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Deux majestueux volcans, le
mont Argée, ou
mont Erciyes (3916
m), et le
mont Hasan (3268 m), dominent la
Cappadoce, joyau de
l’
Anatolie centrale, témoignant de l’intense activité volcanique de la région il y a trente
millions d’années.
Les matériaux éruptifs sédimentés d’argiles, de grès et de marnes ont comblé une mer intérieure. Puis le temps, le vent, l’eau,
la neige, les hommes… et les dieux ont commencé à sculpter cette région.
La
Cappadoce, unique au monde, se présente comme un incomparable ensemble géologique et
architectural aux teintes et aux formes infinies. Sur cet immense plateau de tuf volcanique, l’érosion a créé un décor
fantastique de cônes, de pics, de canyons, de vallées, de grottes et de cheminées de fées.
Ici, les civilisations troglodytiques ont atteint leur apogée, et les hommes ont creusé avec ingéniosité la roche, créant
refuges et habitations, villes souterraines et citadelles imprenables, pigeonniers joliment ornés de dessins naïfs, églises et
monastères richement décorés de fresques.
En trekking pendant quatre jours et demi, de vallée en vallée, de village en village, dans ces paysages extraordinaires, nous
découvrons les plus beaux vallons, les plus beaux sites, les villages traditionnels où les paysans turcs nous accueillent avec
gentillesse et simplicité.
Dimanche 10 mai : Vol
Genève - Ankara
Départ
Genève (GVA): 14:50 Arrivée
Istanbul : 19:00 Aéroport de
Sabiha Gokcen (SAW) (Pegasus Hava Tasimaciligi)
Départ
Istanbul : 20:05 Aéroport de Sabiha Gokcen (SAW) Arrivée
Ankara : 21:10 Aéroport d'Esenboga (ESB) (Pegasus Hava Tasimaciligi)
Accueil à l’aéroport. Transfert et installation à l’hôtel. Nuit à l’hôtel.
Lundi 11 mai village d’
Ibrahipasa -
vallée de Balkan -
Ortahisar
Transfert en bus de 300 km. La route sillonne le plateau anatolien et longe les rives du gigantesque
lac salé Tuz Gölü, 1 600 kilomètres carrés.
En route, visite du
caravansérail d’Azkarahan (XIIIe siècle), 15 km au nord-est de la ville
d'
Aksaray, escale des marchands qui parcouraient autrefois à dos de chameau la route de la Soie.
Sa construction s'est déroulée en deux phases. La partie couverte a été achevée en 1231 sous le règne du sultan Ala ad-Din
Kayqubad Ier, et la cour a été terminée en 1240 sous son successeur Kaykhusraw II. Le commanditaire était un dénommé Mes'ud,
fils d'Abdullah.
Il est connu pour son portail d'entrée monumental, richement décoré de sculptures en pierre et de stalactites (mouqarnas). Au
centre de la cour se trouve une petite mosquée surélevée, reposant sur quatre piliers et accessible par un double escalier.
Très belle arrivée à
Uçhisar, point culminant de la
Cappadoce.
Situé à une altitude d'environ 1300 mètres, le rocher d'
Uçhisar offre une vue panoramique à 360
degrés sur l'ensemble de la
Cappadoce. Du sommet, on peut admirer les célèbres vallées (comme la
Vallée des Pigeons, la
Vallée de l'Amour) et les cheminées de
fées qui font la renommée de la région, ainsi que les montagnes lointaines d'
Erciyes et de
Hasan.
On s'installe d'emblée sur une terrasse de restaurant en surplomb de la
Vallée des Pigeons et
son décor étonnant. Le sujet est donc posé et on comprend instantanément ce qui nous attend.
Je profite de l'endroit pour sauter la barrière et faire mes premières photos sur le sentier de cette vallée.
Le bus nous aide à prendre un peu de hauteur et nous dépose au début d'un sentier qui va d'abord zigzaguer sur le plateau parmi
les fleurs de printemps, et descendre lentement dans la gorge qui nous emmène vers
Ibrahipasa.
Les pommiers (ou cognassiers ?) sont en fleurs.
La traversée d'
Ortahisar devient très spectaculaire, on traverse le pont pour descendre dans le
lit du torrent qui la creuse.
Descente lente, mais impressionnante de la
Vallée de Balkan, dominée par de hautes falaises de
roches tendres sculptées par le ruissellement et plantée de nombreux jardins de vignes et d’abricotiers.
Après quelques tentatives de raccourcis, on rejoint le village d’
Ortahisar, accroché à son piton
rocheux ; en fin d’après-midi, balade dans les ruelles autour de sa place animée.
Chez Nazim. Quelle impression étrange que cette chambre troglodyte tout confort. La qualité du silence est étonnante.
Nuit en pension. 3-4 h de marche. 3 h 30 de transfert.
Mardi 12 mai :
Ortahisar -
Vallées de Pancarlik et Uzengi -
Vallée de Gömede -
Mustafapasa -
Ortahisar.
La
Cappadoce, un univers fascinant né de l’éruption du
volcan Erciyes Dagi et de l’érosion lente, mais inexorable du vent et de la pluie.
Une concentration prodigieuse de formations rocheuses taillées en colonnes, en pyramides ou en champignons, qui au cours des
siècles se sont enrichies d’églises troglodytiques finement décorées.
Départ par la
vallée de Pancarlik avant de rejoindre la
vallée d’Uzengi ; les monastères et les habitations troglodytiques se succèdent, mais également
les pigeonniers creusés directement dans le rocher. Il faut ensuite emprunter la belle
vallée de Gömede pour rejoindre le
village grec de Mustafapasa,
célèbre pour ses maisons en pierre aux façades sculptées et sa tranquillité. Pause dans un petit café sur la place du village
pour savourer un chay (thé) à l’ombre d’une terrasse, un incontournable de la culture turque. Retour à la pension par le beau
village d’Urgup. Dîner et nuit en pension. 5-6 h de marche.
Mise en route tranquille.
Le
Monastère de Hallaç, parfois appelé « monastère de l'Hôpital Hallaç » est un ensemble complexe
de salles creusées dans la roche, disposées autour d'une grande cour ouverte. Les sculpteurs ont imité l'architecture construite
(colonnes, coupoles, arcs) dans la roche, ce qui est une caractéristique typique de l'art rupestre de la Cappadoce.
L'une des particularités du site est la présence d'un « hôpital » qui lui donne son nom, bien que sa fonction exacte soit sujette
à discussion.
Il contient plusieurs églises et chapelles. L'une des salles principales suit un plan basilical avec une voûte en berceau. Une
autre, dans un état plus dégradé, a un agencement en croix inscrite dans un carré avec une coupole centrale.
Le monastère abrite une sculpture unique en
Cappadoce : une figure humaine sculptée dans la
roche, représentant un homme qui semble sauter ou courir avec un chapeau pointu. On pense qu'elle a pu être réalisée par un
maçon géorgien ou un artiste local influencé par l'art géorgien.
Vallée de Gömede
Vallée de Pancarlik
L'
Église de Pancarlik, est une église rupestre moins connue que celles du musée en plein air de
Göreme, mais tout aussi fascinante. Elle est réputée pour ses fresques remarquablement bien
conservées et sa tranquillité.
L'église a été creusée dans la roche au 11ᵉ siècle. Elle présente une architecture simple avec une seule nef, un plafond plat
et une seule abside. Le site faisait partie d'un ensemble monastique plus vaste.
L'église a continué d'être un lieu de culte pour les chrétiens grecs locaux jusqu'au début du 20ᵉ siècle, ce qui explique en
partie sa bonne conservation. Une des particularités architecturales est la façon dont les sculpteurs ont imité l'architecture
construite (colonnes, arcs) directement dans la roche.
Ce qui rend l'
Église de Pancarlik particulièrement notable, ce sont ses fresques, qui recouvrent
le plafond et les murs. Elles sont réputées pour leurs couleurs vives, notamment des teintes de vert, qui ont remarquablement
résisté au temps. Les fresques illustrent des scènes de la vie du Christ, de sa naissance à sa crucifixion. Certaines scènes,
comme la femme samaritaine ou la guérison de l'homme possédé, ne sont pas représentées dans d'autres églises de la région, ce
qui rend l'
église de Pancarlik unique.
On y trouve également des portraits de saints (dont Saint Théodore et Saint Georges) et de prophètes de l'Ancien Testament. Le
programme de peinture semble avoir été réalisé par un seul artiste et en une seule fois, ce qui est assez rare.
Déjeuner au Cavit Hôtel à
Mustafapasa, et aubergines farcies d'anthologie !
Les parois rocheuses de la
Vallée d’Uzengi sont densément percées de centaines de pigeonniers.
Ces structures, souvent très élaborées et décorées de sculptures complexes, ont été creusées par les habitants pour attirer les
pigeons. Les excréments de pigeons, riches en phosphore et en azote, étaient une ressource précieuse, utilisée comme engrais
pour les vignobles et les vergers de la région.
La randonnée y est très agréable, offrant un mélange de paysages : des falaises de tuf rocheux, des cheminées de fées et des
zones plus plates où l'on trouve des vergers et des vignobles. La vallée est également connue pour ses sources d'eau minérale
gazeuse, avec une odeur de fer, qui sont réputées pour leurs bienfaits sur les troubles rénaux et digestifs.
Les sentiers suivent généralement le lit du ruisseau, offrant une exploration tranquille du paysage.
Retour à
Ortahisar chez Nazim et son hôtel troglodyte.
Mercredi 13 mai :
Ortahisar -
vallée de Zemi -
vallée de Meskendir -
Çavusin
On plonge dans la
Vallée de Zemi.
On bifurque dans une vallée encore secrète, la
vallée de Zeminderesi.
Petit restau à la sortie de
Göreme.
Continuation dans la
vallée de Meskendir. Traversée de nombreux petits tunnels.
Le meilleur jus d'orange de ma vie ! Les oranges sont succulentes, et l'envie de boire produit ce fabuleux double effet kiss
cool.
Visite du vieux village de
Çavusin en fin de journée : construit autour de deux massifs rocheux
creusés d’anciennes maisons troglodytiques, c’était au Ve siècle un grand centre de pèlerinage dédié à saint Jean-Baptiste,
comme en témoigne aujourd’hui la basilique qui lui est consacrée.
On monte sur la falaise troglodyte, en très mauvais état. Ce fromage avarié s'effondre de partout.
Redescente par les cheminées de fées du versant nord. Puis un bus nous transporte dans un monstrueux magasin de souvenirs à
l'entrée d'
Avanos, la ville des potiers, qui utilisent la terre rouge du
fleuve Kizilirmak pour leurs poteries.
Ce barnum pourrait rivaliser avec les « 100 000
souvenirs » de Chamonix de mon enfance. Je divague un peu entre les multiples salles, et négocie l'achat d'une tasse à café
décorée le plus sobrement possible de tulipes, fleur nationale Turque. La difficulté a été de ne prendre qu'une tasse et sa
soucoupe, car la dose standard et la douzaine…
Bien qu'elle soit souvent associée aux
Pays-Bas, l'histoire de la tulipe est profondément
enracinée dans la culture turque, en particulier sous l'
Empire ottoman. La tulipe a été cultivée
et vénérée en
Turquie bien avant d'arriver en
Europe.
Au début du 18ᵉ siècle, l'
Empire ottoman a connu une période de paix et de prospérité marquée
par un grand intérêt pour l'art, la culture et notamment les tulipes. Les fleurs étaient un symbole de richesse et de
prestige, et des festivals de tulipes étaient organisés. Dans la culture turque, la tulipe est vue comme l'incarnation de la
perfection, de la beauté, de l'amour et de la vie. Les motifs de tulipe se retrouvent partout dans l'art turc, des céramiques
aux tapis, en passant par les miniatures et les calligraphies. La forme de la tulipe est même utilisée dans le logo de Turkish
Airlines.
Dîner et nuit en pension à
Çavusin. 5-6 h de marche.
Jeudi 14 mai :
Çavusin - cheminées de Pasabag - plateau du Bozdag - vallée Rose et Rouge -
Avanos - Çavusin
Vers 4h du matin, en plein sommeil dans ma paisible chambre d'hôtel, j'entends un souffle profond, rythmé, puissant, qui
m'éveille, Serait-ce… le Dragon ? Celui dont les ailes obscurcissent le ciel, dont le souffle consume les royaumes ?
je lève un bout de rideau, et découvre cette montgolfière bleu-jaune-rouge qui me nargue au milieu de plein de petites
consœurs. Ah quelle beauté, quel choc ! Je n'ai plus qu'une seule envie : monter là-dedans pour voir !
L'option est prévue, mais dépend de la météo. Ce début de semaine, ce n'était pas possible, et il semble que ça le devienne.
L'affluence est telle que les autorités ont régulé ce « bazar » ; Pilotes patentés, autorisation de vol établie chaque matin par
la Direction générale de l'aviation civile turque, limitation du nombre de montgolfières par jour et en fonction de la météo.
Peut-être aurais-je ma chance demain, dernier jour…
Cependant, il est très fréquent de voir plus de 100 montgolfières s'élever dans le ciel au lever du soleil les jours où le temps
le permet. Le chiffre peut même atteindre jusqu'à 200 ballons lors des pics de saison et des jours idéaux.
Ce « ballet » aérien, avec des centaines de ballons de toutes les couleurs, est précisément ce qui rend le spectacle si célèbre et
impressionnant. Ce nombre fluctue au quotidien en fonction de la sécurité, ce qui explique aussi pourquoi les réservations sont
si prisées.
Aujourd'hui, on ne visite plus des creux mais des bosses. On entame par les
cheminées de fées de Pasabag qui décorent
majestueusement le flanc nord du
plateau de Bozdag. C'est encore un dépaysement complet. Le sol est souvent nu, ramené à l'os de
cette montagne, et l'impression désertique est très présente.
On traverse la
Vallée de Zelve où on s'offre une petite collation avant d'attaquer la montée sur le
plateau de Bozdag (450m.),
pour une splendide vue panoramique sur toute la
Cappadoce.
La traversée du plateau est belle et me procure la sensation d'être embarqué sur un tapis volant, comme si le vent m’avait pris
pour passager et m’offrait le ciel en partage. La
Cappadoce se dévoile, telle un royaume suspendu entre ciel et pierre, et
m'offre une belle récapitulation de nos efforts.
Cette vue souligne bien l'aspect édredon de fakir de la
Cappadoce, avec tous ces pics acérés qui attendent la chair tendre.
La descente se fait lente, comme pour attendre l'heure du déjeuner.
L'
église d'Uzumlu surnommée « Chapelle des vignerons » est une église rupestre datant de l'époque byzantine, avec une architecture
simple à nef unique. C'est toujours un lieu de culte pour les chrétiens orthodoxes grecs locaux, accueillant une cérémonie de
printemps annuelle présidée par le Patriarche orthodoxe grec Bartholomée Ier.
Elle jouxte un très agréable restaurant qui nous offre une halte délicieuse et ombragée. Repas de midi typique au cœur de la
Vallée Rouge, dans un décor grandiose.
On découvre ensuite la célèbre
Vallée Rose, dont nous avons frôlé la fin il y a deux jours.
Les mythiques
Vallées Rose et Rouge forment le plus bel ensemble de vallons de la région, aux rouges éclairés de coulées
blanches et ponctués de taches soufrées. Sur des centaines de mètres d’épaisseur, l’érosion a fouillé les replis de ces roches
plus ou moins tendres et créé une succession de paysages irréels conjuguant perfection du détail et harmonie des couleurs,
douceur des formes et gigantisme du relief, opposant luxuriance des verts des jardinets aux superbes tons pastel de la roche.
La couleur rose est due à la composition de la roche volcanique qui la compose, principalement le tuf. Cette roche contient de
riches dépôts d'oxyde de fer. C'est l'oxydation de ce minéral qui donne aux formations rocheuses ces teintes vibrantes qui
varient selon le moment de la journée, notamment au lever et au coucher du soleil, où la lumière accentue ces couleurs. La
vallée, tout comme le reste de la
Cappadoce, est le résultat de millions d'années d'activité volcanique, suivie d'une longue
période d'érosion par le vent et l'eau, qui a sculpté ce paysage unique.
Le groupe se distend facilement, les photographes étant souvent indisciplinés. Et tout d'un coup, il en manque un. Le guide
téléphone à l'agence pour avoir ses coordonnées téléphoniques, mais c'est un Français résident au
Qatar et les choses se
compliquent. Après un appel au
Qatar, le guide obtient un No et parvient à interpeller le dissident qui avait lui-même aussi
tenté d'appeler son agence de voyage au
Qatar… Tout rentre dans l'ordre, et le téléguidage nous ramène notre compagnon.
On visite l'
Église à colonnes. Construite autour de l'an 1000, elle est considérée comme l'une des plus grandes et des plus
uniques églises troglodytes de la
Cappadoce. Son nom lui vient de ses quatre grandes colonnes sculptées directement dans la
roche, qui supportent un haut plafond et un grand dôme central. L'église présente un plan en croix grecque, et la nature
ambitieuse de son architecture est une de ses principales caractéristiques.
On saute en
Vallée Rouge. Visite de l'
église Haçli alias « Église de la Croix ». Elle doit son nom à une grande croix taillée
dans le plafond de sa nef, qui est son élément architectural le plus notable. Elle a été construite au XIe siècle et ses
fresques dateraient du Xᵉ siècle. Elle possède un relief monumental au plafond, des fresques et une abside. Des peintures de
l'Ancien et du Nouveau Testament y sont encore visibles, notamment la représentation de Jésus entouré des quatre
évangélistes.
Somptueux sentier de la
Vallée Rouge, déroulant ses lacets parmi les falaises.
Retour à
Cavuçin par son beau village troglodyte.
Dîner et nuit en pension. 5-6 h de marche. M = D : 450 m.
Vendredi 15 mai :
Çavusin - Montgolfière -
Vallée Blanche - Uçhisar - Vallée des Pigeonniers -
Göreme - Vallée des Epées - Çavusin
Hier soir, au restau, un vendeur de tickets de Montgolfière est passé, et bien sûr, je me suis précipité. J'ai mis une alarme
sur mon smartphone pour un réveil à 3h30 du matin, et… je l'ai zappée ! Le bruit de mes collègues dans le couloir me fait sursauter. Je tombe du lit avec
les pattes qui se mettent à courir avant de toucher le sol. Ouf ! je rate le pti déj, mais pas le bus.
Sur place, deuxième bêtise : je recule pour faire une photo du monstre, et je suis obligé de courir encore pour éviter d'être
refoulé lors de la montée dans le panier qui a lâché ses amarres ! Y a pas à dire : On ne plaisante pas avec la montgolfière en
Cappadoce.
Envol près de
Göreme.
On zigzague au-dessus de notre terrain de jeux,
Vallée de Zemi, Vallées Rose et Rouge.
Lever de soleil au loin sur
Uçhisar.
On prend de la hauteur pour franchir les
Vallées Rose et Rouge.
On franchit le
plateau du Bozdag.
On fait la queue pour atterrir dans la
Vallée de Zelve.
Et on se pose en douceur sur la remorque qui nous attend, à côté d'un verre de Champomi, et un super diplôme d'aérostier.
Après le déjeuner, nous repartons pour une magnifique balade vers
Güvercinlik Valdisi, alias la
Vallée des Pigeons qui serpente
entre
Göreme et Uçhisar. Sur ses parois aux couleurs pastel courent des traînées lie-de-vin, des jaunes safran ou des verts
moussus.
Traversée d’un petit village où la vie rurale traditionnelle se perpétue ; des maisons troglodytiques sont encore habitées. Par
un canyon miniature, nous rejoignons une gorge dont les parois sont protégées par des piliers massifs creusés de pigeonniers.
Vallée des Pigeons, avec sa halte arachides - infusion pomme.
Arrivée au village d’
Uçhisar, regroupé autour de son promontoire rocheux, appelé la Forteresse, habitat troglodytique durant la
période hittite. Montée au sommet du château qui le domine pour découvrir la vue panoramique sur la
Cappadoce.
Départ par
Akvadi, la
vallée Blanche, hérissée de cheminées de fée, où le tuf est d’un beau blanc, parfois rayé de soufre. Les
cultures se nichent sur de petites terrasses abritées au pied de la falaise.
Ces hameaux de demoiselles coiffées, dont les anciennes portes et fenêtres sculptées dans le tuf s’ouvrent sur des pièces
d’habitation aujourd’hui désertes, qui servaient autrefois de remises ou d’écuries, donnent une vie étrange aux lieux.
Et on termine en beauté par la
Vallée de l'Amour.
Fin d'alerte, repos !
Petit restau au bord du
Fleuve Rouge,
Avaneos.
Dîner et nuit en pension. 5-6 h de marche.
samedi 16 mai :
Cappadoce - Derinkuyu - canyon d’Ihlara : Selime (monastère) - Ankara
Transfert vers la
vallée d’Ihlara ; en route, visite de la ville souterraine de
Derinkuyu.
Arrivée au village de
Selime, construit à l’entrée de la
vallée d’Ihlara, visite de son monastère troglodytique ; datant du VIe
siècle, c’est un dédale de salles, de couloirs, d’escaliers et de chapelles creusés dans la montagne.
Puis randonnée dans le fameux
canyon d’Ihlara à la végétation verdoyante, le long de la
rivière Melendiz, qui a entaillé
l’immense plateau sur parfois 150 mètres de hauteur et sculpté ce canyon de 14 kilomètres de long. Chaque faille de la falaise
abrite des vestiges d’habitations et d’églises richement décorées de fresques colorées, dont les plus récentes remontent au Xᵉ
siècle (
églises Ala et Bahattin Samanligi…).
En suivant une série de jardinets, arrivée au village de
Belisirma puis transfert retour pour
Ankara.
Dîner et nuit en hôtel. 3 h de
marche. 3 h 30 de transfert.
Dimanche 17 mai :
Ankara - France
Transfert à l’aéroport et vol retour pour la
France.
Départ
Ankara: 09:05 Aéroport d'Esenboga (ESB) Arrivée
Istanbul : 10:05
Départ
Istanbul : 11:35 Aéroport de Sabiha Gokcen (SAW) Arrivée
Genève : 14:10 (GVA)
Photos des amis.