Balades sur Hirmentaz

Belle montagne, accessible de tous côtés. L'hiver, station de ski de moyenne altitude, l'été, embryon d'activités VTT. Début juin, c'est l'explosion des rhododendrons qui la recouvre de rouge, en laissant toutefois de la place à d'autres candidates au concours de beauté.

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Les rhodos d'Hirmentaz

Quelle joie de retrouver ces pentes magnifiques couvertes de rhodos si éclatants. Le rendez-vous annuel est début juin, sur le versant sud-ouest du crêt des Brottets. La densité des touffes est extrême, et me rappelle celle du Col des Montets de ma jeunesse.

Il y a quand même de la place pour les concurrentes, et le petit muguet s'y montre volontiers dès qu'on le cherche. Quelques sorbiers sont en fleur, et plusieurs sapins brisent un peu ce monopole.

On y découvre des crosses de fougères dont les évêques seraient jaloux, des potentilles carrément solaires, les orchis sont altiers, l'azur des Bugles rampantes est un vrai reflet du ciel, l'Anémone se la joue vaporeuse. Quant à l'Homogyne des Alpes, sa discrétion ne suffit plus à cacher cette beauté tout en délicatesse.

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Les crêtes d'Hirmentaz

À l'approche des 80 ans, j'ai voulu tester le matos 2 mois avant la date fatidique. Je suis donc parti de la Lanche par le chemin de la Glappaz, puis le col du Creux. Le sentier perd ensuite ses zigzags dans une jungle d'églantiers accrocheurs jusqu'à la Croix d'Hirmentaz. On rejoint les Crêtes à découvert, alors que la neige en ce mois de mars hésite encore à céder le passage. La descente se fait par la combe du Haut Féron, le col du Creux et la Lanche. 650 m de dénivelé.

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Les butineuses d'Hirmentaz

Ah ! les butineuses, quel ballet magnifique nous offrent-elles ! Et quel boulot monstrueux les attend. Sous le soleil d'Hirmentaz, tandis que les rhododendrons embrasent la pente d'un rose éclatant, offrant leurs milliers de corolles comme autant de citernes précieuses.

Dans un chuchotement d'ailes continu, elles orchestrent un ballet aérien gracieux, frôlant les pétales avant de plonger au cœur des fleurs. Là, dans l'intimité des étamines, elles s'enivrent de nectar et se poudrent d'or, se perdent au fond des touffes, se récupèrent in extremis par des rétablissements improbables.

On peut rester béat pendant des heures devant ce spectacle.



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