Puthod a accepté de me laisser scanner ses nombreuses cartes d'Afrique : je me précipite chez lui !
On parle voyage. Envie de voir la boucle du Nil, au Soudan, contrariés par Ben Laden et les nouvelles formalités de
Kadhafi.
Le parcours évolue en 2 temps. D'abord le Gilf Kebir en Égypte et Zerzura avec retour par Bao Bilia et l'Ennedi, le
Niger et l'Algérie.
Puis je descends chez Puthod lui rapporter ses cartes et on se met d'accord pour un aller-retour dans l'Ennedi par
l'Algérie et le Niger après abandon de l'Égypte et du Soudan.
Puthod qui a eu de graves ennuis lors de son dernier voyage au Tchad il y a 2 ans, pense pouvoir obtenir toutes les
autorisations en passant d'abord à N'Djaména où il a connu un ministre du tourisme qui l'a sorti de ses problèmes.
Le groupe a du mal à se former. Yves Daudin a des problèmes cardiaques et doit se faire poser des stents dans les
coronaires : il ne part plus. Pascal annonce son envie de voyager avec nous dans l'été. Raymond l'imite. On se reçoit,
on s'enflamme et Puthod applique son tarif spécial (c'est-à-dire, à la tête du client…) : Pascal s'accroche, mais
Raymond beaucoup moins.
Christian De Jonghe défend le point de vue commercial de Puthod et Raymond ne suit plus. Catherine veut partir, elle
négocie son tarif spécial et prépare la cuisine de Puthod et Raymond qui commence à craindre pour sa sérénité… Brot se
fait refouler, Colombo passe entre les gouttes et Raymond se désiste 2 jours avant le départ.
J'ai commandé le nouveau Land Mark II en juin, mais il tarde. Il arrive 4 jours avant le départ, mais sans papiers. Élan
me passe un 110 Station Wagon de 32 000 km que j'équipe sommairement en 2 jours.
J'ai aussi commandé en Californie un super nouveau GPS (176C), le matin du 11 septembre 2001. Il a été coincé dans le
blocus aérien de Bush et est arrivé 10 jours avant le départ. Moins de chance avec le filtre du compresseur, commandé le
même jour, arrivé le lendemain du départ. Blocus de Bush + grève PTT…
Christian De Jonghe, qui adore surcharger son véhicule, l'a équipé de renforts de suspension, une sorte de coussin d'air
censé rehausser la caisse et améliorer la suspension. Dans la première partie du voyage, il avait l'air d'un kangourou,
puis d'un Zébulon et le bastringue a cédé, transformant sa caisse arrière en benne basculante… Il a fallu lui ajouter 2
fortes sangles pour maintenir la benne du pick-up, façon bretelles de sac à dos et comme avec les aléas du voyage, nous
n'avons passé qu'un week-end dans l'Ennedi, le titre de ce voyage était tout trouvé.
Enfin, Christian D., adepte inconditionnel du Polaroïd en voyage, ce qui lui permet de laisser des tirages instantanés à
chaque rencontre, m'offre un super Polaroïd pour apprécier par moi-même l'intensité des rapports ainsi créés.