← Étapes →
Le texte est haché par de nombreuses coordonnées GPS, qui ont maintenant perdu leur valeur. Mais ce
n'était pas du tout le cas à cette époque. J'en ai un peu atténué le graphisme pour ne pas tout
gâcher.
Notes prises au dictaphone : Cassette n° 1 face A
(traité en reconnaissance vocale 2010, orthographié par IA 2025)
Samedi 19 décembre
Villard – Habib
.
Départ 9 h 50, le compteur dit 6929 km, je suis devant la fruitière.
Magland
: il y a une opération escargot avec les camionneurs sur la route d'en face, j'ai eu chaud. Je sors du
tunnel à 11 h 15, il fait légèrement soleil, je n'ai pas vu un douanier. Je suis au feu rouge de
Courmayeur
.
(45 47,537 N / 6 58,230 E) altitude 1152, 7022 km.
(45 44,281 N / 7 24,285 E), altitude 680
12 h,
péage à Aoste
.
Arrivée à
Gênes
14 h 10, à l'entrée du port, j'ai déjà rencontré Puthod, j'ai mon visa.
(44 24,757 N / 8 54,698 E)
.
Dimanche 20 décembre
Habib – Hammamet
.
Arrivée à
Tunis
à 18 h 45 avec 2 h de retard. Je suis dans les premiers à la sortie, je ne sais pas ce qui va se passer.
Il fait beau, un peu froid, je suis sorti à 19 h 30. La queue s'est bien passée, j'ai été mis à la douane
dans une file tout à fait à droite et je suis sorti par une nouvelle sortie spéciale genre touriste.
Juste un truc à raconter à Simon : le type qui m'a aidé à décharger à la douane m'a pris 5 dinars en
fonction d'un tarif syndical qui est parait-il affiché.
21 h 05, ça commence à merder : il y a 9 bagnoles, les 2 Grenoblois sont partis devant, Vittorio s'est
barré et les autres sont enfin tous regroupés.
21 h 20 on est parti en direction de
La Marsa
pour aller, sans doute, coucher à
Hammamet
sans manger.
21 h 45 on arrive sur l'autoroute.
Les Suisses traînent comme ce n'est pas possible et moi je mange un vieux quignon de pain. Il y a 3
voitures de Suisse : Gaspard, leur chef, psychologue à Genève, au volant d'un BJ45 long, équipé d'une
cuisine avec plan de travail en catelles, lourd comme un âne mort et pas beaucoup plus véloce. Rodolphe
dans un Range rouge, qui tient un petit restau à Chêne-Bourg, et Philippe, commercial en mobilier de
bureau, dans un Pajero. 22 h 25 tentative à l'hôtel Sheraton
d'Hammamet
.
22 h 45 je suis dans une super chambre, le chef nous a plantés (il trouve l'hôtel trop cher ?) et on
repart demain matin 7 h. La chambre est à 28,5 dinars
(171 FF)
single et 37 double
(222 FF)
.
Lundi 21 décembre
Hammamet – Zouara
.
6 h 30, la chambre est glaciale, j'ai pris une douche brûlante : la dernière.
(36 24,040 N / 10 34,393 E)
Hammamet
, hôtel Sheraton.
(36 10,019 N / 10 25,183 E)
Bifurcation
Kairouan - Sousse
.
(35 41,880 N / 10 06,317 E)
Kairouan
, 9 h je suis devant la station-service à l'entrée.
(35 41,294 N / 10 06,026 E)
Kairouan
, Hôtel continental.
Finalement, on s'est tirés avec Pierre, on en avait ras-le-bol, on a rendez-vous à la sortie de
Ben Guerdane
. Je suis un vrai con, j'ai oublié le système de fixation pour le pied du caméscope, j'ai déjà oublié
l'oreiller et le couteau Suisse
(ce n'est pas vrai pour le couteau que je n'ai retrouvé qu'en rentrant à
Villard
)
.
Un petit bonjour à
Bir Ali Ben Kalifa
. J'ai acheté 3 kg de clémentines à
Bouficha
, elles sont délicieuses, j'ai aussi 5 kg d'oranges.
À 18 km de
Gabès
, il y a un brouillard digne du
Pont de Fillinges
. Très beau souk à l'entrée de
Gabès
, avec des poteries partout, ça s'appelait
Bouchema
.
(33 53,675 N / 10 04,733 E)
Au carrefour
Kébili
, il est 11 h 30.
Je viens de voir une pancarte
Tripoli
404 km à l'intérieur de
Gabès
. 25 km avant
Médénine
, on commence à voir des gars avec des dinars libyens qu'ils brandissent pour le change au noir.
(33 22,413 N / 10 26,937 E)
Carrefour de
Matmata
.
(33 20,989 N / 10 29,306 E)
il est 12 h 40, carrefour
Djerba Beni Keddache
. Dans Médénine, on dit
Tripoli
208 km et
Ben Guerdane
78 km.
Un peu après
Médénine
.
On s'arrête chez le boucher pour manger des côtelettes d'agneau grillées sur le bord de la route, il y a
un joli minaret.
(33 21,870 N / 10 37,181 E)
.
À 40 km de
Ben Guerdane
, on commence à voir depuis un bon moment des fûts d'essence et c'est probablement de l'essence libyenne.
On vient de rencontrer Vittorio dans la campagne, il mange un sandwich, il jure qu'il est passé à côté de
nous sans nous voir, mais qu'il a vu les 4 autres voitures devant nous à 50 m, ça c'est faux. Il est 14 h
45, on arrive à
Ben Guerdane
et il y a des flaques un peu partout, il a dû pleuvoir assez fort ici. Pour l'instant il fait grand beau.
(33 08,344 N / 11 13,361 E)
Carrefour de
Ben Guerdane
.
15 h 20, tout le monde est là, on repart après avoir fait un change fabuleux à 30 dinars libyens pour 100
FF. J'ai acheté 210 DL pour 700 FF.
(33 09,259 N / 11 18,551 E)
Premier stop qui semble être une douane.
En fait c'est une garde nationale, on est passé sans problème, sans sortir les passeports. Maintenant,
après la garde nationale, il n'y a plus un seul cambiste.
(33 08,632 N / 11 27,887 E)
Deuxième arrêt, ça s'appelle
Choucha
: police.
Ça se passe tout simple, ils tournent les pages du passeport, ils demandent si la caméra c'est pour le
film et puis voilà, c'est fini. Nouvel arrêt, ceux-là je ne les connais pas.
(33 08,567 N / 11 29,875 E)
Contrôle.
(33 08,956 N / 11 33,016 E)
Nouvel arrêt ! Là, il y avait en même temps la police et la douane. Je vois une pancarte
Ras Jedir
avec une espèce de bâtiment sur la route, une grande colonne marqué
Libye
à droite. Puthod fait une marche arrière, apparemment on doit prendre la file.
– GPS –
(33 08,933 N / 11 33,517 E)
douane tunisienne.
Il est 15 h 55, on commence la queue pour la douane tunisienne.
Coup de tampon sur le passeport, on rend le carton rempli à l'entrée à
Tunis
, on inscrit la voiture sur un registre sans la sortir du passeport, on néglige le caméscope puisqu'on
revient par la même douane
.
Sortie 16 h 35, un certain bordel, ce n'est pas fini mais là on a largué les tunisiens. Bon là c'est
bizarre, on passe dans des hangars, il n'y a personne, il parait qu'il faut aller shunter la queue.
Puthod vient de nous recommander de partir par petits groupes, parce qu'à 9 on ne passerait pas et il dit
que l'on peut shunter la queue par la droite et aller ensuite au bureau à gauche, faut voir. J'arrive à
un portique avec l'effigie du président Kadhafi.
(33 04,704 N / 11 43,954 E)
Douane libyenne.
Il y a un grand caillon. Il est 16 h 55, la file n'avance pas trop mal (je n'ai pas eu le culot de sauter
la queue par la droite). Le folklore est complet, j'ai dû recopier mon visa, j'ai dû ensuite prendre une
carte touristique après on m'a fait prendre une assurance spéciale et puis maintenant j'arrive à m'en
aller sans aucun contrôle, je ne sais pas du tout si j'ai tous mes tampons et dans l'autre sens il y a
une queue épouvantable, il est 17 h 50. Quand même bravo pour le type du visa, il écoutait du Vivaldi,
concerto pour 2 mandolines. C'est le bordel complet, on ne sait plus qui est devant et qui est derrière,
Puthod retourne à la douane pour voir si les autres arrivent. Je suis dans un premier bled à 18 h 10.
(32 56,971 N / 11 52,188 E)
premier bled
:
Zelten
.
À 7 853 km au compteur,
(560 km de Tunis)
j'ai perdu tout le monde, je cherche. J'ai retrouvé tout le monde à la pompe à essence.
(32 56,837 N / 11 52,400 E)
pompe à essence
Zelten
.
On a passé la douane sans aucune fouille, en ne faisant que des papiers. Les pancartes sont vraiment
hard, il n'y a pas un seul mot dans notre alphabet. Je suis dans un bled assez grand, il y a de la bouffe
partout, c'est assez luxe, il y a un minaret central.
(32 55,908 N / 12 04,906 E)
Zouara
premier gros bled, on l'a passé tout droit.
(32 54,827 N / 12 07,198 E)
piste à gauche.
(32 55,240 N / 12 06,923 E)
administration pour les plaques.
Ce charmant pays s'appelle
Zouara
. Il est 20 h 20, on n'a pas tous été d'accord
(surtout Pierre)
pour aller bouffer un poulet à
Zouara
, on est obligés d'aller chercher un campement à 80 km et on va bouffer des conserves. Le carrefour que
l'on prend est à ?
(32 55,773 N / 12 05,636 E)
Rond-point dans
Zouara
, cap 180.
On demande notre chemin souvent, on n'a pas l'air bien sûr. Quand même, le fonctionnaire libyen connaît
vachement bien Land Rover il dit Land Rrôver tandis qu'en parlant de Toyota il dit Djapanne. On est cap
180 depuis un bon moment déjà. On demande notre route.
(32 51,348 N / 12 04,327 E)
carrefour tout droit.
Le cap oscille entre 190 et 220.
(32 47,329 N / 12 01,907 E)
belle route, ligne médiane.
On est sur une belle route, ligne médiane, les bas-côtés sont propres, la route est large elle fait au
moins 8 m. On commence à voir du sable qui sort du talus, ça fait très joli dans les phares, mais
autrement on ne voit rien, il y a un peu de végétation, on sent que des fois le sable doit bouffer toute
la route.
(32 35,949 N / 11 55,153 E)
super carrefour, prendre à droite.
(32 35,929 N / 11 54,958 E)
station-service cap 251 apparemment on cherche un bivouac.
(32 17,370 N / 11 45,081 E)
bivouac à 80 km sud
Zouara
.
On suit une piste dans une pampa complètement clean, il y a juste deux traces de roues et ça zigzague. Il
est 21 h 30, on arrive vers une casbah carrée posée en pleine pampa.
Mardi 22 décembre
Zouara – Forage Derj
.
Le bivouac s'est fort bien passé, mais affreux détail, on a paumé Pierre hier soir, il s'est barré de la
cabane des plaques le premier, est parti à droite au lieu de gauche, ce qui fait que ce matin on le
cherche. On a découvert sa disparition ce matin, un peu emmerdé, le chef s'est fait moquer de lui, moi je
vais au bled pour me poster et l'intercepter s'il circule, et Puthod va retourner à la frontière à 100 km
à peu près. Je suis posté en attente à un carrefour, qu'il faut prendre tout droit et laisser une route
qui part au sud.
(32 13,320 N / 11 45,389 E)
carrefour, prendre tout droit.
Il faudrait aller dans un bled qui est plus loin à un carrefour 4 voies et qui s'appelle
Goush
.
Le camionneur m'a dit "Françaoui chouff", il a vu Jean-Paul et on va le chercher en avant. On s'approche
d'une grande falaise qui barre tout le passage depuis la gauche et il semble qu'on soit obligés
d'obliquer à droite vers un bled qui s'appelle Goush, il est 9 h 25. Alors finalement après plein de
palabres, je retourne avec Puthod peut-être jusqu'à
Zouara
, les autres filent, on a rendez-vous à
Nalut
plus tard. On est revenus jusqu'à la station-service.
(32 35,929 N / 11 54,958 E)
station-service cap 251.
Et on repart au cap 251. Apparemment Pierre s'est perdu hier soir sur un carrefour, il a tourné en rond
pendant 3H avant de finalement s'endormir sur le carrefour, espérant qu'on passerait là cette nuit et ce
matin il s'est tiré, il a dû passer à côté de notre camp vers 6 h du mat' mais ne nous a pas vus. Reprise
de la découverte, cette fois-ci on fonce tout droit sur la falaise qu'on longe depuis un bon moment.
(32 04,239 N / 11 45,753 E)
.
On arrive à un carrefour, on passe sous la ligne électrique qui fout le camp à droite.
(32 00,431 N / 11 43,765 E)
carrefour, on passe sous la ligne électrique.
Et on a une deuxième ligne électrique qui longe la première, mais cette fois-ci à gauche.
(31 59,825 N / 11 41,288 E)
On arrive à une station-service.
On prend un premier rond-point tout droit, puis tout le village tout droit, avec une pancarte qui marque
quelque chose 24 km, ce village était probablement
Goush
. On vient de franchir un carrefour tout droit, avec un village à droite. Encore un village.
(32 00,809 N / 11 22,180 E)
c'est le village de
Tidji
.
À 15 km de
Nalut
, on s'enfonce dans un défaut de la falaise. 3 km avant
Nalut
, on voit une superbe route de montagne tout en béton armé.
(31 52,108 N / 10 59,025 E)
Arrivée à
Nalut
, on tourne à droite.
En fait
Nalut
nous permet de prendre pied sur la falaise et maintenant de cavaler sur le plateau.
C'est une ville assez grande quand même, assez bien construite, avec une superbe mosquée qui vient de
nous appeler à la prière. Avec Puthod on avait pris chacun un Algérien à la pompe à essence. Ce sont deux
jeunes qui partent de
Libye
et qui passent par
Debdeb
,
Hassi Messaoud
, qui remontent à la mer jusqu'à
Oran
, qui redescendent par le
Maroc
et ainsi de suite, les mains dans les poches. On a retrouvé Pierre à la station d'essence de
Nalut
, le pauvre a déjà fait l'aller et retour à
Nalut
ce matin et est retourné au carrefour où Jean-Paul l'avait trouvé, vers la station d'essence. La route
est sinueuse mais superbe, fabriquée comme les meilleures routes Suisses et encore je ne sais pas si les
Suisses sauraient faire une route pareille.
Il semble d'après la carte IGN que l'on ait fait un détour, en prenant la route à droite. On doit
pouvoir rattraper la pompe à essence en prenant à gauche dans
Nalut
et laisser cette route qui remonte sur
Remada
en
Tunisie
(frontière fermée)
.
(31 54,851 N / 10 54,475 E)
On a laissé un carrefour à droite.
On laisse sur la gauche un gros village assez important, tout étiré qui a l'air d'être le long de la
falaise et devant nous dans le creux, il y a une nouvelle construction, moitié usine, moitié ville
nouvelle.
(31 47,893 N / 10 57,520 E)
Carrefour pompe à essence, tout droit cap 180.
On sort dans la pampa à 12 h 45, est-ce que c'est pour manger ?
(31 46,053 N / 10 56,637 E)
pique-nique maquereaux – haricots verts.
Et voilà, petit repas en une demi-heure, maquereaux au vin blanc, haricots verts crus, juste sortis de la
boite "mais tu verras, mélangés, c'est vachement bon" me dit Puthod qui a l'air très complice avec le
motard qui se prénomme Jean-Paul : ils viennent de se disputer la propriété de la boîte de conserve
garnie de téflon blanc, ce sera pour le gagnant sa gamelle pendant tout le voyage. Un gâteau de riz comme
dessert, moi j'ai sorti un bout de tomme (faut pas déconner, je ne suis quand même pas parti les mains
dans les poches) et on a eu des petits cœurs, espèce de biscuits, euh, comme des cœurs. En route vers
Derj
, il est 13 h 45.
À 30 km après
Nalut
, on est sur un grand plateau qui ressemble beaucoup au pipe-line entre
Ksar Ghilane
et
Douz
, sauf que c'est un goudron impeccable et des lignes droites fantastiques, la route est remblayée, en
légère surélévation par rapport à la végétation et on a une immense ligne haute tension qui nous suit à
droite. Ce qui est hallucinant, c'est qu'on voit à des km et des km, et de temps en temps, il y a un
réémetteur de télé. Je n'ai pas vu une seule habitation entre les deux derniers émetteurs, je ne sais pas
où ils emmènent la télé. À gauche, je vois une sorte de ferme avec des arbres qui dépassent, il y a pas
mal de cabanes genre Algeco ou des trucs comme ça, il y a un périmètre rectangulaire délimité, il y a des
tuyaux, pas mal d'engins de travaux publics, des réserves de toutes sortes.
(31 17,642 N / 10 37,490 E)
Ferme isolée.
J'arrive dans une petite oasis avec un superbe minaret jaune à côté d'un grand réémetteur hertzien, le
réémetteur est beaucoup plus grand que le minaret. Compteur 8 295 km, 14 h 50.
(31 01,763 N / 10 36,218 E)
Sinawan
,
petite oasis avec un superbe minaret jaune.
Je tourne légèrement à droite. On passe au pied du réémetteur hertzien. On continue à un cap 213. 2 km
après le village, on descend dans un oued fossile, il n'y a plus de traces d'eau depuis longtemps, une
espèce de canyon, on ressort en face après l'avoir traversé.
(30 59,087 N / 10 33,205 E)
Es Sciaada
,
station d'essence.
On doit être dans un bled qui s'appelle approximativement
Sinawan
.
Je suis à 50-60 km avant
Derj
, la lumière est magnifique, le soleil commence à décliner, il y a des ombres, toutes les couleurs sont
dans les ocres, il n'y a pas beaucoup de sable, mais ça a quand même de la gueule. Je viens de voir le
chauffeur de la Mercedes arrêtée en plein désert 50 km avant
Derj
soleil couchant tourné vers la Mecque en train de faire sa prière, il a bien raison. Joli village qui est
peut-être
Derj
, je ne sais pas encore, compteur 96 km depuis la dernière essence, on va voir. Il est 16 h 40.
(30 10,338 N / 10 27,380 E)
Derj
, station d'essence. Cette immersion dans un monde sans aucun repère, les pancartes étant absolument
illisibles, ajouté à la perte d'un gars du groupe la nuit précédente me plonge dans un état de dépendance
totale vis-à-vis de Puthod. Je me sens très mal à l'aise, presque inquiet : mon GPS ne me parle qu'en
chiffres et je n'arrive pas facilement un reporter ma position sur la seule carte dont je dispose qui est
de toute façon à une échelle invraisemblable. C'est certainement de là qu'est venu cette nécessité de la
préparation des prochains voyages.
Alors à
Derj
les flics ont recopié nos passeports, ils ne veulent absolument pas que l'on prenne la piste
d'Idri
, on a dit que nous allions à
Idri
par le goudron et ils nous escortent, ils sont devant on va voir jusqu'à quand. Il y a un drôle de
zigomar avec une Volvo 240 qui nous a filé une pub pour une travel and tourist agency de
Ghadamès
. Je ne sais pas ce qu'il magouille, mais il a l'air avec les flics. Quant à la route, c'est carrément
une piste d'envol d'aéroport, je n'ai jamais vu ça. Un goudron lisse mieux que le bitume de chez nous, il
n'y a pas un raccord, c'est absolument nickel. D'après ce que dit Puthod, cette piste va jusqu'à
Idri
, si elle est comme ça jusque là-bas, c'est incroyable, on peut faire du 300 km/h là-dessus. La police
nous barre une piste qui démarre à droite 10 km après
Derj
.
(30 08,031 N / 10 34,216 E)
départ piste
Derj – Idri
.
Le terrain ressemble à un grand chott qui n'aurait pas vu l'eau depuis 2 000 ans. On prend un petit bout
de piste à droite, juste après un bout de goudron qui va à un marabout.
(30 09,694 N / 10 39,297 E)
quitter le goudron pour le bivouac.
Pour l'instant on vise une espèce de tertre aplati qui doit être à 2-3 km et qu'on va sans doute éviter
par la gauche. Apparemment bivouac.
(30 08,099 N / 10 39,422 E)
bivouac à côté du forage anglais.
Mercredi 23 décembre
Forage
Derj
– Première dune
idehan Oubari
.
Salut, c'est 8 h 30, on s'est levés à 7 h, ambiance cool, il fait grand beau, la nuit a été fraîche, même
carrément fraîche, on a couché au pied d'un tertre. Malheureusement on n'avait pas vu 1 km plus loin un
forage anglais qui nous a allumé un groupe électrogène infernal qui a marché toute la nuit, désolé. Il
s'est arrêté au moment où on s'est levé. La bouffe, c'est sobre. Hier soir c'était lentilles saucisse
mi-tiède
(pas de "s" à saucisses, c'est une faute, mais pas d'orthographe !)
avec un peu de tomme. Vive la tomme.
On va ruser un coup, en retournant sur le goudron
d'Idri
, faire 20 km et tenter une sortie à droite si c'est bon, sinon on va filer un peu plus loin pour prendre
un grand plat, genre de plateau vu sur la carte, et filer droit au sud en essayant d'échapper à
Idri
, car 10 km au sud
d'Idri
, nous aurions encore les militaires qui pourraient nous poser des questions. On prend pied sur le
goudron, compteur 8 428 km.
(30 09,736 N / 10 40,156 E)
raccord goudron après le bivouac.
Le temps est splendide, j'ai fait un petit peu de film de Puthod dans la lumière rasante du matin dans
une plaine lisse sans sable
(pov' con, t'as pas surveillé ton focus et c'est tout flou…)
Cassette n° 1 face B.
On a repris "l'autoroute" d'
Idri
. On vient de passer un oued assez bien marqué, avec des travaux.
Sans doute
uadi Mimun
(IGN)
.
(30 10,060 N / 10 53,250 E)
Quitter le goudron à droite.
On sort de la route par la droite et on encape des traces. On est en fuite contre le soleil, c'est
magnifique.
(30 05,058 N / 10 57,183 E)
hors-piste.
J'ai essayé de faire marcher le péloto, mais l'autofocus a des tas de problèmes, j'ai fait une photo du
capot déjà, et l'autre je ne sais pas du tout. On se regroupe.
(30 03,074 N / 10 58,288 E)
hors-piste.
On va essayer d'échapper à
Bir El Gazell
qui est ce puits qui rassemble toutes les pistes de cette pampa, dans l'espoir d'éviter les contrôles.
Conduite super cool, la moindre bosse est passée à 30 km/h, tranquille, alors qu'en fait je pense qu'il y
en a qui trouveraient ça hyper hyper roulant. J'ai oublié de préciser qu'hier à
Derj
, il y avait un flic qui faisait 2 métiers à la fois, il nous a d'abord contrôlé les passeports et
ensuite nous a donné la carte d'un spécialiste de la piste de
Ghadamès
. Virage important à droite.
(30 01,627 N / 10 59,933 E)
camp nomade avec une bagnole.
Devant nous, il y a un camp nomade avec une bagnole, bizarre. On recule et on reprend l'axe direct. On
continue à avancer dans l'oued, c'est splendide, j'ai fait du film sur la moto.
(29 56,218 N / 11 05,555 E)
.
En plus, il est gentil le GPS. C'est marrant, on suit des traces de chameaux depuis un bon moment,
d'ailleurs c'est plutôt les chameaux qui suivent la piste et ça marque le sol en rendant les traces
lumineuses, c'est assez rigolo. Je ne sais pas comment l'expliquer, c'est un peu comme si on avait remis
un peu de mica en surface pour faire ressortir les traces de loin dans la poussière. Petite hésitation à
une bifurcation.
(29 53,861 N / 11 07,804 E)
bifurquer à droite.
On semble avoir pris pied sur le plateau, il n'y a plus de montagnes visibles, tout est plat plat plat,
c'est rigolo. On tire à gauche cette fois, sans doute pour éviter le puits.
(29 52,088 N / 11 07,253 E)
Quitter la piste pour un cap 152.
(29 51,115 N / 11 07,498 E)
.
(29 50,698 N / 11 07,744 E)
Croisement d'une piste.
(29 48,675 N / 11 08,726 E)
Hors-piste.
On descend manifestement du plateau, on commence à voir des rigoles et des petites touffes.
(29 48,217 N / 11 08,735 E)
Descente du plateau.
On retrouve une trace que l'on reprend sur la gauche.
(29 46,663 N / 11 08,824 E)
On lâche la trace.
(29 46,184 N / 11 09,784 E)
Tourner à droite, cap 190.
On a de nouveau pris pied sur le plateau. On passe vers un dépôt de vieux bidons, on les voit depuis très
loin.
(29 39,471 N / 11 16,957 E)
Reprendre cap 150.
(29 36,971 N / 11 18,680 E)
Piquet à droite.
(29 33,416 N / 11 20,247 E)
Légère dépression,
Oued Tanarùt
.
Puthod a raconté hier soir une histoire d'introduction d'alcool en Libye, il est venu avec un groupe et
les types se sont fait piquer en passant de
Remada
vers
Nalut
, les douaniers les ont chopés avec 2 bouteilles, ils leur ont donné le choix entre passer au tribunal ou
avoir une amende. Ils ont eu une amende, 500 FF par bouteille à peu près et après ils ont eu l'obligation
d'aller jusqu'à
Nalut
, à 70 km, pour aller casser les bouteilles devant le chef, ils ont perdu 5 h avec ce bordel, plus 1 000
balles.
(29 26,535 N / 11 17,746 E)
.
C'est assez rigolo, on est presque tous de front, on se tire la bourre, à 60 à l'heure quand même.
(29 22,556 N / 11 15,536 E)
.
On repart après la crevaison, j'ai pu faire le singe avec mon Cric'Air. On vient de voir une bagnole
passer au loin devant nous toute seule, ça a l'air d'être la police, on la laisse aller, on attend.
(29 17,382 N / 11 13,280 E)
Crevaison et pique-nique.
(29 12,839 N / 11 13,746 E)
.
(29 06,800 N / 11 14,106 E)
.
Il est 14 h 45, on vient de rencontrer une petite chèvre qui vient de mettre bas 3 petits en pleine
pampa.
(29 02,290 N / 11 15,559 E)
.
Le berger l'a attachée à une touffe et il n'y a absolument personne à l'horizon et de toute façon, il n'y
a absolument rien à bouffer ici, c'est assez bizarre. C'est marrant on est dans une zone où il y a des
petits piquets, on dirait des petites lambourdes de 30 cm de haut.
(28 59,839 N / 11 14,283 E)
petites lambourdes.
Là, à peine plus loin, on vient de voir des traces de monstre, ça doit être d'énormes scrapers avec des
pneus sable, avec un empattement du diable et la largeur du pneu fait au moins 60 cm.
(28 55,597 N / 11 15,388 E)
On plonge dans une dépression.
On repart, on vient de perdre 5 voitures : le Patrol court avait éclaté un pneu sur une pierre.
(28 55,391 N / 11 16,049 E)
On vient de passer à côté d'une balise posée sur une butte d'herbe.
(28 53,093 N / 11 16,278 E)
On rattrape une fort belle piste.
(28 53,023 N / 11 16,735 E)
Superbe bidon blanc et bleu "Tamoil".
On quitte la piste à droite pour du hors-piste, 2 km après, dommage. Maintenant il y a des pistes dans
tous les sens.
(28 51,031 N / 11 18,460 E)
Superbe balise, on plonge dans une dépression.
On suit le fond d'un oued plein de cailloux, on ne pourrait pas en sortir, il y a un petit arbre. Là
l'oued s'élargit, il a 1 km de large à peu près.
(28 48,659 N / 11 18,584 E)
.
⏯️
(28 47,654 N / 11 18,364 E)
On longe des montagnes américaines.
Très belle photo à la sortie de l'oued, dans une lumière fantastique, on aperçoit à peine quelques dunes
au fond et on y va. On longe des montagnes américaines (cônes à tête plate), en bifurquant un peu à
droite.
(28 45,550 N / 11 19,45 E)
Garder l'axe de la piste.
(28 44,567 N / 11 20,270 E)
Filer droit vers les dunes.
(28 43,509 N / 11 21,751 E)
Piste assez bonne.
(28 41,860 N / 11 23,086 E)
Super bivouac dans les dunes.
On s'arrête assez tôt car le chef n'est pas bien. On est au pied d'une belle dune et les Suisses ont
amené des skis pour tâter la glisse. Le spectacle n'est pas top.
Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais
bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au
lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait :
ᚓ S'il vous plaît... dessine-moi un mouton!
ᚓ Hein!
ᚓ Dessine-moi un mouton...
J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre.
(Antoine de Saint-Exupéry - 4ème de couverture du Petit Prince)
Jeudi 24 décembre
Première dune
idehan Oubari
– Chott violet
On repart le matin à 8 h 45, on longe l'
erg d'Oubari
vers l'ouest, puis piquer au sud le long de la frontière. Hier soir le chef a mangé trop de riz et il est
tout perturbé, ballonné. Après, il a perdu ses médicaments, il en a eu l'air complètement détruit, sa
femme lui avait préparé des trucs pour le cholestérol et il a oublié de les prendre depuis 2 jours et en
plus il les a perdus dans sa voiture, ça lui a mis froid aux pieds, il n'a pas dormi de la nuit. Le
matin, il est mourant, créant la stupeur dans ce groupe où personne ne sait où on est et où on va…
Il se rétablit à peu près vers midi et reprend son boulot !
(28 43,074 N / 11 21,846 E)
Bifurquer à gauche pour longer l'erg.
Hors-piste complet. On vise une très grande dune qui semble être une montagne, sur un cap de 226.
(28 42,643 N / 11 19,968 E)
Franchir un petit oued assez marqué.
Il est 9 h 10, je suis en pleine pampa, tout seul, les autres ont filé devant au moins à 5 km, on entend
la moto, les autres sont derrière à 1 km, il y a une merdouille, un truc planté, je ne sais pas quoi, il
y a des montagnes américaines tout autour, il y a un soleil qui commence à chauffer, ça fait du bien car
cette nuit j'ai eu un peu froid. Je ne suis pas loin du bonheur.
(28 41,850 N / 11 17,253 E)
On reprend pied sur le plateau.
(28 41,839 N / 11 14,517 E)
Cairn, genre tas de cailloux.
(28 41,079 N / 11 14,136 E)
Joli caillou.
Super grand plateau plat, – hyper – roulant comme dirait un homme célèbre.
(28 38,190 N / 11 12,763 E)
Longer les dunes à 4-5 km.
(28 33,401 N / 11 08,132 E)
.
Jean-Paul, le motard a une Honda 600R, c'est une Dominator transformée pour l'enduro, avec un réservoir
23 L en polyester, qui s'appelle Acerbis. Il parait que ce n'est pas homologué, mais il y a un type qui
fait l'homologation à Lyon et on peut l'avoir chez le concessionnaire. Il est 10 h 15.
(28 31,577 N / 11 02,755 E)
Longer les dunes.
Il est 11 h 40.
(28 31,066 N / 10 56,135 E)
On dégonfle.
On a repéré à 2-3 km devant nous une forme, soit une cabane Algeco, soit un camion arrêté, on ne sait pas
s'il y a des gens autour, mais par prudence on évite. On s'enfile carrément plus au sud dans le sable,
cap 212.
(28 28,183 N / 10 55,229 E)
Balise.
Sensations extrêmes, c'est des super plats, en neige profonde, troisième douce, quatrième même là à 60
km/h, tout est soft, c'est fantastique, on marche contre le soleil.
(28 24,759 N / 10 54,973 E)
Pneu.
(28 18,457 N / 10 55,124 E)
.
(28 15,000 N / 10 52,979 E)
.
(28 13,397 N / 10 51,866 E)
Joli petit gassi.
Le groupe est sans pitié, on laisse traîner derrière tous ceux qui se plantent. Vraiment le groupe est
sans pitié, Vittorio a été laissé complètement seul derrière dans une montée infernale, il n'a pas pu
s'en sortir, courtes, longues et je te pousse et je te tire, le pauvre, c'est dur.
(28 10,382 N / 10 52,141 E)
On repique dans le sable.
(28 10,309 N / 10 52,217 E)
Charmant pique-nique.
On retourne sur le reg pour longer les dunes. Le chef est malade à crever, moi je commence à attraper des
petits boutons, c'est rigolo. Peut-être qu'en mélangeant les haricots avec je ne sais plus trop quelle
merde, ça fait tout drôle. On est quand même le 24 décembre et il est 13 h 40.
(28 06,390 N / 10 50,889 E)
Bidon à gauche.
(28 03,105 N / 10 49,759 E)
Restes de chantier.
Ils ont dû construire une cabane là, il y a des détritus et des machins en bois, tout en bois, ça doit
être ça la "scierie". Le chef est à moitié comateux et il a des grosses plaques qui le démangent sur les
cuisses, ça n'a pas l'air d'aller fort. On passe à côté d'un grand piquet qui fait 2 m, genre ferraille
bétonnée par terre.
(28 02,259 N / 10 48,178 E)
deuxième cornière en U, cap 180.
La scierie de tout à l'heure semble être une cabane de forage, construite en petites planchettes
d'environ 80 cm de long, et il y en a effectivement des milliers, la cabane est par terre.
(les planchettes sont en fait des restes de caisses d'explosifs de 1958).
J'ai fait 1 800 bornes depuis
Villard
et maintenant je suis sur une planète orange, très très rigolo, la lumière est superbe, il y a toutes les
nuances de brun et d'orange.
(27 58,068 N / 10 48,658 E)
Superbe point ocre avec un piton où l'on s'est arrêtés.
Là on repique dans la plume, le sable devient mou.
(27 56,148 N / 10 49,836 E)
.
(27 56,035 N / 10 49,973 E)
Bidon posé au milieu de la plaine.
(27 54,665 N / 10 49,599 E)
On tombe dans des grandes baignoires.
(27 52,688 N / 10 48,747 E)
Balise à gauche.
C'est féerique, on fait de la vitesse, c'est du ski nautique, ce n'est pas croyable.
(27 52,577 N / 10 46,601 E)
On se dirige vers une grosse falaise qui va en se
redres
sant vers la droite.
(27 52,058 N / 10 41,066 E)
On se glisse entre la falaise et les dunes, qui commencent à être fort belles.
(27 49,357 N / 10 33,438 E)
Fin de la falaise, c'est assez destroy, il reste un lit tout épouvanté.
(27 50,871 N / 10 27,552 E)
On passe vers un champ de bidons.
En plus, chaque fois que je prends une photo, mon appareil sent la vanille, je crois bien que c'est le
parfum de Manette en Allemagne. Ah ! Ces filles ! Trop fortes pour taquiner tes souvenirs.
(27 52,573 N / 10 24,102 E)
.
(27 48,668 N / 10 17,619 E)
On zigzague entre les cailloux, sur du sable complètement lisse. On est même à 675 m d'altitude
parait-il. Je viens de me faire 40 l de gasoil en plein désert, c'est marrant comme tout.
(27 48,708 N / 10 17,515 E)
.
J'ai 429 km depuis le dernier plein, compteur 8 031 km, on trouve des bidons et des pneus juste après mon
plein, je les laisse à gauche. À gauche, j'ai des rochers qui ressemblent à des restes de moraine, ça
serait marrant qu'il y ait eu un glacier là, j'aurais bien voulu y faire du ski, ou de la peau de phoque
avec Bernard. Les Suisses font chier, ils ne veulent pas avancer, et en plus ils veulent se coucher de
bonne heure. Il y en a un qui m'a interpellé pour me dire que si je n'avais pas de nouvelles, lui de
toute façon à 5 h c'était l'extrême limite, c'est con pour lui parce qu'il est déjà 17 h 05 et il ne va
pas voir tout ce que je vois là, tant pis.
(27 45,616 N / 10 09,491 E)
.
Je viens d'essayer de chopper Puthod par le travers gauche, devant une grande dune et ensuite vers un
soleil couchant dans les nuages. Je vois 2 petits cairns qui se suivent à 100 m l'un de l'autre, très
jolis cairns.
(27 45,368 N / 10 08,873 E)
.
(27 44,726 N / 10 08,511 E)
Tonneau au milieu des dunes.
Je suis désolé, mais il y a des obstacles et je me suis fait une dune qui était belle. La terre est
violette, le sable orange, le ciel gris, avec encore un petit peu de bleu, le soleil tout jaune, il se
couche dans le nuage, il se roule dans le nuage, il se vautre. Oh, là c'est une croûte de sel, c'est
devenu blanc, ça fait une couleur lilas cette terre violette, ah je vais filmer.
(27 43,596 N / 10 06,557 E)
Bivouac.
C'est féerique. Je suis sur la dune, on voit toutes les torchères d'Algérie qui sont à 15 km à peu près,
on les voit sur toute la longueur, ça semble être les torchères d'
Edjeleh
et au nord de cet axe, il y a un poste qui s'appelle Maison rouge, qui surveille toute la zone.
(27 43,595 N / 10 06,571 E)
Soirée de Noël dans un coin fantastique.
Les Suisses nous ont foutu le bordel, ils ont passé une heure de discussions genre grand conseil, ça va
trop vite, ils veulent tout faire, mais s'arrêter partout, ils ne veulent rien : c'est des vrais Suisses.
Vendredi 25 décembre
Chott violet – Plateau
idehan Oubari
.
On s'en va sur l'erg, à 8 h 50, le 25 décembre.
(27 42,820 N / 10 06,429 E)
.
(27 42,036 N / 10 06,676 E)
Bosse au petit mamelon.
(27 41,318 N / 10 05,698 E)
Buttes témoins.
On retrouve très nettement les traces de Puthod d'il y a un mois.
(27 40,416 N / 10 04,935 E)
Sommet d'une bosse.
(27 40,066 N / 10 03,626 E)
Nouvelles buttes, petits tas de sel dans le dos à droite.
(27 39,885 N / 10 03,486 E)
Grand bâton avec bouteille plastique renversée.
Le chef met le GPS à chaque bosse.
(27 39,888 N / 10 02,895 E)
Bosse.
(27 39,880 N / 10 02,895 E)
Balise.
(27 39,853 N / 10 02,128 E)
Épave brûlée d'un
Paris – Dakar
.
Retour arrière, car sur cet axe on se retrouverait trop vite sur
l'Algérie
.
(27 38,876 N / 10 02,193 E)
On commence à passer de belles bosses.
(27 38,576 N / 10 02,080 E)
Belle cuvette où Vittorio s'est planté.
(27 38,070 N / 10 02,360 E)
Très belle bosse à gauche.
(27 37,360 N / 10 01,815 E)
Dans la montée.
(27 36,656 N / 10 01,715 E)
.
(27 36,398 N / 10 00,851 E)
Très belle triplette de crêtes.
(27 36,190 N / 9 59,672 E)
Sur une dune, on file sur le flanc droit.
(27 35,342 N / 9 58,646 E)
.
(27 34,830 N / 9 58,421 E)
Partie plus facile, tout droit, on tire un peu à gauche.
(27 34,436 N / 9 58,649 E)
.
(27 34,414 N / 9 58,863 E)
.
(27 34,201 N / 9 58,297 E)
Très jolie plaine, tirer à droite, rejoindre un petit gassi.
(27 33,624 N / 9 56,107 E)
.
On est sur un gassi descendant lentement, comme un escalier, mais un peu large.
(27 33,002 N / 9 55,067 E)
gassi descendant.
(27 32,819 N / 9 54,736 E)
On resserre une dune à gauche.
(27 32,430 N / 9 54,552 E)
Douteux 9 55,152 ?
(27 32,419 N / 9 54,534 E)
On refuse un petit col (couloir Jean-Paul).
(27 32,569 N / 9 55,236 E)
Avancer au fond de la vallée, essayer de monter un col.
(27 32,135 N / 9 55,126 E)
C'est bon, je retourne chercher les autres.
(27 31,683 N / 9 54,975 E)
On s'approche de l'
Algérie
, à peine à 2 km.
On vient de se faire un joli dévers, avec plusieurs personnes au trou, Vittorio, Rodolphe, Denis et je
suis allé chercher le Vitara par en haut.
(27 31,405 N / 9 54,512 E)
on avance.
(27 32,007 N / 9 53,040 E)
On s'approche d'un col (grand escalier, couloir Jacques).
Il est 16 h 50, on va chercher un bivouac.
Samedi 26 décembre
Plateau
idehan Oubari
– Oued des coloquintes.
Points donnés par Puthod le matin sur la plage d'Hammamet : mon dictaphone s'est ensablé et n'a pas voulu
me recracher cette partie du parcours. J'ai dû marchander comme un malade pendant tout le retour pour que
Puthod me donne les 6 points qui suivent : une vraie misère et le début d'un comportement douteux.
(27 31,95 N / 9 52,50 E)
Le couloir Jacques.
Après il y a une succession de points qui sont moins poétiques.
(27 31,29 N / 9 51,19 E)
1er piquet du
Dakar
(
Algérie
)
.
(27 30,63 N / 9 50,50 E)
Piquet Chronopost, important pour ma pub
(
Algérie
)
.
(27 28,60 N / 9 50,28 E)
Piquet penché plus un élément de plaque Baron.
(27 28,56 N / 9 49,12 E)
Piquet sur la droite + pneu.
(27 27,56 N / 9 48,60 E)
Piquet tordu au bout.
Cassette n° 2 face A.
(27 27,437 N / 9 48,128 E)
Ravitaillement d'essence
Dakar
ou Forage
(
Algérie
)
.
On suit une espèce de piste empierrée, complètement ensevelie par le sable.
(27 26,942 N / 9 47,188 E)
(
Algérie
)
.
(27 26,440 N / 9 46,704 E)
Sortie de l'erg, tout est noir, dernière balise, acacias.
On tourne à gauche et on suit l'erg, calmos, on est dans une espèce de truc assez souple, quelques
cailloux, tout est noir, il vaut mieux ne pas trop s'arrêter, on n'est pas du bon côté, il ne faudrait
pas qu'on nous tombe dessus.
(27 24,930 N / 9 47,758 E)
Superbe cairn juste à gauche, en pleine poussière
(
Algérie
)
.
(27 24,351 N / 9 49,217 E)
Cairn à droite.
(27 24,170 N / 9 49,874 E)
Passe descendante.
(27 23,293 N / 9 50,043 E)
Passer un petit col, rejoindre une piste confortable.
(27 21,986 N / 9 49,478 E)
On s'enfile juste entre la dune et un terril.
(27 21,162 N / 9 47,905 E)
Gros cairn bien arrondi, frontière officielle.
Juste après le gros cairn, on fait l'erreur, on part droit à droite, sur l'
Algérie
, alors qu'il y a une belle piste à gauche, bizarre.
(27 20,673 N / 9 47,927 E)
On s'enfile juste entre 2 cairns.
On laisse quand même les cairns plutôt à droite. On plonge dans un oued, c'est bizarre, c'est un oued qui
n'aurait qu'un bord, le nôtre. On s'enfile dans une petite passe, on descend encore.
(27 19,271 N / 9 47,828 E)
décor de cheminées de fées, un peu trop noir.
Là, il faut regarder s'il n'y a personne qui nous observe. Nouvelle descente.
(27 18,840 N / 9 47,835 E)
.
(27 18,193 N / 9 47,802 E)
Balise avec panneau triangulaire et haubans.
On est au milieu d'un chott ou d'un oued immense, hyper poussiéreux, une poussière blanche et une terre
noire noire noire. On rattrape une piste qui vient de droite, qui rejoint notre direction. En fait je
m'exprime mal, la patte d'oie vient depuis derrière nous.
(27 17,342 N / 9 47,282 E)
Nouveau cairn et nouveau plongeon.
Toujours une poussière du diable.
(27 15,557 N / 9 47,293 E)
j'ai passé un bidon depuis au moins 200 m.
Toujours une poussière épouvantable, j'ai tout fermé, tellement c'est affreux et maintenant je cuis comme
un œuf. Toujours cette peuffe abominable, des petits cairns qu'on laisse toujours sur notre droite.
(27 13,651 N / 9 47,886 E)
.
(27 10,481 N / 9 48,102 E)
Cairn.
Il me semble qu'on a lâché la piste, peut-être qu'on la retrouve, ça doit être ça, on s'enfile dans un
truc qui monte, qui monte.
(27 09,748 N / 9 47,439 E)
j'ai l'impression que c'est un détour pour rien, parce que de toute façon on laisse l'espèce de fausse
dune avec des pierres sur la droite. On dirait que Pierre a de plus en plus d'angoisses de gasoil, il
coupe son moteur même pour une demi-seconde. Il faut dire que son Patrol GR est super équipé, il a un
réservoir indépendant de je ne sais pas combien, 75 l ou un truc comme ça et il a cloisonné tout
l'arrière, il a une couchette par-dessus ses bagages et évidemment, il n'a plus la place pour un seul
bidon, alors il n'a pas un seul bidon, mais maintenant il trouve ça dommage. Ah, je viens de me faire 2
bonheurs, le premier c'est de sortir de la voiture à un arrêt, il fait quand même moins chaud dehors que
dedans avec cette sacrée poussière de je ne sais quoi et le deuxième bonheur c'est une petite clémentine
de
Bouficha
, je me la suis engobée toute entière, j'ai juste craché 2 pépins, j'ai été inondé de bonheur. On sent
que le chef se cherche, il a sorti les cartes.
(27 08,964 N / 9 47,272 E)
(
Algérie
)
.
Il y a un pauvre gars qui vient de laisser sa batterie complètement explosée là, elle est sur le bord de
la piste, tout le monde peut la voir, c'est un très bel écorché. Je vois 4 bouts d'arbres tout rabougris
dans le fond d'un oued, ils sont encore plus noirs que ceux que l'on trouve en
Corse
après les incendies. On a l'air de prendre une piste à gauche cette fois, piste très peu marquée.
(27 07,569 N / 9 46,685 E)
Prendre une piste à gauche
(
Algérie
)
.
(27 04,528 N / 9 46,518 E)
Bifurcation encore une fois vers un arbre
(
Algérie
,7 km)
.
(27 03,696 N / 9 48,037 E)
On s'enfile dans un petit oued
(
Algérie
)
.
Il y avait une balise il n'y a pas longtemps.
(27 03,602 N / 9 48,880 E)
Zone de fech-fech infernale
(
Algérie
)
.
Très jolis passages de fech-fech, avec quelques arbres, des touffes d'herbe, beaucoup de poussière.
(27 03,254 N / 9 50,346 E)
Très jolis passages de fech-fech, avec quelques arbres
(
Algérie
)
.
qu'est-ce que le fech-fech ?
(27 02,174 N / 9 50,100 E)
Bifurcation à gauche.
(27 01,872 N / 9 51,412 E)
Bivouac, un peu dans l'herbe d'un oued.
Dimanche 27 décembre
Oued des coloquintes –
Serdelès
.
Départ du bivouac le matin du 27, 8 h 40.
(27 01,910 N / 9 51,363 E)
Bivouac des coloquintes.
Compteur 9 005. Hier soir j'ai filé 20 l de gasoil à Pierre, apparemment ma consommation est bonne, je
suis à 603 km, il me reste encore 20 l dans un jerrican et un peu plus que la moitié du réservoir, ce
n'est pas mal.
Ambiance détendue, terrain lunaire, un soleil ce matin blanc, assez joli. J'ai découvert malheureusement
hier que ma cassette précédente était pourrie. J'ai perdu toute la séquence entre le bivouac du grand
escalier et pratiquement le point de ravitaillement du
Dakar
, ce qui doit faire 15 km de zigzag dans les dunes, ce qui rend inutilisable ce qui précède, mais je
verrai si je peux obtenir ces points de la part de Puthod.
(26 59,174 N / 9 52,100 E)
On s'enfile dans un oued qui commence à se marquer.
(26 57,515 N / 9 51,671 E)
On replonge dans l'oued de poussière.
Ah, franchement Mozart c'est quelque chose, allez, c'est même quelqu'un. On voit que l'oued est marquée
de cairns sur la gauche, d'ailleurs maintenant il devient un peu plus roulant.
(26 55,861 N / 9 52,404 E)
Ça ressemble à la sortie de l'oued.
(26 54,761 N / 9 53,251 E)
Changement de cap, on part un peu sur la droite.
On vient de passer dans un coin rigolo, avec des boules qu'on a appelées immédiatement des blops,
évidemment, selon l'hypothèse qu'elles aient été formées par une impureté dans le magma, mais il faut
voir.
(26 54,617 N / 9 53,185 E)
On est sortis de l'oued, ça roule plus sur la rive droite.
En admettant qu'il descende au sud. On franchit une crête, où un bulldozer est passé, manifestement en
écartant les cailloux, merci le bulldozer.
(26 53,557 N / 9 54,437 E)
On plonge dans un superbe oued.
(26 51,758 N / 9 55,726 E)
Très beau cairn, au milieu d'une grande dépression.
Le grand cairn portait une inscription "Batna" et il parait que Jean-Paul à 2-3 km en arrière a vu les
restes d'un village, des tombes en tout cas et c'était aussi marqué "Batna". Dans l'oued d'ailleurs on
voit un truc tout blanc, qui a l'air d'être un petit mausolée
bien blanc.
On se balade au milieu d'un grand machin genre chott, complètement sec d'ailleurs, en argile.
(26 48,928 N / 9 55,758 E)
.
Ça se couvre.
(26 46,483 N / 9 56,272 E)
On sort de cette grande plaine par la gauche.
On commence à voir de belles pentes de sable sur les cailloux.
(26 45,361 N / 9 56,093 E)
On lâche la piste et on tire un peu plus à droite.
On se retrouve au pied de ce qui semble être une descente, on a perdu le sens de la pente.
(26 43,458 N / 9 55,354 E)
.
(26 40,834 N / 9 55,596 E)
On laisse un cairn assez bien formé sur une crête à droite. On s'arrête à un joli petit col de sable pour
manger une orange, la pauvre Tamara, enfin pauvre faut voir, elle reste dans la bagnole avec le walkman
sur les oreilles, c'est tout juste si elle sort le soir pour monter dans l'air camping avec Vittorio.
(26 39,947 N / 9 55,881 E)
C'est plein de cailloux pointus, il faut avoir des pneus fakirs. Très jolis plantages sur les 3 voitures
de tête, en parallèle,
dans un sable hyper mou
.
(26 38,043 N / 9 56,825 E)
.
(26 36,187 N / 9 58,007 E)
On retrouve de belles dunes, avec de petits arbustes.
Ça commence à s'éclairer un peu, d'ailleurs la piste se reforme, il y a pas mal de traces ici.
(26 33,795 N / 9 59,616 E)
Petite bifurcation à gauche.
On repart après un pique-nique en plein vent, au sommet de la crête.
(26 33,860 N / 9 59,801 E)
On reprend l'oued et on le longe.
(26 28,628 N / 10 02,305 E)
On s'enfile dans une passe.
(26 26,339 N / 10 03,064 E)
Descendre plein sud.
(26 25,375 N / 10 03,355 E)
On laisse une balise à gauche.
On va droit sur une dune, enfin une dune avec des rochers qui nous barrent le passage, au pied d'un joli
bitard à droite, devant la grande dune qui barre tout.
(26 23,439 N / 10 03,954 E)
.
Très belle séquence de 4 dunes au fond, des grandes, des belles. Il y a des cairns bizarres, on dirait
des mausolées, ils sont arrangés en rond dans une plaine, le rond doit faire 2 km de diamètre.
(26 22,243 N / 10 07,745 E)
Tombeaux de
Takioumet
.
Apparemment ces espèces de tombeaux seraient à
Takioumet
. Ce grand cercle est délimité par des cairns d'1 m de haut à peu près, qui ont l'air assez vieux, ils
sont sur un socle carré et les cairns sont ronds, ils ont l'air de délimiter un espace assez circulaire
et au milieu il y a un petit cercle avec 2 barres, 2 cordes parallèles dans le cercle, c'est louche. Ça
pourrait être un site préislamique. Séquence de sable assez sévère, on laisse tout le paquet de sable à
droite.
(26 21,579 N / 10 11,408 E)
Grande dune à
droite
.
On saute un petit paquet de sable, pour nous retrouver sur un gassi qui est derrière la grande dune en la
contournant par la gauche.
(26 21,415 N / 10 11,421 E)
gassi.
On passe à côté d'une petite borne en béton, carrée de 40 cm de haut et plus loin 2 bidons, on est sur la
tôle ondulée.
(26 20,525 N / 10 11,502 E)
2 cairns carrés.
Rectification, ce n'est pas des bidons c'est 2 cairns carrés, qui délimitent d'ailleurs l'axe de la
piste. On suit une petite piste parallèle à la grande, qui est plutôt à gauche et qui longe les dunes de
temps en temps. On a un joli paquet de dunes à gauche et quelques dunes à droite. Tout d'un coup on tire
à gauche, pour se promener au bord de la falaise.
(26 17,441 N / 10 13,476 E)
Pour finir, on est descendu de la falaise.
(26 17,256 N / 10 13,959 E)
On arrive dans une grande plaine.
Avec quelques petits arbres qui lèchent les dunes, des jolis petits cairns avec la tête un peu penchée.
(26 13,974 N / 10 17,461 E)
On suit une piste assez monotone.
(26 11,372 N / 10 20,785 E)
.
On lâche la piste, on prend en hors-piste légèrement sur la droite, en direction de nulle part
d'ailleurs, c'est rigolo. On continue, on est au milieu d'une pampa toute noire avec des cailloux ronds,
c'est assez rigolo, comme d'habitude d'ailleurs, il y a pas mal de dunes à gauche et un peu devant, pas
du tout à droite.
(26 06,813 N / 10 21,871 E)
Pas mal de dunes à gauche.
(26 05,765 N / 10 21,843 E)
On rase les dunes.
(26 02,697 N / 10 20,670 E)
On longe toujours les dunes.
Super séquence de parcours en dévers, sur les dunes qui sont à gauche, toutes douces, un peu molles.
(25 57,820 N / 10 19,172 E)
Séquence de parcours en dévers.
On rentre dans un grand cirque avec des cônes au bout, c'est joli comme tout. Je suis sur une colline
avec des cailloux complètement rigolos, le bivouac est en face, je suis resté tout seul en arrière.
(25 52,716 N / 10 23,336 E)
Colline des cailloux fous.
Panique à bord, tout le monde se paume, les cailloux fous sont couchés dans tous les coins.
(25 52,374 N / 10 18,626 E)
On continue à s'enfoncer au fond de ce trou.
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