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Lundi 16 juin
Grasse matinée ! Petit-déj' à 8 h, départ à 9 h.
Piste pour
Manja, très boisée est très étroite, régulièrement ravagée par des cyclones.
Chaque village retrace de nouvelles déviations après chaque destruction et beaucoup instaure des péages pour financer ces
travaux.
Nombreux passages à gué qu'il faut inspecter avant de se lancer. Alternance de zones inondées et de parcours de brousse
très dense.
Arrêt dans un village où les enfants de l'école défilent en chantant, très rigolo : l'instituteur les prépare pour chanter les louanges
d'un notable local lors de sa visite le jour de la fête nationale qui approche.
Paysages de savane, petits villages où tout le monde dit bonjour : Salama vazaha ! Pique-nique, pâtes au crabe,
oranges.
Arrivée à
Manja vers 16 h. On change de standing ! Hôtel à l'africaine, petits bungalows
sommaires alignés par dizaines dans un dédale de ruelles inextricables et enfouis dans une végétation envahissante, pas de
moustiquaires, douche sans eau.
L'hôtel fait aussi épicerie et resto. On se balade dans la ville, pauvre et poussiéreuse, mais hyper vivante. Plein de
petits étales où les femmes vendent leur cuisine : poissons grillés, brochettes de zébus, papaye râpée, fruits,
beignets…
En plus ils préparent 10 jours en avance la fête de l'indépendance. Des stands s'installent sur la place avec chacun sa
musique à fond. Il y a même un manège de sièges en bois pendus sur un tourniquet que le proprio pousse lui-même lorsqu'il
est plein (économie d'énergie) : les gosses sont ravis et fiers.
C'est la première fois qu'un manège vient dans leur ville ! Retour à l'hôtel, punch coco bien frais, poulet bicyclette,
frites, papaye. Dans la chambre, on a mis la prise antimoustique et une fois allongés, on s'étrangle de fous rires en
regardant le décor de cabane en planche.
Mardi 17 juin
Départ vers 8 h 30 avec le pique-nique. Programme : 8 h de piste environ pour deux fois environ 80 km. Passage de
bourbiers, paysages de savane avec petites montagnes.
On croise toujours beaucoup de chars tirés par des zébus qui doivent manœuvrer péniblement pour nous laisser passer sur
cette piste serrée entre 2 murs d'épines féroces, le tout dans la bonne humeur. Peu ou pas de voitures.
Traversée d'
Ankiliabo le jour du grand marché : ça grouille magnifiquement. Arrêt dans un
autre village,
Ambivy, pour acheter du rhum : on va traverser le
fleuve Mangoky (le plus long de Mada) avec un bac et il faut faire des offrandes au
fleuve avant, afin qu'il soit clément (ou bourré ?) pendant la manœuvre.
Photos de femmes et de gamins au village dans la bonne humeur. On arrive au fleuve, le bac est en panne de l'autre côté.
Pas de problème ! Les gars le font traverser en le tirant avec une corde et le poussent avec des perches.
Un pont a été entamé il y a… quelques siècles et semble attendre quelques capitaux. Un nouveau bac est prévu, mais il est
encore en test, pas vraiment débarrassé de problèmes de jeunesse…
On a le temps de pique-niquer à l'ombre de la voiture pendant ce spectacle. Le plus vieux fait l'offrande au fleuve, il prend le
litre de rhum, en verse quelques gouttes dans le fleuve, récite quelques litanies et met le reste de côté ! Sans doute,
est-ce aussi un peu lui le Dieu du fleuve ?
On charge la voiture. La traversée se fait avec une dizaine de gars. Ils remontent le courant en le tirant à la corde sur
200 m, puis entament la traversée. Lorsqu'ils perdent pied, ils s'accrochent au radeau qui dérive et que seul le perchiste
tente de manœuvrer.
À la nage, ils prennent pied sur la rive d'en face et tentent alors de retenir et détourner cet attelage avec leur longue
corde. Pendant ce temps-là, de nombreux gamins sont montés à bord et font les clowns devant l'appareil photo : c'est à
celui qui réussira la plus belle pirouette.
Ce passage s'appelle
Bevoay ce qui signifie littéralement : infesté de crocodiles ! Le
tout dans la bonne humeur et la franche rigolade.
Arrivée de l'autre côté au village de
Bevoay. Plus que 4 h de piste pour
Morombé. Martine somnole, la piste est moins cassante.
Arrivée à l'
hôtel du Baobab : il a dû être pas mal au temps de sa splendeur et maintenant,
il est carrément décrépi, mais il est sur le front de mer et a gardé quand même un charme même un peu suranné.
Bungalows sans moustiquaire, mais douche avec eau chaude. Joli coucher de soleil, cocotiers, pirogue, etc.
Mercredi 18 juin
Nuit un peu dure par car beaucoup de moustiques. Départ pour
Andavadoaka. Jolie piste
sablonneuse, seulement une cinquantaine de km à faire.
On croise un caméléon qui traversait la piste de son pas hésitant.
Puis un énorme et magnifique baobab. Très jolie forêt de baobabs bouteilles.