Peux-tu me faire une très belle description de la magnifique descente depuis le col Durand sur le glacier de Hohwänggletscher jusqu'à Zermatt ?
Col Durand et Hohwänggletscher
Conversation avec OpenAI - belle descente glaciaire, ou itinéraire sous menace d'avalanche ? 41 ans plus tard, les deux frères semblent avoir gardé leurs sensations respectives… confortés chacun par ChatGPT.
La descente du Col Durand vers Zermatt par le Hohwänggletscher est sans doute l'une des plus belles traversées glaciaires des Alpes. Dès les premiers virages sous le col, le regard s'ouvre sur un univers de glace d'une beauté saisissante. Le glacier déroule son immense tapis blanc entre les sommets de plus de 4 000 mètres, dans un silence seulement interrompu par le souffle du vent et le crissement des skis.
La pente, d'abord soutenue, invite à de grands virages fluides avant de s'adoucir progressivement. Les séracs aux teintes bleutées, les crevasses sculptées par le temps et les reliefs tourmentés du glacier rappellent que l'on évolue au cœur d'un monde vivant et en perpétuelle transformation. Chaque courbe offre un panorama différent, dominé par les géants des Alpes valaisannes.
Au fil de la descente, le Cervin apparaît peu à peu dans toute sa splendeur. Sa silhouette parfaite accompagne le skieur comme un phare jusqu'à la vallée. Plus bas, les glaciers laissent progressivement place aux moraines, puis aux premiers mélèzes, annonçant l'arrivée vers Zermatt.
Cette descente est bien plus qu'un itinéraire de ski : c'est un véritable voyage à travers les étages de la haute montagne. En quelques heures, on passe du royaume minéral et glaciaire des grands cols alpins à l'atmosphère chaleureuse du célèbre village de Zermatt.
Entre l'immensité des glaciers, la majesté des sommets et la présence constante du Cervin, cette traversée laisse un souvenir profond. Le Col Durand, ancien passage entre Zinal et Zermatt, demeure aujourd'hui encore l'un des beaux itinéraires glaciaires des Alpes, même si le recul des glaces en a modifié l'accès au fil des décennies.
Et qu'est-ce que ça donne s'il y a danger d'avalanche ?
Avec un danger d'avalanche, la même descente change entièrement de visage. La beauté demeure, immense, presque irréelle, mais elle se charge d'une tension sourde.
Sous le col, chaque pente blanche cesse d'être seulement une invitation. Elle devient une question. La neige fraîche masque les anciennes traces, adoucit les cassures du relief et recouvre les crevasses, mais elle peut aussi dissimuler des plaques fragiles, accumulées par le vent. Les larges combes que l'on rêvait de parcourir en grandes courbes sont alors observées avec méfiance : une rupture, un grondement étouffé, une fissure courant sous les skis pourraient soudain libérer toute la pente.
Le groupe descend avec retenue. On espace les passages, on évite de se rassembler sous les versants raides, on recherche les zones les moins exposées. Les virages ne sont plus dessinés pour le seul plaisir ; ils obéissent au terrain, aux orientations, aux accumulations et aux échappatoires possibles. Chaque arrêt est choisi, chaque traversée pesée.
Autour, pourtant, le décor reste souverain. Le glacier s'étire vers la vallée, encadré par les grands sommets du Valais. Le Cervin apparaît au loin, superbe et indifférent, mais sa silhouette ne suffit plus à faire oublier la fragilité du moment. Le silence lui-même semble différent : non plus paisible, mais attentif, comme si toute la montagne retenait son souffle.
Dans ces conditions, la descente vers Zermatt ne se raconte plus comme une fête. Elle devient une progression grave, lucide, parfois oppressante, où la meilleure décision peut être de renoncer avant même de s'engager. Car lorsque la montagne donne des signes d'instabilité, la plus belle ligne n'est pas nécessairement celle que l'on descend, mais celle que l'on sait abandonner.
Sur le plan pratique
Le col Durand est un itinéraire glaciaire de haute montagne coté AD- par le CAS, et non une piste sécurisée. En situation avalancheuse critique, notamment au degré 3 "marqué", le SLF indique que des avalanches peuvent être déclenchées facilement par une personne sur les pentes raides signalées dans le bulletin.
Le simple chiffre ne suffit toutefois pas : orientation, altitude, problème avalancheux, vent, neige récente et réchauffement doivent être confrontés au tracé exact. Dans un tel contexte, il ne s'agit pas de "descendre plus prudemment" un itinéraire prévu à l'avance : il faut le réévaluer entièrement, avec le bulletin SLF du jour, les observations sur place et, pour cette traversée engagée, l'avis d'un guide connaissant les conditions locales.
DVA, pelle et sonde sont indispensables, mais ils ne rendent jamais une pente sûre.