Vendredi 5 novembre
Départ de
Villard
à 4 h 20 le vendredi matin. Simon nous rattrape à l'échangeur de
Scentrier
. On retrouve Frédéric et Henri à
Annecy
, comme prévu. On part à 5 h 15 avec la voiture la plus lente en tête et Simon qui court derrière. Arrivée à
Marseille
à 9 h 30, embarquement sans histoire, casse-croûte dans l'entrepôt après la police. Je passe une traversée
calme à essayer de coordonner ma photo satellite, dont je suis très fier et qui ne servira à rien : on ne
réussira même pas à rouler dedans !
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Bon anniv' Michou
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Hôtel Scylium, Kasserine
Samedi 6 novembre
Arrivée à
Tunis
à 12 h, presque à l'heure : bonne température, soleil. Formalités assez rapides. On prend l'autoroute d'
Hammamet
, qu'on laisse un moment pour pique-niquer. Gâteau d'anniversaire de Michou, champagne… et reprise du
goudron pour
Kasserine
où nous arrivons juste après la nuit.
Hôtel Scylium
. Il y a un mariage local et nous dînons dans le hall, dans une musique d'enfer ! Personne ne fermera l'œil
de la nuit, grâce à la si discrète insonorisation de cette construction et ce grand escalier dont l'écho
naturel vaut tous les caissons de basses modernes.
Dimanche 7 novembre
Départ laborieux, finalement à 8 h 40, après plein de tergiversations : le réglage du GPS, le montage de
l'antenne.
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entre Tabarka et Le Kef
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mes débuts en navigation
Erreur de route. J'ai marqué qu'on descendait sur
Telepthe
, alors qu'on va monter sur
Chambi
et essayer de trouver la piste d'
Aïn Bou Drièss
. Je récupère vite 3 points du parcours de l'an passé. Carrefour, garde nationale 35. Martine proteste et ne
les trouve pas « chiants ». En fait, ils nous ont fait sortir les passeports, ont failli recopier les
immatriculations et après, ils ont eu la flemme, donc ils ne sont pas chiants !
Petit carrefour (celui de novembre 92) : détermination du facteur de précision. Erreur sur le point calculé
sur la carte : 984 m cap 16. Discussions au moment de quitter le goudron, nous n'avons pas tous le même
souvenir de l'endroit. Au départ, il n'y a pas de poteaux, mais 2 panneaux indicateurs tout effacés qui
datent de la guerre de 14.
On passe un bel oued, puis on bifurque franchement à droite et en fait, on s'embarque dans un village. On
reprend la piste après s'être fait une cour de ferme. La piste se tient au sommet de la colline. Superbe
fontaine sous une ligne électrique.
Aïn Bou Drièss
, en plein village. Erreur sur le calcul de la carte : 1 km. On prend une piste à gauche, plutôt que celle
de droite qui a l'air d'aller en
Algérie
. Station de pompage ou château d'eau, sur un col. Petit village sous la pinède.
On laisse deux minarets jumeaux blancs à droite. On pique-nique contre la forêt de pins, 1 km après les
minarets. On prend à droite de l'oued, 1 km après l'oued, on a repris complètement à gauche pour rattraper
le cap.
On rattrape le projet à cet endroit et d'entrée, je me bâche droite-gauche devant l'oued. Il faut prendre à
gauche de l'oued (à l'ouest). Après quelques errances hors-piste, on retrouve le goudron. Sur le conseil de
Simon, on se rapproche de la montagne au nord et on retrouve la jonction GP15 (goudron) et notre piste.
Oued el Ogueff
Carrefour délicat, prendre à droite, 3 baraques et des cultures protégées par des cactus. On fait un petit
peu de nord. À 400 m du point de chute, on a trouvé un passage sur l'oued. Juste après, on a repris une
petite piste qui démarre à gauche et qui maintenant semble se remettre au cap.
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dans l'oued El Hogueff
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dans l'oued El Hogueff
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dans l'oued El Hogueff
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dans l'oued El Hogueff
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dans l'oued El Hogueff
On s'approche d'une passe dans la montagne. On s'est enfilé dans un oued avec du gravier. Il y a pas mal de
traces au fond. C'est assez joli, c'est un oued en canyon. Il y a une adduction d'eau enterrée et cimentée
qui traverse toute la gorge.
D'après la carte tunisienne l'oued s'appelle
El Hogueff
, et d'après la TPC américaine
Saboun
, à la hauteur de
Telepthe / Feriana
. Sortie du canyon de l'oued, c'est fantastique. Il y a un joli puits assez profond, à côté de ruines
romaines. On a quitté l'oued au puits à droite, on longe une belle piste, qui malheureusement bifurque.
On commence à sauter une montagne, puis on trouve un col et on est descendu de la montagne. On a passé un
oued. On trouve une belle piste qui part à gauche au cap 302. C'est beaucoup, on devrait faire 107. C'est
assez joli, on longe une petite montagne, il y a un peu de végétation, il y a un oued pas loin. Erreur
totale d'itinéraire, je me suis enfilé dans la gorge de l'oued, et j'ai voulu rattraper le petit col à
l'envers. Le projet était de laisser la gorge à gauche, longer un oued secondaire contre la montagne, passer
le col et retrouver l'oued plus tard.
Nous avons fait un super triangle, le nez sur la machine : quelques critiques pourraient venir si je ne fais
pas plus gaffe. On est repassés devant les ruines romaines, on est repassés devant le puits, on reste dans
l'oued cette fois. On sort de l'oued à droite. On bifurque. On zigzague lamentablement.
La piste s'est très nettement élargie, elle est assez belle, avec une petite herbe tendre qui voudrait
sortir. Grand attroupement, carrefour goudron, tout droit. On est repartis dans un oued : c'est un affluent
nord de l'
oued El Kebir
. On a quitté l'oued trop tard. On se refait un oued, toujours aussi beau. Très belle sortie de l'oued, à
droite bien sûr.
On coupe le goudron, en restant dans l'oued. On a retrouvé une bonne piste à gauche. On s'est fait jeter
dans la montagne par une saloperie de ruisseau infranchissable. On s'est fait le premier poste de police,
ils sont sympas. Ils nous ramènent sur le goudron pour
Sidi Bou Baker
, sans recopier les papiers.
La piste était bonne, mais il y a 5 gardes nationales jusqu'à
Moularès
, c'est trop pour une fin d'après-midi. On a fait la boucle, en repassant dans le gué. En route vers
Sidi Bou Baker
, par le goudron. À
Sidi Bou Baker
, on a franchi la voie ferrée et on la longe de l'autre côté. On vient de s'écarter du chemin de fer, on
vise la montagne en la laissant à gauche.
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Sortie de Gafsa
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Hôtel vers Chebika
On passe vers une fontaine. La piste n'est pas très belle et nous avons sans doute fait trop d'ouest. Nous
longeons le grand canyon avant d'en trouver l'entrée. Entrée du grand canyon. On prend pied dans l'oued. En
se remettant dans l'oued, on remonte à droite. On a discuté avec un braconnier qui fait de la chasse locale,
l'air assez sympa. Il parle un peu français, il voulait qu'on l'emmène. Il a cassé la croûte avec nous et
Simon lui a donné une bouteille de rouge qui lui a mis le sourire. Il nous conseille de prendre le bras
droit de l'oued, qui est meilleur que le gauche que nous avons fait l'an passé.
On prend le bras de droite, sans cailloux. Superbe coin dans l'oued avec des palmiers. On passe carrément
sous le chemin de fer. On récupère la piste. On retraverse la voie ferrée. On laisse deux baraques, dont un
château d'eau à droite. On traverse un oued. On vient de passer vers la flaque d'eau en contre-jour plein
soleil du voyage de novembre 92.
On rattrape le goudron à l’entrée de
Moularès
. Le programme disait nuit à
Nefta
. Nous sommes en retard. Nous bivouaquerons plus près de
Regem Matoug
.
Chebika
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le chott El Fedjadj
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la falaise de Chébika
Lundi 8 novembre
Le lendemain matin, on est partis de
Tamerza
, après avoir couché dans un super hôtel (suite présidentielle, piscine, etc.). On est maintenant à
l'arrivée de
Chébika
, après avoir longuement hésité à prendre l'oued qui semble absolument introuvable et en tout cas
impraticable. On fonce à toute vitesse vers le
Chott el Fedjadj
.
Contrôle de police vers
Chebika
. Le policier insiste pour me faire dire que je vais à
Nefta
par le goudron et pas par la piste, ce que je dis facilement… (et que je finirai par faire…). Je prends
comme cible le point de l'an passé, départ de piste, et attends de le voir au cap 180. Du goudron, piste du
Chott el Fedjadj
, à droite. On arrive au bord du chott : tout est trempé.
Le chef m'envoie au casse-pipe. Tentative ratée : après 100 m, c'était vraiment trop gras, j'ai reculé et
après, je suis allé faire une démo « canard » dans les « matitis » et j'ai crevé l'avant droit. Itinéraire
impraticable (une fois de plus). Simon propose d'aller pique-niquer à sa concession de
Kébili
, et de rattraper le sable sous
Fegoussi
.
On rattrape la route de
Chebika
. J'ai réparé mon pneu en 1 h à
Tozeur
, pour 10 dinars + 1 de pourboire, chez un type suant et soufflant, mais sympa. On passe à
Degueche
, et on file sur le chott au goudron pour aller manger à
Kébili
et rattraper
el Faouar, Fegoussi
.
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la concession de Kébili
Pique-nique à la sortie du
Chott el Jerid
, à la concession de Simon : belle lumière, belle ambiance. Frédéric va poser son châssis dans le sable. Le
temps passe. Je refais des calculs pour passer par
Fegoussi
et rejoindre
Bir Younès
en diagonale.
Kébili
, bifurcation
El Faouar
. On fait les pleins. Bonne chaleur, ambiance sérieuse avant l'obstacle
Zaafrane
.
C'est plein de chameaux et il y a la fontaine de Simon juste à cet endroit-là, un peu « destroy »
d'ailleurs, et l'oasis. Carrefour de
Sabria
sur la route d'
El Faouar
. La route
Kébili - El Faouar
est une entourloupe, on revient très près de
Douz
. Il se fait tard : nouveau changement d'itinéraire. Nous sortons par
Sabria, Al Aouinet, Bir Touil es Sabria
et 20 km au sud. Château d'eau de
Sabria
.
Plantages formidables. Une nuée de gosses collants nous accompagnent sur 5 km alors que nous essayons de
passer sans dégonfler (pourquoi ?). Lumière douce de fin d'après-midi d'hiver. Je casse ma super-corde
élastique en tirant Frédéric un peu trop fort. Bivouac magnifique.
Aouinat el Radja
Mardi 9 novembre
Arrivée à la petite oasis d'
Al Aouinet El Radja
, entrée par l'ouest, en plein dans les dunes. Je me fais un palmier en reculant (la honte). Nous croisons
dans les maisons inhabitées, une caravane de touristes en chameau (8 ou 10), sans contact. Ils rentrent
après un ou plusieurs bivouacs.
Le vent de sable forcit, les deux minarets d'
Al Aouinet
s'embrument. On prend un truc qui s'apparente un peu à un chott, avec pas mal de traces. On prend les traces
avec une piste de chameau au milieu. Mauvaise crevaison d'Henri. On retrouve en même temps une piste qui
fait un cap 204. On va la suivre un moment. Il y a des traces de chameau au milieu.
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Aouinet el Radja
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Le beau cordon
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bivouac avant Sabria
On se fait une superbe grande piste passée au racloir, sans doute assez ancienne. On est toujours sur des
traces. On a trouvé quatre charrettes à ânes. Difficultés pour communiquer. Ils semblent acquiescer aux noms
de
Touil es Sabria
et
Ksar Ghilane
qu'ils traduisent en
Bou Flidja
.
On file sur
Touil es Sabria
, encore à 27,3 km, toujours par vent de sable. Pique-nique en plein vent de sable, pas trop désagréable.
Après plantage de Frédéric dans un joli cordon.
Bir Touil es Sabria
, 17 h 54. Bivouac : le puits est introuvable. Le vent tombe, l'ambiance est à la rigolade, les sourires
sont beaux.
Feu de camp avec pas mal de bois facilement ramassé. Inquiétude en fin de soirée lorsque nous découvrons des
phares blancs de véhicules dans les dunes, assez loin. Personne ne vient nous voir. Un cap pris sur la lampe
fixe nous envoie le lendemain sur la garde nationale de
Djebil
à 15 km. Ma réserve de gasoil suinte lentement dans le réservoir principal, toujours plein. Vive Ducros et
ses 3 vannes sur la durite.
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cordon à l'est de Sabria
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Mercredi 10 novembre
Vu le timing, on réajuste l'itinéraire et nous ne ferons plus de sud, mais que de l'est pour atteindre
Ksar Ghilane
en 2 ou 3 jours. On est repartis, on vient de se faire un formidable cordon avec vue sur la mer (de sable…).
11 h, on est à un petit col avec des chameaux.
Casse du joint homocinétique
Pique-nique en direction d'un autre col. Il paraît qu'on est le 10 novembre à 13 h 30. Bivouac obligatoire
après la
casse du joint homocinétique avant gauche
.
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La motte dans laquelle j'ai cassé ma transmission AVG
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les heures de réparations…
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La sortie du Land en 4x2
Dans ces moutonnements sans fin, le piège a bien fonctionné : derrière une bosse pas plus haute que les
autres, je plante mon pare-choc dans une motte herbue. Pas de problème, l'Air-Locker va me sortir de là. Je
braque à fond pour me sortir en travers, ça résiste, je force un peu. Très léger déclic, je sors et 10 m
plus loin, j'entends le train avant mâcher quelque chose…
L'heure est grave, la casse s'est passée en 2 temps. D'abord un bruit qui me fait désaccoupler le pont
avant. Puis je repars et perds la direction 200 m après. Je parle de brûler ma voiture. J'ai fait poser par
Ducros un blocage de ponts à commande pneumatique « Air Locker » pour me permettre de faire un « vrai »
blocage en shuntant les différentiels. Mais on ne m'avait pas prévenu que ce truc ne s'utilise qu'en gardant
les roues droites, car roues braquées, on casse le joint homocinétique souvent trop faible pour ce genre
d'effort. Je viens de le comprendre, mais en plein sable et très mal placé.
Démontage à l'aveugle de la demi-sphère avant pour voir. La cage du joint nous tombe sur les genoux, le
demi-arbre avant sort à la première sollicitation. On finit à la frontale. C'est Frédéric qui répare tout ça
et sans lui, je n'aurais pas sauvé mon beau Def' ! C'est comme ça que j'ai appris qu'il ne faut jamais
modifier un véhicule, car à tout coup, c'est la modification qui casse en premier. Nouveau changement
d'itinéraire : il faut sortir du sable au plus vite et faire du nord. La nuit, vers 22 h, la lumière d'hier
soir est à nouveau visible, toujours vers la garde de
Djebil
après contrôle du lendemain.
Jeudi 11 novembre
Je me retrouve en 4x2 au milieu du sable. Après deux plantages bêtes, je commence à solliciter la voiture.
Martine réprouve et sort de ce véhicule dans lequel elle a peur. Je reste en tête pour choisir ma trace. On
boit le champagne, après un passage assez sévère, encore à 13,4 km de la cible (3 km est de la garde
nationale de
Djebil
).
On n'a pas fait de chemin depuis ce matin. Sortie du sable et pique-nique sous la bâche. Le fusible de
l'Air-Locker grille au gonflage du premier pneu. On fait un cap un peu trop sud (79º pour 56), on ne voit
pas encore la montagne, mais on voit du sable, c'est une grande pampa complètement plate.
Une belle piste se présente pour aller tout droit vers la garde nationale. Nous la quittons 3 km avant d'y
arriver, pour la contourner par l'ouest. Le début se passe bien, puis le sable revient et sans dégonfler,
nous nous plantons à quatre. Film formidable et burlesque.
Retour sur nos pas et en frôlant les bâtiments à 2 km, nous passons entre le sable au nord et la garde.
Plusieurs pistes tentantes s'enfilent dans ce sable qui semble barrer tout accès au nord. Après une fuite de
15 km à l'est, nous retrouvons le passage officiel. On rattrape la piste de
Ksar Ghilane
.
Peu après, nous croisons deux véhicules de la garde. Le premier est bonnard, le deuxième plein d'yeux pour
les passeports. Je passe avec des grands bonjours sans mollir l'accélérateur. Nous trouvons la piste en
cours de nettoyage par une niveleuse qui étale le sable sur le gravier. La piste est très soft, mais tire
énormément : conduite à fond de troisième. Simon nous court après avec ses grands pneus. Nuit au Saharien de
Douz
.
Matmata & Djerba
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sur la piste de Matmata
Vendredi 12 novembre
Adaptation de l'itinéraire. Départ pour
Matmata Djerba
. Les 15 premiers km sont aussi passés à la niveleuse. Arrêt au carrefour pipeline chez la femme qui a dû
être belle. Elle nous propose la visite d'un village ancien abandonné (l'ancien
Temerzet
?) à 15 km de là. Peut-être à voir un jour.
Visite de courtoisie au garagiste de
Matmata
(on a plein de copains garagistes…) qui nous rappelle que c'était de notre faute lorsque son copain s'est
fait arrêter à
Gabès
avec la moto de René, le frère de Simon, en mai 91, sans les papiers. Pique-nique après
Matmata
, sous les oliviers.
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Sur le bac de Djerba
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Port de Djorf
Promenade en âne pour Joëlle et Cathy. Arrivée tardive à
Djerba
, après une attente d'une demi-heure au bac. Coucher de soleil trop mûr pour les photos. Bivouac sur la côte
ouest.
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modif d'itinéraire…
Samedi 13 novembre
Simon a pris un caillou dans le radiateur et dit à Henri que c'est en le suivant. Réparation à l'africaine
sur le bac.
À la sortie du bac, Simon me fait refaire des calculs pour aller jusqu'à
Kairouan
par la piste. On trouve une piste en bord de mer. On bifurque à droite. Petit village en paillotes au bord
de la mer. On rentre dans un village. On s'est fait deux villages et un gué assez large bétonné au goudron
et on voit un grand patelin au fond. On prend le goudron un peu plus grand, avec un charmant flic, à 41 km
de
Gabès
.
On re-attaque aussi sec une piste à droite. On prend la piste, on quitte la route de
Gabès
, on est en direction de
Sidi Salem
. Ça doit être la piste du pipeline. Pique-nique. Changement d'itinéraire : il faut faire du nord pour
attraper le bateau demain. On va faire 200 km de goudron, puis sortir dans les oliviers avant
Kairouan
pour dormir.
On attaque une furieuse parallèle à la GP 2, à la sortie de
Bir Ali Khalifa
. On zigzague entre les Z'eucaliptus, superbe piste de 350 m, tout à fait parallèle, magnifique. On est
maintenant sur le goudron. Deuxième sortie. On essaie de se perdre par des droites-gauches choisies par
Simon. On trouve un bivouac un peu caillouteux. Des paysans chasseurs viennent discuter et essayent de nous
proposer une chasse nocturne, probablement dans nos voitures (lapins, perdrix). Bivouac de la Savoyarde.
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2 sœurs dans un marécage
Dimanche 14 novembre
Je passe devant le matin après avoir promis le goudron dans 5 à 9 km. Belles pistes, larges, plates,
sablonneuses. Tellement belles que je traverse le goudron pour prolonger cet instant de bonheur. La piste
nous abandonne. Je me trouve en train de fuir par le sud une plaine marécageuse. Je trouve un passage et m'y
plante dedans. Simon, plein
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port de la Goulette
de compassion pour mon état de 4x2iste, passe le réducteur et se plante en douceur à côté de moi. Belle
bagarre pour en sortir, avec l'horaire du bateau comme stimulant. L'équipe se retrouve tendue dans une cour
de ferme. On rattrape le goudron, on fonce plein nord et on arrive à la
Goulette
une heure avant notre horaire. Bain et pique-nique sur le bord de mer. Sortie du port en fin d'après-midi.
Le soleil tramousse derrière
Sidi Bou Saïd
. La soirée est calme. Le mistral se lève pendant la nuit, tempête formidable, 7 h de retard.
Lundi 15 novembre
Nous débarquons à
Marseille
à 23 h. Simon et Joëlle dorment à
Marignane
. Henri et Frédéric partent devant. J'arrive à
Villard
à 3 h du mat'. Lever à 7 h, boulot à 8 h le mardi matin.
Projet initial…
Samedi 6
: Départ de
Marseille
. Embarquement à 9 h. Arrivée à
Tunis
vers 12 h.
Kasserine
par le goudron (260 km).
Repas de midi : bistrot (
Tunis
ou
Hammamet
), repas du soir : restau, nuit à l'hôtel.
Dimanche 7
:
Nefta
par la piste. 220 km. Piste par
Aïn Bou Drièss, Sidi Bou Baker
, Oued et piste de
Moularès
, goudron :
Redeyeff, Tamerza, Chebika
, piste et hors-piste jusqu'à
Nefta
en longeant le
Chott el Gharsa
par l'ouest. Repas de midi : bistrot (
Tamerza ou Chebika
), repas du soir : restau, nuit à l'hôtel.
Lundi 8
: Plein d'essence/gasoil/eau pour 600 km d'autonomie jusqu'à
Tataouine
.
Regem Matoug
par l'ouest du
Chott el Jerid
(tentative sur le chott dès
Nefta
). Hors-piste plein sud. 130 km dont 45 de sable. Repas de midi et du soir sortis des cantines. Bivouac dans
le sable.
Mardi 9
: 48 km de dunes cap à l'est. Repas de midi et du soir sortis des cantines. Bivouac dans le sable.
Mercredi 10
: 45 km de dunes cap à l'est. Repas de midi et du soir sortis des cantines. Bivouac dans le sable.
Jeudi 11
: 82 km de dunes cap à l'est. Arrivée souhaitée à la
Source de Ksar Ghilane
, 20 km au sud de l'oasis du même nom. Repas de midi et du soir sortis des cantines. Bivouac à l'oasis.
Vendredi 12
: Montée à
Tataouine
par une des pistes rectilignes pour le ravitaillement essence (80 km). Descente vers le sable au sud de
Bir Soltane
par un grand oued plein de cailloux (90 km). Repas de midi : restau (
Tataouine)
, repas du soir : sortis des cantines. Dernier bivouac dans le sable.
Samedi 13
: Sortie du sable à
Douz
(50 km). Fête au restau à midi (
Douz
). Goudron pour
Kairouan
l'après-midi (280 km). Fête au restau le soir. Douche (facultative, après 5 bivouacs consécutifs…) et nuit à
l'hôtel.
Dimanche 14
:
Tunis
par le goudron (130 km). Repas de midi au bistrot. Embarquement à la Goulette vers 13 h 30.
Lundi 15
: Arrivée à
Marseille
vers 15 h. Retour en
Haute-Savoie
au GPS.
NB : Le comptage kilométrique est à vol d'oiseau et n'est valable que pour ceux qui comptent voler au-dessus
des dunes. Les autres doivent vraiment prévoir 600 km d'autonomie.