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Samedi 17 novembre (suite)
Accueil à l'aéroport de
Hanoï et transfert vers l'hôtel, situé dans le centre-ville.
Nuit à l'hôtel à
Hanoï.
Dimanche 18 novembre :
Hanoï.
Hanoï, capitale du
Vietnam, dont le nom signifie en
vietnamien « en deçà du fleuve », a été fondé en 1010 sur la rive droite du
Fleuve Rouge. Elle portait alors le nom de
Thang Long,
qui signifie « dragon prenant son essor », alors que le pays sortait de 1000 ans de domination chinoise, de 111 av. J.-C.
jusqu'à 939 apr. J.-C.
Temps libre le matin pour découvrir à pied des ruelles de la vieille ville, célèbres pour avoir été nommé d'après les
corporations de métiers qui y séjournaient, de l'activité et des petits métiers.
Petites balades découvertes dans
Hanoï.
Le
Lac de l'épée et ses alentours.
Le commerce de rue semble vigoureux. La prolifération des marchands de fleurs à
Hanoï est
le reflet d'une culture dans laquelle les fleurs sont omniprésentes dans la vie quotidienne, les rituels et les
festivités. Le culte des ancêtres est une tradition très forte au
Vietnam. L'existence de
marchés de gros bien établis et d'une tradition de vente ambulante contribue également à cette forte présence florale dans
la ville.
Stupéfaction devant les habitudes circulatoires du pays. Et après la surprise, le constat d'un ballet bien ordonné et
respectueux.
La Maison ancienne de 87 Mã Mây est un excellent exemple de l'architecture résidentielle du 19ᵉ siècle à
Hanoï. Elle a été restaurée pour montrer aux visiteurs la structure et le mode de vie des
familles de commerçants de l'époque.
Sur la photo des nems,
• Au fond, les crevettes frites : Ce sont des crevettes entières enrobées d'une pâte fine et croustillante, souvent
appelées Tôm chiên giòn. La pâte peut être faite à partir de riz gluant soufflé ou de vermicelles de riz, ce qui leur
donne cet aspect hérissé et doré.
• Au milieu, les rouleaux de printemps frits : On voit plusieurs rangées de rouleaux frits, qui sont probablement des
Nem rán. Ils sont généralement garnis de porc haché, de vermicelles de riz, de champignons et de légumes, puis frits
jusqu'à ce qu'ils soient dorés et croustillants.
• Devant, des rouleaux frits plus courts et plus clairs : Ces rouleaux sont également une forme de rouleaux de
printemps frits, mais leur aspect plus clair et leur forme différente peuvent indiquer une farce différente, comme du
poulet, du crabe ou des légumes. Il pourrait s'agir de Nem cua bể (rouleaux de crabe) ou d'une autre variation locale.
Ces plats sont souvent consommés en apéritif, en en-cas ou en entrée dans les restaurants locaux.
Et à côté, Ce sont des vers marins, vers Nereis, aussi connus sous le nom de vers de feu, qui font partie de la famille
des Nereididae. Ils sont très populaires dans certaines régions d'Asie, notamment au
Vietnam et en
Chine, où ils sont considérés comme un mets
délicat. À
Hanoï, on peut les trouver sur les marchés ou auprès de marchands ambulants.
Ils sont généralement frits, grillés ou cuits dans des soupes, et on leur attribue un goût riche et savoureux, similaire à
celui des fruits de mer.
Quelques visites l'après-midi dans la capitale du
Vietnam, pleine d'une grâce
intemporelle. Nous commençons par le Petit Lac ou «
Lac de l'Épée restituée par la
tortue géante ».
Ces jeunes femmes portent le Áo dài, la robe traditionnelle vietnamienne. 🌸
On retrouve les premières formes de l’áo dài dès le XVIIIᵉ siècle sous la dynastie des Nguyễn, avec l’« áo ngũ thân »
(robe à cinq pans), plus ample et fermée au col. Dans les années 1930, sous l’influence d’artistes et de couturiers de
Hanoï (notamment Cát Tường, surnommé Le Mur), l’áo dài prend la forme élégante et ajustée que l’on connaît aujourd’hui,
près du corps, à manches longues, fendu haut sur les côtés, porté sur un pantalon fluide.
À l'époque coloniale et post-coloniale, L’áo dài devient un symbole d’élégance et d’identité vietnamienne, à la fois
influencé par la mode occidentale (ajustement cintré) et fidèle aux traditions locales. Aujourd’hui, il est porté lors des
grandes occasions (fêtes, mariages, cérémonies religieuses, portraits de promotion scolaire). Dans certaines professions
(enseignantes, hôtesses de l’air, banques), l’áo dài est encore un uniforme officiel.
C'est à la fois un symbole de féminité et élégance, la coupe souligne la silhouette sans être considérée comme provocante,
mais aussi de tradition et modernité, il incarne à la fois la culture vietnamienne ancestrale et une élégance moderne. ✨
Puis nous visitons le Temple de la Littérature, la
Pagode Tran Quoc et le
Temple Quan Thanh.
La cérémonie annuelle des étudiants au
Temple de la Littérature de
Hanoï est un événement emblématique qui célèbre l’excellence académique et rend hommage à
la tradition éducative vietnamienne.
Chaque année, des centaines d’étudiants, souvent vêtus de la robe traditionnelle Ao Dai ou de toges universitaires, se
rassemblent dans ce lieu historique pour marquer leur réussite aux examens ou l’obtention de leur diplôme.
Cette cérémonie, qui a lieu notamment lors de la remise des diplômes universitaires, est organisée dans la
Maison des Cérémonies, un espace sacré dédié à Confucius et à ses disciples. Les étudiants
viennent y recevoir des bénédictions et des récompenses pour leurs performances exceptionnelles, dans une ambiance
solennelle et festive.
Le
Temple de la Littérature, ancien site de la première université du
Vietnam, est ainsi devenu un symbole de réussite et de savoir, attirant aussi bien les
familles que les visiteurs. Des événements culturels, comme des festivals de poésie ou des expositions, y sont également
organisés pour mettre en valeur l’héritage confucéen et l’importance de l’éducation dans la culture vietnamienne.
Nuit à l'hôtel à
Hanoï dans la vieille ville.
Lundi 19 novembre : De
Hanoï à
Diên Biên Phu
Vol (1 heure) pour
Diên Biên Phu dans la matinée ou début d'après-midi.
Diên Biên Phu a été pour moi un point clé de ce voyage et une révision de mes lectures de jeunesse lorsque j'ai découvert
les guerres subies ou menées par mon pays. J'ai bien apprécié de mettre des images précises, voir contrastées, sur ces
souvenirs un peu trop littéraires.
Visite du musée de la guerre à l'entrée duquel on peut lire « Victoire historique de
Diên Biên Phu ». Le ton est donné ! Même le guide est heureux de nous montrer les preuves
de notre déculottée. Mise en scène du champ de bataille avec des chemins d'ampoules clignotantes pour marquer les
différentes tranchées.
Pas de cimetière français. Les dépouilles qui sont exhumées encore de nos jours, sont renvoyées à l'expéditeur… Les pertes
françaises sont de 2 293 et 11 721 prisonniers dont 3 290 survivants, soit 10.724 morts au total. Le Viêt Minh reconnaît 4
020 morts au combat, 792 disparus, mais les estimations des historiens occidentaux sont plus élevées, allant de 8 000 à 25
000 pertes au total (morts, blessés et disparus).
Chiffres à rapprocher des estimations sur l'ensemble de la guerre d'Indochine : 90 000 à 100 000 morts côté français et
entre 250 000 et 300 000 morts côté Viêt Minh. Mais ce n'est que la version occidentale.
Le commandement français a engagé 10 chars M24 Chaffee dans la bataille de
Diên Biên Phu.
L'acheminement de ces chars a été une opération logistique très complexe. Les chars ont dû être entièrement démontés,
envoyés sur le camp retranché par avion C-47, puis réassemblés sur place par les mécaniciens. Ils ont joué un rôle
important en soutenant l'infanterie, en particulier lors des contre-offensives.
Visite de la Colline Éliane 2.
La bataille d'Éliane 2 a été le point culminant de la phase finale du siège. Les troupes vietnamiennes, après avoir
conquis les autres collines, ont lancé un assaut final sur ce point d'appui. Les combats, d'une violence inouïe, se sont
déroulés au corps à corps, dans des conditions extrêmes.
Le 6 mai 1954, les Vietnamiens ont fait exploser une énorme mine sous la colline, ouvrant une brèche dans les défenses. La
chute d'Éliane 2, le soir même, a signifié l'effondrement définitif de la résistance française et a ouvert la voie à la
victoire du Viêt Minh, marquant la fin de la bataille de
Diên Biên Phu le lendemain.
Visite du PC du général de Castries. Évidement, 58 ans après la bagarre, il parait désuet, mais il reflète aussi le
dénuement de ce Général sacrifié par la bêtise de sa hiérarchie.
Diên Biên Phu est située dans une belle vallée (la fameuse cuvette) entourée de montagnes
et est une bourgade en pleine expansion. Toute la région de
Diên Biên Phu est au cœur du
pays des Thaï Noir.
La bataille de Diên Biên Phu, en 1954, fut la confrontation décisive de la guerre
d'Indochine. Les Français y établirent un camp retranché dans une cuvette pour y attirer
et détruire l'armée du Viêt Minh.
Cependant, les troupes du général Giáp ont réussi l'exploit de monter de l'artillerie lourde sur les hauteurs
environnantes. Encerclant le camp, l'artillerie vietnamienne a anéanti la piste d'atterrissage, coupant le
ravitaillement aérien.
Le siège, d'une durée de 57 jours, s'est transformé en un combat acharné et désespéré. La chute du camp le 7 mai 1954 a
marqué la fin de l'engagement militaire français en Asie. Cette défaite a conduit aux
accords de Genève et à la fin de l'Indochine
française.
La bataille de Diên Biên Phū a marqué un tournant décisif dans la guerre d’Indochine, qui opposait depuis 1946 les forces coloniales françaises au Viêt Minh, mouvement indépendantiste vietnamien dirigé
par Hô Chi Minh et son général Vo Nguyên Giáp.
En novembre 1953, les Français, cherchant à affaiblir le Viêt Minh, établissent une base militaire fortifiée dans la
cuvette de
Diên Biên Phū, espérant y attirer les troupes ennemies pour une confrontation directe.
Cependant, le Viêt Minh, déploie près de 50 000 soldats et transporte discrètement des canons lourds à travers les
montagnes, encerclant complètement la vallée.
À partir du 13 mars 1954, les forces Viêt Minh lancent une offensive massive, pilonnant les positions françaises avec
une artillerie précise et creusant des tranchées pour s’en approcher. Les Français, commandés par le général Christian
de Castries, se retrouvent rapidement en difficulté, dépendant entièrement de ravitaillements aériens, souvent
insuffisants et perturbés par la météo.
Malgré une résistance acharnée, les points d’appui français, comme les collines Béatrice, Gabrielle et Éliane, tombent
les uns après les autres sous les assauts incessants. Après 56 jours de siège et de combats intenses, les défenses
françaises, épuisées et à court de munitions, finissent par céder.
Le 7 mai 1954, la garnison française capitule, mettant fin à la bataille par une défaite humiliante pour la
France. Cette victoire du Viêt Minh a un retentissement mondial et précipite les
négociations à Genève, aboutissant aux accords de juillet 1954, qui mettent fin à la
guerre d’Indochine. Ces accords reconnaissent l’indépendance du
Vietnam, du Laos et du
Cambodge, tout en divisant temporairement le Vietnam en
deux zones, préfigurant les conflits futurs dans la région.
La bataille de Diên Biên Phū reste un symbole de la détermination anticoloniale et
marque la fin de la présence française en Indochine.
Le gros cratère visible sous la colline Éliane 2 est le résultat d’une explosion spectaculaire survenue le 6 mai 1954,
lors de la bataille décisive de la guerre d’Indochine.
Pour briser les défenses françaises, le Viêt Minh creusa des tunnels sous la colline et y plaça une charge de 969 kg de
TNT. L’explosion détruisit une grande partie de la position française, laissant un cratère imposant encore visible
aujourd’hui.
Cet événement marqua un tournant dans la bataille, facilitant la prise de la colline par les forces Viêt Minh et
contribuant à la chute finale du camp français le 7 mai 1954. Ce cratère est désormais un vestige historique majeur du
site.
Visite du marché de
Diên Biên Phu : plein de produits médicinaux, comme d'habitude.
• Alcools de riz ou d'autres types d'alcools distillés, infusés avec des ingrédients très variés pour des vertus
médicinales. On y trouve couramment des racines, des herbes, des fruits, et même des animaux comme des serpents ou des
scorpions. Ces infusions sont très populaires dans la médecine traditionnelle vietnamienne et sont consommées pour leurs
effets présumés sur la santé.
• Herbes et racines séchées : On voit des sachets d'herbes et de racines coupées et séchées. Elles sont utilisées
pour des décoctions médicinales ou pour des infusions.
• Fruits et champignons séchés : Certaines étiquettes mentionnent "Nấm" (champignon) ou des noms de fruits.
• Tam Thất : C'est une plante (Panax notoginseng) très prisée en médecine traditionnelle vietnamienne et chinoise
pour ses vertus tonifiantes et circulatoires. On voit plusieurs sachets étiquetés "TAM THẤT".
• Bá kích : Cette racine est une autre plante médicinale courante.
• "Cây mặt quỷ" (arbre du visage du diable) : C'est un nom populaire pour une plante aux propriétés médicinales.
Puis c'est le coin des vers de roseau, patiemment extrait du sommet des tiges. Ces vers sont des larves de papillons ou de
coléoptères qui se développent à l'intérieur des tiges des plantes. On les recherche précisément pour cette raison, car
ils sont considérés comme un mets de choix, riche en protéines. C'est une pratique de récolte traditionnelle.
Et à côté, c'est l'étal de la viande de chien…
Et tout se termine autour d'un bon repas, local bien entendu !
Nuit à l'hôtel à
Diên Biên Phu.
Mardi 20 novembre : De
Diên Biên Phu à
Lai Châu (ex-Tam Duong)
Départ à travers les montagnes par une mauvaise route, qui longe la frontière avec le
Laos, pour rejoindre
Muong Lay (ex-Lai Châu).
Visite en chemin de
Thanh Nua, village de l'ethnie
Thaï Noir qui vivent traditionnellement dans des maisons sur pilotis en bois. L'ethnie
subsiste grâce à la riziculture, l'élevage et l'artisanat, notamment le tissage.
La colline "Gabrielle" (ou Dôc Lâp), un des points d'appui majeurs de la bataille de
Diên Biên Phû, tombée le 15 mars après Béatrice est située dans cette commune.
Puis nous faisons une petite randonnée vers
Hang Lia, un village de l'ethnie
H'mong rouge « à grand chignon », dont les femmes augmentent leur chevelure avec des
cheveux de leurs ancêtres. Les
H'mong sont appelés
Miao en
Chine du Sud, d'où ils ont migré au fil des siècles. Ce groupe ethnique est l'un des plus
importants du
nord Vietnam.
Passage à
Muong Lay, l'
ancienne Lai Châu, bourgade habitée
par l'ethnie
Thaï Blanc, qui est en train d'être ensevelie sous les eaux du grand
barrage hydro-électrique de
Son La, qui est en cours d'édification sur la
Rivière Noire, puissant affluent du
Fleuve Rouge.
La
nouvelle Lai Châu a été reconstruite 50 km plus au NE, emportant son nom et écrasant à
l'arrivée celui de
Tam Duong, laissant celui de
Muong Lay aux quelques parties rescapées. (pourquoi faire simple si on peut faire
compliqué…)
Une frénésie hydroélectrique s'est emparée de la région avec 3 barrages sur la Nam Na (1(108 MW), 2(80 MW), 3(52 MW)), et
trois monstres sur la Rivière Noire, Hòa Bình (1 920 MW), Sơn La(2.400 MW), Lai Châu (1 200 MW). "l'avantage" d'être
voisin de la Chine ? À comparer avec le Barrage de Grand'Maison, 1 800 MW, le plus grand de France.
Puis nous continuons la remontée de la
Nam Na en visitant quelques villages situés sur
l'autre rive, reliés au monde par de simples passerelles piétons.
Arrivée à
Lai Châu en fin d'après-midi. Situé dans une belle vallée parsemée de
fantastiques pitons rocheux,
Tam Duong (l'ancien nom de
Lai Châu) est le point de rencontre de plusieurs ethnies. C'est une ville en pleine
expansion.
Lai Châu a joué un rôle stratégique important pendant la guerre d'Indochine, principalement en raison de sa position géographique. Située au cœur des hauts plateaux du nord-ouest du
Tonkin, la région de Lai Châu était un point de contrôle
vital pour les Français. Elle se trouvait sur la route principale reliant le nord du
Vietnam au Laos, ce qui en faisait un enjeu crucial.
Lai Châu était un poste militaire français, qui servait de base pour les opérations dans
la région et de point de ravitaillement pour les troupes. C'était un élément essentiel du dispositif français destiné à
contenir les forces du Viêt Minh dans le nord du pays.
Le sort de Lai Châu est directement lié à celui de
Diên Biên Phu. En novembre 1953, le général Giáp a mené une offensive pour encercler la
garnison française de Lai Châu. Le commandement français, pour éviter l'anéantissement
de ses troupes, a ordonné le repli de la garnison vers Diên Biên Phu. Ce mouvement a
conduit de nombreux soldats français et supplétifs à rejoindre le camp retranché, renforçant sa garnison, mais il a
aussi laissé les forces du Viêt Minh prendre le contrôle de la région et encercler
Diên Biên Phu.
Lai Châu n'a pas été le théâtre d'une bataille aussi célèbre que
Diên Biên Phu, mais sa position et les événements qui s'y sont déroulés ont directement
contribué à la situation qui a mené à la bataille décisive.
Nuit à l'hôtel à
Lai Châu.
Mercredi 21 novembre : Trekking dans la région de Lai Châu (ex-Tam Duong) – 5 à 6
heures de marche.
Dans la région de
Muong So, nous partons en randonnée vers des villages habités par
l'ethnie
Man à cornes, puis
H'mong. L'ethnie
Man, appelée
Yao en
Chine, est aussi originaire de
Chine, venue s'installer au
nord
Vietnam il y a environ 300 ans.
Petit tour à pied en solo dans les environs de l'hôtel. Dans ce coin de
Lai Châu, les
montagnes sont drôles : des milliers de cônes pointus, tous semblables, rangés dans un désordre suprême, mais qui se
termine en paysages superbes.
Puis départ de
Ban Giang pour une rando de la journée. D'abord sur des chemins plats, dans
la campagne. De belles fermes en autarcie, maraîchage et élevage, basse-cour et toutes ont un étang de pisciculture. Les
cônes sont partout et délimitent de petits espaces d'un ou deux hectares qui abritent 2 ou 4 fermes.
Le sentier nous mène à travers des champs de maïs vers un hameau
H'mong Rouge perdu dans
la forêt.
Les habitants sont joyeux et accueillants. Aucune misère visible.
On découvre le travail des rizières qui sont omniprésentes. Nous sommes à la période du nivellement. Les champs sont
inondés d'eau, généralement sur une dizaine de centimètres. Puis La boue ainsi créée est nivelée à la main ou à l'aide
d'outils pour que l'eau se répartisse uniformément sur toute la parcelle.
On s'arrête près de l'une d'elles pour le piquenique. Je voyais depuis le départ que le sac à dos de notre guide était
anormalement chargé, et j'en souffrais même un peu pour lui. J'attendais donc avec impatience le moment de l'ouverture.
Surprise ! Il nous sort alors des assiettes en faïence bien épaisses, des couverts en inox 10/18, des serviettes en
tissus, une belle nappe pour nous isoler de la végétation.
Mais pour mettre dans nos assiettes, juste 2 ou 3 nems, et en dessert une portion de
vache qui rit. On aurait bien
mangé nos assiettes, mais quand même, ça ne se fait pas !
On repart, un peu dans la pente cette fois, et on monte jusqu'à un village en croisant des gens tous joyeux, et encore
mieux habillés que d'habitude… On débarque en plein mariage, et tout le monde souhaite nous inviter. Les mariés viennent
se présenter, et la confrérie des hommes tient absolument à nous offrir l'alcool de riz de la bienvenue.
Compliqué de repartir, et nous le faisons en même temps que quelques invitées qui prennent le même chemin que nous. La
pente se redresse et nous sommes sur le point de nous faire larguer. J'en ai marre de ne faire que des photos de dos, même
jolis, j'accélère et double la caravane à fond la caisse. Les femmes s'écartent, légèrement inquiètes, puis reprennent
leurs sourires en me voyant me retourner et mettre l'œil dans le viseur.
Après le franchissement de petites collines vers des villages habités par l'ethnie
Giay (se prononce zaille). Tout comme les
Tai Lü,
l'ethnie
Giay appartient aussi au groupe linguistique
Thaï.
La descente de l'autre côté du col est rapide et touffue. On se retrouve dans un petit hameau avec de nombreux bassins de
pisciculture. Puis c'est la rencontre avec une femme – et ses superbes dents noires – qui cultive des panicules d’herbe à
balai (Thysanolaena maxima). Elles sont utilisées pour fabriquer des balais traditionnels, très répandus dans les
campagnes vietnamiennes. Les panicules une fois séchées sont souples mais solides. Elles sont liées ensemble pour former
la partie balayante. Les tiges, elles, servent souvent comme manches ou pour d’autres petits usages domestiques.
On termine la balade dans le beau village de
Ban Hon, où notre véhicule nous ramasse pour
le retour à
Lai Châu.
Ban Hon est un village habité par
l'
ethnie Lü (ou
Tai Lü), qui appartient au groupe
linguistique
Thaï. Les femmes
Lü portent des vêtements
noirs décorés de piécettes et bijoux argentés, ont les dents laquées en noir dès l'âge de 10 ans et portent des coiffes
pleines de charme.
Retour vers
Lai Châu avant le coucher du soleil.
Nuit à l'hôtel à
Lai Châu.
Jeudi 22 novembre : Grand marché de
Lai Châu et route vers
la région de
Sapa.
De bonne heure, nous rejoignons le grand marché multiethnique de
Lai Châu (ex-
Tam Duong), qui a lieu tous les jeudis et dimanches, lieu d'intenses échanges commerciaux inter-ethniques, où nous rencontrons des
populations
Thaï Blanc,
Giay,
Tai Lü,
H'mong Rouge,
Man « à planche »,
Man « à cornes »,
Man Rouge et
Yao (ou Man) « à coiffe pointue rouge ».
Ce marché est considéré comme l'un des plus beaux des montagnes du
Tonkin.
De nombreux sous-groupes de l'
ethnie Man viennent dans ce marché.
Man et
Yao (ou Zao) sont des noms qui définissent le
même groupe ethnique. Les femmes
Man « à cornes » ont une très grosse coiffe en tissu
indigo enroulée autour d'une pièce en bois triangulaire, alors que les femmes
Man « à planche » portent aussi une étoffe indigo, mais moins volumineuse, posée sur un
bijou en métal, entourée de tresses.
Quant aux
Yao «à coiffe pointue rouge », ils viennent au marché à pied ou en véhicule de
la frontière chinoise, voire de
Chine et les femmes portent une petite étoffe de tissu
rouge qui domine un bijou de métal enserrant leur front rasé. Elles portent un pantalon aux beaux motifs en batik comme
les
Man « à cornes ».
Les femmes
H'mong Rouge portent des jupes plissées et brodées qu'elles mettent de
nombreux mois à confectionner. Chaque ethnie et sous-groupe porte des vêtements et coiffes différents. Immersion au cœur
de ce marché hors du temps, où les ethnies vendent aux ethnies, notamment l'indigo qui sert à teindre les vêtements.
Ce marché est absolument extraordinaire. Quelle surprise de voir tous ces gens, essentiellement des femmes, dans ces
tenues si joliment choisies et si différentes, évoluant comme dans les meilleurs ballets de danse classique, tout en grâce
et beauté. Une fois happé par cette ambiance, il est impossible de décider de s'en aller. On ne peut qu'attendre d'être
exfiltré.
Puis nous continuons notre route vers
Sapa, ancienne station climatique de l'époque
coloniale créée par les Français à 1650 mètres d'altitude dans la région du
Mont Fan Si Pan (3143 m), le plus haut sommet du
Vietnam.
En chemin, nous visitons le marché de
Binh Lu.
Puis nous franchissons le col routier de
Tram Ton qui culmine à 2047 mètres dans la chaîne
des
Hoang Lien Son.
Arrivée à
Sapa à l'heure du repas, pris à la va vite en brasserie, avant une petite visite
libre dans cette ville en pente à flanc de montagne.
L'ambiance est beaucoup plus touristique que précédemment. Beaucoup d'échoppes et de marchands ambulants proposent tout et
n'importe quoi.
En déambulant dans la ville, je vois de très nombreuses illustrations de femmes Tonkinoises en robes serrées sur tous les
objets souvenirs. C'est l'áo dài, déjà vu au temple de la littérature à
Hanoï. Je finis
par craquer.
Je choisis, dans une petite galerie d'art, une peinture sur toile encadrée, demande à l'artiste d'enlever le cadre et
rouler la toile dans un papier fin, car mon mode de transport ne me permet pas autre chose… Il obtempère en silence.
De
Sapa, nous descendons dans la vallée de
Muong Hoa vers
le village de
Lao Chai, habité par l'ethnie
H'mong Noir.
Ce parcours est un enchantement. Déposé par la voiture à l'embranchement d'un chemin facile qui nous descend lentement
dans une sorte d'écuelle, avec vues fantastiques sur les rizières innombrables que nous dominons. Quelles vues superbes,
et quel boulot pour faire ça !
Puis en terrain plus plat, nous approchons de
Ta Van, habité par l'
ethnie Giay. Nous sommes accompagnés par des habitants qui vaquent à leurs occupations.
Nuit chez l'habitant à
Ta Van. Très bon accueil, et on sent le professionnalisme d'une
région plus touristique que les autres déjà visitées.
Vendredi 23 novembre : De
Sapa à
Bac Ha.
Rando jusqu'à la cascade de
Cau May. Nous partons par de tout petits sentiers qui
zigzaguent au début entre de petits hameaux cernés de rizières.
Puis la pente se redresse, les hameaux se raréfient, mais quelques maisons s'obstinent, sans doute à cause de la vue qui
se magnifie en prenant de la hauteur. Rencontres de plus en plus sympas.
La cascade de
Cau May (aussi connue sous le nom de Quy Khach) ressemble davantage à un
toboggan qu'à une véritable cascade.
À la descente se trouve un petit bassin où vous pourrez laver vos chaussures après une promenade dans les champs. La
meilleure vue s'offre à vous depuis un petit pont en bois, privé et payant. Si vous y entrez, une personne apparaîtra
immédiatement et vous demandera entre 5 000 et 10 000 VND. Cependant, en suivant le sentier menant à la route principale,
vous traverserez la rivière par un pont suspendu (gratuit).
On redescend tô drê dans l'pentû, au fond de la vallée pour traverser la rivière par un pont suspendu, un peu plus moderne
que l'ancien, bien que ce dernier l'emporte largement sur le plan esthétique.
La remontée en face, chaude et bien raide, se fait péniblement, et on y trouve de bien jeunes filles chargées comme des
mules qui se plaignent moins que nous.
Notre marche se termine vers le village de
Giang Ta Chai, habité par l'
ethnie Yao Rouge, où 30% de la population est catholique. Il y a même une petite église au milieu du village. Visite de maisons Yao, où
l'on nous contera l'histoire légendaire de cette
ethnie Man / Yao originaire de Chine,
venue s'installer au
nord Vietnam il y a 300 ans, ainsi que leurs mœurs
traditionnelles.
Dans le musée ethnographique de ce village, sobre mais intéressant, on découvre des Trống Nêm (« tambour à cales ») : un
tambour en peau de buffle, typique du groupe ethnique
Dao Rouge (Red Dao) dans la région
de
Sapa. Ce tambour joue un rôle central dans leurs cérémonies – mariages, initiations,
rituels funéraires – car on lui attribue la capacité de communiquer entre les vivants, les esprits et les défunts.
Un élément visuel distinctif du Trống Nêm est la présence de petites pièces de bois (ou clous de bois) autour du cadre.
Ces pièces, qui ressemblent à des pétales, ont une fonction pratique : elles servent à maintenir la tension de la peau du
tambour, et lorsque le tambour s’abîme ou que la peau se relâche, on peut simplement ajouter ou ajuster ces petits
éléments pour retendre la peau.
Déjeuner en terrasse, à
Sapa, avec une belle vue sur ce relief pour le moins chahuté.
Puis nous partons par la route pour rejoindre
Bac Ha, via
Lao Cai où nous apercevons le «
Pont de Beauté » (Cau
Kieu), qui marque la frontière entre le
Vietnam et la
Chine, au confluent du
Fleuve Rouge et de la
rivière Nam Khê.
La région de
Bac Ha est habitée par des populations
Tay, H'mong Fleurs , Nung et Phu La. Les Tay et les Nung, de langues apparentées au
Thaï, dominent ethniquement toute la frange septentrionale du
Vietnam, alors que les
Phu La sont de langue tibéto-birmane.
Arrivée à
Bac Ha, puis nous partons à pied vers le village de
Ban Pho, habité par l'
ethnie H'mong Fleur.
Nuit chez l'habitant à
Bac Ha.
Samedi 24 novembre : Grand marché de
Can Cau et randonnée
dans la région de
Bac Ha
Nous partons de bonne heure par la route vers
Can Cau, village situé tout près de la
frontière chinoise pour visiter ce grand marché multiethnique regroupant les principales ethnies de la région et plus
particulièrement les
H'mong Fleurs, avec les vêtements particulièrement colorés des
femmes.
Petit déj' tranquille, avant une dure journée.
L'arrivée sur le marché de
Can Cau vous prend à la gorge ! Des centaines de femmes dans
leur tenue traditionnelle de
Hmong Fleurs (H-Mong Hoa). Elles portent d’impressionnants
costumes multicolores, souvent rehaussés de broderies complexes, de franges perlées et de motifs floraux (techniquement
appelés paj ntaub, une riche tradition textile réalisée à la main par les femmes). C'est surtout cette multitude homogène
qui impressionne : Au 1er abord, elles sont toutes pareilles, mais chacune a trouvé son signe distinctif pour se
personnaliser.
On trouve aussi, en moins grand nombre, des
Dao Noir, Giay, Nung, Tày, Phu La : leurs
costumes sont légèrement moins voyants, mais restent riches en motifs et couleurs.
Les
Nung utilisent souvent l’indigo pour leurs tissus et incorporent des broderies à
motifs de soleil, étoiles ou fleurs.
Les
Tày portent des tenues plus sobres : tuniques, jupes, écharpes ou coiffes, parfois
inspirées du style vietnamien traditionnel.
Alors là ! J'en ai pris plein les yeux. Quelle expérience exceptionnelle !
Retour à
Bac Ha.
Petit tour dans
Bac Ha, visite succincte du palais de Hoàng A Tuong. Il a été construit
entre 1914 et 1921 par Hoàng Yên Chao, qui était le chef de la région de
Bac Ha et un
homme riche grâce à sa fortune issue du commerce de l'opium. Il a fait construire ce palais pour son fils, Hoàng A Tuong,
et pour consolider son pouvoir et son prestige.
Le palais a été conçu par des architectes français et chinois, ce qui lui confère une architecture unique, mélangeant des
styles occidentaux et orientaux. On y retrouve des caractéristiques de l'architecture classique du XVIIe et XVIIIe
siècles, comme les balcons, les longs couloirs et les gravures, mais aussi des éléments asiatiques, comme l'organisation
générale du bâtiment et son positionnement en suivant les principes de la géomancie (feng shui).
Aujourd'hui, le palais de Hoàng A Tuong est un site touristique important dans la province de Lào Cai, au Vietnam, et un
témoignage de l'histoire coloniale de la région.
Puis nous partons pour une petite randonnée (3 heures environ) vers le village de
Thaï Giang Pho, au milieu des vergers de pruniers et pêchers, à la rencontre de l'
ethnie H'mong Fleur.
Nuit chez l'habitant à Bac Ha.
Dimanche 25 novembre : De
Bac Ha à
Lao Cai et train de nuit vers
Hanoï
De bonne heure, nous rencontrons beaucoup de femmes
H'mong Fleurs avec leurs cochons,
leurs poules et leurs paniers sur la route, qui se rendent au grand marché du dimanche de
Bac Ha, le plus important de la région.
Quartier libre pour visiter le marché de
Bac Ha pendant une heure.
On vend de tout : Chiots, chatons, volailles…
Combats de coqs et enchères sur le vainqueur.
Vente d'oiseaux en cage. On vous propose une variété d'oiseaux de chant, souvent de petites espèces locales, dans des
cages en bambou. Les acheteurs viennent pour trouver un oiseau au chant mélodieux, qui sera un compagnon de vie, pour
l'élever à la maison ou pour l'utiliser lors de concours de chants d'oiseaux.
Ces marchés spécialisés, bien que modestes, sont une tradition culturelle dans de nombreuses régions d'Asie, où l'élevage
d'oiseaux de chant est un passe-temps populaire. C'est un aspect moins connu mais tout aussi fascinant du marché de
Bac Ha.
Salon de coiffure pour celles que le marché décoiffe.
Transfert vers le village de
Trung Do, d'où nous partons faire une petite randonnée à la
rencontre des
ethnies H'mong, Yao et Tay pour rejoindre les bords de la
Rivière Claire.
Démonstration du moulin à maïs en pierre, avec de belles astuces pour combattre la fatigue. Puis l'homme nous joue un air
de Khène, un instrument à vent de la famille des orgues à bouche.
Ce n'est pas une flûte au sens strict du terme (car il ne s'agit pas d'un simple tube avec des trous, mais d'un
assemblage de tubes avec des anches libres). On voit très clairement les multiples tuyaux de bambou de différentes
longueurs, typiques du Khène.
La partie où l'homme tient l'instrument et d'où partent les tuyaux est la chambre à vent, où l'air est insufflé par la
bouche. Sur les tuyaux, on distingue des petits trous que le musicien bouche avec ses doigts pour modifier les notes
produites par les anches internes.
La taille de l'instrument est conséquente, ce qui est courant pour les Khènes, et sa forme correspond parfaitement à cet
orgue à bouche.
Le Khène est particulièrement important pour les minorités ethniques des régions montagneuses du nord du Vietnam, comme
les
Hmong (parfois appelés Miao), les Taï (Thái), et
d'autres groupes. Chaque groupe peut avoir des variations dans la construction et le style de jeu du Khène, mais
l'instrument de base est reconnaissable.
Pour les Hmong notamment, le Khène (souvent appelé "Qeej" dans leur langue) a une
signification culturelle et rituelle très profonde, bien au-delà de la simple musique. Il est essentiel dans les
cérémonies funéraires, les rituels de mariage et d'autres événements sociaux et spirituels. Il peut même servir à
communiquer avec les esprits.
Puis nous partons en sampan (1 heure environ) sur la
Rivière Claire, à travers un beau
paysage luxuriant.
Débarquement à
Bao Nhai, et continuation par la route vers
Lao Cai. Transfert vers la gare de Lao Cai pour le départ en train de nuit à destination
de
Hanoï.
Diner à
Lao Cai dans le restau "Le Bordeaux". Puis embarquement à bord du train de nuit en
wagon-couchette climatisé confortable.
Lundi 26 novembre : De
Hanoï à la
baie d'Along
Arrivée de bonne heure à la gare de
Hanoï. Installation dans un mini hôtel à proximité
pour prendre une douche. Après le petit-déjeuner, départ par la route vers la
baie d'Along.
Nous faisons connaissance avec notre équipage et embarquons sur notre jonque privée. Départ en bateau à la découverte des
paysages féeriques de la
baie d'Along et ses étonnantes îles et îlots (plus de 3000) aux
reliefs karstiques couverts de végétation, souvent surnommée la « huitième merveille du monde », où l'eau, le vent et
l'érosion ont creusé de nombreuses grottes et tunnels.
Nous explorons les grottes et les impressionnants rochers calcaires de la baie. Les habitants ont donné des noms à la
plupart de ces étonnantes îles rocheuses calcaires aux multiples formes, telles que l'île « du chien », « du brûle-encens
», « du coq de combat », « du pouce », « de la tortue », « de la selle », « de la tête de l'homme », etc. !
Au cours de notre croisière un somptueux déjeuner de fruits de mer frais est servi par notre équipage. Nous visitons un
village de pêcheurs. Ils vivent de la pisciculture depuis toujours et déplacent leurs maisons grâce aux bateaux de pêche
dans les endroits calmes et cachés lors des orages. Nous pouvons aussi visiter une école primaire flottante, qui rassemble
tous les enfants des pêcheurs de la
baie d'Along.
Nous accostons aussi à l'île de
Titop, qui abrite une petite plage où l'on peut se
baigner.
Au coucher du soleil, le bateau fait mouillage dans un endroit protégé de la baie. Nuit à bord de la jonque et repas à
base de poissons et fruits de mer.
Mardi 27 novembre : De la
baie d'Along à
Tam Coc
Après le petit-déjeuner, servi sur le pont, nous poursuivons notre féerique croisière à travers la baie d'Along. Nous
visitons notamment la grotte « de la surprise » (Hang Sung Sot). Vers midi, retour à l'embarcadère et débarquement.
Malheureusement, la météo n'a pas voulu… Première journée entre grisouilleux et averses, puis à la nuit, la pluie s'est
installée et ne nous a plus quittés. J'ai fini le voyage dans ma cabine à regarder la pluie à travers la fenêtre.
Puis nous prenons la route en direction de
Tam Coc, via
Thaï Binh et
Nam Dinh, au cœur du delta du
Fleuve Rouge. En route, nous découvrons la culture du riz inondé et la vie animée des
paysans vietnamiens du delta. Arrivée à
Tam Coc en toute fin d'après-midi.
Nuit à l'hôtel à
Tam Coc.
Mercredi 28 novembre : De
Tam Coc à
Van Long et
Hanoï
Nous visitons aujourd'hui la région connue sous le surnom de «
baie d'Along terrestre ».
Il s'agit d'une large région de pitons calcaires, alternant avec des rizières où s'affairent les paysans.
Le matin, nous faisons une splendide excursion à vélo vers
Van Long, avec visite de la
pagode Bich Dong, située dans une grotte. Nous découvrons le village de
Van Long, très authentique et loin du tourisme de masse.
À
Van Long, embarquement à bord de petites barques à rames pour une excursion d'environ
deux heures à travers les rizières et un paysage spectaculaire. C'est la "
Baie d'Along Terrestre".
Temple Thung Lá. Situé au cœur de la réserve naturelle de
Van Long, ce temple est un lieu sacré niché dans un paysage paisible et verdoyant, entouré
de montagnes. Il est souvent visité par les touristes qui explorent la région en bateau ou à vélo.
Parcours en barque vers l'
étang de Van Long. Mais juste avant, je craque : ça fait 1
mois que je vois des chapeaux chinois souvent très bien portés par des femmes et je passe devant une vendeuse… de chapeaux
chinois !
Le chapeau conique, fréquemment appelé familièrement "chapeau chinois", est en fait un couvre-chef emblématique et
traditionnel dans de nombreux pays d'Asie du Sud-Est et de l'Est, dont la
Chine, le
Laos, la
Corée, le
Japon et, surtout, le
Vietnam.
Au
Vietnam, où il est le plus répandu et le plus symbolique, on l'appelle nón lá, ce qui
signifie "chapeau de feuille". Son histoire remonte au XIIIe siècle sous la dynastie Trần, bien que des dessins de
chapeaux coniques aient été trouvés sur des tambours de bronze datant du premier millénaire avant J.-C., ce qui suggère
une origine encore plus ancienne.
Traditionnellement, il est fabriqué à partir de matériaux simples et naturels comme le bambou et des feuilles séchées de
palmier ou de latanier. Il est porté aussi bien par les hommes que par les femmes, principalement par les agriculteurs,
pour se protéger efficacement du soleil, de la pluie et de l'humidité. Au-delà de sa fonction utilitaire, il est devenu un
véritable symbole culturel du Vietnam, représentant l'âme et la simplicité de la vie rurale.
Après le déjeuner, retour vers
Hanoï par la route. Le soir, participation au spectacle de
marionnettes sur l'eau.
À
Hanoï, les spectacles de marionnettes sur eau (*múa rối nước*) sont une tradition
culturelle vietnamienne incontournable. Les scènes racontent des légendes vietnamiennes, la vie rurale ou des histoires
humoristiques.
Jeudi 29 novembre :
Hanoï visites et vols de retour vers
Paris
Visite le matin du musée d'ethnographie, construit en partenariat avec le musée de l'homme de
Paris, qui nous fait revivre les découvertes et rencontres des jours passés. Le cœur n'y
est plus, le retour approche et me mange un peu la tête.
J'y remarque ce vélo enfouit sous divers objets traditionnels et artisanaux, principalement des paniers et des contenants
tressés en bambou et en d'autres fibres végétales. Cet amas symbolise le savoir-faire en vannerie et les outils utilisés
pour la vie quotidienne ou pour le transport par les différentes ethnies du pays.
Puis temps libre jusqu'au transfert vers l'aéroport d'
Hanoï. Je déambule dans cette
ambiance si spéciale du centre d'Hanoï, à la recherche d'un dernier souvenir. Je tombe sur une trilogie de plateaux en
bois laqué rouge et noir de belle facture, avec ce symbole si particulier de la femme Vietnamienne en robe longue et
chapeau conique. Ce "souvenir" doit tenir dans mon sac à dos car le sac de voyage le briserait instantanément. Je négocie
l'achat du plus petit de la série, contre l'avis du vendeur qui ne saurait que faire de mes restes. Puis l'art du commerce
fait son œuvre, et nous nous séparons bons amis.
Décollage à 23 h 50 vers
Paris Roissy CDG.
Vendredi 30 novembre
Arrivée à
Paris Roissy CDG à 06 h 50, puis correspondance à 10 h 00 vers
Genève Cointrin à 11 h 10.