← Étapes →
Samedi 4 octobre.
286 km.
(46 13,125 N / 6 26,208 E)
Villard
.
(45 47,478 N / 6 58,163 E)
Courmayeur
, feu rouge.
(45 44,223 N / 7 24,219 E)
Aoste
, péage.
⏯️
(44 24,698 N / 8 54,634 E)
Gênes
, port.
Dimanche 5 octobre
131 km.
(36 48,557 N / 10 18,352 E)
Tunis
, port de la Goulette.
(36 09,952 N / 10 25,129 E)
Enfidaville
, carrefour Kairouan.
(35 41,812 N / 10 06,264 E)
Kairouan
, station-service.
Bivouac nº 1 : hôtel Anamab.
Lundi 6 octobre
620 km.
(33 53,021 N / 10 05,206 E)
Gabès
, carrefour nord.
(33 20,919 N / 10 29,254 E)
Médénine
, carrefour
Djerba – Beni Keddache
. On retrouve Yves et Michèle, partis en avance.
(33 08,275 N / 11 13,310 E)
Ben Guerdane
, carrefour.
(33 08,864 N / 11 33,466 E)
Ras Jedir
, douane tunisienne.
(32 55,838 N / 12 04,857 E)
Zouara
, station-service.
(32 47,650 N / 12 28,850 E)
Sabrata
, auberge de jeunesse sur la gauche.
(32 45,372 N / 12 34,093 E)
Surnam
.
(32 51,200 N / 13 10,000 E)
Tripoli
.
(32 42,469 N / 13 59,809 E)
Bifurcation plage Route goudronnée.
(32 43,850 N / 14 00,390 E)
Plage, inaccessible après travaux.
(32 44,521 N / 13 59,567 E)
Plage des crabes. Bivouac nº 2 en contrebas du goudron.
Mardi 7 octobre
581 km.
⏯️
Yves insiste lourdement pour revendiquer le 1er plantage du voyage : il découvre la tendance « fer à
repasser » de son tout nouveau Mercedes Classe G…
(32 37,700 N / 14 15,900 E)
Khoms
.
(32 22,000 N / 15 04,400 E)
Misrata
.
(31 24,000 N / 15 43,300 E)
Buerat al Hsun
.
(31 12,500 N / 16 35,500 E)
Sirte
.
(31 12,244 N / 16 46,934 E)
Plage de l'épave, pique-nique, baignade.
(30 36,014 N / 18 21,600 E)
As Sidrah
.
(30 14,590 N / 19 02,593 E)
Bifurcation plage.
(30 15,949 N / 19 02,347 E)
Plage des barbelés, bivouac nº 3 du 1er plantage.
Mercredi 8 octobre.
447 km.
(30 22,000 N / 19 37,000 E)
Braygah
320 Km de Sirte.
(30 43,150 N / 20 11,950 E)
Ajdabiya
, station-service.
(30 44,350 N / 20 12,650 E)
Bifurcation à droite, contournement de la ville.
(30 44,800 N / 20 14,100 E)
Route de
Koufra
, rond-point.
(30 44,250 N / 20 14,500 E)
Station-service.
(30 43,300 N / 20 15,600 E)
Contrôle.
(30 24,050 N / 20 32,300 E)
Contrôle.
(30 07,372 N / 20 45,662 E)
Deux garas à gauche, pique-nique.
(29 17,500 N / 21 05,500 E)
Base coréenne, grande rivière.
(29 13,850 N / 21 15,500 E)
Croisement grande rivière.
(29 11,250 N / 21 17,900 E)
Oasis d'
Awjilah
, contrôle.
(29 09,500 N / 21 18,000 E)
Awjilah
, station-service.
(29 08,250 N / 21 17,650 E)
Awjilah
, grande mosquée, nombreux commerces.
(29 06,550 N / 21 22,450 E)
Croisement grande rivière.
(29 02,683 N / 21 31,422 E)
Jalu
, station-service.
1 567 km de Braygah Autonomie pour
Koufra
1 027.
(29 02,600 N / 21 31,450 E)
Jalu
, contrôle nord 251 km de
Adjabiya
.
(28 53,891 N / 21 34,313 E)
Sortie du goudron.
(28 43,408 N / 22 11,115 E)
Première dune, bivouac nº 4 du puits de pétrole.
⏯️
Jeudi 9 octobre.
73 km.
(28 39,195 N / 22 34,736 E)
Dans l'erg, au pied d'une dune. Pique-nique.
(28 34,790 N / 22 54,676 E)
Terrasse, dunes plus serrées. Bivouac nº 5.
Vendredi 10.
59 km.
(28 24,134 N / 22 58,495 E)
Panne d'Yves. Lors d'une grande descente
.
Le beau Mercedes se bloque en seconde courte, impossible de changer de vitesse. On cherchait le
Cratère de Laurence
, on abandonne pour ramener Yves au goudron. On va lutter 24 h contre l'envers des dunes pour y arriver.
C'est ce moment-là que choisit Christian pour coucher son Hilux sur les portières, en essayant d'échapper à
un cratère.
Marylène est sortie par-dessous, au risque de se faire écraser par la voiture si elle partait en tonneau !
Manœuvre compliquée, car on est sur des mous infâmes. Je mets le Def' sur plaques au bord du cratère, on
jouxte 2 élingues pour la distance et je tire lentement pour remettre le Hilux sur roues, puis on le choppe
par l'avant pour le tourner, puis le remonter.
Cela s'ajoute aux plantages incessants du Mercedes très handicapé. Le goudron arrive enfin et on se sépare
la larme à l'œil. Yves va faire 1 500 bornes en seconde courte, jusqu'à
Tunis
!
Pour nous, il est tard et il faut rattraper le temps perdu. On va shunter la
Grande Mer de Sable
(et son cratère de Laurence), faire 120 km de sud au goudron pour raccorder le projet et visiter ce drôle de
Djebel sans nom au nord de
Koufra
.
(28 21,295 N / 22 52,765 E)
Centre d'un gassi, pique-nique.
(28 16,729 N / 22 36,958 E)
Petite bosse, bivouac nº 6.
Samedi 11 octobre.
321 km.
(28 08,000 N / 22 25,000 E)
Fin des dunes.
(28 05,500 N / 22 15,000 E)
Pipeline.
(27 59,837 N / 21 34,744 E)
Goudron
Koufra
, nord
Base Coréenne
Départ d'Yves et Michèle.
(26 52,314 N / 21 43,369 E)
Sortie du goudron.
(26 39,041 N / 22 33,235 E)
Première dune, petit col, bivouac nº 7.
Dimanche 12 octobre.
150 km.
(26 13,000 N / 23 26,000 E)
Dernier gassi.
(26 12,520 N / 23 25,270 E)
Passe de sortie.
(26 11,000 N / 23 26,800 E)
Entrée de l'oued.
On est dans la zone du verre libyque. Ce verre s’est probablement créé à la suite d’un impact météoritique
il y a 29 millions d’années, ou d’une explosion atmosphérique très chaude qui a fondu le sable du désert
(riche en silice).
Sa formation est controversée à propos de certaines inclusions organiques (comme du pollen, des
micro-fossiles ou des débris carbonés) qui, en théorie, n’auraient pas dû survivre à des températures aussi
extrêmes que les 1 300-1 700 degrés nécessaires à la transformation du sable en verre.
On trouve plein de cailloux qui ont fondu superficiellement. Ils ont l'air d'être couvert d'un hublot
permettant d'en voir l'intérieur.
⏯️
(26 10,393 N / 23 27,166 E)
Début du wadi. Pique-nique dans l'oued.
(26 09,000 N / 23 28,000 E)
Confluent. On remonte l'oued, sans savoir si ça passe. Il nous enferme gentiment, puis nous libère sur un
plateau de cailloux. On zigzague entre des tapis de sable hyper confort et des passages trialisants.
J'ai repéré sur les quick looks un grand « Z » et on va voir s'il existe bien sur cette planète étrange.
(26 07,000 N / 23 30,500 E)
Fin de l'Oued.
(26 04,916 N / 23 36,139 E)
WPT074.
Un big entonnoir nous barre la route : pas le choix, il faut y aller à fond. Le Def' passe tranquille, mais
j'imagine qu'il va y avoir du spectacle. Je me poste caméscope au point pour une tentative du Hilux, mais je
suis trop bas. Je monte rapidement dans la caillasse à côté et me poste à nouveau pour une autre prise.
J'entends alors dans mon dos un sifflement de serpent glaçant, sans doute genre à 1 m ! Sauve qui peut, je
saute en bas et ne quitte plus le sable.
Il est vrai que dans ce massif, à tout bout de champ, on voit d'énormes traces de serpent dans le sable, qui
passent d'un rocher à l'autre. De quoi vivent-ils dans cette zone carrément lunaire ?
(26 01,953 N / 23 37,602 E)
WPT075.
(26 01,500 N / 23 37,000 E)
2 garas au sud.
(25 57,657 N / 23 42,019 E)
Dernière passe avant
1er coussin
.
(25 56,500 N / 23 42,500 E)
Vers falaise 1.
(25 55,176 N / 23 44,505 E)
Premier coussin, bivouac nº 8.
Lundi 13 octobre.
168 km.
(25 52,000 N / 23 37,000 E)
sud
Lac Bleu
, visiter les rochers est.
(25 47,479 N / 23 34,112 E)
Pyramides de Christian.
(25 43,000 N / 23 31,500 E)
Pied centre falaise 2.
(25 37,000 N / 23 18,500 E)
Passe vers l'est.
(25 34,000 N / 23 30,000 E)
WPT085.
(25 28,000 N / 23 40,000 E)
WPT086.
(25 28,693 N / 23 44,309 E)
Derrière un caillou. Pique-nique à l'ombre.
(25 29,000 N / 23 48,000 E)
Sable ?.
(25 30,000 N / 24 01,000 E)
Passe est.
(25 27,000 N / 24 05,000 E)
Au sud de rochers.
(25 22,000 N / 24 07,000 E)
Chaine de rochers.
(25 19,000 N / 24 08,000 E)
Plaine de sable.
⏯️
(25 18,402 N / 24 01,388 E)
Cirque de taupinière, bivouac nº 9.
Moments d'extase : on a vaincu le djebel, on est dans de grandes plaines sableuses, très ouvertes et
roulantes, entourées de grandes taupinières. Le groupe, très restreint depuis l'abandon d'Yves, est très uni
: tout baigne.
Mardi 14 octobre.
191 km.
(25 06,000 N / 24 10,000 E)
Rochers à l'est.
(25 03,000 N / 24 08,000 E)
Rochers à l'est.
(24 58,500 N / 24 11,800 E)
Rochers à l'est.
(24 43,659 N / 24 02,844 E)
Contour sud pour rester dans le sable.
(24 35,000 N / 23 53,600 E)
Panorama.
(24 28,800 N / 23 47,550 E)
Piste ancienne.
(24 20,200 N / 23 34,700 E)
Tamaris morts.
(24 14,350 N / 23 23,750 E)
Piste importante.
Cela fait des années que je rêvais de la voir. Elle est là, devant moi, Kufra, l'oasis des Senussi,
éloignée de Bra encore quelques jours, je n'étais pas sûr que l'occasion se présenterait de sitôt. Et
voilà que mon rêve est devenu réalité.
En contemplant ce vert jardin baigné du soleil libyen, je repense premier Européen qui a posé le pied
dans cette vallée: Gerhard Rohlfs. Quels efforts et quels dangers il a dû endurer avant arriver le ler
août 1879 devant l'oasis la plus au nord de Kufra!
Il a dû avoir la même vue que moi ici à la pointe sud de la longue vallée. Il a failli périr face à la
haine fanatique des SeSi envers les chrétiens, lorsque son camp fut attaqué et tout réquipement de son
expédition volé. Comme par miracle un envoyé du Grand Senussi arriva in extremis pour sauver Rohlfs et
ses camarades d'une mort certaine et leur accorder un laisser-passer pour rentrer à Bengasi.
(Ladislaus E. Almásy –
Sahara Inconnu
– p.127)
(24 12,350 N / 23 19,900 E)
Koufra
, palmeraie.
(24 12,200 N / 23 18,100 E)
Police des étrangers. 1 567 Km depuis
Braygah
.
À l'approche de
Koufra
, on cherche un point d'entrée dans la ville. On choisit au hasard et on tombe sur des flics excités comme
des puces, qui nous refoulent brutalement. On n'a pas tout compris ce qu'ils disaient. On recule et on
cherche un autre point d'entrée.
Pas de police, jusqu'au prochain carrefour. Là, le type est moins rustique, nous demande ce qu'on veut
faire. On lui explique qu'on est juste de passage, mais qu'on a besoin de faire du gasoil. Il répond que ce
n'est pas possible, la ville est en état d'alerte, attaquée par des Tchadiens que la police recherche…
Il nous conduit en catimini dans une ruelle et nous enferme chez un Syrien, un des très rares francophones
de la ville et se barre après avoir ordonné au Syrien de nous faire manger.
Amed, notre hôte Syrien se démène alors pour nous préparer un somptueux repas oriental et la discussion se
fait dans la bonne humeur. Il est soudeur de pipeline et semble avoir une vie assez belle.
Entre temps, les flics ramènent un deuxième groupe de Français, venus là par le goudron. Moins sympa, peu
d'échanges. Ça a l'air d'être une bande de vroum vroum.
La ville est colonisée par d'énormes araignées qui vivent dans les fils électriques. Elles se font des nids
genre laine de mouton et on en a une magnifique juste au-dessus du tapis où Amed nous sert le repas.
L'après-midi s'allonge et on commence à vouloir bouger. Amed discute avec les autorités, sans grand succès.
Puis, on nous annonce la visite à domicile d'un fonctionnaire pour accomplir les « formalités » ! Le type
s'installe, avec ses formulaires à exemplaires multiples et commence les questions. Il réclame 2 photos
d'identités par tête. On n'en a pas. Christian propose alors de tirer des polaroids et le gars accepte. On
s'exécute dans la bonne humeur et quand je vois le portrait que vient de me faire Christian, sur lequel j'ai
bonne mine, je refuse de le donner au fonctionnaire, qui voit de plus en plus qu'on n'a vraiment rien à
foutre de tout ça. Il bâcle le reste, appelle son chef et nous donne l'autorisation de repartir à la tombée
de la nuit.
Branlebas de combat : Christian a disparu au moment de partir, happé par son envie insatiable du reportage !
On lui court après et on s'éclipse dans l'obscurité, après avoir refait les pleins à la station.
En tout cas, mille mercis à Amed, le deuxième Syrien que je fréquente dans ma vie, le 1er était dans ma
piaule d'étudiant à Grenoble, déjà aussi sympa !
(24 13,400 N / 23 15,400 E)
Koufra, contrôle, station-service 1 768 km compteur Autonomie pour
Tmissa
1 512.
On n'a plus le choix, il faut se trouver un bivouac de nuit. J'ai eu le temps de choisir un point un peu au
hasard, peut-être une mini oasis comme il y en a plein autour de
Koufra
, mais il faut s'éloigner de ce bled pourri.
On fait 15 km dans du touf touf, impossible de choisir un passage plus cool avec les phares ! On s'arrête un
peu éberlués, mais le réveil sera grandiose.
(24 17,329 N / 23 08,180 E)
Palmeraie Bivouac nº 10.
Mercredi 15 octobre.
130 km.
Dans le touf touf d'hier, Christian a massacré un de ses cubis de rouge de St Pourçain : catastrophe ! Pas
de ravito en pays musulman.
(24 19,140 N / 22 59,559 E)
Variante sud pas terrible.
(24 20,114 N / 22 48,953 E)
Bord de falaise, sablé Retour à la grande plaine.
(24 25,350 N / 22 45,850 E)
Panorama.
Garet es Sciaala
.
⏯️
On installe le pique-nique sous bâche à l'entrée de la plaine qui conduit à l'
Erg de Rabianah
, mais au cours du repas, mon assiette en carton s'envole. Je me suis déchaussé pour plus de confort et sans
réfléchir, je me lance à la poursuite de cette assiette frivole. Horreur ! le sable est brulant et le temps
de faire 50 m. aller-retour, j'ai les pieds brulés au deuxième degré. Misère, Noëlle qui est infirmière, me
badigeonne de Biafine et m'ordonne 3 jours de chaussettes + baskets.
(24 25,600 N / 22 39,150 E)
Premières dunes.
(24 30,850 N / 22 34,900 E)
Piquet métallique.
(24 37,150 N / 22 28,550 E)
Dans l'erg.
(24 44,400 N / 22 24,750 E)
Dans l'erg.
(24 48,850 N / 22 11,400 E)
Dans l'erg.
(24 47,450 N / 22 07,100 E)
Magnifique gara Bivouac nº 11. Gara "tente à Jacques".
Ce bivouac est mémorable. Depuis la fin d'après-midi, le temps s'est considérablement alourdi. Quelque chose
se prépare et au cours du repas, le vent, puis la tempête se lèvent avec fureur. Pas la peine de monter les
tentes, elles seraient déchirées aussitôt. Chacun s'installe au mieux, moi sur le plateau du Pick-up, mais
Christian et Marylène par terre dans le sable, soi-disant à l'abri des roues. Nuit très désagréable, mais
pour moi, sans problème.
Au matin, tout se calme et le soleil se pointe comme si de rien n'était. Mais pour Marylène, hyper
diabétique, sa pompe à insuline est bouchée par le sable ! Puis, les sourires reviennent et la narration de
cette nuit commence, ponctuée de fous rires irrépressibles.
C'est d'abord Christian qui raconte s'être fait traiter d'incapable, car Marylène voyait clairement que
Jacques avait monté sa tente et passait une nuit paisible, alors que lui, Christian n'y arrivait même pas.
En fait, le Def' était juste dans l'axe de vision de la Gara d'à côté et dans la pénombre, elle pouvait se
confondre avec un tipi indien…
Puis le même Christian a eu un grand moment de solitude en voyant un truc parcourir le camp, sautillant dans
un sac de couchage, comme dans les meilleures courses en sac des colos de vacances.
C'est alors que Pascal lui répond que lui, depuis son sac, n'a pas compris l'usage du masque de ski défoncé
sur la tête de Christian et a fini par se dire qu'il y avait un truc de Saharien qu'il ne connaissait pas
encore.
Ce masque était dans le bagage de Christian depuis des années, sans jamais avoir servi, mais vu la tenue
dudit sac, le masque était complètement ébouellé.
⏯️
Jeudi 16 octobre.
184 km.
(24 48,200 N / 22 04,300 E)
Traces.
(24 52,250 N / 22 03,550 E)
Lac en croissant.
Oasis de Buzaymah
.
(24 52,850 N / 22 03,050 E)
Bordure ouest du lac.
(24 54,300 N / 22 01,800 E)
Buzaymah
, village.
(24 28,899 N / 21 41,487 E)
WPT123.
(24 00,500 N / 21 38,700 E)
Le gassi se rétrécit.
(23 53,400 N / 21 26,850 E)
Grand gassi sableux roulant.
(23 43,800 N / 21 13,150 E)
Tarmata
, piste caillouteuse.
(23 42,972 N / 21 12,026 E)
à l'abri d'une gara Bivouac nº 12 du cimetière.
Vendredi 17 octobre.
66 km.
(23 40,600 N / 21 08,850 E)
Gara Zri
, à gauche.
(23 39,500 N / 21 07,400 E)
Puits d'Hasenofu
.
(23 33,398 N / 21 04,274 E)
WPT132.
(23 30,969 N / 21 02,937 E)
WPT133.
(23 28,650 N / 20 58,800 E)
Grand gassi sableux Dune du fennec volant.
Drame ! depuis longtemps, on essaie de faire du sud dans l'
Erg de Rabianah
. Les dunes sont très rythmées, dans le bon sens, pas très hautes, mais innombrables. Un petit crachin est
là depuis des heures, juste pour coller la poussière au parebrise.
À chaque sif, je lève le pied pour descendre, puis j'accélère copieusement pour remonter en face jusqu'au
sif suivant. Routine infernale.
Dans un creux, je jette un œil sur le GPS pour surveiller l'axe et quand je reviens au parebrise, je suis
déjà en l'air, décollé des 4 roues et le Def' s'écrase lourdement sur l'avant dans le dur d'entre 2 dunes…
Le vol plané a été mesuré à 11 m. J'ai tout lâché, le Def' s'immobilise, moteur au ralenti. Je coupe le
contact et commence à comprendre ce qui m'arrive.
J'ai mis le parebrise en étoile avec ma tête et le nez du Def' est « en trompette », capot tordu, pare-buffle
enfoncé dans le radiateur, colonne de direction cassée, le châssis avant est remonté de 11 cm…
Je suis sonné, je sais que pour le goudron, il y a 500 km de sable derrière et 1 400 km devant. J'ai compris
en 1 seconde la gravité de la situation. Je m'attaque lentement à un diagnostic profond.
On passe plusieurs heures pour tenter de reconditionner le Def' : le parebrise est enterré dans le sable, la
colonne de direction ficelée avec des colliers de serrage pour tuyaux d'arrosage, le pare-buffle est
désincarcéré du radiateur… et le moment fatidique de tourner la clé de contact arrive.
Le Def' est vraiment sympa et ses premiers ronronnements me font chaud au cœur. On se remet lentement en
ordre de marche. J'ai choisi d'aller de l'avant pour les 1 400 km de sable, car les obstacles seront moins
durs qu'en arrière. Puis je passe le premier sif… puis un autre, puis des autres et enfin, le rythme
cardiaque s'apaise et le groupe avance.
Évidemment, je ne suis pas très bavard et les autres m'observent avec circonspection. Je suis le seul à
savoir où nous sommes, et ils le savent. J'avais donné une copie de la trace à suivre à Pascal qui avait au
moins un GPS, lui. Christian n'en avait pas.
Noëlle, effrayée par l'état de mon parebrise, avait la certitude que j'avais pris un sérieux coup sur la
tête. Elle s'inquiétait de mon aptitude à m'orienter et lorsqu'elle constate sur le GPS de Pascal que je
m'écarte de 500 m de la trace prévue, elle panique et prévient les copains que je suis fou et que je vais
les perdre dans ce désert…
Après la tenue d'un grand conseil, ils décident de m'interpeller. J'explique alors qu'il est tout à fait
normal de ne pas suivre la trace au mètre près, que ce sont les obstacles qui commandent le tracé sur place
et que seul, l'axe compte et tant que je ne suis pas à 10 km de la trace, tout est normal.
Ouf ! J'ai peut-être réussi à les convaincre.
À mon retour, la voiture a été expertisée puis mise à la casse malgré ses 8 petits mois de vie et remboursée
par l'assureur en valeur à neuf…
(23 23,500 N / 20 53,500 E)
Sortie « partielle » des dunes.
(23 17,518 N / 20 45,781 E)
Petite bosse Bivouac nº 13 de la batterie.
Samedi 18 octobre.
134 km.
Damned ! Ce matin, le Def' ne démarre pas. Rapide soupçon de la batterie et je la trouve fendue. Elle a
lentement perdu son liquide et n'en peut plus. Réparation avec un mélange de scotch sur chewing-gum. On a du
liquide en réserve, on complète le niveau. Démarrage à la sangle et la batterie se chargera toute la
journée.
(23 15,750 N / 20 45,000 E)
Hogadel Haa
.
(23 11,460 N / 20 41,455 E)
Piste caillouteuse Le point Gandini est faux de 4 km.
(23 09,400 N / 20 39,250 E)
Djebel Baarso
.
(23 06,500 N / 20 35,200 E)
Gara Ehi Scilleme
.
(23 06,300 N / 20 34,850 E)
Embranchement pour la
passe de Klingué
.
(23 01,961 N / 20 28,109 E)
WPT142.
C'est ce moment-là que choisit mon beau Def' pour me mettre le coup de poignard en plein cœur.
Il toussote faiblement, puis s'étouffe carrément et cale dans un dernier soubresaut. Je suis tellement hanté
par la peur de le perdre que je suis certain cette fois qu'il a rejoint le paradis des Land et m'abandonne
à mon triste sort dans ce désert aussi sublime que mortel, fâché d'avoir été si mal traité.
Après 3 « je vous salue Marie » pour la paix de son âme, j'accepte de réfléchir un peu et me dis que peut-être,
une petite panne de gasoil est possible. Je fonce sur la jauge et j'ai tout de suite envie de l'embrasser :
c'est bien ça, panne sèche. J'ai le remède et ne me lasse plus d'entendre le glou glou du réservoir. Je
prends conscience avec effroi de ma dépendance à cette foutue mécanique. Je suis à bout, j'ai une furieuse
envie de revoir ma mère…
(22 56,850 N / 20 18,400 E)
Reg sableux roulant.
(22 55,150 N / 20 14,700 E)
Vers le
Djebel Youndo
.
(22 46,937 N / 20 06,646 E)
WPT145.
(22 46,600 N / 20 02,500 E)
Panorama dans le
djebel Bab
.
(22 45,400 N / 19 57,800 E)
Panorama.
(22 47,100 N / 19 57,400 E)
Bon bivouac sur une dune. Attention fech-fech.
(22 48,250 N / 19 56,350 E)
Grande dune dans la passe. Beau bivouac au sommet.
(22 48,500 N / 19 54,350 E)
Petit col avec dune.
⏯️
(22 48,300 N / 19 53,650 E)
Panorama.
(22 49,550 N / 19 50,200 E)
Très roulant.
(22 53,800 N / 19 45,750 E)
Enneri Bro
, rochers champignons, bois à volonté.
(22 53,879 N / 19 44,684 E)
Bivouac nº 14 du fou d'échec.
Dimanche 19 octobre
88 km.
(22 53,850 N / 19 41,000 E)
Cabanons en pierres, détour ouest.
(22 54,700 N / 19 41,000 E)
Embouchure de l'
Enneri Ouaigemi
. Détour ouest.
(22 55,550 N / 19 44,000 E)
Vers le nord.
(22 58,000 N / 19 43,000 E)
Emi Bouraké
2 grandes garas à droite.
(23 00,250 N / 19 43,750 E)
Montagne sableuse particulière, à droite.
(23 01,850 N / 19 44,400 E)
Djebel Yenera
Site magnifique, genre
Tagrera
.
(23 04,250 N / 19 45,150 E)
Panorama.
(23 05,300 N / 19 44,800 E)
Rochers champignons, magnifique.
(23 07,200 N / 19 46,000 E)
Grand reg.
(23 08,200 N / 19 48,500 E)
Obliquer progressivement vers l'est.
(23 08,100 N / 19 49,900 E)
Grande dune et passe.
(23 09,000 N / 19 51,550 E)
Piste.
(23 10,000 N / 19 54,700 E)
Piste.
(23 10,600 N / 19 56,000 E)
Vue sur le
djebel Klingué
(cap 65).
(23 11,250 N / 19 59,700 E)
Piste.
(23 11,950 N / 20 01,750 E)
WPT172.
(23 12,650 N / 20 02,550 E)
WPT173 Latitude fausse (19).
J'ai beaucoup hésité lors de la préparation, avant de choisir le passage de Klingué. J'ai trouvé dans un
livre de Jacques Gandini, des points GPS et l'assurance que le contournement de la zone minée était
praticable. Mais maintenant sur place, je découvre avec horreur que ces infos sont truffées d'erreurs, et je
n'en ai pas du tout envie dans ce secteur ni cette situation !
(23 13,950 N / 20 03,400 E)
Emi Klingué
, à gauche.
(23 14,400 N / 20 03,700 E)
.
On s'attaque à la
passe de Klingué
. Très mauvaise réputation, elle est minée et un camion qui a explosé en barre le passage. Ce sont des
restes de la guerre Libye-Tchad des années 80. Un contournement est possible par une piste acrobatique, en
partie dans les rochers. J'ai recopié scrupuleusement les points Gandini pour ce passage. Je me désigne tout
seul pour passer devant et montrer aux autres que la piste est clean. On convient toutefois de n'engager
qu'une voiture à la fois, au cas où… Mais tout va bien. Des traces fraîches de locaux nous rassurent et les
points Gandini sont plutôt bons sur cette passe, pour une fois.
(23 14,900 N / 20 03,800 E)
Kli-A.
(23 15,600 N / 20 03,700 E)
Kli-B, borne de quadrillage pétrolier.
(23 15,850 N / 20 03,450 E)
Kli-C.
(23 16,150 N / 20 03,150 E)
Kli-D, changement de cap.
(23 16,100 N / 20 02,900 E)
Kli-E.
(23 16,300 N / 20 02,550 E)
Kli-F, début de la montée.
(23 16,500 N / 20 02,500 E)
Kli-G, première dune, dégonfler.
(23 16,600 N / 20 01,650 E)
Passe de Klingué
.
(23 16,650 N / 20 01,400 E)
Kli-J, jonction piste.
(23 16,750 N / 20 01,000 E)
Kli-K.
(23 17,000 N / 20 00,500 E)
Kli-L.
(23 17,541 N / 20 00,021 E)
WPT186.
(23 17,250 N / 19 59,500 E)
Kli-M.
(23 17,150 N / 19 59,050 E)
Kli-N, piton rocheux.
(23 17,750 N / 19 59,100 E)
Kli-P, épave de camion.
(23 18,200 N / 19 58,450 E)
Panorama.
(23 19,674 N / 19 58,255 E)
Bivouac nº 15 de la cathédrale.
Lundi 20 octobre.
161 km.
⏯️
⏯️
Magnifique bivouac, entouré des
Aiguilles de Klingué
. On grimpe sur les bitards alentours. Le matin, on s'attaque au massif d'à côté pour voir le lever de
soleil d'en haut. Belle ambiance, Belles photos, puis on rentre pour le petit déjeuner.
À l'approche des voitures, on remarque 3 Toys locaux, qui nous attendent, placés en étoile, à 50 m, moteur
au ralenti. Pas le choix. On s'approche en tentant de faire bonne figure. L'accueil n'est pas franchement
cordial, ils inspectent nos voitures… Pas tibulaires, mais presque !
Christian, toujours lui, tente de mettre de l'ambiance avec moulte plaisanteries, puis il sort un stock de
lunettes de soleil à 2 balles qu'il traine pour appâter les gosses.
La mixture prend, ils commencent à rigoler, essaient chacun toutes les paires en se mirant dans les
rétroviseurs, s'assurent de ces cadeaux. Ça se termine en photos de groupe, polaroids et rigolades.
L'un d'eux s'écarte un peu, soulève la bâche de son Toy et en sort une gazelle fraîchement tuée, dont il
nous découpe un cuisseau. On se sépare copains, presque en se donnant rendez-vous aux prochaines vacances. Bravo
Christian, tu nous as sans doute évité un épisode difficile.
(23 21,200 N / 19 55,450 E)
Petits rochers champignons.
(23 21,750 N / 19 51,200 E)
Grand wadi aux acacias.
(23 22,300 N / 19 49,100 E)
Ascension d'un plateau caillouteux.
(23 22,250 N / 19 46,900 E)
Redjem indiquant
Zuma
.
(23 21,850 N / 19 43,450 E)
Redjem.
(23 20,450 N / 19 35,150 E)
Piste sur reg très roulant.
(23 15,400 N / 19 36,400 E)
Piste à gauche, face à l'
Ehi Zirimi
Détour sud-est (gravures).
(23 15,050 N / 19 36,450 E)
Dune et passe dans les rochers Détour sud-est (gravures).
(23 13,150 N / 19 36,300 E)
Wadi Morzorke
Détour sud-est (gravures).
(23 21,350 N / 19 34,350 E)
Carrière de malachite et amazonite. On visite ce site de l'Antiquité, découvert et décrit par
Théodore Monod
, qui l'a visité pendant la guerre de 40 alors qu'il était mobilisé comme combattant.
Il s'est pris des jours d'arrêt pour n'avoir pas respecté les ordres qui étaient de ne pas bouger ! Mais
tout a été pillé et je ne trouve que quelques débris de ces pierres bleu turquoise opaque que les femmes
adoraient porter en bijoux.
(23 20,100 N / 19 30,150 E)
Croisement de piste, prendre à gauche.
(23 19,050 N / 19 26,600 E)
Piste à droite.
(23 17,039 N / 19 24,011 E)
sud d'une grande montagne.
(23 11,750 N / 19 16,050 E)
Panorama.
(23 11,006 N / 19 13,033 E)
WPT207.
(23 05,160 N / 19 09,750 E)
sur la piste.
(23 00,500 N / 19 03,900 E)
Petit défilé.
(23 00,140 N / 19 03,750 E)
Entrée de zone minée. Juste un couloir entre barbelés : plusieurs passes du
Dohone
sont minées.
(23 00,120 N / 19 03,690 E)
Sortie de zone minée, entre barbelés.
(23 00,864 N / 19 01,767 E)
WPT213.
(23 01,350 N / 19 01,050 E)
Piste dans un grand wadi.
(23 02,100 N / 18 54,200 E)
Sur la piste.
(23 04,453 N / 18 51,404 E)
WPT216 Bivouac nº 16 de la première gazelle.
Ce soir, on a envie de se planquer : la rencontre de ce matin nous a refroidis. Après le champ de mines, on
s'écarte du wadi pour trouver une petite niche sur les flancs. Apéro réparateur, on discute la cuisson de la
gazelle et on choisit le feu de bois. Les lampes sont proscrites, juste la lueur des braises.
Et c'est là qu'on entend un ronronnement lointain, puis des phares : 4 ou 5 bagnoles descendent le wadi au
ralenti, en pleine obscurité. Je retiens mon souffle en me disant qu'ils scrutent les traces et qu'on va y
avoir droit. Après de nombreux arrêts interminables, ils s'éloignent et la parole nous revient. Je suis
atterré, je vais bientôt avoir peur de mon ombre…
Mais la gazelle nous attend, elle. J'ai une grille avec moi (depuis le méchoui de
Djénéïnen
), et un pot de moutarde. Le délice va pouvoir remplacer la terreur.
Mardi 21 octobre.
131 km.
(23 04,400 N / 18 47,650 E)
Redjem à gauche.
(22 56,450 N / 18 44,900 E)
Col, sable noir.
(22 54,000 N / 18 36,750 E)
Sur la piste.
(22 50,600 N / 18 32,450 E)
La piste quitte la plaine.
(22 48,300 N / 18 32,150 E)
Semblant de col en haut d'une dune.
(22 45,700 N / 18 33,500 E)
Relief sableux allongé.
(22 42,250 N / 18 34,650 E)
Dune à la base de l'
Enneri Oyoroum
.
(22 38,150 N / 18 36,150 E)
Buttes à tamaris.
(22 35,200 N / 18 40,600 E)
Enneri Oyoroum
, dans le wadi.
(22 29,150 N / 18 50,000 E)
Wadi.
(22 27,150 N / 18 51,400 E)
Oyoroum Yii
Les Wadis au sud sont minés.
(22 27,150 N / 18 53,250 E)
Bon bivouac.
(22 27,550 N / 18 54,000 E)
Oyoroum
, ancien village Toubou.
(22 28,150 N / 18 54,700 E)
Confluent vers les
sources de Gongom
.
(22 29,400 N / 18 55,300 E)
Enneri Gongom
.
(22 29,850 N / 18 56,900 E)
WPT233.
(22 29,750 N / 18 58,750 E)
WPT234.
(22 29,300 N / 19 00,300 E)
Terminus des véhicules.
(22 29,500 N / 19 01,500 E)
vers les sources, à pied.
(22 28,500 N / 19 02,800 E)
Sources de Gongom
.
(22 29,300 N / 19 00,300 E)
Terminus des véhicules. Bivouac nº 17 des Toubous de Marylène.
J'avais des points Gandini pour la visite de l'
Enneri Oyoroum
. Il y avait, parait-il, une source aussi réputée que rare dans ce coin : La source de Gongom. Inaccessible
en voiture, mais 2h à pied disait-il.
Je n'ai pas fait très attention à la situation géopolitique de cet endroit, mais j'ai appris en rentrant que
c'était une zone contestée entre la
Libye
et le
Tchad
, la fameuse
bande d'Aouzou
.
Cette zone sur le versant ouest du
Tibesti
est en cul-de-sac et elle est minée aux passages stratégiques.
⏯️
⏯️
Qu'à cela ne tienne, j'avais trouvé un site internet allemand qui recensait toutes les mines du Sahara, donc
je me croyais balèze. Nous n'avons pas eu de problèmes de mines, mais 2 Suisses sont morts quelques années
après à cet endroit : les orages avaient déplacé les mines.
On remonte ce wadi en toute insouciance sur plus de 80 km, il reste un habitat très ancien et spécial : de
petits cylindres en pierre (aucun arbre alentours) dans lesquels on rentre en rampant et on dort en chien de
fusil sur le sol.
Très belle ambiance. Tout d'un coup, 3 gazelles sautent devant le Def' et font mine de l'escorter. Beau
spectacle ! Je dégaine le caméscope au volant et tente de les suivre avec cette épave que je suis obligé de
bichonner. Mais elles l'ont deviné et accélèrent.
Le démon de la compèt' me susurre à l'oreille que ça fait plusieurs jours que ce beau Def' est hyper ménagé,
et qu'il peut quand même faire un petit effort… d'effort en effort, je me retrouve à 60 km/h dans les bosses
et je vois bien que ce n'est pas raisonnable ! Je les lâche, la mort dans l'âme, mais en même temps me dit
que le beau Def' n'a pas l'air si mort que ça.
Cependant, il me reste des progrès à faire en vidéo dans ce genre de terrain.
Au terminus voiture, on laisse Marylène et Christian qui sont un peu fatigués et on s'engage à pied dans un
wadi encombré de gros blocs qu'il faut escalader. On se rend vite compte que le timing de 2 h est loufoque,
mais on se sent fort et on continue.
On arrive aux sources à la nuit tombante. Photos rapides, le lieu est colonisé par des damans, un truc à
mi-chemin entre la marmotte et le ragondin. Et on entame la descente. La nuit noire nous tombe dessus
aussitôt et nous n'avons pas de lampes !
J'ai un petit GPS de poche dont l'écran éclaire à 50 cm, mais je l'économise pour ne pas me perdre. Les
obstacles nous obligent à nous tenir fermement par la main, pour parer toute chute. Calvaire interminable.
Nous avions sauté un col qui nous séparait du chemin des sources et au moment de le trouver, le GPS n'est
pas assez précis pour trancher.
On attaque donc le flanc pour essayer de voir un autre horizon que ce cul-de-basse-fosse dans lequel nous
nous trainons. À mi-pente, je considère ce col est trop élevé pour être honnête, on redescend et attaquons
le suivant. Bonheur, assez vite nous devinons la raie des phares de Christian qui devait commencer à
s'inquiéter. On se tombe dans les bras et chacun essaie de raconter son histoire.
Et on apprend que l'histoire de Christian et Marylène est bien pire que la nôtre. Ça commence par un
farniente bien mérité, puis, en fin d'après-midi, ils entendent un bruit de moteur. Ils sont dans le
cul-de-sac et donc attendent. Puis arrive un tir de kalachnikov, puis des phares et 3 olibrius qui
braillent. Un vieux et 2 jeunes.
Ils inspectent les bagnoles comme on le fait d'un butin. Un des jeunes commence à s'intéresser à Marylène et
la serre de près. Le vieux devient plus expressif en hurlant le nom de Kadhafi accompagné de l'index qui
mime la gorge tranchée. Il évoque la captivité de Françoise Claustre, qui avait été otage française dans
cette zone en défrayant la chronique.
L'ambiance est vraiment glauque ! Christian entame son registre boute-en-train dans lequel il excelle pour
tenter une diversion et les amadouer. La communication se limite aux gestes, pas d'anglais, que de l'arabe
contre du français. Le polaroid commence à faire un peu d'effet.
Marylène qui préparait une soupe leur propose des tomates, ça commence à rigoler, les gars apprennent que 3
autres Français vont débarquer sous peu. Ils se calment, expliquent qu'ils sont à la chasse et comme preuve,
ils sortent une gazelle encore sanguinolente, dont ils taillent un cuisseau pour Marylène, puis plient
bagages et disparaissent peu avant notre arrivée.
⏯️
Bon, pour nous remettre de ces émotions, on se cuisine illico le foie de la gazelle gentiment offert par ces
messieurs.
Hou la la ! ça fait 2 fois en 2 jours, le coin est décidément un peu chaud. 30 ans plus tard, j'avais gardé
une photo de ces zigomars et l'ai postée sur Instagram avec la localisation et quelques commentaires. Un
Libyen de Sebha m'a répondu qu'il connaissait bien le vieux et qu'il n'était pas très recommandable.
Mercredi 22 octobre.
331 km.
(22 47,900 N / 18 24,650 E)
Grand reg.
(22 47,645 N / 18 18,859 E)
WPT241.
(22 50,638 N / 18 15,845 E)
WPT242.
(22 54,650 N / 18 18,750 E)
fech-fech.
(22 59,300 N / 18 18,600 E)
Petit col.
(23 08,600 N / 18 12,750 E)
Piste très roulante, serir
Tibesti
.
(23 15,150 N / 18 07,750 E)
Croisement piste
Koufra – Aozou
.
(23 32,500 N / 17 56,000 E)
Changement de cap pour le
Waw an Namus
.
(24 16,650 N / 17 50,350 E)
Croisement piste
Koufra – Klingué – Ouaou al-Kébir
.
(24 44,450 N / 17 45,650 E)
à 20 km du
Waw an Namus
Tirer ouest pour éviter le fech.
(24 55,250 N / 17 44,900 E)
Waw an Namus
Panorama au bord du cratère.
Bivouac nº 18 de la deuxième gazelle.
Depuis notre sortie d'
Oyoroum
, on commence à faire du nord, signe que la rentrée approche. On se trouve dans un sérir hyper plat, parsemé
de flaques de fech piégeuses. On est à 80 km/h, on avance sur une même ligne, mais écartés les uns des
autres pour ne pas empaler les malheureux qui se feraient prendre. Ça fini par perdre son charme, mais il
faut y aller.
Puis, au loin, on commence à deviner un trait noir posé sur l'horizon. À l'approche, un léger relief se
forme, le sable noircit et les vaguelettes ont un côté noir et l'autre doré, du meilleur effet. Ce noir
intense et velouté, bordé d'or finement sculpté nous donne la sensation de rouler dans l'écrin d'un grand
bijoutier.
Les mous s'installent et il faut solliciter un peu la cavalerie. Et d'un seul coup, le trou surgit devant
nous : Damned, le volcan n'est qu'en creux, rien ne dépasse du trou, mais quelle surprise.
Une belle caldeira un peu ovale de 3 à 4 km de diamètre, avec un piton central buriné, entouré de lacs
multicolores. Tout est noir cendre sur 15 km autour. Le contraste entre le sérir totalement nu et désertique
et cette caldeira luxuriante avec ses lacs multicolores et ses palmiers est saisissant. Quel spectacle !
⏯️
⏯️
On se choisit un bivouac au bord du trou et on s'accorde un jour de repos pour peaufiner la visite.
Bon, encore du boulot, il faut cuisiner la gazelle d'Oyoroum ! L'habitude s'installe.
Le lendemain, on descend dans la gueule du monstre. Tout est si surprenant. Ce mélange noir bleu vert est
vraiment envoutant.
Des traces nous engagent à descendre en voiture, ce qui augmentera le périmètre de la visite. La visite sera
complète, avec un pique-nique en bas.
Puis on monte, à pied cette fois, sur le piton central par une chaleur absolument dingue, pas le moindre
filet d'air et évidemment, lorsqu'en fin de journée, il faut sortir du trou, c'est galère, mais c'était le
prix à payer.
On comprend pourquoi, régulièrement, on lit sur internet le récit de gars qui y ont abandonné leurs
véhicules.
On se réinstalle pour le second bivouac et pendant le souper au bord du trou, on perçoit de petits
craquements pas loin. On tourne les lampes et on tombe sur un chacal qui grignote un morceau de pain sec
qu'on avait jeté là.
⏯️
La bête est tiraillée entre la trouille et l'envie de bouffer, ses 2 yeux brillent comme des étoiles dans le
faisceau des lampes. Elle va même finir par s'approcher à 2 m pour saisir les os de gazelle, mais toujours
prête en faisant face. Elle reculera dans cette position jusqu'à disparaître dans l'obscurité. Encore une
belle rencontre.
Jeudi 23 octobre.
Bivouac nº 19 du chacal.
Vendredi 24 octobre.
256 km.
(24 57,000 N / 17 43,000 E)
Petit cratère secondaire.
(24 58,450 N / 17 41,100 E)
Pneus.
(25 01,500 N / 17 35,700 E)
Djebel Namous
.
(25 02,800 N / 17 33,900 E)
Banc de bivalves fossiles.
(25 08,100 N / 17 24,400 E)
Proche de la
gara El Masir
.
(25 10,350 N / 17 18,150 E)
.
(25 19,000 N / 17 03,500 E)
Wadi aux acacias.
(25 26,161 N / 16 59,763 E)
WPT262.
(25 29,111 N / 16 53,203 E)
WPT263.
(25 29,982 N / 16 50,378 E)
WPT264.
(25 29,311 N / 16 45,761 E)
WPT265.
(25 28,687 N / 16 43,933 E)
WPT266.
(25 28,750 N / 16 43,200 E)
Ouaou al-Kébir
, Hôtel. Sur la piste en dur, pleine de pièges, le Hilux de Christian se ramasse un furieux coup de raquette
et Marylène s'esquinte le dos.
(25 28,341 N / 16 41,726 E)
WPT268.
(25 28,517 N / 16 40,771 E)
WPT269.
(25 33,250 N / 16 34,050 E)
Contrôle.
(25 36,629 N / 16 29,573 E)
WPT271.
(25 54,422 N / 16 13,618 E)
WPT272.
(26 21,608 N / 15 55,089 E)
WPT273 Bivouac nº 20 du sable mou.
Samedi 25 octobre.
415 km.
(26 24,300 N / 15 52,550 E)
Bir Mchotta
.
(26 23,550 N / 15 46,650 E)
Tmissa
, station-service.
L'épopée de Françoise et Michel Franco à Tmissa
(26 10,150 N / 15 05,350 E)
Zwila
.
(25 56,674 N / 14 24,977 E)
Traghen
, station-service.
(27 02,277 N / 14 26,481 E)
entrée de
Sebha
, station-service.
(27 10,869 N / 14 32,014 E)
contrôle.
(27 11,971 N / 14 32,395 E)
route en réparation.
(27 17,634 N / 14 34,006 E)
virage dans l’
idehan d’Oubari
.
(27 32,378 N / 14 22,525 E)
bifurcation
Sebha
.
(27 31,938 N / 14 20,556 E)
carrefour
Brak
, station-service.
(28 07,142 N / 14 20,483 E)
WPT285 Bivouac nº 21 du moula moula.
Dimanche 26 octobre.
737 km.
(29 59,346 N / 14 15,322 E)
Ash Shwayrif
, carrefour
Misrata
nord-est, Station-service.
(30 22,657 N / 13 35,155 E)
Gheriat
, Station-service.
(31 28,890 N / 12 59,349 E)
Mizdah
, contrôle.
(32 04,214 N / 12 56,246 E)
carrefour avec échangeur,
Abuzeyan
.
(32 03,651 N / 12 31,320 E)
Minaret de
Yafran
?
(32 45,372 N / 12 34,093 E)
Surnam
, virage sud 100 m après la bifurque.
(32 55,838 N / 12 04,857 E)
Zouara
, station-service.
(33 08,864 N / 11 33,466 E)
Ras Jedir
, douane tunisienne.
(33 08,275 N / 11 13,310 E)
Ben Guerdane
, carrefour.
Bivouac nº 22. Hôtel Giktis,
Zarzis
.
Réparation du pare-brise. Je me rachète un pare-brise car la remontée depuis
Gênes
serait difficile sans ça.
Lundi 27 octobre.
Bivouac nº 23 Hôtel Giktis
Zarzis
.
Balade à
Djerba
.
Mardi 28 octobre.
Bivouac nº 24
Djerba
côte ouest.
On se sépare des De Jonghe, qui ont un peu plus de temps et veulent visiter les
îles Kerkennah
. Et ce voyage n'aurait pas été complet sans les problèmes de Marylène : Elle fait un coma diabétique sur
l'île et Christian se démène comme un diable pour la sauver avec un SAMU spécial incompatible avec les
horaires du bac… Retour
Tunis
.
Mercredi 29 octobre.
(33 20,919 N / 10 29,254 E)
Médénine
, carrefour Djerba – Beni Keddache.
(33 52,680 N / 10 05,203 E)
Gabès
.
(35 41,812 N / 10 06,264 E)
Kairouan
, station-service.
(36 09,952 N / 10 25,129 E)
Enfidaville
, carrefour Kairouan – Sousse.
Bivouac nº 25. Hôtel Kilma, Hammamet
Jeudi 30 octobre.
403 km.
(36 48,557 N / 10 18,352 E)
Tunis
, port de la Goulette.
Bivouac nº 26 Hôtel Amilcar.
Vendredi 31 octobre.
72 km.
Samedi 1er novembre.
286 km.
(44 24,698 N / 8 54,634 E)
Gênes
, entrée du port.
(45 44,223 N / 7 24,219 E)
Aoste
, péage.
(45 47,478 N / 6 58,163 E)
Courmayeur
, feu rouge.
(46 13,125 N / 6 26,208 E)
Villard
.
(28 00,300 N / 23 04,100 E)
Cratère de Laurence, un rêve ?
Depuis l'accident 3 979 km.