← Étapes →
Lundi 18 juin
Nouveau game drive matinal. Ces parcours à vitesse lente en pleine brousse à la recherche d'animaux sont de
véritables safaris ambulants.
Le matin dans des lumières crues ou le soir en lumières chaudes, un vrai régal.
La faune est proche, peu effarouchée et dans des paysages sublimes. On ne se lasse pas.
Puis, on visite un village autochtone. Un peu anachronique, ça semble arrangé pour les touristes de passage,
mais finalement, les 4 couples qui participent à cela se démènent pour la bonne cause. Chants et danses avec
sorcier excité et vibrant.
Nambwa campsite, Madumo National Park
. On installe le camping dès midi, puis on sieste un moment sur l'observatoire du campsite.
Et on se réinstalle dans le Land pour un long game drive en bordure de la
rivière Kwando
.
Bivouac sur les bords de la
rivière Kwando
Mardi 19 juin
Après une superbe ambiance au lever du jour sur la
rivière Kwando
et un pti déj à la hauteur, on se réinstalle pour un morning game drive encore différent des précédents.
On commence par des hippopotames qui batifolent dans la
rivière Kwando
, puis des jeux de singes dans des squelettes d'arbre à contre-jour.
Koudous et impalas se disputent la vedette avec la
rivière Kwando
, puis des vautours, des marabouts, des touracos à profusion.
À un détour de piste, on débusque un léopard qui s'enfuit au galop.
On arrive au campsite des
Popa Falls
où on s'installe dans un confort inhabituel.
Très bien situé en vue des chutes et en léger surplomb, il est équipé d'un ballon d'eau chaude de campagne
avec son foyer pour feu de bois à la base.
Bien sûr, Brighton a déjà allumé le feu : la douche sera (peut-être) chaude !
Balade à pied jusqu'au bord des chutes de
Popa Falls
. C'est le
fleuve Okavango
en personne qui traverse la
Bande de Caprivi
pour inonder à chaque saison le
delta de l'Okavango
. Petits rapides de 4 m de dénivelé, bordé de sable par endroits.
Pour cette escapade, notre collègue italien Claudio est équipé à la MacGyver et il s'élance avec la
détermination de Mike Horn…
Puis retour au campsite pour apprécier une douche (tiède…) et un solide repas.
Brighton nous prépare, comme chaque soir, son pain brioché succulent qui donne une touche de luxe à ce
voyage.
Mercredi 20 juin
Après un petit déjeuner dans un site enchanteur avec cette géniale brioche de Brighton, on part pour la
visite de
Mahango National Park
.
Puis, on passe la frontière pour revenir au
Botswana
en direction de
Tsodilo
, d'où nous partons pour une traversée de
Mother
, une montagne sacrée ornée de peintures rupestres.
Bivouac à
Tsodilo hills
et encore une super brioche !
Jeudi 21 juin
Balade matinale en direction du
delta de l'Okavango
. La faune est très présente et l'eau semble favoriser les oiseaux. Aigles pêcheurs, ombrettes africaines,
jabirus d'Afrique…
Nous rejoignons
Ngoma Island Lodge
pour un départ en bateau sur le
delta de l'Okavango
. Un premier parcours sur des chenaux plus ou moins étroits dans une forêt de papyrus nous permet
d'approcher d'autres animaux. Il y a des multitudes d'oiseaux et j'en pince pour les petits Martins-pêcheurs
malachite. Le pilote du bateau s'en aperçoit et stoppe le moteur au pied d'une tige de papyrus pour me
laisser le temps d'en « mettre un dans la boite ». Merci pilote !
Le but du jeu est de rejoindre des embarcations plus petites, à fond plat, des mokoros au design ancestral,
qui sont plus adaptés pour circuler sur ces zones inondées. En fait, le delta est une immense cuvette,
quasi sèche, puis presque intégralement inondée selon les saisons et aujourd'hui, il ne reste que quelques
îles sèches reliées entre elles par des canaux de circulation de la faune ou des mokoros.
On traverse alors des forêts denses de roseaux et papyrus que nos mokoros écartent pour passer, en
alternance avec de belles mares dégagées couvertes de nénuphars. C'est absolument magique !
Ces mokoros sont maintenant moulés en plastic, mais ont gardé la forme originale. Le fond est absolument
plat pour mieux glisser dans la vase. Le piroguier se tient debout, en équilibre et pousse ce frêle esquif à
l'aide d'une perche. Du coup, ils sont terriblement instables et au moindre faux mouvement, tout le monde
passe à la baille. Vu la longueur des perches, on a probablement pied partout, mais on n'a pas essayé.
On vise une île déserte (il n'y a quasiment que ça), pour installer tout le barda d'un bivouac parmi les
empreintes d'hippopotames, mais quand même dans un confort inattendu, voire anachronique pour les Sahariens
que nous sommes : cuisine complète sur feu de bois, le buffet sera remplacé par un mokoro renversé (merci
le fond plat), bien sûr chacun sa tente, et, cerise sur le gâteau, une cabine de douche en toile avec
réserve d'eau chaude chauffée au bois !
Le repas de midi sera étonnant, car malgré le caractère Robinson de cette île déserte, le style so British
du service restera totalement inchangé !
Après une digestion bien méritée, nous repartons à l'aventure et réenfourchons nos mokoros à la découverte
d'une… autre île déserte ! Bien sûr, ce n'est que le prétexte pour circuler à nouveau dans ce décor
magnifique en profitant des lumières douces et chaudes de l'après-midi, puis du crépuscule, après avoir
admiré et joué avec les reflets de toutes sortes sur ces miroirs flottants.
Cette deuxième île est plus grande et nous permet aussi de se dégourdir les jambes, après l'inconfort des
mokoros où nous sommes condamnés à un immobilisme total.
Retour au camp à la nuit tombée et nouveau repas stylé avec comme stars, la soupe de butternut et les
saucisses grillées.
Vendredi 22 juin
On repart à 7 h du mat' pour un nouveau safari en mokoro ou à pied. Les lumières de ce lever de soleil sont
splendides et nos divagations dans les papyrus le sont aussi. Nous voilà en extase, plongés dans un monde de
calme et de douceurs.
On se balade d'îles en îles, alternant la marche et la pirogue et allant de découvertes en surprises. On se
faufile entre nénuphars et baobabs. On se glisse dans l'intimité de miniforêts.
En atterrissant sur une île, on découvre une plage qu'on croirait dessinée par Picasso tant les brins de
végétation qui émergent se confondent avec leurs reflets pour nous laisser imaginer des yeux, des regards,
des formes anguleuses… Le maître aurait-il utilisé ce décor comme esquisse de ses
Demoiselles d'Avignon ?
On trouve des oies perchées sur des arbres morts, en équilibre sur une seule patte : manque de place ou pour
reposer l'autre ?
On se trouve tout à coup en vue d'un vaste troupeau d'éléphants qui font un bruit étonnant en piétinant dans
50 cm d'eau : auraient-ils inventé le roulement de tambour avant nous ?
On revient à notre île Robinson où un repas copieux nous attend et repartons voguer encore une fois dans ce
monde merveilleux.
Deuxième bivouac sur cette île Robinson
Samedi 23 juin
Nous quittons ce coin de paradis dès l'aube pour rejoindre
Ngoma Island Lodge
. La lumière n'est pas racontable, et elle se démène pour nous fendre le cœur. Tous les passagers sont
sidérés soit par cette ambiance, soit par le froid matinal, soit par les deux.
On glisse lentement sur ces reflets d'eau, sans bouger du fond de nos mokoros, médusés par tant de beauté.
Mais c'est le lot de tout voyageur, il passe dans les paysages, comme le temps, sans jamais s'arrêter, dans
sa hâte d'aller plus loin encore pour voir si ce n'est pas encore plus beau…
⏯️
Une surprise nous attend à
Ngoma Island
: soit nous continuons vers
Maun
par voie terrestre, soit nous prenons les airs pour un « scenic fly » au-dessus de ce magnifique delta.
La décision est vite prise et, sauf un ou deux collègues, nous prenons 2 petits avions pour contempler cette
fois en 3 dimensions ce fabuleux delta.
<== pour voir plus d'images, cliquez sur la vidéo ci-contre
Et c'est immédiatement l'extase au cube ! On comprend mieux tous ces dédales inextricables parcourus au sol,
les bras de rivières qui serpentent dans les papyrus, les étangs, les îlots restés secs, les troupeaux
immenses de buffles et d'éléphants et les sillons qu'ils tracent dans cette végétation exubérante et que
nous avons utilisés en mokoro.
Si vous passez par là, ne ratez pas ce point de vue !!!
Camping à
Maun