← Étapes →
Mardi 26 octobre
(suite)
Arrivé à 12 h 30 à
Wadi Halfa
. Nos voitures ne sont pas arrivées, mais la police ne veut pas que l'on reste sur le bateau.
Intervention de la sécurité et qui recherche qui a filmé le débarquement. En fait, c'est Marylène qui a
filmé malgré les gestes réprobateurs des gens. Ils visionnent les cassettes de Jésia et Malou, mais ne
trouvent pas Marylène…
Formalités à la sortie du bateau. On est pris en charge par un chibani qui récupère nos carnets de passage
en douane, fait des photocopies (?) Et nous trouve un taxi pour le village. On monte à 15 dans un Toyota
plateau… Direction le
Nile Hotel
: Cabanons en planches et toits en palmes. Lits à ressort réformés de 14-18 avec un matelas et un oreiller,
quasiment tous à la belle étoile.
On est regroupés dans trois chambres où se trouve déjà 1 Australien qui attend le bateau pour aller à
Assouan
.
On cherche à manger. Il est 17 heures et on n’a qu'un verre de thé dans l'estomac.
Petit restau en face de l'hôtel, viande grillée, poisson frit, bonne ambiance, car rupture du jeûne. De
nuit, Balade dans le village : quelques baraques, épicerie, bar, poussière, animation, gens très sympas.
En fin de repas, je (Jacques) découvre une marchande de café ambulante. Elle tient dans la rue un petit
stand rempli de réserves de toutes sortes pour servir le café local, à la turque, mais épicé avec des tas de
trucs inconnus. Je tente le coup, mais sans pouvoir trouver une langue commune, je lui demande par gestes de
me servir le meilleur de sa collection. Et elle y parvient sans problème : j'en ai encore les papilles qui
frétillent rien que d'y penser.
L'hôtel s'est rempli pendant notre absence. Des lits partout dans tous les coins. Les hommes d'un côté, les
femmes de l'autre. Les collègues décident de dormir dehors, car il fait chaud dans les chambres.
Ils déplacent les lits dans les cours, on choisit de rester dans la chambre en créant un courant d'air. Les
autres ont eu très froid, car le vent s'est levé.
Christian s'est relevé pendant la nuit et a volé des couvertures à des gens qui étaient partis aux chiottes
(???). On le retrouve le matin enseveli avec Marylène sous « ses » couvertures.
Jacques l'ancien qui était avec l'Australien a eu l'impression d'un voyage en Concorde toute la nuit :
l'Australien a, parait-il, un coffre redoutable.
Beaucoup de bruit, les gens qui chantent, regardent la télé à fond. La pompe à eau et son moteur poussif
mais bruyant s'est mise en marche… Moi, bouchons d'oreilles et somnifères. J'ai bien dormi…
Mercredi 27 octobre
Un verre de thé et des biscuits achetés la veille, on part pour les formalités qui dureront toute la
matinée, de bureaux en bureaux… Christian et Jésia suivent l'affaire pendant qu'on attend.
⏯️
Petit tour au marché, tomates, bananes, pamplemousses. Pascal est malade. À midi les chauffeurs plus Jésia
partent au port. Je ne raconte pas ce qu'ils ont vécu car je n'y étais pas.
En gros, ils ont dû se battre pour qu'on décharge les voitures, pour que les douaniers fassent leur boulot
etc. Ils ont été « libérés » vers 18 heures…
Toute la journée, il a fallu payer des trucs par-ci et des trucs par là…
On est resté cinq femmes au village. D'abord à l'hôtel, puis comme ça devenait une fournaise, on s'est
installé devant l'hôtel à l'ombre (le gars du restau nous a prêté les sièges), au milieu des ânes, de
ballots, de marchandises, de gens qui passent et qui repassent dans un parc que de vieux Lands comme je n'en
avais jamais vu avant…
Un thé vers 17 heures et quand les voitures arrivent enfin, on se casse vite fait de ce charmant village…
Bivouac à quelques kilomètres.
Jeudi 28 octobre
On roule dans des petites montagnes. Piste parallèle au
Nil
! Qu'on ne voit pas.
Puis on rejoint le
Nil
. On se retrouve juste sur la rive en face de l'endroit où on avait découvert le
Nil
l'an dernier (
cataracte de Dal
).
Sables et rochers. C'est très beau, séquence émotion.
Puis, on suit plus ou moins le
Nil
. Piste poussiéreuse, tôle ondulée. On trouve beaucoup de villages Nubiens. Cette rive est plus habitée que
l'autre et moins belle à mon avis. Les villages sont moins beaux, moins colorés, moins soignés.
Quelques belles maisons quand même. Les gens sont toujours aussi gentils, souriants, accueillants.
Pique-nique au-dessus du
Nil
! Des enfants viennent nous voir, pauvres mais souriants et discrets.
Bivouac dans une palmeraie. Poussière grise : le limon du
Nil
.
⏯️
Discussions le soir sur l'avenir : il apparaît que ça commence à faire juste pour aller au
Yémen
! Surtout qu'on n’a toujours pas de solution pour traverser la
mer Rouge
. Le retour en
France
est prévu en voiture (minimum 15 jours si tout va bien) soit par
l'Égypte
(on a déjà donné !) soit en fraude par la Libye avec arrivée à Koufra sans visa…
La solution de rentrer en avion en mettant les voitures sur un cargo est beaucoup plus onéreuse et ne
convient pas à tout le monde.
Donc le but est d'aller à
Khartoum
pour essayer de démêler tout ça.
Ça me fait râler, car on rate plein de choses qui étaient prévues. À vouloir trop en faire…
Je suis malade. Tourista et rhume (bateau ?)…
⏯️
Vendredi 29 octobre
Gros schisme sur l'itinéraire ! J'avais (Jacques) prévu d'explorer la zone du Nil qui traverse les belles
dunes roses au sommet de la boucle d'Abou Hamed. Le super bivouac de Old Dongola de l'an passé serait
certainement surpassé.
Mutisme total de Puthod qui préfère secouer sa cervelle sur une piste infâme plutôt que remettre les roues
dans le sable. Ça fait deux fois qu'il massacre l'itinéraire prévu sans même discuter. Attention…
On continue à descendre plein sud en suivant le
Nil
. Piste très très pénible : tôle ondulée, poussière, bosses.
En fin de journée vers
Dongola
! On retrouve enfin une piste sablonneuse en direction de
Karima
. Journée de merde. Presque tout le monde est malade. Soit maux de tête, soir rhume…
On pense qu'on a attrapé ça dans le bateau, ou à l'hôtel, ou ailleurs !
Bivouac dans le sable à une centaine de kilomètres de
Karima
.
Samedi 30 octobre
⏯️
Arrivé à
Karima
.
Djebel Barkal
. Pyramides… Moins belle lumière que l'an dernier.
Courses dans
Karima
: eau, pain, fruits, puis on prend le fameux bac.
Cette année, il n'y a personne, l'an dernier on avait dû se battre pour passer…
Pique-nique à la sortie du bac. On prend rapidement un bon goudron, direction ouest, puis sud vers
Khartoum
. On se fait doubler par une dizaine de Toys Plateau essence qui roulent à 150 kmh. 6 hommes par plateau,
dépenaillés et braillards qui s'excitent autour d'une mitrailleuse lourde sur tourelle…
On a probablement rencontré nos 1er Janjawids et j'aimerais en rester là. Bivouac à 80 km de
Khartoum
.
Dimanche 31 octobre
Arrivé à
Khartoum
par
Omdurman
. Circulation d'enfer.
Puthod imagine de passer par l'
Érythrée
puis le détroit de
Bab el Mandeb
pour atteindre directement le
Yémen
. Mais il n'a pris aucune info sur la faisabilité de cet itinéraire. (prestation Fun Aventure ?). On va
investiguer sur place.
On prend un taxi comme guide pour nous emmener à l'ambassade
d'Érythrée
. Les 8 voitures à la queue leu leu dans cette circulation, pas terrible…
Le taxi nous emmène à l'ambassade du
Yémen
. Il ne sait visiblement pas où se trouve celle d’
Érythrée
.
Avec Jacques et le taxi, on part à la recherche de l'ambassade d'
Érythrée
! Les autres restent à celle du
Yémen
.
Il nous emmène cette fois à celle d’
Éthiopie
.
Il faut dire que ce sont des baraques dans des petites ruelles. Pas vraiment l'idée qu'on se fait d'une
ambassade. Enfin on trouve
l'Érythrée
.
Je vais résumer :
-
au
Yémen
, on apprend qu'il n'y a que par
Port-Soudan
et l'
Arabie Saoudite
(traverser la
mer Rouge
) qu'on peut aller au
Yémen
.
-
L'Érythrée
est catégorique pas de visa pour
l'Érythrée
.
-
Arabie Saoudite
: premier contact très froid, ils prennent Françoise pour une Américaine nous diront-ils plus tard. «
Visa transit
Arabie
! Peut-être samedi prochain, inch'allah ».
L'ambassadeur du
Yémen
! Très sympa, émoustillé sans doute par l'intérêt que portent ces touristes à son pays, intercède en notre
faveur auprès de son homologue saoudien. « OK, on va vous faire vos visas ».
Ambassade
d'Arabie
: forteresse bien gardée impossible de voir quoi que ce soit. Militaires en armes. Un guichet sur la rue et
des tas de gens qui font la queue pour des visas… c'est la voie royale pour le Hadj, ce pèlerinage que
chaque musulman se doit de faire une fois dans sa vie.
On se gare dans une ruelle attenante et commence l'attente, interrompue de temps à autres par des demandes
de photos, d'argent, etc. Puthod et Jésia sont à l'intérieur de l'ambassade.
Nous, on s'installe sur le trottoir. Il fait 40° à l'ombre. Poussière et bruit. Jacques et moi sommes devant
un mur de villa. Le gardien sympa nous propose des sièges et de l'eau. Une Française surgit en voiture et
nous reconnaît : elle nous avait vus à l'
Hôtel Holiday Villa
l'an dernier. Incroyable mais vrai !
Charmante. Son mari travaille au CICR et on est devant sa maison. Elle nous invite à entrer. Elle nous fait
visiter et nous fait servir des boissons fraîches par sa servante éthiopienne. Pascal a du mal à respirer
devant l'Éthiopienne qui a, c'est vrai, un gros cœur qui a l'air tendre…
Vers 17 heures Puthod et Jésia nous annoncent qu'on aura les visas demain vers 11 heures.
Nuit à l'
Hôtel Green Village
! Jardins exquis, chambres minables.
Repas au restau à côté. Nuit correcte après avoir exigé des draps (eh oui !) et des serviettes de toilette…
Lundi 1 novembre
La moitié du groupe a dormi dans sa tente de toit à cause du bruit de la clim et des moustiques. Nous, on
l'avait réglée assez bas et on n'a pas eu de moustiques.
Puthod va à l'ambassade du
Yémen
voir l'ambassadeur pour avoir des renseignements sur le bateau.
Jacques est chargé d'aller aux nouvelles pour nos visas en
Arabie
.
Là, on lui dit qu'il faut une lettre de l'ambassade de
France
.
Ça continue ! On va prévenir Puthod qui attend toujours devant l'ambassade du
Yémen
l'arrivée de M. l'ambassadeur. Il va illico à l'ambassade de
France
.
On n'y croit plus. Certains pensent en plus que vu le contexte international, ils vont nous refuser leur accord.
Finalement, il convainc Madame la consul qui convainc M. l'ambassadeur et on a notre lettre.
En
Arabie
! On nous dit qu'on aura nos visas vers 14 heures. Puthod retourne voir l'ambassadeur du
Yémen
qui est enfin au boulot.
Le bateau de mardi est complet. Le prochain part vendredi et pas moyen de réserver. On nous vire de notre
petite ruelle où on avait de nouveau installé nos pénates. Il faut dire que 8 4x4 gênent un peu la
circulation.
Puthod va aux nouvelles : rien n'avance, ils ont 4 000 visas à faire par jour (ramadan, pèlerinage à
la Mecque
…) Jean et Jésia partent chercher l'ambassadeur du
Yémen
vraiment charmant qui vient demander aux
Saoudiens
qu'on accélère les formalités pour les 15 Français futurs touristes de son pays.
Vers 16 h 30 on a enfin nos visas.
On roule. On décide de passer par le nord malgré 250 km de pistes, mais qui semble le plus court que de
passer par le sud et
Gédaref.
Vers huit heures, bivouac. On a roulé de nuit, comme des malades au milieu des camions, des nids de poules
et des mecs sans phares. On est à 30 km environ d'
Atbara
.
Téléphone à Manette. Revenue de
Corse
! Elle va partir en
Espagne
. Tout va bien en
France
.
Mardi 2 novembre
Départ de bonne heure. La piste d'
Atbara
part plein est. Assez bonne au début, mais très surveillée (en fait, on apprendra plus tard qu'elle est
totalement interdite à la circulation).
Quelques mois après notre passage, la rébellion a tué des militaires, qui ont riposté avec l'aviation sur un
village à 70 km au sud de
Suakin
: 120 morts…
Au premier contrôle, il faut aller faire les autorisations dans une espèce de station pétrolière. Ensuite,
contrôle que le groupe passe sans s'arrêter. Comme on est les derniers et on se fait mettre deux fois en
joue par des types armés, parce que les voitures de tête n'ont pas réagi aux sommations…
⏯️
Finalement, après avoir baragouiné quelques phrases, ils nous laissent passer.
Pique-nique près de gros rochers. Momo démonte son parechoc qui brinquebale et le laisse sur place.
Joss a des problèmes avec son Mercedes qui n'arrête pas de caler. Son moteur, sans doute légèrement aristo,
n'apprécie pas le fumet un peu trop local de son gasoil. On traîne derrière pour l'attendre (les trois
Lands). Pascal qui reconnaît la panne qu'il a eu l'an passé, compatit lourdement et il lui passe son
additif.
On rejoint les autres au goudron. On décide de faire deux groupes : un qui avance pour se rapprocher de
Port-Soudan
(la nuit approche rapidement) et l'autre qui reste avec Joss. On communiquera avec les Thuraya.
L'additif ne résout pas tout à fait le problème. Le Mercedes ne peut dépasser les 2000 tours et son
ordinateur de bord lui répète toujours « rendez-vous au prochain garage Mercedes ». Joss, lui est à 20 000
tours…
À l'approche du bord de mer, on est bloqué sur un barrage pour un contrôle sévère. Les types nous expliquent
que c'est la douane et que nous avons des taxes à payer. Après de nombreuses discussions animées, ils
transforment la taxe en vente de billets pour
la Mecque
que nous refusons. La plaisanterie a duré trois quarts d'heure.
Finalement, après quelques péripéties (pannes d'essence pour les uns, contrôle pour les autres) le groupe se
reforme et on bivouaque ensemble 30 km de
Port-Soudan
. Tout le monde se couche après un frugal repas, sauf les Lands qui discutent jusqu'à minuit…
Les milliers d'insectes qui tournaient autour de la lampe se sont introduits dans notre tente par un petit
trou mal fermé de la moustiquaire. On essaye de les tuer tous avant de dormir, restent les moustiques qui
font bzz toute la nuit…
Mercredi 3 novembre
Port-Soudan
. L'agence
saoudienne
où on doit prendre les billets pour le bateau annonce que pour vendredi, il y a de la place pour les
voitures, mais pas pour les passagers… Ça continue… Il faut revenir à midi.
On part au nord en bord de mer, on s'éloigne de
Port-Soudan
. Gros port aux banlieues pauvres et sales.
Finalement, comme le temps passe, Puthod, Jésia et Jean repartent à l'agence avec tous les papiers. Nous, on
emmène le groupe à la recherche une plage sympa, pour atténuer au mieux l'attente qui s'annonce.
Cette côte n'est pas extra. Caillouteuse. Aucune végétation. Et parfois lagune.
On trouve un coin assez sympa à environ 60 km de
Port-Soudan
. On se baigne. On mange. L'eau et chaude et à l'horizon il y a des petits îlots de rochers où l'on peut
aller avec de l'eau jusqu'aux genoux…
Puthod appelle pour dire que ce sera bon pour vendredi. Il prend le point et vient nous rejoindre.
Des gars sympas viennent nous voir avec des chameaux. Ils habitent un peu plus loin dans des cases faites de
bric et de broc dans un dénuement total avec leur famille. Ils ne réclament rien. Je donne T-shirt et savon,
etc.
Apéro chez les Lands : Kir au
Saint-Pourçain
.
Jeudi 4 novembre
On cherche une plage plus au nord où l'on peut se baigner avec plus de fond. La barre (barrière de corail)
est assez loin. Ceux qui ont des masques et des tubas vont voir. Il y a plein de beaux poissons paraît-il.
Ils y retournent l'après-midi avec des fusils et un radeau de fortune fait avec deux chambres à air, une
plaque de désensablage, et une cagette d'oranges
égyptiennes
…
Ils ramènent des poissons qu'ils se font cuire. (Les deux Christian).
Pour moi, journée farniente, baignade, lecture à l'ombre de la voiture. Il y a un peu de vent, c'est très
agréable. L'arrière-pays est complètement aride, végétation rase, relief plat, pas un poil d'ombre…
Vendredi 5 novembre
On part en direction de
Suakin
! Port où l'on doit prendre le bateau (pour
Djeddah
) à 60 km au sud de
Port-Soudan
.
Quelques courses au marché de Port-Soudan.
Suakin
: ville assez spéciale, hérissée de minarets et dont toute une partie est en ruine. Construction en terre
beige ocre. Bateaux de pêche colorés.
C'est le port historique pour la traversée sur
Djeddah
! Passage pour les pèlerinages à
la Mecque
.
Port-Soudan
a été bâti plus au nord à l'arrivée des colons français pour permettre un meilleur développement. Mais
Suakin n'a jamais perdu son activité migratoire.
Les bâtiments sont construits en coraux, matériaux très sensibles aux intempéries, ce qui explique l'état de
ruines de l'ensemble de la ville.
Formalités : les voitures sont à l'ombre pour une fois.
Il y a un monde fou (des piétons), toujours des pèlerins pour
la Mecque
. Je passe sur les formalités toujours aussi longues, illogiques…
Et Jésia se fait traiter comme une chienne par des douaniers musulmans qui ne supportent pas de la voir
habillée à l'occidentale.
Arrivée à 12 heures, on monte sur le bateau à 16 h 30. On a pu casser la croûte discrètement entre les
voitures. Pas d'animosité de la part de la population qui fait ramadan, mais on essaye d'être discrets.
Les cabines sont propres, spacieuses et climatisées. Petite salle de bains, WC, draps propres…
Rien à voir avec le bateau du
Lac Nasser
. On fait cabine commune avec Pascal. Le bateau est correct, mais ça grouille de gens qui dorment et
s'installent partout. Les escaliers font un puits de chaleur où il fait au moins 50° : insupportable.
Les gens s'installent là, tout enroulés dans leurs vêtements : hommes, femmes, enfants, vieillards. Des gens
de partout qui vont à
la Mecque
. D'origine arabe, mais aussi
d'Afrique
Noire, femmes avec boubous colorés… Ceux qui ont de la chance se sont installés sur le pont où il y a de
l'air.
Départ de
Suakin
au coucher de soleil. On reste sur le pont. Activité intense puisqu'ils prient, boivent et mangent.
On trouve un snack très propre, climatisé à mort. Plateau avec poulet, haricots blancs et jardinière : pas
mauvais.
Quand on a garé les voitures, ils voulaient absolument qu'on laisse tout ouvert avec les clés sur le tableau
de bord. Refus catégorique…