Mardi 12 juin
Vols
Genève
18 h 05 - 19 h 50
Zurich
22 h 45 - 09 h 10
Johannesburg
Mercredi 13 juin
vol
Johannesburg
11 h 05 - 12 h 40
Livingstone
Arrivée à l'Hôtel Zambezi Waterfront. Installation dans un bungalow dans un parc bien tondu, tout près du
fleuve Zambèze
, à 5 km en amont des
chutes Victoria
.
On se repose du voyage, puis apéro et repas sur une belle terrasse en bois en surplomb du fleuve. Ça
s'annonce pas mal…
Victoria Falls
Jeudi 14 juin
Journée dédiée aux
Victoria Falls
. Le sol s'est « craquelé » et une immense faille de 1 700 m de large et 108m de haut, coupe le fleuve
perpendiculairement. Cette craquelure se prolonge ensuite en zigzag, créant une immense gorge, véritable
temple du rafting…
« Jamais encore mes yeux n’avaient contemplé un spectacle aussi magnifique ; un spectacle si grandiose
qu’il me fit songer à des anges en extase, regardant du haut des nuages. » (Livingstone, note dans son
journal)
D'abord, un survol en mini-hélico, très impressionnant. Cette chute est splendide vue d'en haut, à cheval sur
la
Zambie
et le
Zimbabwe
. Nous ne sommes que 2 plus le pilote et la vue est vraiment dégagée. Nous avons droit à 2 x 360° à la
meilleure distance et hauteur, on voit que le pilote est rodé. Il est aussi possible de voler en ULM c'est
moins cher, mais beaucoup plus exposé. Cet hélico est un modèle extrêmement léger qui n'inspire pas une
immense confiance et qui vibre beaucoup…
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Puis parcours pédestre sur la rive aval de la cassure, côté
Zambie
sur les falaises qui bordent les chutes. Vu du sol (et d'un peu loin), ça a l'air plus classique. Il faut
payer une taxe pour s'approcher et des vendeurs assidus nous proposent de louer des imperméables. On rigole
un peu, puis on accepte dans une ambiance un peu folklorique. Mais quand on s'approche de cette monstrueuse
douche, on comprend vite que même avec un imper, on sera quand même mieux rincés que dans une machine à
laver.
Petite visite d'un marché local dans une belle ambiance. Un joueur de balafon quasi aveugle met du rythme et
je tombe amoureux d'un rhinocéros en bois de fer. Martine me sermonne, car nous sommes en bagages limités
par l'avion et si je commence comme ça, ça finira mal. Je le cache dans mon sac à dos…
On négocie ($) avec les douaniers pour une petite visite sur le pont frontière. Il y a là un beau saut à
l'élastique avec – évidemment – une jeune fille en train de regretter sa « décision ». Nous avons le temps de
faire la visite avant qu'elle se lance, gratifiant la gorge d'un suprême cri d'horreur à rendre jaloux les
meilleurs producteurs de films d'épouvante. Décidément, cette jeunesse a une drôle de façon de tester des
« plaisirs » nouveaux.
De retour à l'hôtel, j'apprends que le rafting était fermé jusqu'au 15 juin à cause des hautes eaux
saisonnières. Ouf ! le 15, c'est demain, et il me reste encore une chance puisque nous avons encore une
journée sur place.
rafting
Vendredi 15 juin
Rafting sur le
Zambèze
La saison est excellente, c'est l'hiver austral et les eaux sont au quasi maximum. C'est le 1er jour de la
saison du raft et c'est un succès total, il y a 30 participants pour cette descente à 6 clients par bateau,
soit 5 bateaux et une équipe de sauveteurs en kayaks de compét très impressionnants.
Bon, il faut signer des tas de papiers disant que si tu meurs, c'est vraiment de ta faute !
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Vidéo de ma descente
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extrait de la vidéo « Carnage » de Safpar
La descente dans la gorge se fait par un sentier aménagé, mais pas assez au gré de certains qui ont déjà des
difficultés.
Comme les eaux sont encore trop importantes, il n'est pas possible de faire les premiers rapides après les
chutes, on démarre donc au rapide 13. Je suis assigné dans un bateau avec un journaliste sud-Africain et une
famille de 4. Notre pilote est Veni avec un gilet de sauvetage rouge et un casque bleu.
Une équipe de caméramans nous suit en kayaks pour rendre ce trip immortel et accessoirement faire quelques
pépètes. Une étroiture jugée trop dangereuse est franchie à pied sur le bord pendant que nos canots dérivent
seuls
Ambiance formidable, nous sommes menés à la baguette comme à l'époque des galères romaines. Nous sommes
entre les mains du pilote et lui dépend entièrement de notre efficacité de pagayeurs. Je ne sais pas
vraiment pourquoi, mais sur les 5 bateaux, les 2 qui ont dessalé portaient beaucoup de filles… Le charme
suffit-il en toutes situations ??
On atterrit après le rapide 22 et un funiculaire nous permet de remonter une partie de la falaise. Puis un
camion brousse nous ramène à l'hôtel
Le soir, je peux acheter un CD de photos et un DVD de vidéo de ce trip mémorable et en discutant technique
de montage avec le monteur, il m'offre un DVD des meilleurs dessalages de la saison précédente. Il l'a
intitulé carnage…
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extrait de la vidéo « Carnage » de Safpar
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extrait de la vidéo « Carnage » de Safpar : la maîtrise des sauveteurs
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extrait de la vidéo « Carnage » de Safpar
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extrait de la vidéo « Carnage » de Safpar
Samedi 16 juin
Fin de la première extension du voyage organisé. Rencontre avec le guide et le reste du groupe. Nous sommes
transférés à
Kassane
pour y rejoindre le groupe de participants. On passe la frontière
Zambie – Botswana
à
Kazungula
avec un protocole sanitaire strict jusqu'au bain de chaussures dans une sauce chimique secrète censée
préserver la faune. On a croisé sur la
rivière Chobé
une superbe drague flottante.
L'agence française Vie Sauvage avec laquelle j'ai traité a sous-traité la partie itinérante avec une agence
locale
Bush Ways Safaris
. Cette agence a ajouté un groupe d'Italiens et d'Allemands pour compléter ce trip. Mais les Italiens ont
raté l'avion et ne sont pas là. Donc on va faire la croisière sur la
rivière Chobé
sans eux et ils nous rejoindront plus tard.
Nous avons un guide, Brighton et un chauffeur-cuisinier, Master, pour faciliter ce voyage et comme il y a un
Allemand, ils ont ajouté un interprète, Daniel, qui s'avèrera inutile pour la traduction, car le client
Allemand comprend l'anglais et le français, mais Daniel sera très utile pour tout le reste.
On prend place dans un monstrueux Land Rover spécial. Châssis allongé pour accueillir 4 banquettes passagers
de 3 places chacune, surélevées en gradins pour faciliter la vue, bâché donc avec toit ouvrant sur la
totalité des banquettes, bref très bien conçu pour ce genre de trip. Une remorque popote suréquipée avec
plan de travail articulé et tiroirs pour la vaisselle et les vivres… Bon, on n'est pas dans Murzuq !
Chobé River
Croisière sur la
rivière Chobé
.
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On embarque sur un bateau assez spacieux pour ce groupe rétréci. Le pilote est très attentif à nos envies et
on le croirait réglé sur les déclencheurs d'appareil photo. Dès le départ, il vient frôler les bestioles et
comme elles sont plus grosses que nous, on aimerait bien les frôler, mais peut-être pas si près.
Le festival commence dans les lumières chaudes d'après-midi : éléphants, hippopotames, crocodiles, koudous,
guêpiers nains, Martin-pêcheur pie, oies de toutes sortes, les piles de mon Nikon D300 sont mises à rude
épreuve et le choix d'images pour illustrer ce récit devient cornélien.
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La balade se prolonge après le coucher du soleil et nous en avons déjà plein les yeux. Camping à
Kassane
.
Dimanche 17 juin
Départ de bonne heure, il y a de la route à faire. Il fait très frais en juin dans l'hémisphère sud et le
Land n'a pas de fenêtres : Martine est congelée. On longe la
rivière Chobé
côté
Botswana
.
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défilé de la faune
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Cette route droite et moderne qui s'écarte un peu de la
rivière Chobé
est envahie de faune sauvage et on découvre avec grand étonnement toutes sortes d'animaux : un Hippotrague
noir nous regarde passer tranquillement, un troupeau d'éléphants nous coupe la route, une bande de Koudous
nous scrute comme si c'était nous les habitants de ce zoo. On devrait leur faire payer le ticket d'entrée !
Puis c'est au tour des zèbres de nous couper la route et nous tombons ensuite sur une immense girafe campée
immobile au milieu de la route, tel un agent de la circulation.
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Bande de Caprivi
On arrive à
Ngoma Bridge
où on rentre en
Namibie
, sur la
Bande de Caprivi
. Direction nord-ouest vers
Katima Mulilo
, proche de la frontière de la
Zambie
.
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À cause de tous ces animaux, le land a dû rouler plusieurs fois dans les bas-côtés et il y a un problème de
pneu. On s'arrête pour une réparation pendant que notre cuisinier nous sert un repas sur le pouce. On se
dirige vers le
Mamili National Park
.
On installe le bivouac de bonne heure et on assiste à la séance de montage des tentes avec quelques
participants un peu désemparés. Mais le cuisinier est déjà au boulot et pendant qu'il nous prépare le repas,
je tente de m'écarter un peu du camp à la recherche du bon cliché. Je découvre ainsi un drôle d'oiseau avec
un cou souple et tordu, l'Anhinga d'Afrique. Je retourne au camp tout content pour me prendre une avoinée
formidable, car s'écarter ainsi seul et sans connaissances est hyper dangereux dans cette région, car les
lions et autres prédateurs n'attendent que ça.
On part pour un « game drive » c'est-à-dire une balade en brousse avec notre Land Rover.
⏯️
Le chauffeur a rabattu son pare-brise et enlevé la bâche en toiture et tous les participants sont aux aguets
dans l'attente du spectacle. Ça ne tarde pas et on tombe rapidement sur un troupeau géant d'impalas « Mac
Donald » comme les surnomme Brighton à cause des 2 traces noires qui leur décorent l'arrière-train, comme de
parfaits hamburgers passés au grill.
On zigzague agréablement le long de la
rivière Linyanti
, à 10 à l'heure, gentiment bercés par la légendaire suspension du Land
On profite d'un beau coucher de soleil sur cette savane arborée et on regagne tranquillement notre bivouac
où le repas nous attend.