Voyage au Yémen – Automne 2004 : Arabie (4 / 6)
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Djeddah
 
Samedi 6 novembre
Bonne nuit, mais on est de nouveau tous enrhumés. Ça mouche. Ça tousse. On souffre des changements de température entre l'air étouffant et les pièces climatisées.

On descend au garage vers huit heures. On doit donner les clés. Ce sont les gars du bateau qui emmènent les voitures à la douane. Nous, on doit remonter au snack, attendre dans une ambiance glaciale, aussi bien au sens propre que figuré.

Tous les passagers défilent devant nous à la queue leu leu pour recevoir un comprimé. En fait, c'est un antidiarrhéique pour La Mecque !

Il n'y a que nous comme Européens sur ce bateau, l'équipage est philippin. Au bout de deux heures environ (on n'a toujours pas déjeuné, je rêve d'un café !) on vient nous chercher. On sort et on rejoint un immense bâtiment. Contrôle des passeports et tampons d'entrée.

On a échappé à l'antidiarrhéique ! Ouf ! Il n'y a pas que des inconvénients à traverser l'Arabie en tant qu'Européens. Il y a des queues interminables de gens qui attendent dans une discipline parfaite. On passe à un guichet plus rapide. On nous a affecté un guide local assez sympa pour ce parcours compliqué.

⏯️
Puis direction les douanes où on doit récupérer les voitures. De nouveau, de longues formalités bizarres…

Jacques l'ancien rit sous cape en lisant les pancartes annonçant la peine de prison à tout importateur d'alcool et celle de mort à tous les possesseurs de drogues, mais c'est bien le seul à mépriser le danger auquel il expose l'ensemble du groupe !

Heureusement, on est à l'ombre sous des ventilateurs. Je ne le dis pas assez, mais depuis le Soudan, il fait hyper chaud. On paye à droite puis à gauche dans une logique discutable.

On nous libère après une fouille succincte des voitures et quelques heures d'attente…

Cafouillages dans Djeddah. Immense ville avec une circulation intense. Grand changement de standing avec le Soudan. On sent qu'il y a du pognon.

Puis on prend la route direction le Yémen. Petites erreurs au départ. On fait un détour à l'est par l'autoroute et on se trouve devant des voies « interdites aux non musulmans » en arabe, en anglais et en français. C'est la route de La Mecque.

Après 120 km, on retrouve Jean et Jésia qu'on avait perdus dans Djeddah. On roule jusqu'à huit heures. Conduite difficile et hyper dangereuse en pleine nuit : les locaux n'hésitent pas à doubler en troisième position lors d'un croisement. Souvent sans phares. Considérant qu'Allah seul décide de l'instant de leur mort, ils lui font confiance et se libèrent de toutes les contraintes d'un éventuel code de la route !

Beaucoup de camions. Les gens roulent vite. Les voitures sont en bien meilleur état que dans les pays que l'on vient de traverser.

Notre visa est éphémère : 48 h pour atteindre le Yémen, mais faveur exceptionnelle, les femmes blanches peuvent conduire.
Bivouac de nuit. On est encore à 500 km du Yémen.

Dimanche 7 novembre
On roule en direction du Yémen. Rien à signaler. C'est long. Formalités de sortie d’Arabie très rapides (trois quarts d'heure). Le gars des tampons n’avait jamais vu de Français ni de touristes passer par là en voiture. Nous sommes quand même à côté d'un camion immatriculé en France et dans le même sens que nous.
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