et sur les ponts.

On se balade dans le village. Des gamins nous accompagnent, gentils, même s'ils réclament des bonbons. Bonne humeur. On fait des photos sans problème.

plus de vendeuses que de clientes ? les roussettes, chauves souris géantes le marché des poussettes en Afrique est compromis crème antiUV le geste est sûr, pas besoin de surveiller
Petit marché très modeste où l'on trouve des roussettes comme celle que Jacques a mangée il y a deux jours : au dépliage, l'envergure fait bien 80 cm.

Village d'aspect pauvre, pourtant il y a beaucoup de cultures et le fleuve offre son potentiel. On ne pense pas qu'ils souffrent de la faim, mais plus de l'isolement : le fleuve est leur seule voie de communication et n'est pas navigable toute l'année : la production est donc condamnée à l'autarcie.

Liv achète des canards pour ce soir. Des femmes ont le visage enduit de produits ocres pour se protéger la peau. À midi, salade avocat tomate, ragoût de zébu, papaye. La cuisinière « Masy » est un vrai chef !

repiquage du riz la meilleure marque de lave linge de l'Afrique
roussettes au repos dans la falaise croco à l'affût martin pêcheur malachite jardin d'éden, riz, haricots et sans doute plein d'autres choses
Toujours ces berges ponctuées de mini cultures de riz, parfois d'à peine quelques mètres carrés, dès que la décrue les découvre. Sur les berges inclinées, on voit plus volontiers des haricots.

Propithèque de Verreaux Lémur brun Lémur brun Propithèque de Verreaux
retour au chaland après les lémuriens habitat rural le long de la Tsiribihina habitat rural le long de la Tsiribihina lever des filets en fin d'aprèm
Beaucoup de bananiers en arrière-plan. Premiers baobabs. Arrêt près d'une forêt pour aller voir les lémuriens et se dégourdir les jambes. Une famille de bruns et de blancs et noirs.

traversée du fleuve par le troupeau traversée du fleuve par le troupeau traversée du fleuve par le troupeau
traversée du fleuve par le troupeau
Plein de petites scènes de la vie au bord du fleuve : pirogues, cultivateurs, enfants qui nous font de grands signes, zébus. Le soleil descend, la lumière devient belle et nous offre de beaux spectacles comme ce paysan qui attendait comme à un passage à niveau que notre chaland passe pour traverser avec ses zébus.

la pirogue traverse le jardin de retour des courses ? encore du riz
Bivouac sur un banc de sable. Petit punch autour du feu. Des musiciens et danseurs du village voisin d'Ambato Misay viennent nous voir. C'est la fête chez eux en ce moment. Une histoire de lune.

Ils dansent, chantent et jouent de la musique tous les soirs et vont venir faire la fête ce soir chez nous. On mange nos fameux canards, délicieux et en plus quand tu as fini de les manger, il te reste assez de tendons pour te faire une belle harpe.

Bananes flambées… après ce repas pris à bord, on descend à terre, car la fête commence. Musique et chants très rythmés. Leurs instruments sont des Kaposy genre banjo, à double ou simple caisse et des tam-tams sur bidons.

Kaposy genre banjo, à double ou simple caisse et tam-tams sur bidons Kaposy genre banjo danse kilalaky ou danse des voleurs de zébus
3 orchestres avec danseurs s'affrontent tour à tour s
soirée kilalaky dans les gorges de la Tsirihibina
C'est la danse kilalaky ou danse des voleurs de zébus.

Ils dansent les uns derrière les autres. Le meneur, mime en rythme les paroles du chant et tous ses suivants doivent l'imiter ses gestes le plus rapidement et fidèlement possible, y compris et surtout les grimaces.
soirée kilalaky dans les gorges de la Tsirihibina soirée kilalaky dans les gorges de la Tsirihibina soirée kilalaky dans les gorges de la Tsirihibina soirée kilalaky dans les gorges de la Tsirihibina
C'est génial, très expressif, beaucoup de rythme, très drôle parfois. Il y a beaucoup de jeunes et même des petites filles. Le village est assis autour du feu. Ils s'amusent vraiment entre eux, ne font pas le spectacle pour les Wasahas.

soirée kilalaky dans les gorges de la Tsirihibina soirée kilalaky dans les gorges de la Tsirihibina soirée kilalaky dans les gorges de la Tsirihibina soirée kilalaky dans les gorges de la Tsirihibina
soirée kilalaky dans les gorges de la Tsirihibina
soirée kilalaky dans les gorges de la Tsirihibina
Liv nous explique que cette musique et cette danse, dont c'est la zone d'origine a fait un tabac dans la capitale et que toute l'île en est folle. Le groupe musical qui en a fait la promotion est devenu riche et maintenant dans chaque village d'autres groupes essayent de sortir de l'ombre.

Ils ont été absolument ravis que nous fassions films et photos, rêvant grâce à cela d'une promotion fulgurante. Martine essaye de filmer, mais manque de lumière. Jacques fait plein de photos.
notre équipage est à la fête soirée kilalaky dans les gorges de la Tsirihibina soirée kilalaky dans les gorges de la Tsirihibina soirée kilalaky dans les gorges de la Tsirihibina
Il y avait ce soir-là trois groupes musicaux qui s'affrontaient, chaque groupe ayant son orchestre, son meneur et ses enfants. Un groupe s'appelait Marovavy, avec 1 enfant chanteur et plusieurs filles, sans doute une famille, un autre Tsiribihina Mamiratra (le fleuve qui brille) et un troisième Ankiliabo Bory (les stars d'Ankiliabo). On passe vraiment une super soirée.

Jeudi 12 juin
quelques haricots bivouac sur la presquîle du concert, près d'Ambato Misay Martin pêcheur à l'affut les bords de la Tsirihibina
Martine à la boussole Pti dèj à bord et à l'ancre remises de cartes postales aux danseuses d'hier soir remises de cartes postales aux danseuses d'hier soir
Grand beau et frais au lever. Éclairage superbe sur le fleuve. Dernière demi-journée en bateau. Forêt de baobab, débarcadère à Bello sur Tsiribihina, capitale de l'ethnie Sakalava.

adieux déchirants bananiers et baobabs sur les quais de la Tsiribihina transhumance La cuisinière Masy est un vrai chef !
banc de sarcelles envol de sarcelles débarcadère à Bello sur Tsiribihina, capitale de l'ethnie Sakalava. Bello sur Tsiribihina
Bello sur Tsiribihina notre gentil équipage quelques langoustes… en route vers les Tsingys
On quitte à regret notre gentil équipage. Cadeaux. Resto : gambas grillées. Puis, on part en 4x4 avec un nouveau chauffeur, Tony pour 4 h de piste d'enfer soit 100 km de forêt de jujubiers et de palmiers « satany albizra ».

en route vers les Tsingys bourgeons de baobabs, futur fleurs en route vers les Tsingys en route vers les Tsingys
Beaucoup de feux. On croise le pyromane, éleveur qui brûle les herbes sèches pour qu'elles repoussent vertes pour les zébus. Mais tout brûle en même temps. Les arbres et les petits animaux : les rapaces tournent en rond au-dessus en guettant leur proie.

Beaucoup de troupeaux de zébus et de zébulettes et de zébulons. Charrettes tirées par des zébus. Arrivée complètement cassés au camp crocos de Bekopaka.

C'est un camp fixe, géré par Club Aventure et le chef est justement en inspection. Grandes tentes sur plancher bois avec une vraie literie, genre lodge Britannique, pas mal du tout, au bord de la rivière Manambolo.

On s'installe au bar alors que coucher de soleil flambe, on demande un punch : il n'y en a pas. Le chef de camp entend ce refus, vient s'assurer de notre demande et apprend lui-même la recette au barman.

Finalement, plus rien ne manque pour que l'ambiance devienne magique. Douche et WC petit resto sous les immenses manguiers super nuit.

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