Tunisie Bir Touil es Sabria : je casse mon Land… novembre 1993
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Vendredi 5 novembre Départ de Villard à 4 h 20 le vendredi matin. Simon nous rattrape à l'échangeur de Scentrier . On retrouve Frédéric et Henri à Annecy , comme prévu. On part à 5 h 15 avec la voiture la plus lente en tête et Simon qui court derrière. Arrivée à Marseille à 9 h 30, embarquement sans histoire, casse-croûte dans l'entrepôt après la police. Je passe une traversée calme à essayer de coordonner ma photo satellite, dont je suis très fier et qui ne servira à rien : on ne réussira même pas à rouler dedans !

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Bon anniv' Michou
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Hôtel Scylium, Kasserine
Samedi 6 novembre Arrivée à Tunis à 12 h, presque à l'heure : bonne température, soleil. Formalités assez rapides. On prend l'autoroute d' Hammamet , qu'on laisse un moment pour pique-niquer. Gâteau d'anniversaire de Michou, champagne… et reprise du goudron pour Kasserine où nous arrivons juste après la nuit.

Hôtel Scylium . Il y a un mariage local et nous dînons dans le hall, dans une musique d'enfer ! Personne ne fermera l'œil de la nuit, grâce à la si discrète insonorisation de cette construction et ce grand escalier dont l'écho naturel vaut tous les caissons de basses modernes.

Dimanche 7 novembre Départ laborieux, finalement à 8 h 40, après plein de tergiversations : le réglage du GPS, le montage de l'antenne.

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entre Tabarka et Le Kef
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mes débuts en navigation
Erreur de route. J'ai marqué qu'on descendait sur Telepthe , alors qu'on va monter sur Chambi et essayer de trouver la piste d' Aïn Bou Drièss . Je récupère vite 3 points du parcours de l'an passé. Carrefour, garde nationale 35. Martine proteste et ne les trouve pas « chiants ». En fait, ils nous ont fait sortir les passeports, ont failli recopier les immatriculations et après, ils ont eu la flemme, donc ils ne sont pas chiants !

Petit carrefour (celui de novembre 92) : détermination du facteur de précision. Erreur sur le point calculé sur la carte : 984 m cap 16. Discussions au moment de quitter le goudron, nous n'avons pas tous le même souvenir de l'endroit. Au départ, il n'y a pas de poteaux, mais 2 panneaux indicateurs tout effacés qui datent de la guerre de 14.

On passe un bel oued, puis on bifurque franchement à droite et en fait, on s'embarque dans un village. On reprend la piste après s'être fait une cour de ferme. La piste se tient au sommet de la colline. Superbe fontaine sous une ligne électrique.

Aïn Bou Drièss , en plein village. Erreur sur le calcul de la carte : 1 km. On prend une piste à gauche, plutôt que celle de droite qui a l'air d'aller en Algérie . Station de pompage ou château d'eau, sur un col. Petit village sous la pinède.

On laisse deux minarets jumeaux blancs à droite. On pique-nique contre la forêt de pins, 1 km après les minarets. On prend à droite de l'oued, 1 km après l'oued, on a repris complètement à gauche pour rattraper le cap.

On rattrape le projet à cet endroit et d'entrée, je me bâche droite-gauche devant l'oued. Il faut prendre à gauche de l'oued (à l'ouest). Après quelques errances hors-piste, on retrouve le goudron. Sur le conseil de Simon, on se rapproche de la montagne au nord et on retrouve la jonction GP15 (goudron) et notre piste.

Oued el Ogueff
 
Carrefour délicat, prendre à droite, 3 baraques et des cultures protégées par des cactus. On fait un petit peu de nord. À 400 m du point de chute, on a trouvé un passage sur l'oued. Juste après, on a repris une petite piste qui démarre à gauche et qui maintenant semble se remettre au cap.

dans l'oued El Hogueff dans l'oued El Hogueff dans l'oued El Hogueff
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dans l'oued El Hogueff
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dans l'oued El Hogueff
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dans l'oued El Hogueff
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dans l'oued El Hogueff
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dans l'oued El Hogueff
On s'approche d'une passe dans la montagne. On s'est enfilé dans un oued avec du gravier. Il y a pas mal de traces au fond. C'est assez joli, c'est un oued en canyon. Il y a une adduction d'eau enterrée et cimentée qui traverse toute la gorge.

D'après la carte tunisienne l'oued s'appelle El Hogueff , et d'après la TPC américaine Saboun , à la hauteur de Telepthe / Feriana . Sortie du canyon de l'oued, c'est fantastique. Il y a un joli puits assez profond, à côté de ruines romaines. On a quitté l'oued au puits à droite, on longe une belle piste, qui malheureusement bifurque.

On commence à sauter une montagne, puis on trouve un col et on est descendu de la montagne. On a passé un oued. On trouve une belle piste qui part à gauche au cap 302. C'est beaucoup, on devrait faire 107. C'est assez joli, on longe une petite montagne, il y a un peu de végétation, il y a un oued pas loin. Erreur totale d'itinéraire, je me suis enfilé dans la gorge de l'oued, et j'ai voulu rattraper le petit col à l'envers. Le projet était de laisser la gorge à gauche, longer un oued secondaire contre la montagne, passer le col et retrouver l'oued plus tard.

Nous avons fait un super triangle, le nez sur la machine : quelques critiques pourraient venir si je ne fais pas plus gaffe. On est repassés devant les ruines romaines, on est repassés devant le puits, on reste dans l'oued cette fois. On sort de l'oued à droite. On bifurque. On zigzague lamentablement.

La piste s'est très nettement élargie, elle est assez belle, avec une petite herbe tendre qui voudrait sortir. Grand attroupement, carrefour goudron, tout droit. On est repartis dans un oued : c'est un affluent nord de l' oued El Kebir . On a quitté l'oued trop tard. On se refait un oued, toujours aussi beau. Très belle sortie de l'oued, à droite bien sûr.

On coupe le goudron, en restant dans l'oued. On a retrouvé une bonne piste à gauche. On s'est fait jeter dans la montagne par une saloperie de ruisseau infranchissable. On s'est fait le premier poste de police, ils sont sympas. Ils nous ramènent sur le goudron pour Sidi Bou Baker , sans recopier les papiers.

La piste était bonne, mais il y a 5 gardes nationales jusqu'à Moularès , c'est trop pour une fin d'après-midi. On a fait la boucle, en repassant dans le gué. En route vers Sidi Bou Baker , par le goudron. À Sidi Bou Baker , on a franchi la voie ferrée et on la longe de l'autre côté. On vient de s'écarter du chemin de fer, on vise la montagne en la laissant à gauche.

Sortie de Gafsa Sortie de Gafsa
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Sortie de Gafsa
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Hôtel vers Chebika
On passe vers une fontaine. La piste n'est pas très belle et nous avons sans doute fait trop d'ouest. Nous longeons le grand canyon avant d'en trouver l'entrée. Entrée du grand canyon. On prend pied dans l'oued. En se remettant dans l'oued, on remonte à droite. On a discuté avec un braconnier qui fait de la chasse locale, l'air assez sympa. Il parle un peu français, il voulait qu'on l'emmène. Il a cassé la croûte avec nous et Simon lui a donné une bouteille de rouge qui lui a mis le sourire. Il nous conseille de prendre le bras droit de l'oued, qui est meilleur que le gauche que nous avons fait l'an passé.

On prend le bras de droite, sans cailloux. Superbe coin dans l'oued avec des palmiers. On passe carrément sous le chemin de fer. On récupère la piste. On retraverse la voie ferrée. On laisse deux baraques, dont un château d'eau à droite. On traverse un oued. On vient de passer vers la flaque d'eau en contre-jour plein soleil du voyage de novembre 92.

On rattrape le goudron à l’entrée de Moularès . Le programme disait nuit à Nefta . Nous sommes en retard. Nous bivouaquerons plus près de Regem Matoug .

Chebika
 
la falaise de Chébika
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le chott El Fedjadj
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la falaise de Chébika
le chott El Fedjadj
Lundi 8 novembre Le lendemain matin, on est partis de Tamerza , après avoir couché dans un super hôtel (suite présidentielle, piscine, etc.). On est maintenant à l'arrivée de Chébika , après avoir longuement hésité à prendre l'oued qui semble absolument introuvable et en tout cas impraticable. On fonce à toute vitesse vers le Chott el Fedjadj .

Contrôle de police vers Chebika . Le policier insiste pour me faire dire que je vais à Nefta par le goudron et pas par la piste, ce que je dis facilement… (et que je finirai par faire…). Je prends comme cible le point de l'an passé, départ de piste, et attends de le voir au cap 180. Du goudron, piste du Chott el Fedjadj , à droite. On arrive au bord du chott : tout est trempé.

Le chef m'envoie au casse-pipe. Tentative ratée : après 100 m, c'était vraiment trop gras, j'ai reculé et après, je suis allé faire une démo « canard » dans les « matitis » et j'ai crevé l'avant droit. Itinéraire impraticable (une fois de plus). Simon propose d'aller pique-niquer à sa concession de Kébili , et de rattraper le sable sous Fegoussi .

On rattrape la route de Chebika . J'ai réparé mon pneu en 1 h à Tozeur , pour 10 dinars + 1 de pourboire, chez un type suant et soufflant, mais sympa. On passe à Degueche , et on file sur le chott au goudron pour aller manger à Kébili et rattraper el Faouar, Fegoussi .

la concession de Kébili la concession de Kébili la concession de Kébili
la concession de Kébili
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la concession de Kébili
Pique-nique à la sortie du Chott el Jerid , à la concession de Simon : belle lumière, belle ambiance. Frédéric va poser son châssis dans le sable. Le temps passe. Je refais des calculs pour passer par Fegoussi et rejoindre Bir Younès en diagonale. Kébili , bifurcation El Faouar . On fait les pleins. Bonne chaleur, ambiance sérieuse avant l'obstacle Zaafrane .

C'est plein de chameaux et il y a la fontaine de Simon juste à cet endroit-là, un peu « destroy » d'ailleurs, et l'oasis. Carrefour de Sabria sur la route d' El Faouar . La route Kébili - El Faouar est une entourloupe, on revient très près de Douz . Il se fait tard : nouveau changement d'itinéraire. Nous sortons par Sabria, Al Aouinet, Bir Touil es Sabria et 20 km au sud. Château d'eau de Sabria .

Plantages formidables. Une nuée de gosses collants nous accompagnent sur 5 km alors que nous essayons de passer sans dégonfler (pourquoi ?). Lumière douce de fin d'après-midi d'hiver. Je casse ma super-corde élastique en tirant Frédéric un peu trop fort. Bivouac magnifique.

Aouinat el Radja
 
Aouinet El Radja
Aouinet El Radja
Mardi 9 novembre Arrivée à la petite oasis d' Al Aouinet El Radja , entrée par l'ouest, en plein dans les dunes. Je me fais un palmier en reculant (la honte). Nous croisons dans les maisons inhabitées, une caravane de touristes en chameau (8 ou 10), sans contact. Ils rentrent après un ou plusieurs bivouacs.

Le vent de sable forcit, les deux minarets d' Al Aouinet s'embrument. On prend un truc qui s'apparente un peu à un chott, avec pas mal de traces. On prend les traces avec une piste de chameau au milieu. Mauvaise crevaison d'Henri. On retrouve en même temps une piste qui fait un cap 204. On va la suivre un moment. Il y a des traces de chameau au milieu.

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Aouinet el Radja
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Le beau cordon
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bivouac avant Sabria
On se fait une superbe grande piste passée au racloir, sans doute assez ancienne. On est toujours sur des traces. On a trouvé quatre charrettes à ânes. Difficultés pour communiquer. Ils semblent acquiescer aux noms de Touil es Sabria et Ksar Ghilane qu'ils traduisent en Bou Flidja .

Le beau cordon Le beau cordon
Le beau cordon Le beau cordon
On file sur Touil es Sabria , encore à 27,3 km, toujours par vent de sable. Pique-nique en plein vent de sable, pas trop désagréable. Après plantage de Frédéric dans un joli cordon. Bir Touil es Sabria , 17 h 54. Bivouac : le puits est introuvable. Le vent tombe, l'ambiance est à la rigolade, les sourires sont beaux.

Feu de camp avec pas mal de bois facilement ramassé. Inquiétude en fin de soirée lorsque nous découvrons des phares blancs de véhicules dans les dunes, assez loin. Personne ne vient nous voir. Un cap pris sur la lampe fixe nous envoie le lendemain sur la garde nationale de Djebil à 15 km. Ma réserve de gasoil suinte lentement dans le réservoir principal, toujours plein. Vive Ducros et ses 3 vannes sur la durite.

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cordon à l'est de Sabria
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Mercredi 10 novembre Vu le timing, on réajuste l'itinéraire et nous ne ferons plus de sud, mais que de l'est pour atteindre Ksar Ghilane en 2 ou 3 jours. On est repartis, on vient de se faire un formidable cordon avec vue sur la mer (de sable…). 11 h, on est à un petit col avec des chameaux.

Casse du joint homocinétique
 
Pique-nique en direction d'un autre col. Il paraît qu'on est le 10 novembre à 13 h 30. Bivouac obligatoire après la casse du joint homocinétique avant gauche .

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La motte dans laquelle j'ai cassé ma transmission AVG
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les heures de réparations…
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La sortie du Land en 4x2
Dans ces moutonnements sans fin, le piège a bien fonctionné : derrière une bosse pas plus haute que les autres, je plante mon pare-choc dans une motte herbue. Pas de problème, l'Air-Locker va me sortir de là. Je braque à fond pour me sortir en travers, ça résiste, je force un peu. Très léger déclic, je sors et 10 m plus loin, j'entends le train avant mâcher quelque chose…

L'heure est grave, la casse s'est passée en 2 temps. D'abord un bruit qui me fait désaccoupler le pont avant. Puis je repars et perds la direction 200 m après. Je parle de brûler ma voiture. J'ai fait poser par Ducros un blocage de ponts à commande pneumatique « Air Locker » pour me permettre de faire un « vrai » blocage en shuntant les différentiels. Mais on ne m'avait pas prévenu que ce truc ne s'utilise qu'en gardant les roues droites, car roues braquées, on casse le joint homocinétique souvent trop faible pour ce genre d'effort. Je viens de le comprendre, mais en plein sable et très mal placé.

Démontage à l'aveugle de la demi-sphère avant pour voir. La cage du joint nous tombe sur les genoux, le demi-arbre avant sort à la première sollicitation. On finit à la frontale. C'est Frédéric qui répare tout ça et sans lui, je n'aurais pas sauvé mon beau Def' ! C'est comme ça que j'ai appris qu'il ne faut jamais modifier un véhicule, car à tout coup, c'est la modification qui casse en premier. Nouveau changement d'itinéraire : il faut sortir du sable au plus vite et faire du nord. La nuit, vers 22 h, la lumière d'hier soir est à nouveau visible, toujours vers la garde de Djebil après contrôle du lendemain.

Def' en perdition Le beau cordon
Def' en perdition la joie à la sortie du sable
Jeudi 11 novembre Je me retrouve en 4x2 au milieu du sable. Après deux plantages bêtes, je commence à solliciter la voiture. Martine réprouve et sort de ce véhicule dans lequel elle a peur. Je reste en tête pour choisir ma trace. On boit le champagne, après un passage assez sévère, encore à 13,4 km de la cible (3 km est de la garde nationale de Djebil ).

On n'a pas fait de chemin depuis ce matin. Sortie du sable et pique-nique sous la bâche. Le fusible de l'Air-Locker grille au gonflage du premier pneu. On fait un cap un peu trop sud (79º pour 56), on ne voit pas encore la montagne, mais on voit du sable, c'est une grande pampa complètement plate.

Une belle piste se présente pour aller tout droit vers la garde nationale. Nous la quittons 3 km avant d'y arriver, pour la contourner par l'ouest. Le début se passe bien, puis le sable revient et sans dégonfler, nous nous plantons à quatre. Film formidable et burlesque.

Retour sur nos pas et en frôlant les bâtiments à 2 km, nous passons entre le sable au nord et la garde. Plusieurs pistes tentantes s'enfilent dans ce sable qui semble barrer tout accès au nord. Après une fuite de 15 km à l'est, nous retrouvons le passage officiel. On rattrape la piste de Ksar Ghilane .

Peu après, nous croisons deux véhicules de la garde. Le premier est bonnard, le deuxième plein d'yeux pour les passeports. Je passe avec des grands bonjours sans mollir l'accélérateur. Nous trouvons la piste en cours de nettoyage par une niveleuse qui étale le sable sur le gravier. La piste est très soft, mais tire énormément : conduite à fond de troisième. Simon nous court après avec ses grands pneus. Nuit au Saharien de Douz .

Matmata & Djerba
 
on a des copains garagistes partout…
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sur la piste de Matmata
Vendredi 12 novembre Adaptation de l'itinéraire. Départ pour Matmata Djerba . Les 15 premiers km sont aussi passés à la niveleuse. Arrêt au carrefour pipeline chez la femme qui a dû être belle. Elle nous propose la visite d'un village ancien abandonné (l'ancien Temerzet ?) à 15 km de là. Peut-être à voir un jour.

Visite de courtoisie au garagiste de Matmata (on a plein de copains garagistes…) qui nous rappelle que c'était de notre faute lorsque son copain s'est fait arrêter à Gabès avec la moto de René, le frère de Simon, en mai 91, sans les papiers. Pique-nique après Matmata , sous les oliviers.


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Sur le bac de Djerba
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Port de Djorf
Promenade en âne pour Joëlle et Cathy. Arrivée tardive à Djerba , après une attente d'une demi-heure au bac. Coucher de soleil trop mûr pour les photos. Bivouac sur la côte ouest.

Djerba, cote ouest, vers Djorf Le beau cordon
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modif d'itinéraire…
Samedi 13 novembre Simon a pris un caillou dans le radiateur et dit à Henri que c'est en le suivant. Réparation à l'africaine sur le bac.
À la sortie du bac, Simon me fait refaire des calculs pour aller jusqu'à Kairouan par la piste. On trouve une piste en bord de mer. On bifurque à droite. Petit village en paillotes au bord de la mer. On rentre dans un village. On s'est fait deux villages et un gué assez large bétonné au goudron et on voit un grand patelin au fond. On prend le goudron un peu plus grand, avec un charmant flic, à 41 km de Gabès .

On re-attaque aussi sec une piste à droite. On prend la piste, on quitte la route de Gabès , on est en direction de Sidi Salem . Ça doit être la piste du pipeline. Pique-nique. Changement d'itinéraire : il faut faire du nord pour attraper le bateau demain. On va faire 200 km de goudron, puis sortir dans les oliviers avant Kairouan pour dormir.

On attaque une furieuse parallèle à la GP 2, à la sortie de Bir Ali Khalifa . On zigzague entre les Z'eucaliptus, superbe piste de 350 m, tout à fait parallèle, magnifique. On est maintenant sur le goudron. Deuxième sortie. On essaie de se perdre par des droites-gauches choisies par Simon. On trouve un bivouac un peu caillouteux. Des paysans chasseurs viennent discuter et essayent de nous proposer une chasse nocturne, probablement dans nos voitures (lapins, perdrix). Bivouac de la Savoyarde.

2 sœurs dans un marécage
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2 sœurs dans un marécage
Dimanche 14 novembre Je passe devant le matin après avoir promis le goudron dans 5 à 9 km. Belles pistes, larges, plates, sablonneuses. Tellement belles que je traverse le goudron pour prolonger cet instant de bonheur. La piste nous abandonne. Je me trouve en train de fuir par le sud une plaine marécageuse. Je trouve un passage et m'y plante dedans. Simon, plein
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port de la Goulette
de compassion pour mon état de 4x2iste, passe le réducteur et se plante en douceur à côté de moi. Belle bagarre pour en sortir, avec l'horaire du bateau comme stimulant. L'équipe se retrouve tendue dans une cour de ferme. On rattrape le goudron, on fonce plein nord et on arrive à la Goulette une heure avant notre horaire. Bain et pique-nique sur le bord de mer. Sortie du port en fin d'après-midi. Le soleil tramousse derrière Sidi Bou Saïd . La soirée est calme. Le mistral se lève pendant la nuit, tempête formidable, 7 h de retard.

Lundi 15 novembre Nous débarquons à Marseille à 23 h. Simon et Joëlle dorment à Marignane . Henri et Frédéric partent devant. J'arrive à Villard à 3 h du mat'. Lever à 7 h, boulot à 8 h le mardi matin.



Projet initial…

Samedi 6 : Départ de Marseille . Embarquement à 9 h. Arrivée à Tunis vers 12 h. Kasserine par le goudron (260 km).
Repas de midi : bistrot ( Tunis ou Hammamet ), repas du soir : restau, nuit à l'hôtel.

Dimanche 7 : Nefta par la piste. 220 km. Piste par Aïn Bou Drièss, Sidi Bou Baker , Oued et piste de Moularès , goudron : Redeyeff, Tamerza, Chebika , piste et hors-piste jusqu'à Nefta en longeant le Chott el Gharsa par l'ouest. Repas de midi : bistrot ( Tamerza ou Chebika ), repas du soir : restau, nuit à l'hôtel.

Lundi 8 : Plein d'essence/gasoil/eau pour 600 km d'autonomie jusqu'à Tataouine . Regem Matoug par l'ouest du Chott el Jerid (tentative sur le chott dès Nefta ). Hors-piste plein sud. 130 km dont 45 de sable. Repas de midi et du soir sortis des cantines. Bivouac dans le sable.

Mardi 9 : 48 km de dunes cap à l'est. Repas de midi et du soir sortis des cantines. Bivouac dans le sable.

Mercredi 10 : 45 km de dunes cap à l'est. Repas de midi et du soir sortis des cantines. Bivouac dans le sable.

Jeudi 11 : 82 km de dunes cap à l'est. Arrivée souhaitée à la Source de Ksar Ghilane , 20 km au sud de l'oasis du même nom. Repas de midi et du soir sortis des cantines. Bivouac à l'oasis.

Vendredi 12 : Montée à Tataouine par une des pistes rectilignes pour le ravitaillement essence (80 km). Descente vers le sable au sud de Bir Soltane par un grand oued plein de cailloux (90 km). Repas de midi : restau ( Tataouine) , repas du soir : sortis des cantines. Dernier bivouac dans le sable.

Samedi 13 : Sortie du sable à Douz (50 km). Fête au restau à midi ( Douz ). Goudron pour Kairouan l'après-midi (280 km). Fête au restau le soir. Douche (facultative, après 5 bivouacs consécutifs…) et nuit à l'hôtel.

Dimanche 14 : Tunis par le goudron (130 km). Repas de midi au bistrot. Embarquement à la Goulette vers 13 h 30.

Lundi 15 : Arrivée à Marseille vers 15 h. Retour en Haute-Savoie au GPS.

NB : Le comptage kilométrique est à vol d'oiseau et n'est valable que pour ceux qui comptent voler au-dessus des dunes. Les autres doivent vraiment prévoir 600 km d'autonomie.

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