Archeï — Lt-Colonel de Burthe d’Annelet

Extrait de Du Sénégal au Cameroun — 1932–1935 (Tome II, p. 986-992)

Archeï , coin sauvage à souhait, site pittoresque et original, fameux par sa gorge, célèbre par ses sources, ses mares peuplées de caïmans, ses hautes falaises, et ses cynocéphales, mérite un séjour de 24 heures, quoiqu'en été la réflexion de la chaleur sur la paroi rocheuse rende la station presque insupportable.

Cette échancrure dans le plateau est bordée d'imposants reliefs formant des murailles à pic ou abruptes de 60 à 100 m de commandement, auxquelles s'adossent des sortes de tours ruinées à pans coupés, de vieux castels aux remparts crénelés, de tourelles en encorbellement, rocs dénudés, aux colossales dentelures et aux fines sculptures. Au point de vue pétrographique, la roche est composée de grès friables, dont la base disparaît sous un épais manteau de sable.

La vallée est naturellement fortifiée, et sa gorge, défendue par quelques hommes résolus et pourvus de munitions, est inaccessible. La sortie vers le nord en direction de la citerne d'Aoua, est difficile. Aussi, les gens de l'Ennedi s'y sont toujours groupés pour opposer de la résistance à notre pénétration dans le pays.

Actions Militaires (1912)

Du 5 au 23 avril 1912, l'Adjudant Désandré, à la tête d'une section méhariste d'Arada, apparut soudain à Archeï et y enleva 54 chamelles aux Gaeda.

Du 3 mai au 7 juin de la même année, le Lieutenant Detchebarne avec 58 tirailleurs et 18 auxiliaires y surprit le campement du chef Châhadidi, qui fut tué. Les dissidents perdirent 28 hommes et laissèrent entre les mains de la petite colonne 14 fusils, 13 chevaux, 45 vaches, 670 moutons et 10 chameaux.

Végétation et Faune Locale

La végétation dense est représentée par des épineux d'espèces diverses, dont certains pour le moins centenaires mesurent 1 m de diamètre, de grands Sodome, des arbustes genre fusain, des touffes de genêts kezzen de très nombreuses Pommes de guichi, quelques doums en buissons, et des pieds d'ayano dans les rochers. Archeï est une aiguade très fréquentée, et constitue un bon pâturage d'arbres en tout temps et d'herbes après les pluies. Aussi des campements de Bideyat sont-ils disséminés en permanence sur les bords de l’ouadi.

Des vautours et des corbeaux, prêts à faire le service de la voirie, viennent se poser autour de mon camp, convoitant quelque pitance. De petits oiseaux noirs et effrontés piquent des brindilles sous mon nez. Des merles demi-deuil, à la mine éveillée, sautent de branche en branche. Des tourterelles au masque gris-bleu, qui se fonce en une teinte vineuse à la gorge pour se dégrader en bleu pâle sous le ventre, picorent à petits coups de tête saccadés.

Grotte-principale

La vallée encaissée, évasée à 100 m., se casse angle droit vers l'ouest, formant un couloir de sable meuble et moelleux de 25 m, puis tourne brusquement vers le nord. Aussitôt après ce tournant, une grotte de grand style éventre la haute falaise de grès de la rive occidentale. Son entrée carrée, de 12 m de largeur et de 15 m de flèche, est obstruée par une dune et masquée par un rideau de Pommes de Sodome et de beaux arbres touffus à feuilles de laurier (érés, gor.), mais est facilement abordable.

Cette caverne, étrange refuge, ainsi qu'il arrive dans les contes de fées, semble avoir été creusée par quelque cyclope ou par des troglodytes de l'âge du silex, dont des pierres noircies paraissent vouloir être les témoins de l'emplacement de leur foyer. Elle s'enfonce à 60 m de profondeur entre un plafond horizontal et des murs verticaux et lisses. Au fond, il fait frais comme dans les nefs de nos cathédrales, et une gamme d'échos profonds et sonores s'y répercute.

Dans la pénombre, la voûte apparaît tapissée de nids d'innombrables mouches maçonnes. Des araignées ont tissé leurs toiles dans les coins. Des chauves-souris au poil gris roussâtre, aux petites dents acérées, y ont élu domicile et leurs fientes répandent une odeur infecte. Elles sont accrochées au plafond par grappes, pendues comme des sacs. Elles dorment la tête en bas, encapuchonnées de leurs membranes, leurs petits collés à leurs ventres. Je leur jette des pierres. Elles se réveillent, se précipitent, se bousculent, prennent en zigzags leur vol indécis et mou, tournoient apeurées, virevoltent en tous sens, et descendent brusquement vers le sol qu'elles effleurent, en criant, furieuses que je trouble leur repos. En temps de crue, l'ouadi envahi la grotte dans laquelle il a tracé un sillon de 1 m de profondeur et laissé des dépôts limoneux à 1 m. de hauteur.

Si Archeï ignore le flot des touristes, il n'a pas échappé à la profanation des inscriptions facétieuses, qui jettent un froid au voyageur de passage. Des graffiti ironiques d'un goût pour le moins contestable, ont été écrits sur les parois de cette caverne d'une réelle beauté par des loustics dont la syntaxe, l'orthographe et l'imagination sont au-dessous de tout reproche. Et je ne sais ce qui me retient de faire à mon tour une inscription comminatoire!...

Un étroit boyau coincé entre des falaises à pic communique à 60 m de là avec la grande et fameuse mare, qui occupe toute la gorge resserrée à 8 m et s'enfonce sous les rochers. Cette mare, alimentée par des sources permanentes, et sinueuse, est bordée au nord par quelques hyphènes, des Pommes de Sodome, des joncs, des arbres à feuilles de laurier, et fréquentée par de petits échassiers au bec effilé et aux longues pattes fines.

En amont, s'étire, dans un chaos de rochers habités par des mouflons, tout un chapelet de sources et de « guelta » étroites au début et communiquant entre elles, produites par la cascade de l'ouadi Eroué en temps d'orages, sur le sentier d'Aoua, citerne d'eau pure de 10 m sur 3, au pied du Basso, peuplée de poissons, dans un site encaissé, pittoresque et agrémenté de deux palmiers.

Sur la petite plage de la mare principale, la dernière au sud, les caïmans (adi, gor.) font la sieste quand ils ne sont pas dérangés. Par deux fois, j'ai l'occasion d'apercevoir un de ces sauriens au corps croûteux, au regard terne, qui, allongé au soleil, somnole l'œil mi-clos au coin de sa gueule ouverte et en crémaillère. A mon approche, il glisse tranquillement sur le sable et se coule lentement dans l'eau couleur de chocolat foncé, pollué par les déjections des chameaux, des bœufs, des moutons noirs à longs poils, des chèvres et surtout des ânes, qui ne manquent jamais l’occasion de se soulager pendant l'abreuvoir. Il mesure tout au plus 1,25 m de longueur et ne doit guère peser que 15 à 20 kg, ce qui est un bien faible poids pour un crocodile.

Les Caïmans : Faune Relique du Sahara

L'Ennedi appartient au Sahara et est nettement désertique. Cependant, aux époques glaciaires, il jouissait d'un climat humide. La pluviométrie y était abondante, comme l’attestent les vestiges de la grande faune, tels les ossements fossiles d'éléphants. C'est de la fin de ces périodes préhistoriques, relativement peu lointaines, que provient la faune résiduelle ces caïmans reliques, de taille réduite, qui végètent et mènent une vie ralentie.

Cette postérité atrophiée des crocodiles jadis puissants dit la lente dégénérescence des sauriens, qui se sont laissés surprendre par l'asséchement des cours d'eau et sont restés prisonniers dans ces mares. Ils ont connu des temps difficiles, mais se sont adaptés tant bien que mal aux conditions de climat devenues défavorables; aussi leur taille a-t-elle diminué peu à peu, tendant à la forme naine.

Cette faune aquatique inattendue n'est d'ailleurs pas particulière à l'Ennedi. Les caïmans d'Archeï sont les frères de ceux du Tassili des Ajjer, dont l'existence a été signalée par Duvevrier en 1860 el Erwin von Bary en 1876. Longtemps demeurée légendaire, elle a été confirmée depuis par les reconnaissances de nos officiers: Deux spécimens ont été fournis au musée d'Alger, l'un par le Capitaine Nieger, l'autre dépassant 2 m de longueur par le Lieutenant Beauval.

La présence de cette faune-relique, suivant l'expression des zoologistes, a été également constatée au Fezzan par Frobénius, qui en a rapporté un exemplaire, au Tagant mauritanien près de Moudjéria, au Ferlo dans le Sénégal, et au sud de Maradi, sur la frontière de la Nigeria.

À Archeï, aux dires des indigènes, il y avait encore, il y a moins d’un demi-siècle des hippopotames. Cette affirmation me laisse sceptique. Quoi qu'il en soit, il y a encore des caïmans. Pas beaucoup. À ma connaissance les Européens en ont tué quatre. II en reste un, peut-être deux. Ce sont de hideuses bêtes, inutiles, mais qui ne sont ni nuisibles ni méchantes. Tout au plus mordent-elles quelquefois le bas de la jambe des chameaux, s'ils entrent trop avant dans l'eau. Cela ne tire pas à conséquence. Les Bideyat les considèrent presque comme des animaux sacrés protecteurs des sources, et pensent qu'il est sacrilège de les occire, sous peine de provoquer la vengeance de Guélémé le puissant génie du lieu.

Ils réprouvent leur meurtre tout comme celui des singes. Ces caïmans meublent le site, lui donnent du cachet, Enfin, ils sont les derniers vestiges d'une faune réduite jadis puissante, les suprêmes survivants d'une époque géologique et les témoins dégénérés, mais intéressants, des anciens âges, qui se perdent dans la nuit des temps. C'est surtout à ce titre que leur disparition serait regrettable. Ils doivent être protégés, et leur destruction doit être sévèrement interdite.

Dans la mare nagent des poissons (bossou, bid.) longs de 10 à 12 cm., semblables à de petites perches. Ils sont criblés d'arêtes, répandent un léger goût d'amertume, mais sont mangeables. On y voit aussi des vers rouges en grand nombre.

Les cynocéphales (kisri, bid.), conduits par un énorme et vieux chef de famille à la crinière grisonnante, viennent se désaltérer deux fois par jour vers midi et seize heures. Puis, sans se presser, ils grimpent en aboyant le long des parois des falaises dont ils gagnent le faîte.

Analyse des Peintures Rupestres (Trois Groupes)

Archeï offre un atelier de peintures sur roche, variées et d'un beau travail. Je ne me suis pas borné à relever les plus décoratives et n'ai pas fait de choix dans ces représentations anthropomorphes et zoomorphes remarquables. J'ai copié toutes celles qui n'étaient pas effacées avec un soin et une précision, qui en restituent exactement l'aspect.

Elles comprennent trois groupes. Le premier, le plus important et le plus intéressant, se situe dans une grotte, qui s'ouvre à 200 m au sud de la mare dans la falaise qui borde la rive occidentale de l'ouadi et à 8 m au-dessus du thalweg.

Dans des scènes de guerre et des combats singuliers, des silhouettes élancées, pleines de vie, exécutent des mouvements de course et d'attaque. Un personnage armé d'une longue lance, a une queue postiche au bas des reins et une chevelure en rayons de soleil; ces traits, qui partent de la tête, figurent des plumes d'autruche ou, dans ce cas particulier, le hérissement des cheveux signe de la tenue de guerre. Un autre, bien campé, qui manie un javelot dans chaque main, tient à distance et met en fuite deux adversaires. Un autre brandit une massue.

Parmi les animaux domestiques, on ne distingue aucun bœuf, sujet habituel de prédilection des artistes, mais on remarque une vache avec son veau; les cornes ont été omises, mais des parties réservées marquent les taches du pelage. Une chèvre à barbiche, une brebis à pendeloques sous la gorge, sont ressemblantes. Un bouc incarne la fécondité; mais, est-ce ce symbole qu'on a voulu représenter? C'est peu probable.

La faune sauvage ne comporte pas de caïmans, mais est représentée par une antilope, sans doute un addax aux grandes cornes en spirales, ruminant qui a dû être très répandu à l'époque quaternaire, s'est adapté au climat sec, et s'est confiné depuis dans les régions les plus désertiques. La ligne du ventre est tracée, mais l'arrière-train manque. Le corps est massif, la tête un peu forte par rapport à l'ensemble, le cou épais et court, et les oreilles bien en place. Les carnivores, en l'espèce les panthères, dont l'une est accompagnée de son petit, se présentent dans toutes les attitudes, exhibant des pattes puissamment musclées.

Vers le fond de la grotte, le plafond est crible de nids de mouches maçonnes. Sur les surfaces verticales, planes, semées de quelques érosions, des suintements ont donné lieu à des boutons, à de larges taches, et à des coulées de matière brune ou noire comme du goudron, qui ont séché et se sont durcies. Aussi, de nombreuses peintures se sont-elles détériorées, et beaucoup se sont-elles effacées presque complètement.

Les chevaux, montés ou non, sont tous fixés dans une attitude invariable, celle du galop volant de style mycénien, et remonteraient donc à plus de 3.000 ans. L'artiste a placé son art sur le plan poétique. Tout au souci du mouvement et de l'effet, s'est laissé entraîner par sa fougue, a été hardi dans sa composition, qui visait à l'originalité. Il a négligé la vérité des formes, la précision des lignes, et n'a pu réaliser que des images fantaisistes. Ces fautes de proportions, ces déformations et cette incapacité à représenter le réel, déconcertent les exigences plastiques de l'homme de cheval de métier.

Chez ces chevaux de couleur rose, rouge brique ou lie-de-vin, les quatre membres au galop sont disposés suivant l'allure classique des chevaux de bois. Ils sont finement et assez correctement rendus. Les genoux et les jarrets sont très marqués, et les sabots sont esquissés. Le corps est svelte, l'encolure est arquée, la tête est petite, et les oreilles sont généralement pointées. La queue est longue et bien détachée. Chez l'un, celle-ci a la forme d'une arête de poisson, autrement dit l'aspect pénicillé comme les pennes d'une plume.

La plupart de ces fougueux Pégases, auxquels il ne manque que des ailes, sont montés par des Persées parfois armés, et dont quelques-uns laissent voir le bas de leurs jambes le long des flancs de leurs montures.

Aux chameaux, la peinture blanche a été réservée dans le but intentionnel, je suppose, d'indiquer qu'il s'agit de méhara de race, caractérisés par le poil court, fin, de couleur très claire et même blanche. Tout révèle dans leur silhouette qu'ils sont bâtis pour la course. Dans leur style réaliste, ils ont des formes en équilibre et un mouvement expressif, étonnant de souplesse et d'agilité. Les proportions relatives du corps sont parfaitement observées el correctement rendues.

Lancés au trot allongé, ces animaux donnent leur effort maximum de vitesse, et pour le bien faire saisir, l'artiste a usé d'un procédé que lui a suggéré son esprit d'observation pénétrant. Il n'a pas été sans remarquer que, lorsque le chameau détend ses membres avec vigueur et que ceux-ci se succèdent précipitamment, l'œil percevait double; et c'est ce qu'il a voulu représenter, en bifurquant les extrémités des jambes, l'une antérieure l'autre postérieure, et en les terminant en pointes indistinctes.

Ces œuvres, vraiment dessinées d'après nature, révèlent un souci de l'exactitude et de la vérité, et dénotent une recherche évidente et une intelligence. indéniable du mouvement. Le peintre ne s'est intéressé qu'à la monture; il a sinon sacrifié, du moins négligé le cavalier, qu'il a badigeonné en rouge. II a abondamment décoré la première, l'a harnachée de rouge au trait, l'a parée d'un poitrail travaillé el de longs effilés ornementaux, suivant de très anciennes habitudes décoratives, et, n'oubliant aucun détail, l'a chargée de bagages.

Les images de chameaux lancés, qui sont en bon état de conservation, ne sont pas nombreuses. La plupart, exécutées sur les parois rugueuses sont très abîmées par l'humidité. Elles sont devenues incolores, se sont écaillées ou même sont tombées par plaques. On ne peut que le déplorer.

Le deuxième groupe est composé de peintures, qui courent en dehors de la grotte sur les parois verticales et raboteuses de la falaise. On y remarque une scène de danse ou ronde de cinq femmes, qui forme un véritable tableau, d'autant plus intéressant que les fresques à plusieurs personnages sont rares. Ces femmes se tiennent par la main et semblent exécuter des pas sous la direction d'une de leurs compagnes. Les épaules et les bras sont rendus avec soin; les doigts et même le pouce sont figurés finement.

Des hommes à pantalons sont relativement récents et n'ont rien de néolithique. La plupart portent des boucles d'oreilles et l'un d'eux une queue postiche.

Un guerrier est armé d'un javelot et d'un bouclier ovale. Deux autres à demi schématisés, mais pleins de mouvement, la lance au poing, lance à la hampe démesurée terminée par un harpon, semblent voler au combat.

Une dizaine de petits animaux sont nets, mais difficiles à identifier.

Un signe, sorte d'écu divisé en quartiers parcourus par des faisceaux de traits parallèles et sommés de taches de formes diverses, est énigmatique, et on n'en entrevoit pas l'interprétation.

Enfin, le 3º groupe, de beaucoup le moins important et le moins digne d'intérêt, se trouve au nord et à 100 m de là dans un renfoncement de la falaise orientale de la vallée. Un bref sentier grimpe à travers des éboulis piquetés d'ayano et de «kezzen», et mène à 6 m de hauteur à la gueule béante d'une caverne de forme irrégulière, longue de 50 m, haute à l'entrée de 6 m et au fond de 3 m. À demi envahie par le sable, son plafond est tapissé de nids de mouches maçonnes, et des toiles d'araignées pendent de toutes parts. Son sol est bossué tel d'épaisses stalagmites, de petits cônes de grès grumeleux, agglomérés en petites boules, et qui s'écroules au moindre choc, Ses parois suent une humidité gluante, sont tachetées de moisissures, rongées par des chancres, et pourries par des sortes de champignons. Mais, elles laissent cependant voir des traces de peintures à travers la décomposition du grès clair et entre les plaques noires causées par les suintements.

Sur ces surfaces rugueuses et altérées, des schémas de petites dimensions, informes, rudimentaires œuvres de primitifs, représentent avec une rigidité conventionnelle et grossièrement en couleur blanche des brebis, des chameaux, qui ont l'air de jouets d'enfants, et des sortes de cornes à signification inconnue. Ces peintures, attribuables à un artiste malhabile, doivent être récentes, si l'on en juge par la fraîcheur et l'épaisseur du badigeonnage.

Des silhouettes de girafes, de moutons et de mouflons, du même genre et de même couleur, sont à demi effacées. Des chameaux blancs, montés par des hommes rouges, accompagnés de bagages derrière le bât, sont assez bien rendus au pas et dans un mouvement naturel. Des hommes, des bœufs, des chevaux au galop, nus ou montés, colorés en rouge sombre, présentent la même facture que celle des deux groupes ci-dessus décrits, mais moins fine et moins soignée. Leur auteur n'est évidemment pas le même que celui des brebis et des chameaux dessinés si naïvement et si dépourvus d'intérêt artistique.

Source : Lt Colonel de Burthe d'Annelet - Du Sénégal au Cameroun - 1932-1935 (T2 p.986-992)