Voyage à Lomé – Automne 2005 : Mali – (3 / 6)
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Samedi 5 novembre. (suite)
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Déjà avant la frontière la piste était en pointillé, mais maintenant, il n'y en a plus du tout.

Un peu avant Nagara , on croise un gros Berliet jaune, châssis posé dans le sable. Le chauffeur, ici depuis plusieurs semaines, montre la couronne de pont en bronze et attend la même de Dieu sait où.

Pique-nique sous une ombre mesquine, un jeune berger triste nous surveille en silence. On découvre nos premiers baobabs.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Passage à Téïchibé . On ravitaille au puits, sous une belle ombre et les séances photos commencent. Plus loin, on voit à l'écart de la piste une belle mosquée jaune toute neuve, dans un village un peu destroy. On s'engage. Visite du petit village d'Aïté . Ruelles étroites entre murs en pisé. Population hyper sympa sur la place de la mosquée.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Trois vieux nous accueillent chaleureusement. Les gamins sont marrants, les femmes ouvertes. On s'installe comme chez nous. Les petites filles apprennent la corvée d'eau. La case à palabres est magnifique.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Bivouac dans une zone où il y a pas mal de départ de feu pour l'écobuage. Ça fume un peu partout. On cherche un coin toujours un peu en retrait de la piste. Je vise un beau baobab qui devrait assouvir mon fantasme du bivouac sous un baobab.

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Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Première courte dans la savane, les graminées dans le pare-brise. On s'installe. Apéro. Au crépuscule, j'allume la lampe : on est bombardé par des milliards d'insectes, genre coléoptères de 2 mm. On éteint aussitôt.

On découvre alors un très joli feu de brousse orange… qui nous vient droit dessus. Dans cette savane, on sentirait le poulet rôti assez vite. On plie notre barda sans discuter.

J'essaye de retrouver mes traces, il fait nuit. Toujours en première courte, au ralenti, l'herbe au-dessus du capot, je me fais un ruisseau imprévu : tremblement de terre dans la voiture. Je découvrirai le lendemain que l'amortisseur arrière gauche a perdu la tête…

On reprend la piste de nuit. Piste archi défoncée. Enfin dodo, 10 km plus loin. Quand on voit sur la carte le beau trait rouge qui lie Kiffa à Kayes , on a l'impression d'une route nationale.

Dimanche 6 novembre
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Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Cette région est superbe, sahélienne, de grandes herbes séchées, sorte de savane, des baobabs, des nomades et des troupeaux de vaches à grandes cornes comme au Tchad. Un peu de zébus aussi. Rencontre avec des gens souriants gais au contact très facile.

En fait, cette piste est peu utilisée et en très mauvais état, pleine de surprises, bonnes et mauvaises. Ça doit être impraticable en saison des pluies.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)

Kayes
 
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Arrivée à Kayes . Ville africaine populeuse et bruyante. Animée, gaie et sale. Pleine de petites échoppes qui déversent de la musique malienne à donf !

Depuis quelques km, je sens une odeur de caoutchouc brûlé. Je jette un œil et découvre que l'amortisseur est naze. Deux gars présents se disputent pour m'aider. J'en choisis un au hasard. On traverse le pont pour le quartier des pièces détachées.

Pendant ce temps, on va faire du change. Jacques a trouvé deux amortisseurs dans une échoppe de pièces détachées. Évidemment ce ne sont pas des pièces d'origine, mais 160 € la paire, ça peut aller (ils n'en feront pas plus que pour ce prix-là !). On file toujours avec notre guide chez un mécano.

Tout ça par une température terrible. Kayes est le chaudron de l'Afrique, avec Djibouti . Poussière, odeurs, mais sourire.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Restau juste à côté du mécano, du fleuve Sénégal et de son pont. Capitaine – frites, pas mal.😎

On part pour faire les formalités d'entrée au Mali. Horrible odeur de caoutchouc. C'est mal réparé. Le ressort est sorti de sa cage et frotte contre le pneu. De nouveau mécano dans un autre quartier pouilleux et poussiéreux.

Égout à ciel ouvert, détritus, mais gentillesse… On reste avec Karine dans la rue principale… entre deux égouts… Puis, on rejoint Jacques et Pascal chez le mécano.

Paillote entourée de carcasses de voitures, poussière, huile. On nous propose des chaises… Le mécano de ce matin, un Ivoirien qui n'aime pas les Français (c'est la révolution chez eux !) a trempé les boulons dans le sable et les a forcés au montage : la patte qui tient l'amortisseur est foutue, impossible de remonter la tige. Il faut en trouver une autre.😠

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Le nouveau mécano part en ville à pied et après 2 h, revient avec la pièce, un peu rouillée, cannibalisée sur un autre Land… Discussion d'argent, 40 € pour le tout. Ok. Pascal et Karine sont partis chercher un hôtel. Ils nous téléphonent depuis l' Hôtel Khasso , repéré sur le guide et au bord du fleuve.

Réparation faite. À côté du garage, des gars tambourinent du Bazin, tissu aux couleurs africaines empesé à la gomme arabique est martelé inlassablement avec des gros maillets en bois. Ce qui donne un aspect brillant, très cossu. C'est un tissu de luxe.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
L'hôtel est rudimentaire, mais propre. La terrasse – bar domine le fleuve Sénégal . Petites cultures comme au bord du Nil . Délicieux filets de capitaine – frites. (2 fois aujourd'hui…) Nuit d'enfer. Climatiseur de chez Boeing… hyper bruyant et boite de nuit jusqu'à quatre heures du mat…

Lundi 7 novembre
Départ pour faire les formalités. Un flic nous intercepte et nous conduit illico à l'assurance. Un gars très sympa nous propose la carte brune, comparable à la carte verte, mais pour toute l'Afrique de l'Ouest : 50 € pour trois mois.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Puis police vers la gare, affable, mais un peu crad, puis douane à l'autre bout de la ville. Ambiance fonctionnaires africains. On a un peu de mal à susciter de l'intérêt. Le transistor joue à fond dans les bureaux du chef qui nous fait les papiers. 10 gars à l'entrée à l'ombre, avachis dans des fauteuils ? Pastèques dans un marché. Enfin, on sort de Kayes .

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Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
On prend la piste en direction des chutes du Félou qui sont plutôt des rapides au loin et qu'on ne visite pas.
Il fait une chaleur caniculaire dans des rochers noirs. On file. En plus elles sont équipées d'un barrage et d'une usine électrique.

La piste qui suit le Sénégal n'est pas toujours visible à cause de la végétation. Beaucoup de petits villages aux cases rondes et propres, groupées autour d'une cour. Gens hyper souriants accueillant partout où on s'arrête.

Pique-nique à Saboussiré , dans une cour d'école à l'ombre. Une jeune femme qui passe nous offre des arachides.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Arrêt dans les villages qui sont de plus en plus sympas : Kakoulou, puis Maloum où on descend vers la plage et les gamins nous font la fête, et Dinguira-Logo où l'arbre à palabre est tellement accueillant que l'on y reste un bon moment. Visite, photos, tout le village super content qu'on s'attarde.

Pas de demande de cadeaux. On emmène un vieux et son fusil jusqu'au village voisin à 15 km.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
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Beau bivouac sous un grand baobab. Tout est brûlé alentour et j'angoisse un peu, mais le terrain est dégagé 100 m autour de l'arbre.

Un serpent s'échappe d'entre les pieds de Martine. La pelle à neige le rattrape…

Alors que le crépuscule est terminé, 2 gars en mob surgissent de nulle part : c'est un taxi brousse qui fait Bamako-Kayes (600 km, 12 h de voiture à cette époque…) parce que le train a déraillé depuis une semaine.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
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Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Le Sénégalais qui est passager ne pouvait plus attendre pour rentrer à Dakar et il a affrété cet improbable transport !

Le "chauffeur" ne voit plus rien et ne connaît pas la piste. Ils nous demandent si c'est encore loin. Ils sont tentés de passer la nuit avec nous, mais nous n'avons pas de couchage pour eux et quand on leur montre le serpent mort, ils déguerpissent.

Ils n'ont plus d'eau non plus. On les ravitaille. Le client éclaire la piste avec une lampe sans piles (à manivelle !) car la mob bien sûr, n'a pas d'éclairage…
Je me fais du souci pour eux, car la piste est difficile et souvent défoncée par les pluies et pas toujours évidente à trouver. Alors en plus, la nuit…

Mardi 8 novembre
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Petite piste toujours intime, car très peu fréquentée. Vers 11 h du matin, on traverse un affluent du Sénégal, la Moïfata. Les crues doivent être impressionnantes, car le gué en béton est malmené.

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L'eau, pas tout à fait claire, est bien tentante, le cadre est beau, avec des fleurs partout.

Gouina
 
À 95 km de Kayes, Chutes de Gouina . On accède d'abord en aval. Près de constructions coloniales abandonnées, une piste de brousse à peine tracée nous amène à 20 m de l'eau.

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Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
De là part l'expédition : munis de bâtons et de bouteilles d'eau, on remonte sur 1 km le fleuve qui gronde.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Ambiance explorateur garantie, Livingstone et Fergusson peuvent aller se rhabiller ! La chute est de plus en plus large, belle et grandiose.
Le ballon, se dégonflant peu à peu, retombait avec les intrépides voyageurs retenus à son filet; mais il était douteux qu'il pût atteindre la terre; aussi les Français se précipitèrent dans le fleuve, et reçurent les trois Anglais entre leurs bras, au moment où le Victoria s'abattait à quelques toises de la rive gauche du Sénégal.
ᚓ Le docteur Fergusson! s'écria le lieutenant.
ᚓ Lui-même, répondit tranquillement le docteur, et ses deux amis.
Les Français emportèrent les voyageurs au delà du fleuve, tandis que le ballon à demi dégonflé, entraîné par un courant rapide, s'en alla comme une bulle immense s'engloutir avec les eaux du Sénégal dans les cataractes de Gouina .
ᚓ Pauvre Victoria! fit Joe.
(Jules Verne - Cinq semaines en ballon - p.360)

En savoir plus sur le festival, puis le barrage hydroélectrique de Gouina
Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
On s'en approche dans une véritable forêt vierge. Chaleur et cram-cram… Mais ça vaut le coup, c'est superbe. Photos et vidéo à gogo, on vit un grand moment. Puis, on retourne aux voitures, après avoir compris que l'accès peut se faire par le haut.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Toujours aussi grandiose. Pique-nique avec vue sur les chutes…

Il y a toujours des feux d'herbe. Beaux arbres, baobabs et autres très nobles. Il y a des petites filles à la vaisselle au bord du fleuve.

Ce site est exceptionnel et accessible par une piste folle. Dans l'après-midi, on a l'impression de suivre une piste d'ânes, il n'y a de trace que pour les roues gauches (visibilité du chauffeur), les 2 roues droites sont dans les matitis.

Puis ça se gâte encore et maintenant la piste n'est plus que pour les chèvres ! La végétation luxuriante me refait la carrosserie gratuitement…

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Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
On entre dans le village de Boukouda par le poulailler. Accueil formidable. C'est la fête !

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Au moment de repartir, Martine leur envoie un bisou en soufflant sur le bout de ses doigts : le geste fait fortune et toute la ribambelle nous renvoie des milliers de bisous, nous faisant regretter ce départ.

Très belles séquences de piste en forêt, souvent en ligne droite le long du chemin de fer. On roule presque à l'ombre et les feuilles jouent avec le soleil.

Peu avant Galougo , on traverse le chemin de fer et la piste s'éclate pour franchir un ressaut : première courte. On s'arrête ensuite dans un village pour la douche de Pascal, toute l'école est dérangée. En repartant, on passe carrément dans le feu de brousse : les flammes lèchent les portières.

On arrive à Bafoulabé , gros village d'origine coloniale. C'est le confluent du Bakoy et du Bafing qui forment à cet endroit le fleuve Sénégal. Calme et propre, accueillant.

Petites courses au marché. Cacahuètes grillées et papayes. Pain. J'essaye de photographier une marchande, mais je me fais violemment sortir. Je lui réponds qu'elle n'est pas gentille. Du coup, je la trouve moins belle et lorsqu'elle revient me dire qu'elle est d'accord, je rate copieusement la photo. Emprise mentale sur l'électronique de l'appareil ?

J'avise une case à palabre bien garnie et tente d'avoir des infos sur la piste de Toukoto et des Chutes de Billy . C'est raté, ils sont tous très négatifs et m'expliquent que cette piste coloniale n'a jamais eu d'intérêt pour eux et qu'elle est à l'abandon depuis le départ des Français !

Je regrette beaucoup de m'être laissé impressionner par cette bande d'artistes, car en rentrant, je trouverai sur le web un track-log fait par des Portugais. Mais sur le coup, je suis déçu.

Et je reviendrai en 2008 pour ce projet et constaterai effectivement que cette piste est complètement abandonnée, bien que ce soit le seul accès aux chutes de Billy depuis l'ouest.

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Il faudrait trouver un bac pour traverser le Bafing . Il est tard et on ne peut traîner en ville avant le bivouac.

Pas de contre-interrogatoire et on part pour Mahina . Ville voisine beaucoup plus populeuse et animée où passe le train. On emprunte d'ailleurs le pont du train pour traverser le Bafing et sortir de la ville… Pas de pont voiture, seulement un bac aléatoire.

On décide de descendre au sud par Manantali où il y a un lac de barrage. Bivouac en rase campagne, après s'être écarté de la piste dans une forêt d'épine.

Mercredi 9 novembre
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Piste assez roulante par endroit et importante sur la carte IGN, ce qui est faux, mais elle est généralement très roulante.

On trouve un joli petit marché en rase campagne, juste avant Bingassi . Arrêt fruits légumes, déçus, car il y a essentiellement du tissu. On arrive à Manantali : immense barrage en terre. Immense lac.

On est harcelé par la sécurité qui refuse toute approche, même les photos : on leur laisse leur barrage de mer…
On trouve rapidement un joli petit goudron, sur un tracé un peu sinueux et complètement désert. On va essayer de rejoindre Fangala pour voir les chutes de Billy en passant par Niantassou et Toukoto , mais on nous dit que ce n'est pas praticable.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
On refait une dernière tentative à Dionfa-Kourou . Les villageois sont surpris et incrédules, car ils nous ont dit que ça ne passait pas et on y va quand même.

Mais après 3 km d'épines sur un chemin à lacérer un âne, on recule. Nos errances sont guidées par la date du 12 novembre au matin à Bamako où Karine doit faire viser son billet d'avion pour partir le 13 au matin.

On n'a plus le temps de s'engager sur Toukoto et les chutes de Billy , mais on en a trop pour faire Kita-Bamako en direct.

Finalement, on décide de rejoindre Bamako par le sud en allant dans les Monts Mandingues en espérant trouver des pistes.
« Nous voyageâmes à travers un pays montagneux, couvert de forêts et riche en sources. Les habitants sont Mandingues ; ils sont d’un naturel doux, mais jaloux de leur indépendance. »
Ibn Battûta (1352–1353)
Bivouac vers Bindougou , 50 km avant Kita , juste à l'écart de la route, pas facile à cause de la végétation.

Kita
 
Jeudi 10 novembre
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Découverte d'une scierie champêtre ! Les bûcherons débitent un arbre gigantesque… à la tronçonneuse ! Et les planches et poutres sont absolument nickel.

La piste s'agrandit à l'approche de Kita . On traverse le Bakoy par un pont en poutrelles d'acier. Les lavandières se déchaînent et Pascal aussi. Les gamins accourent, dont un avec un bonnet magnifique : je veux le même !

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Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Kita : ville calme et sereine. On se gare en plein centre sans problème, les gens sont accueillants. Le marché est extra grand et animé. Tenu par des femmes, à part la viande et les vêtements manufacturés.

Oignons ail et ciboulette. Tomates, bananes, pastèques et plein d'autres produits qu'on ne connaît même pas. Femmes gaies, pas de problème pour moi pour filmer. Ça les fait beaucoup rire.

Achat de deux grosses cuillers en bois et de bonnets bariolés aux crochets. On y passe la matinée !
« Le 28 avril, nous arrivâmes à Kita, grande localité située au pied de collines rocheuses couvertes de bois. Le pays alentour est rempli de petites vallées et de ruisseaux ; c’est l’un des plus beaux et fertiles districts que j’aie vus en Afrique.
Les habitants sont des Mandingues ; ils cultivent beaucoup de mil et de coton, dont ils tissent des étoffes d’excellente qualité. Les rochers de Kita offrent de charmants points de vue ; l’air y est frais et pur. »
Mungo Park (1795–1797)
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Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Puis, on reprend notre cheminement en direction de Sirakoro . Région des Monts Mandingues , plus désolée que celle de Kayes . Villages plus pauvres et moins soignés.

Mais les gens sont toujours aussi souriants et sympas. Peut-être un peu plus méfiants au début, car ils ne doivent pas souvent voir passer des Européens.

Je me remémore les descriptions de la zone par René Caillié lors de son voyage à Tombouctou .

Coton. Nombreux arbres. Grandes herbes. Pique-nique à Boro . On voyait les élèves sortant de l'école marcher le long de la piste, ils nous tombent dessus comme des sauterelles.

Magnifique séance photo vidéo, car les jeunes sont exubérants, mais respectueux et disciplinés. Un adulte en retrait les surveille et ils obéissent à la voix. On croyait le pique-nique foutu : pas du tout.
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À la fin de la séance photo, l'adulte leur dit une seule fois de nous laisser tranquille et ils le font aussitôt ! Grand bonheur.

Petit souvenir pour Christian et Marylène avec une mise en scène vidéo. Je prête un de mes bonnets à Pascal, qui revêt son dernier achat de Kita et je dois le filmer en faisant le ouh ! ouh ! qui nous manque. Fous rires et tendresse…

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Sirakoro est un bourg provincial, sans particularité. Le marché se tient sur un terreplein, couvert partiellement d'une halle.

Je demande ma route, sans succès. On file. La piste devient fluette, l'aventure commence…

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Vers Goro, on sent que la piste ne sert qu'une fois par an, pour sortir la récolte et entre temps, la végétation se déchaîne.

Quelques détours imprévus, mais n'est-ce pas ce que l'on cherchait ?
La piste devient plus jolie, mais toujours aussi peu fréquentée. Petites cultures. Coton, canne à sucre, céréales. Mais dans un terrain assez caillouteux. Pratiquement plus de bétail à part quelques chèvres autour des villages.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
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Puis vers Kaman , rencontres imprévues. Des gamins en train de ramasser des pains de baobab nous tombent dessus, surexcités, puis un peu plus loin, des fillettes récoltent des arachides dans de grands sacs et paniers. La curiosité est réciproque tout comme le souhait de ne pas déranger.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Encore un peu plus loin, on tombe sur un père et son fils, tous deux exténués, en train de récolter du gombo et d'autres plantations inconnues. Pauvreté extrême et la détresse lisible dans leurs yeux exprime parfaitement l'écart entre deux civilisations qui se rencontrent. Échanges de cadeaux T-shirt cacahuètes et canne à sucre, très chaleureux.

Bivouac vers Tango , à 8 km de la Guinée , dans le seul coin dégagé depuis des kilomètres…

Comme à chaque bivouac depuis le début du voyage, on a toujours vu des gens venir discuter discrètement nous voir, nous demander si ça va et repartir comme ils sont venus…

Pascal et Karine qui sentent approcher une échéance redoutable, s'isolent de plus en plus…

Je visite les alentours qui sont magnifiques : végétation épaisse, sol latéritique nu à part les troncs, alternance de plateaux et de ravins. Beaucoup d'oiseaux.

Un piéton armé passe, on discute. Je lui raconte notre rencontre précédente et lui montre les photos, il reconnaît son frère !

Vendredi 11 novembre
On continue pour rejoindre Sibi au sud de Bamako . La piste n'existe plus. Passage de petites rivières très jolies. Passage de petits ruisseaux avec femmes à la lessive. Végétation de palmiers et tout le long.

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Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Séance photo vers une femme et ses 3 fillettes, dans une jolie rivière en lumières du matin. Elle utilise une grande calebasse recousue et une petite écuelle avec un manche. On lui propose de la lui acheter, elle accepte volontiers.

À chaque village, on cherche une issue. Heureusement, nous sommes dans une savane arborée et même s'il y a des montagnes de 200 ou 300m autour de nous, il y a des passes. On tombe dans le village des gens rencontrés hier : ils sont très discrets, font mine de ne pas nous connaître, puis se rappellent.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
On passe un ressaut, une piste part sur la Guinée . On hésite, on revient discuter au village. Ils confirment que la Guinée , c'est tout droit, mais on va trouver une piste à gauche. Ok, c'est vrai. On est passé à 5 km.

À partir de là, la piste s'établit. On redescend sur Niamou . Je commence à croire qu'il est possible de traverser les Monts Mandingues .

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Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
Dans un hameau de 3 cases, on fait une séance photos de 2 femmes et leurs bébés, dans une franche bonne humeur. Puis on traverse un joli gué, avec une eau vert clair et une forêt galerie. Photos.

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Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
On découvre une piste de fourmis magnan très impressionnante.
En savoir plus sur les fourmis magnans On rejoint une piste plus importante avant Sandaba et après, on s'arrête au bord d'une petite cascade très mignonne, dans des rochers très noirs.

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Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)
On passe Kenyero et peu de temps après, on monte sur un goudron impeccable. C'est la route de Bamako-Kourémalé-Siguiri vers la Guinée .

Très fréquentée par les camions. Le goudron cède rapidement la place à une piste poussière rouge infernale et la fin du parcours se transforme en galère.

Comble du malheur, mon GPS grille plusieurs fusibles et je rentre en ville en aveugle.

Bamako
 
Arrivée à Bamako . Circulation d'enfer, pollution extravagante, taxis déglingués, vaches.
Quelle est l'histoire de la fondation de Bamako Direction le Sofitel , Hôtel de l'Amitié , ou Karine doit faire viser ses billets.

Puis Hôtel Mandé sélectionné après une longue analyse des guides. Joli hôtel au bord du Niger.

Drame : c'est beau pour une dernière nuit de noces, mais il n'y a plus de place. Un congrès de médecins européens a tout raflé. Pascal fait le forcing et n'obtient qu'une vague promesse. Apéro agréable au bord de la piscine en attendant et scènes de théâtre par des médecins pseudo baroudeurs qui se la jouent tous frais payés par les labos pourvu qu'ils "remplissent" leurs ordonnances…

On se rabat vers le centre touristique de Tim Buktu vers la chaussée inondable Chambres pas terribles, mais propre. Beaux jardins calmes. Et surtout dispos !

Nous sommes les seuls clients. Super pour le repas du soir dans une grande salle en paillote, avec service colonial. Capitaine sauce africaine et viande pour Jacques. Je dors bien, mais Jacques se réfugie sous la tente de toit à cause du climatiseur hyper bruyant. SMS à Jean-Yves pour son anniversaire et à toute la famille.

Pomme de Merveille ou Melon amer (Momordica balsamina)

Samedi 12 novembre
Bon petit déjeuner et sous les arbres. Pascal et Karine tiennent à aller à l' Hôtel Mandé pour leur dernière nuit. Ils trouvent une chambre libre. Nous, on reste là tranquille. Repas de sous les arbres.

Grande lessive. Jacques bricole son installation électrique qui est tombée en panne hier et fait 3 fois le tour de l'hôtel pour trouver de l'eau.

Courses au supermarché et on rejoint nos collègues à l' Hôtel Mandé . Difficultés pour trouver un change CFA "honnête". On fait affaire avec un gars hyper prudent et très inquiet. La réglementation doit être sévère ?

Un monde fou. Fête de la bière et congrès des chirurgiens. Le cadre est agréable au bord d'un bras du Niger. Repas d'adieux à Karine sur la terrasse sur pilotis. Nous sommes invités par Pascal et Karine. Très sympa. On rejoint notre hôtel, moi la chambre et Jacques sa tente !

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