Congo 1970 – 1972
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Départ 12 décembre 1970
  retour 19 janvier 1972

Participants
  Martine et Jacques

    Renault 4L crème
Découverte du Grand Djou-Djou

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Contexte
J'ai été "ciblé" lors de mes trois jours chez les militaires. L'officier orienteur n'a pas tenu compte de mon dossier médical qui tentait de lui montrer le "délabrement de ma colonne vertébrale". De plus, il m'a identifié comme Chamoniard, l'un de ces salopards qui ont bousillé leur vallée – à mon avis, les Lyonnais de son espèce y ont fait bien pire ! – Il m'a affecté ("un grand gaillard comme vous !") chez les parachutistes à Pau. J'ai donc dû chercher une solution.

J'ai vu de près le dur labeur des fonctionnaires internationaux au Bureau International du Travail
J'étais à l'époque chez Sogeti. Robert Thoral, mon boss, avait débusqué un contrat bien foireux au B.I.T. à Genève. J'avais fait (et adoré…) du PL/1 à la fac, mais sans le pratiquer. No Pb, j'irai réviser le PL/1 auprès d'un autre collaborateur nommé Binet, en contrat chez Stenval, fabricant de yaourt à Steenvoorde, région de Dunkerque. Je suis allé une semaine dans son hôtel et son patron parisien lui a dit de tomber malade pour mieux s'occuper de moi !

J'ai sympathisé avec ce Binet, qui avait mon âge et qui est venu – toujours malade – trois semaines à Genève au BIT avec moi. Je lui ai raconté mes soucis de parachutiste et lui ai dit que ma seule alternative était la coopération, mais que celle-ci étant réservée aux enseignants, j'avais peu d'espoir. Il me dit connaître un type de Synorg qui cherchait des VSN informaticiens pour l'Afrique et qu'il lui parlerait de moi.

Promesse de pochtron ? Pas du tout : le type de Synorg m'appelle, me demande de remplir un dossier officiel et de lui en passer copie. Aussitôt dit, aussitôt fait. Rien ne bouge pendant quatre mois, je crois que c'est du pipeau. Le type me rappelle en disant que mon dossier l'intéresse beaucoup et qu'il s'occupe de tout. Incrédule, je me prépare pour les paras. Je sais bien que tous les départs se font à l'automne et pour cette année, c'est foutu. Le type de Synorg me le confirme et me demande de garder ma candidature pour l'année suivante. Je lui explique que mon sursis militaire sera expiré et que je n'ai plus aucun prétexte pour en obtenir un nouveau. Il me répond qu'il se charge de tout et raccroche.

Je n'y crois plus du tout. Je reçois par la poste un nouveau sursis de deux ans de la part des militaires sans l'avoir demandé moi-même : je salue l'exploit administratif. Je prends confiance, je travaille un an de plus chez Sogeti et je reçois au mois d'août suivant une affectation à Brazzaville dans un contingent de 18 informaticiens pour l'ensemble de l'Afrique. Nous serons trois à Brazzaville. Champagne !

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