Vestiges de la guerre Libye / Tchad : un BMP-1 vers Mogoro

Conversation avec Gemini - identification d'un blindé dans l'Ennedi

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peut on identifier la provenance et le modèle de ce char, vu dans l'enedi vers mogoro en 1998

Vers Mogoro, reliquat de la guerre Libye/Tchad des années 80
Vers Mogoro, reliquat de la guerre Libye / Tchad des années 80.
Gemini

Ce véhicule visible sur la photo 1998_10_f18.jpg n'est pas un char d'assaut proprement dit, mais un BMP-1, un véhicule de combat d'infanterie (VCI) d'origine soviétique.

Plusieurs éléments caractéristiques permettent de l'identifier à coup sûr :

La silhouette générale

Très profilée et basse, conçue à l'origine pour être amphibie. On reconnaît la proue pointue très typique à l'avant (à gauche de l'image).

La tourelle et l'armement

Il s'agit d'une petite tourelle monoplace équipée d'un canon court et trapu de 73 mm (le canon à âme lisse 2A28 Grom). C'est le détail majeur qui le distingue du BMP-2 (qui possède un canon de 30 mm beaucoup plus long et fin).

L'arrière du véhicule

À droite du cliché, la grande porte arrière blindée est grande ouverte. Sur les BMP, ces deux portes arrière servent également de réservoirs de carburant et comportent des fentes de tir pour les fantassins transportés.

Sa provenance et son histoire dans l'Ennedi

Ce blindé est un vestige direct du conflit tchado-libyen (et plus précisément de la « Guerre des Toyota » en 1987).

Origine : Il appartenait aux troupes de l'armée libyenne du colonel Kadhafi. La Libye avait importé des milliers de ces blindés légers de l'Union Soviétique.

Pourquoi est-il là ? Lors de la débâcle libyenne du début de l'année 1987 (notamment après la chute de la base de Fada et les combats dans l'Ennedi), les forces tchadiennes, ultra-mobiles sur leurs pick-ups, ont pris de vitesse les colonnes blindées libyennes lourdes et inadaptées au sable.

Le camouflage : On devine encore le motif de camouflage trois tons (vert, brun, sable) standard des unités mécanisées libyennes de l'époque.

Coincé dans les sables près de Mogoro, débarrassé de ses chenilles et de ses équipements internes, il est resté là comme une capsule temporelle de ce conflit saharien.