Tankwa du lac Tana

Conversation avec OpenAI - barque de papyrus, transport du bois et marché de Bahir Dar

Marchand de bois sur une tankwa de papyrus, lac Tana, Éthiopie
Un marchand de bois gagne péniblement Bahir Dar sur une tankwa de papyrus, presque entièrement submergée sous sa charge.
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Dites-m'en plus sur ce galérien qui vend son bois avec une pirogue éphémère en papyrus sur le lac Tana en pays amhara.

OpenAI

Votre homme navigue sur une tankwa, ou tanqwa, la barque traditionnelle du lac Tana faite de faisceaux de papyrus liés ensemble. Sur votre image, l'embarcation est tellement chargée de bois qu'elle disparaît presque sous son fret : on distingue surtout l'extrémité relevée où le batelier est assis.

Le mot "galérien" traduit bien l'impression de la scène, mais il faut l'entendre au sens figuré : ce n'est évidemment pas un forçat. C'est plutôt un petit transporteur indépendant, probablement venu d'une rive éloignée ou d'une île, qui apporte à Bahir Dar du bois de chauffage ou des perches destinées au marché.

Un voyage particulièrement pénible

Le bois est empilé directement sur la tankwa et parfois disposé de manière à contribuer lui-même à la rigidité de l'ensemble. L'homme gouverne avec une pagaie simple, sans véritable gouvernail. Très basse sur l'eau et fortement chargée, la barque avance lentement, avec peu de franc-bord : au moindre clapot, l'eau passe à travers ou par-dessus les papyrus, sans que l'embarcation coule immédiatement, car les tiges conservent une forte flottabilité.

L'effort est considérable. Un reportage de l'UNESCO décrit des convois de tankwas chargées de bois qui mettent environ huit heures à la rame pour gagner le marché de Bahir Dar, là où un bateau motorisé effectue le trajet en une heure et demie. Le vendredi était notamment présenté comme jour de marché du bois.

Votre vidéo semble précisément montrer l'un de ces hommes sur la dernière partie du parcours : torse presque au ras de l'eau, pagaie longue, embarcation totalement écrasée par sa charge, tandis que le bateau à moteur passe derrière lui.

Une embarcation réellement éphémère

La tankwa n'est pas une pirogue creusée dans un tronc. C'est plutôt un radeau-navette fuselé, construit avec des brassées de papyrus serrées et ligaturées. Certains modèles reçoivent une longue pièce de bois ou une sorte de quille rudimentaire en eucalyptus pour limiter leur déformation. Une tankwa peut être construite en une journée, mais sa durée de vie n'est que de quelques semaines à environ trois mois : les tiges s'imbibent progressivement, se tassent et perdent leur rigidité.

Elle doit donc être :

  • régulièrement sortie de l'eau et séchée ;
  • resserrée ou complétée avec des papyrus neufs ;
  • finalement abandonnée, démontée ou utilisée comme combustible.

Son caractère jetable n'était pas nécessairement absurde dans l'économie ancienne du lac : le matériau poussait localement, l'outillage était presque nul et la construction coûtait très peu. L'UNESCO souligne d'ailleurs que le papyrus servait à la fois de combustible, de matériau et à la fabrication de ces embarcations.

Quel bois transporte-t-il ?

La photographie ne permet pas d'identifier l'essence avec certitude. Il peut s'agir de bois de feu, de branches d'eucalyptus, de perches de construction ou d'un mélange. Bahir Dar, ville importante dépourvue autrefois de moyens modernes de chauffage pour une grande partie de sa population, absorbait de grandes quantités de bois destiné aux foyers domestiques, aux cuisines et aux petits commerces.

Le batelier devait donc réunir ou acheter le bois, le charger, traverser le lac pendant plusieurs heures, le vendre au marché, puis repartir. La recette devait rémunérer à la fois la marchandise, le voyage et l'usure accélérée de la tankwa. Ce n'était sans doute pas un commerce très lucratif, mais l'un des innombrables petits métiers indispensables à l'approvisionnement de Bahir Dar.

Une légende possible pour votre vidéo

Un marchand de bois gagne péniblement Bahir Dar sur une tankwa de papyrus, presque entièrement submergée sous sa charge. Fragile et vite gorgée d'eau, cette embarcation traditionnelle ne durait guère plus de quelques mois.

Ou, en conservant votre ton plus personnel :

Rencontre d'un véritable galérien du lac Tana : des heures de pagaie sur une tankwa éphémère de papyrus, presque engloutie sous le bois qu'il espère vendre au marché de Bahir Dar.

Tankwa de papyrus sur le lac Tana, Éthiopie
Tankwas de papyrus sur le lac Tana.