Le texte est haché par de nombreuses coordonnées GPS, qui ont maintenant perdu leur valeur. Mais ce
n'était pas du tout le cas à cette époque. J'en ai un peu atténué le graphisme pour ne pas tout gâcher.
Samedi 23 avril
Allô allô, il est 8 h 50, le compteur est à 41’521 et on part.
9 h 55, on vient de passer la station-service de
Taconnaz
où on a pris un peu de gasoil.
10 h 00, on est au
tunnel du Mont-Blanc
, et on n’a pas trouvé le Pick-Up blanc de
Saint-Gervais
, on verra plus loin.
10 h 55, on est à l’entrée d’
Aoste
.
12 h 00, on arrive au restau qui est 1 km après le croisement de l’autoroute
Turin – Milan
.
16 h, on est à l’embarquement à
Gênes
, sans billets.
Puthod a groupé 2 voyages : je dois piloter le groupe jusqu’à
Brak
pour le rejoindre. Il a pris ses billets à
Vintimille
(pour des raisons de tarif ?) en partant pour son voyage précédent. Il a laissé les billets au commissaire
de bord qui a changé entre temps et on ne les a pas retrouvés avant d’embarquer. L’ambiance est un peu
lourde et Jackie Puthod a dû se faire faire des passages sans les billets. Entre-temps, les fameux billets
seront retrouvés à bord le lendemain matin.
Dimanche 24 avril
On est sorti du bateau assez tard, convoi jusqu'à
Bou Ficha
, où nous dégustons les délicieuses grillades. Nous descendrons la
Tunisie
en 3 groupes, rendez-vous à
Ben Gardanne
le lundi 14 h.
Nous roulons avec Papé, Denis, Laurent, Roland et Jean-Paul.
Bivouac 15 km après
Kairouan(35 27,122 N / 10 03,288 E)
.
Lundi 25 avril
7 h 02, on commence à plier.
8 h 48 (Tunis), on est à
Skhirat
.
Kettana
:
(33 45,502 N / 10 12,378 E)
Bimbeloterie, paniers… Canoun, plats à couscous, dattes, un vrai miracle.
12 h,
Ben Guerdane
, on vient de faire un change super à 45 : 800 FRF pour 360 DL.
14 h 25, on rentre à la douane tunisienne de
Ras Jedir
.
17 h 25, on sort de la douane, très très en colère : c’est des cons ! Je te raconterai ça tout à l’heure,
mais vraiment, c’est des cons !
La douane tunisienne a été relativement simple : on a rendu les fiches blanches, on n’a sorti ni la voiture
ni le caméscope du passeport et on a filé assez simplement. On a trouvé tout de suite après une cabane
Algéco pour remplir les fiches de police libyenne, un fonctionnaire relativement aimable a aidé Serge à en
remplir une en anglais et ensuite, on s’est copié les uns sur les autres, on les a données à un petit
guichet encore relativement sympa, ça s’est passé très correctement et relativement rapidement.
Après ça, on est allé faire les plaques et la douane, Les Boulanger étaient coincés là depuis 1 h 30 avant
nous par une espèce de fumier qui essayait de leur extorquer des francs français. Il y avait quiproquo parce
qu’ils avaient déclaré 1’000 FRF sur une fiche de change et le type a retrouvé 300 FRF dans une poche de
François et à partir de là, il les a emmerdés pour fouiller toute la bagnole pour essayer de sortir d’autres
FRF non déclarés, tout ça pour la fiche de change et pour finir, il a lâché.
En fait cette fameuse fiche de change, seulement 2 ou 3 dans le groupe ont dû la remplir et moi par exemple,
j’ai demandé si je devais en remplir une, ils m’ont dit non, j’ai pu filer sans rien faire, je me suis
contenté de faire mes plaques que j’ai bien payées 60 DL, on ne m’a pas demandé d’où je sortais mes Dinars
et après ça, il y a une fouille assez sommaire, le type m’a demandé 3 fois si j’avais du whisky, il a ouvert
les tiroirs de l’armoire à glace, il a fait enlever la première couche sans conviction, il a tout refermé et m’a
dit, vous pouvez y aller, je suis sorti avec prudence, sans savoir si j’allais me faire arrêter, ça s’est
très bien passé et on est allé se faire enquiquiner à la boîte des assurances.
Le merdier aux assurances vient en fait d’un surnombre, le type doit recopier passeport et carte grise en
trois exemplaires, puis il nous extorque 60 FRF pour 1 mois contre un reçu en DL, (le change est sans doute
pour lui), il y avait presque la bagarre, il y avait une queue formidable, il faut compter 20 min par
personne, il y a plein de passe-droits, les types boivent le thé, regardent la télé, c’est débile.
18 h 55, on sort de la station d’essence de
Zouara
, (à
Zelten
il n’y avait déjà plus de gasoil), on s’est fait complètement danser sur le ventre, les camions libyens
tournaient autour de la station, quand on était d’un côté, ils passaient de l’autre. Il y a priorité absolue
aux camions libyens et on repart sans gasoil, on ne sait pas où il y en a, on va en chercher.
Je viens de prendre 118 l pour 13 DL dans une super station d’essence un peu avant
Surnam
, à 31 km de
Zouara
.
Station essence
(32 47,908 N / 12 22,639 E)
31 km après
Zouara
.
Virage sud (
Surnam
)
(32 45,442 N / 12 34,142 E)
100 m après la bifurcation.
La route est destroy, ça a l’air d’être une banlieue, je ne sais pas ce que ça va donner.
21 h 07,
(32 40,099 N / 12 30,372 E)
cap un peu trop à l’ouest.
Le cap est fréquemment 215, alors qu’on cherche 185, mais mon point est à 50 km.
Station d’essence
(32 38,721 N / 12 29,881 E)
un peu cambrousse.
21 h 55, la tente est plantée, on bivouaque dans le sable, léger vent.
Bivouac sable
(32 26,547 N / 12 20,430 E)
alt. 47 m.
Mardi 26 avril
Départ 6 h 56, un peu de pluie cette nuit, pas mal de vent et petit rayon de soleil le matin.
Bifurcation vers l'est
(32 9,577 N / 12 29,045 E)
.
Bifurcation vers l’est
(32 11,704 N / 12 30,932 E)
cap 133 pour 116.
Passage de col formidable
(32 06,323 N / 12 32,908 E)
on découvre un village, pas trop grand, pente douce, petits oliviers, constructions assez récentes. Altitude
770 à contrôler.
Bifurcation à gauche
(32 04,616 N / 12 33,866 E)
station-service après, à gauche.
Là, on trouve pas mal de villages, chacun au sommet de sa colline. Présentement, on est au bord du gouffre,
c'est assez joli, il y a des minarets au soleil, c'est pas mal habité.
Bifurcation à gauche
(31 59,731 N / 12 38,811 E)
super tas d’ordures.
Pompe à essence
(31 58,745 N / 12 41,962 E)
.
Juste avant la pompe, on a franchi sans s'arrêter un poste qui semblait être un poste de police, avec un
drapeau vert et un mec devant la guérite, on ne l'a pas vu, il ne nous a pas arrêtés.
Pompe à essence
(32 03,288 N / 12 53,256 E)
.
Il y en a un qui a paumé sa pelle, il a fallu au moins un quart d'heure pour que le groupe se reforme, on
repart, on caille comme des voleurs. Roland vient de me passer ses instructions, il ne faut pas que je
m'inquiète, c'est lui qui ferme la file.
Carrefour avec échangeur
(32 04,284 N / 12 56,295 E)
.
C'était un carrefour compliqué avec une boucle, mais la boucle n'était pas du bon côté, j'ai eu peur qu'il
n'y ait qu'une entrée sur le nord puisque c'est des grandes voies, je suis allé voir à pied s'il y avait une
entrée sur le sud et en rentrant, je me suis fait alpaguer par 2 pingouins dans une bagnole tout à fait
isolée, qui ont commencé à me faire la chansonnette pour essayer de savoir où j'allais, d'où je venais, ils
m'ont demandé les passeports et quand ils sont venus et qu'ils ont vu les 9 bagnoles, ils ont dit que tout
était en ordre, que
Brak
était bien par là et que j'avais bien raison d'aller là, ils m'ont demandé si j'avais d'autres problèmes,
j'ai dit que non et on s'est quittés comme ça, bien copains.
Le point 18 du tracé de descente est bien le même que celui-là et je suis déjà passé sur cette route, je
repars au point 19.
Il pleut et il fait un froid de canard dit une petite voix frêle et frigorifiée.
Au carrefour de
Mizdah
, opération police passeport, on a perdu une demi-heure dans une relative bonne humeur, avec les
plaisanteries habituelles sur les photos, les prénoms, mais la demi-heure est foutue quand même.
10 h 45, on sort d'un deuxième contrôle de police, à l'endroit où Jean-Paul avait fait sa roue arrière.
Passeports complets, enfermés dans la cabane, tarif : une demi-heure comme chaque fois.
Le point 26 était faux de 627 m, plus à l'ouest.
Le point 27 est faux de 97m à l'ouest.
Le point 28 est faux de 247 m à l'ouest, en plus il n'y a ni route ni piste, seul un petit village à l'est
et un oued.
Station d'essence d'
Al Quayhah(30 22,728 N / 13 35,202 E)
.
Le point 29 est faux de 371 m, trop à l'ouest.
Le point 31 est faux de 412 m, toujours à l'ouest, toujours pas de carrefour, la carte TPC a l'air assez
farfelue.
À 12 h 30, arrêt pique-nique en plein vent, dans un coin complètement désolé, il y avait 2 baraques à moitié
finies où on n'est même pas allé, par contre, j'étais sous un arbre magnifique. On a mangé frugal.
Bifurcation sud
(29 59,417 N / 14 15,368 E)
.
On vient de croiser les voitures du groupe précédent qui viennent de quitter Puthod à
Brak
. Ça fait 15 jours qu'ils sont dans une galère épouvantable de vent de sable et ça ne s'est pas arrêté, ils
nous souhaitent bonne chance !
Le prix du gasoil est de 0.110 DL/l
Je suis passé à 33 m du point 32 qui a été pris à la pancarte du carrefour sud, la station d'essence, c'est
mieux.
Le point 35 est correct, contrôle de police, assez standard, mais le plus rapide de tous pour l'instant.
Station-service à droite
(29 01,790 N / 14 17,875 E)
Arbres et cultures avec barbelés.
Olibrius et Kalachnikovs
(28 44,966 N / 14 17,970 E)
.
Ils me demandent où je vais, ce que je fais, ce que j'ai dans mon coffre et me laissent passer.
En plus ça tombe en plein sur mon point 35.
17 h 59, nous arrivons au point de rendez-vous. Évidemment il n'y a personne à la station. Après
tergiversations, un gars qui prenait de l'essence pendant que je posais mes questions est revenu nous dire
que le copain du gars de la station se rappelait que « your friend is waiting for you in
Brak
», 6 km à l'ouest.
Voilà les lumières déjà, peut-être que l'on va trouver la ville.
À 19 h, on a fini par retrouver Puthod et tout sourire il va nous expliquer que ça fait 3 h qu’il est avec
la police pour nous chercher un bivouac et il n’a pas beaucoup d’autres explications. On a quand même semé
un souk formidable, d’abord à la station, après à
Brak
, les flics ont fini par nous arrêter Guy parce qu’il tournait trop souvent, ils ont posé des tas de
questions et en 5 min tout le village avait vu Puthod à droite et à gauche et ils avaient des tas
d’explications pour nous dire tout ce qu’il avait fait. Découverte du téléphone arabe ?
À 19 h 05, on passe le carrefour et on file sur
Sebha
.
Bifurcation à droite
(27 32,450 N / 14 22,570 E)
.
19 h 23, on s'enfile dans les matitis, à l'ouest.
Départ hors-piste
(27 29,304 N / 14 24,318 E)
pour le bivouac.
On passe sous une formidable ligne haute tension.
Bivouac
(27 28,860 N / 14 23,238 E)
19 h 40.
Mercredi 27 avril
Décollage à 7 h 13, on repart hors-piste, cap à l’est heure tunisienne, on est repassé à l’heure libyenne
qui est la même que notre heure d’été.
Reprise du goudron
(27 28,699 N / 14 24,815 E)
.
Virage dans l’
idehan d’Oubari(27 17,706 N / 14 34,051 E)
Route en réparation
(27 12,043 N / 14 32,440 E)
ou fabrication, machines impressionnantes.
Police
(27 10,941 N / 14 32,059 E)
.
9 h 18, entrée de
Sebha(27 02,349 N / 14 26,526 E)
près d’une pompe à essence.
Bifurcation, à droite
(27 02,094 N / 14 26,112 E)
.
Bifurcation, à gauche
(27 02,439 N / 14 25,757 E)
.
On se refait une autre gauche immédiatement après, puis une droite, on a maintenant dans le dos l’effigie de
Kadhafi qui était tout à l’heure au bord de la grande avenue, on s’est refait une gauche.
Agence de voyage Iata
(27 02,331 N / 14 25,761 E)
. Autorisations d’accès.
On a fait la prolongation du passeport puisqu'à l’entrée maintenant on n’obtient plus qu’une semaine, on a
donc prolongé jusqu’à 1 mois, puis on a fait la liste des véhicules et des sites visités, il faut écrire
Mathendous, Mandara, Murzuq, Acacus
, etc. Il faut en mettre un maximum, ils ne sont pas regardants, ils mettent tout ce qu’on veut et on a payé
32 DL pour les 2, Puthod a emmené le gars de l’agence avec tous les passeports pour le tampon de
l’immigration, c’est le fonctionnaire de l’office du tourisme qui s’en est occupé, il a simplement fallu
l’emmener en voiture là-bas.
Les autorisations sont finies à 11 h 35. On n'est pas loin d’une grande place avec une antenne parabolique.
On sort de ville par un cap 130, 140.
Portique de sortie
(27 01,523 N / 14 26,708 E)
.
On a passé 2 autres portiques et on arrive à la fin de la ville.
Sortie de ville
(27 00,743 N / 14 26,959 E)
.
Bifurcation, légèrement nord
(26 55,004 N / 14 25,614 E)
.
On a passé sans s’arrêter un contrôle de police juste avant le carrefour.
En fait, c’est une patte d’oie dont on a pris la branche nord.
Police
(26 53,997 N / 14 22,385 E)
passée sans s’arrêter.
Station essence
(26 45,820 N / 14 00,452 E)
Police 300 m plus loin.
Il y avait 2 mecs, ils ont lu tous les 2 les passeports 1 par 1.
Les lacs d'Oubari
On cherche un bled qui s’appellerait
R’leff
qui est introuvable, Puthod avait un nouveau point pour aller aux lacs, on l’a dépassé de 10 km.
Erreur
(26 40,195 N / 13 44,446 E)
demi-tour.
J’ai obtenu du chef une précision, ce qui n’est pas un mince exploit, on fait le parcours des lacs dans le
sens est ouest, on cherche un bled qui s’appelle
R’leff
(démerde-toi pour écrire ça) et à partir de là, on va atteindre le
Lac Gaberoun
, puis redescendre sur le
Lac Mandara
et atteindre le
Lac Oum el Ma
en aller-retour et rentrer par
Germa
.
Ce foutu
R’leff
se trouverait 15 km à l’ouest de la station d’essence, mais les renseignements sont contradictoires. On est
passé 2 fois sous le nez des flics lors de l’aller-retour à la station et ils ont quand même levé les bras
et nous ont laissé passer sans rien lire de nos passeports, formidable, la deuxième fois, on a même doublé
les cars par la droite dans les matitis.
Après de très longues tergiversations, on file sur un petit bout de piste.
⏯️
Ah ! le dictaphone !
⏯️
Le Def', séance d'obstination
Départ
Gaberoun(26 41,820 N / 13 49,294 E)
Quelques baraques.
Martine proteste alors, je vais dire que c’est un village.
On circule sur des bouts de pistes qui sont des chemins de village pour piétons, qui sont plutôt tendance à
gauche, mais il faut voir. On va passer près d’un petit château d’eau.
Pique-nique au pied des dunes
(26 43,010 N / 13 48,949 E)
.
Le pique-nique, on va voir les dunes.
Première passe
(26 44,234 N / 13 47,904 E)
déjà 2 beaux sauts de dunes très joli passage soft
(26 45,128 N / 13 46,093 E)
.
Très beau passage en ondulation
(26 45,619 N / 13 44,444 E)
.
Mouvements très très soft, malheureusement des lumières un peu assommantes qui gâchent, mais c’est beau beau
beau.
Passage fabuleux
(26 45,779 N / 13 42,517 E)
.
Regroupement sur la dune
(26 46,016 N / 13 41,247 E)
.
Ma voiture part toute seule, j’ai mal serré le frein. Elle se bloque roues braquées dans la pente. J’échappe
au tonneau de justesse !
Bivouac
(26 46,993 N / 13 34,412 E)
grand cirque avec 2 touffes.
Jeudi 28 avril
8 h 14, somptueux bivouac dans un très grand cirque très calme, 2 petites touffes vertes pour égayer, on a
couché contre une. Long apéro – pastis, souper avec plein d'histoires de pelle. On repart avec le moral, on
a eu de la pluie cette nuit, du vent fort et ce matin grand beau avec juste un corbeau qui fait le con
au-dessus de la dune, ce n'est pas mal.
Jolie pente
(26 47,331 N / 13 33,569 E)
plusieurs touffes d’herbe verte, c’est magnifique.
Très joli groupe de palmiers
(26 47,215 N / 13 32,795 E)
dans un creux.
On rentre dans une zone de palmiers épars qui sont chacun un appel au bivouac, on en voit d'autres à
l'horizon.
⏯️
En souplesse
⏯️
Un peu plus rigide
9 h 40
(26 47,668 N / 13 32,877 E)
on est au pied d’un obstacle qui passerait peut-être, mais assez hard, 3 sifs qu’on a fait à pied, mais on
recule.
On cherche plus à l'ouest, mais le meilleur passage serait sans doute au fond à l'est.
Superbe entonnoir
(26 47,927 N / 13 32,623 E)
.
J'entends Puthod qui passe en donnant un sacré coup de cul au fond et qui va réussir à s'arracher tout en
force, bravo.
Après 3 tentatives dans l'entonnoir, moi je ne passe pas, je n'ai pas assez de pêche, on va équiper le sif à
droite avec des plaques et la pelle.
⏯️
Fin de chantier
⏯️
L'arrivée au lac
Grande dune avant le lac
(26 48,077 N / 13 32,648 E)
avec chemin de plaques où Laurent nous fait une somptueuse figure.
Lac Gaberoun
rive est
(26 48,385 N / 13 32,449 E)
.
13 h 40, on quitte le pique-nique sous les eucalyptus, pastis bien servi, ambiance détendue après l’effort,
le temps se couvre un peu, je répète le point à l’opposé du lac :
Lac Gaberoun
rive ouest
(26 48,127 N / 13 31,732 E)
.
13 h 48, encore un petit lac
(26 47,357 N / 13 30,465 E)
très discret.
Tache grise (gravier)
(26 46,968 N / 13 29,663 E)
.
14 h 12, belle petite oasis
(26 46,279 N / 13 28,263 E)
.
14 h 15, petit lac bien sec
(26 45,683 N / 13 27,472 E)
.
14 h 32, belle séquence, beaux passages tout en zigzags dans les petites bosses.
Passages dans les bosses
(26 43,367 N / 13 23,203 E)
belles séquences.
15 h 13 bord d'une grande plaine.
Grande plaine
(26 42,381 N / 13 21,438 E)
sur le coteau pour le dur.
C'est très mou.
16 h 05, petite galère
(26 40,246 N / 13 18,192 E)
.
2 coups de corde, 1 pour Puthod et 1 pour Jean.
16 h 54, au bord du
Lac Mandara
, en train de zigzaguer après visite de la mosquée
Lac Mandara(26 41,761 N / 13 19,054 E)
vers la mosquée.
17 h 53, on quitte le
Lac Oum el Ma
avec regrets.
Lac Oum el Ma(26 42,487 N / 13 19,754 E)
.
(26 41,504 N / 13 17,610 E)
.
18 h 16, grands plats immenses
(26 40,394 N / 13 14,992 E)
en troisième, à fond.
18 h 25, ombre et soleil.
Dune rectiligne
(26 39,982 N / 13 12,829 E)
.
18 h 56, Puthod a crevé au pied d’un passage assez merdeux
(26 39,680 N / 13 11,995 E)
.
Le sif de droite passe mieux que le trou mou.
19 h 27, bivouac
(26 38,733 N / 13 11,861 E)
alt. 652.
Vendredi 29 avril
8 h 08, au pied d'une belle dune, on a bivouaqué séparément, en 2 groupes distants de 100 m… ce matin, je
suis allé faire de la photo au sommet de la grande dune au lever de soleil, très joli.
8 h 29, on tire vers la sortie après un premier plantage dans du mou
(26 38,304 N / 13 10,432 E)
.
8 h 39, une des passes de la sortie
(26 38,117 N / 13 10,448 E)
.
Deuxième passe
(26 36,979 N / 13 10,224 E)
.
8 h 46, la sortie
(26 36,413 N / 13 09,775 E)
est sous nos pieds, alt. 460.
On a retrouvé une piste qui nous ramènera au goudron dans peu de temps
(26 35,474 N / 13 09,229 E)
.
Bifurcation à angle droit
(26 34,130 N / 13 08,451 E)
on est très près du goudron.
Goudron
(26 34,032 N / 13 08,513 E)
.
Route à 4 voies, on repart à l'est, on a 30 bornes à faire, on les fait sans regonfler, de toutes façons,
moi je ne suis pas tellement dégonflé. La route à 4 voies ne fait que 2 voies dans les villages et il y a
souvent des maisons à la place des 2 voies vers l'est.
Station-service
(26 33,304 N / 13 12,940 E)
.
Jean-Paul dit que dans l'autre sens à 10 bornes, c'est bon pareil.
Km 43 577, je viens de mettre 127 l de gasoil en réserve, j'avais le plein en bas.
Cassette no 1, face B
10 h 46, à la station d'essence sur la route de
Murzuq
, beau temps.
Station d'essence
(26 17,990 N / 13 24,540 E)
route de
Murzuq
.
Idehan de Murzuq
Sortie à côté des champs de blé
(26 16,801 / 1324,760)
.
Les champs de blé sont à droite, donc légèrement nord, apparemment, on fait un cap 245.
On se regroupe
(26 14,067 N / 13 21,292 E)
.
On est carrément sur un cap 220 cette fois.
On rattrape une ligne H.T.
(26 08,750 N / 13 13,096 E)
.
11 h 49, on passe sous la ligne
(26 03,624 N / 13 03,372 E)
un peu plus au sud.
On commence à apercevoir les grandes dunes de l'erg très au loin.
11 h 55, on se faufile entre 2 ronds de cultures
(26 01,815 N / 13 00,160 E)
.
On sort du blé
(26 00,231 N / 12 59,594 E)
.
On traverse ce qui semble être un oued, avec pas mal de petits acacias assez bien alignés dans une file qui
longe l'erg plein est
12 h 18, on est au pied de l'erg et on va sans doute choisir ce cordon-là et probablement dégonfler
Pique-nique
(25 58,832 N / 13 00,586 E)
13 h 27, finalement, on y va après un pique-nique fabuleux comme d'habitude.
Le long de l'erg
(25 58,867 N / 13 02,610 E)
.
On est au contact de l'erg, mais on le longe, on ne rentre pas.
Première barkhane
(25 58,494 N / 13 03,096 E)
il était 13 h 41.
Petit retour arrière
(25 58,160 N / 13 03,151 E)
.
(25 58,018 N / 13 03,117 E)
.
On pénètre dans un grand gassi
(25 57,864 N / 13 03,077 E)
.
On commence à distinguer les 2 cordons qui vont délimiter notre progression, cap 227 environ.
14 h 19, très joli creux
(25 54,882 N / 13 02,213 E)
tout en douceur.
Immense gassi
(25 53,918 N / 13 01,875 E)
apparemment dans l’axe, cap 225, on fait les bords pour l’archéologie au cas où.
On change de gassi
(25 51,806 N / 13 00,276 E)
.
Je dirais que l'on change encore de gassi, mais c'est des formes très très vastes.
(25 50,794 N / 13 00,252 E)
.
Saut de dune
(25 49,415 N / 12 59,422 E)
GPS débranché par les sauts !
Ce point est ancien, le GPS s'est arrêté là.
On est dans une succession d'enchaînements qui ne sont pas vraiment des gassis mais des cuvettes larges d'1
km, sableuse au fond, quelques fois avec des petites vagues comme en ce moment, tout se fait en douceur. Par
contre, la visibilité est quasi nulle, on ne voit pas les obstacles, heureusement qu'il n'y en a pas.
(25 48,650 N / 12 58,239 E)
.
Entonnoir
(25 48,111 N / 12 57,581 E)
assez sévère.
On prend l'entonnoir à gauche, ce qui est assez impressionnant, mais qui passe. Puthod qui était parti
devant, nous a longuement crié ses instructions d'en face en créant un qui pro quo, on a cru que la suite
était encore plus dure.
En fait, elle l'a été pour certains dont le BJ qui a eu du mal à passer l'entonnoir d'après à cause du mou.
Après quelques passages un peu délicats, dont un petit machin bien mou, on se retrouve dans un grand gassi
(25 47,931 N / 12 57,115 E)
.
On sort de ce grand gassi
(25 46,949 N / 12 56,906 E)
c'est un petit col, bien agréable comme d'habitude, où nous avons longuement attendu les copains
enchorbattés.
Très grand gassi
(25 45,881 N / 12 56,023 E)
en lumière de fin d'après-midi.
17 h 43, je suis toujours sur le bord d’un grand gassi
(25 44,753 N / 12 54,471 E)
.
18 h 45, fin du gassi
(25 41,433 N / 12 51,943 E)
sortie par la droite avec un gros coup de cul et probablement bivouac dans la passe.
Bivouac
(25 41,376 N / 12 51,770 E)
.
Très beau coucher de soleil, je suis allé m’isoler sur une grande dune avec mon camarade Jean-Paul tout nu
et ça a fait jaser. Jean-Paul qui avait très chaud sous son harnachement à chaque halte, s’est mis à l’écart
et n’a gardé que son slip pour escalader la dune au coucher de soleil. Il s’est payé un franc succès lorsque
toutes les voitures sont passées contre lui, (aléas d’itinéraire ?) et une dame plus motivée que les autres
lui a piqué ses habits pendant son ascension pour l’obliger à rentrer au bivouac dans son simple appareil.
Très beau temps, très bonne humeur, grand apéro.
Samedi 30 avril
8 h 33, très très beau bivouac sur une terrasse entre 2 gassis, le prochain a l'air un peu plus chahuté.
2 min après le départ, le chef a été surpris par une double bosse, il est allé s'enclaffer dans la deuxième,
il a tordu une jante, écarté ses roues, abîmé sa femme et sa fille qui ont pris des coups à la jambe et au
front. On va repartir, mais un peu plus calme sans doute, encore que c'était déjà calme.
9 h 14, on aborde un horrible truc en fech-fech
(25 41,049 N / 12 51,558 E)
barbouillé même très haut sur les bords, apparemment les gens sont plantés.
Laurent a mis les roues, cette fois-ci pour de bon, dans le fech-fech, nous on est passé de l’autre côté du
gassi et lui il est planté, encore près du bord, il a 2 collègues qui vont l’aider, on attend.
⏯️
Les Contam'nards dans la tempête
Gassi fech-fech
(25 38,867 N / 12 49,942 E)
rive sud-est.
10 h 24, Martine part filmer des herbes qu’elle a vu bouger au vent.
Herbes dans le vent…
(25 37,377 N / 12 48,937 E)
.
10 h 46, au fond du gassi
(25 34,017 N / 12 45,601 E)
on tente la passe de droite, Jean-Paul fait des signes, mais Puthod hésite. On refuse la passe de droite qui
avait quand même l’air assez raide et on va voir celle de gauche.
Le passage de droite est mou et en plus Jean-Paul l'a reconnu, c'est plein d'entonnoirs, assez hard. On
retourne au 1er passage de gauche avec 2 belles dunes raides à franchir.
Je suis allé voir la passe de gauche, j'ai marché jusqu'à l'autre bout de l'entonnoir, c'est un entonnoir
formidable, infaisable en voiture, il est 12 h 29.
13 h 45, copieux pique-nique
(25 34,057 N / 12 45,612 E)
.
On retourne voir l'autre passe, celle de droite avec les entonnoirs pour voir si elle est meilleure.
14 h 21, je suis dans une demi-lune
(25 34,244 N / 12 44,754 E)
.
On est dans un système d'entonnoirs qui se versent les uns dans les autres, c'est très engageant, histoire
de te piéger un peu, et puis derrière, tu as des descentes formidables et infranchissables, l'erg est
déstructuré, on ne distingue plus de gassi, et moi, je ne sais plus où passer.
15 h 34, je viens de me faire un vaste retour en arrière, jusqu’à l'entrée du gassi précédent
(25 36,613 N / 12 46,424 E)
.
J’ai de nouveau été voir de très beaux entonnoirs, pas pour nous.
15 h 43, on semble avoir trouvé une passe, à mi-chemin entre 2 gassis
(25 35,385 N / 12 45,150 E)
près du col.
Col
(25 35,497 N / 12 45,073 E)
alt. 676.
15 h 59, au sommet d’une dernière passe semble-t-il
(25 36,019 N / 12 44,782 E)
.
On est au fond de ce gassi qu’on a tant cherché
(25 35,870 N / 12 44,287 E)
.
Fin du gassi
(25 35,020 N / 12 42,706 E)
.
Petit entonnoir
(25 34,955 N / 12 42,633 E)
sortie sur la gauche.
16 h 24, petite passe descendante
(25 34,800 N / 12 42,514 E)
arrivée sur un assez grand gassi.
On retrouve une sacrée bande de traces relativement anciennes, dont certaines assez larges, probablement des
camions, je suis au milieu du gassi qui est très vaste, j'ai beaucoup de distance devant moi et par côté.
(25 32,827 N / 12 39,971 E)
.
17 h 01
(25 30,607 N / 12 39,280 E)
.
Puthod est au fond d'un col, on a fini ce gassi, on cherche une passe, on est plutôt à gauche du gassi,
c'est un petit col tordu qui passe peut-être, je les vois gratter, c'est bizarre ce qu'ils font (Jean-Paul a
fait partir la dune lors de son passage en moto, elle a chanté et Puthod essaie de lui faire faire un
nouveau couplet, ce qu'il tentera plusieurs fois).
On refuse le col et on va chercher un petit peu plus à droite une grosse pente qui va nous délivrer
paraît-il.
17 h 45, on s'est trouvé une super passe, je suis derrière la bosse.
Passe
(25 30,485 N / 12 39,026 E)
alt. 769.
19 h 19
(25 30,423 N / 12 39,032 E)
.
On est au sommet d'une grande pente après un franchissement épouvantable du BJ45, chemin de plaques sur au
moins 100 m. Ce pauvre BJ45, hors d'âge et chargé comme une mule nous aura copieusement fait chier dans tout
ce voyage, doublant à lui seul les temps de passage de chaque dune : un non-sens doublé d'une horreur !
19 h 24,
(25 29,468 N / 12 39,321 E)
.
On essaie de reprendre un axe de gassi, mais on n'y est encore pas, on va peut-être faire un bivouac par là.
Dimanche 1ᵉʳ mai
8 h 21, on décolle du camping… cassette du dictaphone bloquée.
8 h 30, point enregistré GPS
(25 23,850 N / 12 32,906 E)
.
Cassette no 2, face A
18 h 17
(25 21,501 N / 12 21,771 E)
.
On est devant une barkhane et on hésite à la sauter, je ne sais pas pourquoi, elle a l'air très modeste, on
devrait changer de gassi, on est dans des gassis très simples, pas très grands, on a fait un cap 60 il n'y a
pas longtemps, on a fait des caps 35. On a trouvé une passe très bien dissimulée sur la droite, au pied
d'une immense dune, à croire que ça ne pouvait pas passer, mais ça passait tout seul et pendant cette
journée, on a fait au moins 40 bornes, je pense et on a pris un certain nombre de passages, le GPS dit 19 km
depuis 8 h 30, mais je n'ai pas tout noté, désolé.
Dans cette zone de l'erg, les dunes sont posées comme des meringues sur un plateau et apparemment, on peut
faire le tour de chacune, il y a des petites barkhanes plus ou moins franchissables, là, on a refait un peu
d'ouest pour essayer de franchir celle qui nous embêtait par l'ouest.
On se présente devant une barkhane sans savoir si elle passe, la suite tout à l'heure.
Très belle passe
(25 21,308 N / 12 19,980 E)
.
C’était une très belle passe, maintenant ça s’ouvre devant
(25 21,685 N / 12 19,951 E)
.
19 h 13, je viens de me faire la totale, Cric'Air, 4 plaques, 8 fois les plaques pour arriver à monter une
petite bosse ridicule que j’ai nettement sous-estimée. Juste avant, je suis passé vers Jean-Paul qui m’a
fait un brin de causette et remarqué que je ne m’étais pas encore planté. Voilà qui est fait et bien fait.
Mou aux plaques
(25 23,039 N / 12 20,923 E)
.
19 h 40, extinction du GPS.
Bivouac
(25 24,051 N / 12 22,014 E)
alt. 680.
Lundi 2 mai
8 h 15, ce matin, c’est plutôt gris, on a eu un lever de soleil tout pâle et maintenant, on essaye de monter
au
Mathendous
, apparemment, il resterait 50 km de zigzags entre les dunes cathédrales, mais la circulation est assez
facile. Enfin on peut encore se tromper, par exemple là le bivouac ça a l’air d’être cul-de-sac derrière moi
et un peu à gauche, c'est-à-dire en fait au nord et à l’ouest, alors on va chercher la dune d’après sans
doute, c’est Jean-Paul qui est parti la chercher.
Je suis en train de remettre du gasoil ce matin, mais je m’aperçois que j’ai fait un plein pour 300 km à peu
près, ce qui fait 17 litres pour 100 km.
Finalement, la passe de Jean-Paul n’est pas mauvaise (!?)
(25 24,031 N / 12 21,712 E)
.
La descente se fait toute seule
(25 24,560 N / 12 21,600 E)
.
Gassi en croix
(25 25,430 N / 12 20,513 E)
nombreuses traces.
Gassi en croix
(25 26,718 N / 12 19,923 E)
sans obstacle.
Carrefour de gassi
(25 28,178 N / 12 19,194 E)
toujours aucun obstacle.
On voit même maintenant des branches à 45º, ça passe vraiment n’importe où.
Toujours cet immense gassi, j’ai une très belle dune bien isolée qui est à ma droite
(25 29,790 N / 12 18,474 E)
.
Ça semble un peu plus fermé cette fois, ce serait la fin, on va changer d’orientation, partir légèrement à
droite
(25 30,985 N / 1217,845 E)
.
On est sorti de cette petite passe très modeste
(25 31,346 N / 12 18,060 E)
.
Il y a vraiment un fatras de traces vraiment partout qui couvrent toute la plaine, dont certaines grosses
traces de camions, ça a dû voyager dur par là.
Ça y est, c’est la sortie de l’erg là, il n’y a plus rien devant.
La plaine est immense…
(25 32,604 N / 12 18,712 E)
.
Il ne reste à peine quelques dunes à droite et à gauche, mais devant : plus rien.
« Haie » de 5 acacias
(25 36,930 N / 12 16,076 E)
rabougris.
Deuxième rangée d’arbres, mais là ça a plus la gueule d’un oued avec des petits trucs ras de terre, mais
très bien alignés
(25 38,741 N / 12 14,621 E)
.
9 h 54, on "glonfe"
(25 40,137 N / 12 13,537 E)
.
Entrée sur la piste du
Mathendous(25 43,863 N / 12 10,143 E)
Tonneau avec cairn dessus.
13 h 41, on sort du
Mathendous(25 45,885 N / 12 10,163 E)
.
Contre toute attente, on vire au sud
(25 42,037 N / 12 06,597 E)
le
Mathendous
est encore au nord
16 h 51, on sort de l’oued aux calebasses et on se dirige vers l’erg pour camper.
Bande de végétation
(25 33,505 N / 12 07,477 E)
.
On fonce vers une jolie dune, avec une arête en « S ».
Visite du
Mathendous
Puthod nous pose de bonne heure pour un bivouac dans le sable et il repart au
Mathendous
avec Guy, son beauf qui est prothésiste dentaire. Ils veulent prendre un moulage de la gravure du mat aux
calebasses pour en faire des reproductions. Guy a préparé une mixture spéciale qui n'abîmera pas la paroi.
Ils reviennent à la nuit tombée, piteux d'avoir raté leur coup : le produit chimique du prothésiste n'a pas
tenu ses promesses, il est resté collé. Nettoyage bâclé, ils ont saccagé ce site inestimable…
Lors de la séance de retrouvailles à Val d'Isère, Guy m'avait préparé un exemplaire de sa reproduction, en
compensation sans doute des trop nombreuses galères dont je l'ai tiré. J'ai refusé de le prendre…
Mardi 3 mai
8 h 39, j’ai oublié le GPS au départ, on est allé coucher derrière une jolie dune
(25 31,655 N / 12 06,523 E)
.
Course poursuite dans les vaguelettes à 80 km/h, c’est démentiel, ils se sont barrés comme des dards, j'ai
un mal fou à recoller. Je constaterai un peu plus tard l’absence de la lunette arrière droite qui n’a pas
suivi ce train d’enfer
(25 25,765 N / 12 02,103 E)
.
Ça y est on a rattrapé le groupe
(25 20,578 N / 11 59,761 E)
et le groupe roule à 50 – 60.
9 h 25, changement de cap
(25 17,589 N / 11 57,656 E)
.
9 h 32, limite des cailloux
(25 18,139 N / 11 55,512 E)
.
9 h 42, on est dans le désert de cailloux
(25 18,141 N / 11 53,067 E)
.
9 h 49, toujours dans les traces sur un plateau caillouteux noir
(25 18,393 N / 11 50,414 E)
.
Piste arrière gauche
(25 18,366 N / 11 49,342 E)
.
Juste après, on la re-quitte, il y a pas mal de traces qui partent à 45° à droite.
On traverse en perpendiculaire un immense machin de pétrolier, avec des traces gigantesques.
On s’apprête à plonger dans une vallée, c’est assez rigolo.
Bord d’une vallée
(25 16,975 N / 11 46,586 E)
.
On prend pied dans une large vallée sablonneuse
(25 16,065 N / 11 46,830 E)
.
10 h 46
(25 15,639 N / 11 43,819 E)
.
On dégonfle. On quitte la caillasse pour rentrer brutalement dans le sable.
On descend lentement un oued avec un petit peu de sable au fond et beaucoup de cailloux au bord.
Oued
(25 15,928 N / 11 42,628 E)
.
On finit par sortir de l’oued à gauche
(25 15,658 N / 11 40,522 E)
On essaie de passer sur une bosse, on circule maintenant dans une grande plaine sablonneuse avec des
mamelons posés au bord.
(25 14,317 N / 11 40,128 E)
.
Le paysage devient assez beau, plein de sable, des petits cônes tronqués un peu partout, un plateau continu
à gauche.
(25 12,803 / 11 38,072)
.
On est passé à raz le piton d'
Idinen
et on continue toujours dans ces espèces de grandes vallées, puisque les montagnes du bord sont presque
continues
(25 11,334 N / 11 35,830 E)
.
Devant nous s'étendait la crête aiguë et isolée de l'
Idinen
, et à notre gauche la longue chaîne de l'
Akakous
, richement illuminée des rayons du soleil couchant. Le sommet le plus élevé, à la pente escarpée, avec
son château fort et ses créneaux, brillait d'une éblouissante blancheur; la pente inférieure, plus douce,
quoique sauvage et déchirée, étalait ses couches de marne d'un rouge foncé.
Devant nous s'étendait la cime fantastique du mystérieux mont Idinen, que les indigènes nomment
habituellement Kasr Djenoun, « le Palais des fantômes. »
Le lendemain, Barth va tenter l'escalade, puis va se perdre et risquer la mort de soif...
(Heinrich Barth – Voyages et découvertes dans l'Afrique – T1 p.121)
Toujours des plaines immenses
(25 09,261 N / 11 32,594 E)
.
On se tient sur la rive nord de cette espèce de grande vallée en longeant une falaise qui est à ma droite
(25 08,355 N / 11 30,116 E)
.
14 h 11, fin du pique-nique, on est monté sur un piton dans l’entonnoir de la passe qu’on a franchie
(25 08,267 N / 11 27,201 E)
.
J’ai trouvé un os fossilisé ou un morceau d’arbre.
On file dans une immense plaine cette fois-ci, on est complètement sorti du plateau et du canyon et de
l’entonnoir, on laisse à l’ouest un immense champ plat qui semble bordé de dunes à l’extrême limite, mais
c’est plus par imagination et on zigzague sur des petits fonds d’oueds sablonneux, sur quelques traces
(25 09,531 N / 11 23,933 E)
.
Très grande plaine, toujours la même qui nous remonte un peu au nord, on garde la falaise à l’est, assez
loin maintenant, mais encore imposante, à l’ouest petites dunes bien présents, à l’avant plein de mirages
(25 12,238 N / 11 20,958 E)
.
Ça circule facilement à 60 km/h.
Grande plaine immense, genre
Ténéré
, falaise quand même encore visible à l’est
(25 16,385 N / 11 18,449 E)
.
Ces zouaves de parisiens sont toujours en train de lécher le chef, ils sont allés réclamer un bon point à
midi parce qu’ils étaient prêts avant de partir.
On s’est éloignés de la falaise, on est toujours dans cette immense plaine, c’est sablonneux caillouteux, ça
dépend, c’est très roulant, quelques petits pièges quand même pour secouer la bagnole
(25 19,525 N / 11 15,959 E)
.
À la demande expresse de Martine, à 15 h 04, je prends le point GPS de l’oued dans lequel on vient de se
glisser direction plein ouest, la falaise est toujours dans le dos
(25 23,832 N / 11 14,572 E)
.
Plaine, morne plaine
(25 27,972 N / 11 13,691 E)
.
Toujours dans la plaine
(25 30,723 N / 11 13,629 E)
.
On rentre dans une zone de gravats, un petit peu plus tourmentée avec des bosses partout
(25 34,400 N / 11 16,074 E)
.
On est dans une sorte d’oued, on descend un peu
(25 35,370 N / 11 17,584 E)
.
La falaise semble se refermer devant nous, mais encore assez loin, il y a probablement un entonnoir, sans
cela, on n’irait pas aussi résolument.
15 h 53, on est dans la caillasse, on longe toujours la falaise, on voit approcher l’entonnoir
(25 36,540 N / 11 20,857 E)
.
Finalement cet oued, puisque c’en est manifestement un, est meilleur sur sa rive ouest
(25 37,262 N / 11 22,800 E)
.
On repart toujours en direction de l’entonnoir
(25 38,626 N / 11 23,528 E)
.
On est au pied de la falaise à l’ouest de l’entonnoir
(25 40,693 N / 11 25,926 E)
.
Tout faux, après s’être enfilé à l’entrée de l’entonnoir, on a découvert que Jean-Paul était parti en
reconnaissance et nous, on recule maintenant pour faire de l’ouest en laissant l’entonnoir qui est
probablement fermé
(25 40,971 N / 11 24,679 E)
.
La piste est beaucoup plus skiable, on est dans des transversales de sable et de gravier, on fait facilement
du 50 km/h.
Grande plaine plate, gassi descendant de la falaise
(25 42,253 N / 11 22,037 E)
.
Plateau poussiéreux, parsemé de petites rigoles bien cassantes, bonnes secousses garanties, la falaise
s’éloigne, elle est toujours au nord
(25 47,234 N / 11 17,789 E)
.
Maintenant, on zigzague un peu n’importe où
(25 49,457 N / 11 16,764 E)
.
17 h 24, on rejoint le goudron
(25 53,644 N / 11 13,585 E)
.
C’est probablement avant
Serdelès
, mais je ne saurai pas vraiment le dire.
Police à tout hasard
(25 49,545 N / 11 00,155 E)
.
Il est 17 h 48 et on n'a même pas sorti les passeports, je suppose qu’ils ont lu la liste en détail.
Station de Serdelès
(25 47,904 N / 10 32,557 E)
.
18 h 23, on quitte la station à laquelle on a laissé les copains se laver, nous, on file sur
Ghat
à 120 km.
19 h 50, station-service de
Ghat(24 58,767 N / 10 11,254 E)
alt. 734.
J’ai vu un libyen à qui j’ai laissé mon adresse, il parle bien français, il cherche un drôle d’appareil
qu’il appelle un dacomètre qui servirait à régler la carburation et l’allumage, il voulait me laisser de
l’argent, mais on n'a pas fait affaire, peut-être va-t-il m’écrire ou me téléphoner.
Selon la description, le "dacomètre" pourrait être un nom inventé pour désigner l'un des outils suivants :
Un stroboscope (ou lampe stroboscopique) : c'est l'outil standard pour régler le calage de l'allumage sur
les anciens moteurs à essence.
Un dépressiomètre : cet instrument mesure la dépression dans la pipe d'admission et sert à la
synchronisation des carburateurs sur les moteurs à plusieurs cylindres.
Il est donc fort probable que la personne que vous citez ait simplement donné un nom personnel à l'un de ces
instruments, ou peut-être à une combinaison des deux. (Gemini 2025)
21 h 33, restaurant touristique
(24 57,862 N / 10 10,673 E)
. 22 h 33, on repasse devant la station-service.
On a tergiversé très longtemps pendant que tout le monde se lavait, on nous a conduits dans un restaurant
touristique où on a mangé une omelette et un morceau de pain par personne, (petite omelette et petit morceau
de pain corrige une voix off). Surprise, Puthod, dans un mouvement commercial tout à fait inattendu de sa
part, nous paie le restau ! Après une attente interminable, on déguste chichement la petite omelette (il a
fallu aller acheter les poules, attendre qu'elles veuillent bien pondre, leur chercher un coq pour qu'elles
s'y mettent, aller chercher le bois pour les cuire…). De retour au bivouac, on est allé dans les tiroirs, on
a pris un peu de complément, maintenant, on va chercher un coin pour le camping et demain, on redescend à
Ghat
entre 8 et 10 h pour les courses.
On quitte le goudron à droite
(25 00,771 N / 10 10,785 E)
.
On passe à côté d’un pylône sous la grande ligne H.T.
Bivouac de
Ghat(25 01,501 N / 10 12,053 E)
.
Acacus
Mercredi 4 mai
On décolle à 9 h 04.
11 h 25, après mille formalités, palabres, discussions et marchandages, on finit par sortir de la ville avec
un guide et un chauffeur en voiture payé 240 DL/jour (je ne suis pas très sûr de ce prix peut-être pour 2
jours).
Le guide nous refait la station d’essence au sud de
Ghat(24 53,975 N / 10 11,156 E)
.
11 h 49, fin brutale du goudron
(24 47,062 N / 10 13,033 E)
.
On cahote à 20 km/h sous un soleil de plomb derrière un guide qui n'avance pas, dans une poussière
formidable
(24 45,252 N / 10 12,677 E)
.
J’ai oublié de dire qu’il y a à peu près 1 kil, on est passé dans une station de contrôle avec la police et
les gardes du parc, ça a palabré avec le guide, c’était il y a 5 min
(24 42,538 N / 10 12,530 E)
On se rapproche lentement de la falaise en circulant au fond d'amas terreux, de graviers rejetés par la
falaise
(24 40,641 N / 10 13,148 E)
.
On longe toujours la falaise
(24 38,764 N / 10 13,604 E)
.
(24 37,470 N / 10 15,802 E)
. On remonte toujours une espèce de machin fluvial.
On remonte lentement toute une zone de charriage d'alluvions formidables avec beaucoup de pierres, tout est
gris, tout est effondré, délabré, c'est du caillou, de la poussière, de la terre, des tas de gravats, c'est
moche dit-elle.
(24 36,311 N / 10 17,683 E)
.
On est sorti du lit de l’oued
(24 36,013 N / 10 18,238 E)
on grimpe sur le côté.
On a franchi une ligne de partage des eaux, ça redescend de l’autre côté et nous aussi
(24 35,819 N / 10 18,383 E)
.
Très beau panorama
(24 35,495 N / 10 18,728 E)
.
On a pris pied sur un grand plateau, on n'est pas encore au sommet de la falaise loin de là, mais on
commence à avoir des mélanges de sable orange avec des rochers très noir, c'est superbe
(24 32,980 N / 10 21,032 E)
.
On a dégonflé brutalement et maintenant on est dans le sable à l'infini presque, avec des montagnes au bout
(24 31,064 N / 10 25,431 E)
.
(la douane de
Ghat
vers
Djanet
s'appelle
Tin Alkoum
).
15 h 23, fin du pique-nique, on est sur la dune avant
Takarkouri(24 31,770 N / 10 27,195 E)
alt. 849.
On s’approche de la passe
(24 31,829 N / 10 21,915 E)
alt. 976.
Poste militaire de
Takarkouri(24 32,242 N / 10 30,312 E)
.
Plateau féerique, on est dans le sable en plein milieu des rochers partout, il y a une lumière formidable,
un peu dure quand même.
(24 33,469 N / 10 31,970 E)
.
Au milieu d'un grand cirque
(24 34,808 N / 10 32,860 E)
.
À l'arrière d'une grande dune et dans un grand cirque, 16 h 38.
(24 35,115 N / 10 33,085 E)
.
On se faufile dans une gorge qui semble fermée.
(24 35,786 N / 10 35,070 E)
.
Montée impossible
(24 36,280 N / 10 34,477 E)
à côté d'une belle grotte, dans un cirque superbe. Une lumière à se jeter en bas de la falaise.
Les montagnes environnantes baissent lentement, on sort d'un oued assez serré, une gorge en fait
(24 37,552 N / 10 37,637 E)
.
Au pied d'un petit clocheton rigolo pour voir le grand cirque sous le soleil.
17 h 45
(24 39,058 N / 10 38,736 E)
.
On s'arrête de bonne heure et Puthod nous laisse un peu de temps libre. La soif d'exploration nous emporte
pour un tour de la zone, qui se révèle vraiment superbe. On est seul avec le valeureux Def, ravi de cette
liberté. On trouve un squelette d'acacias, seul lui aussi, pour immortaliser l'instant.
⏯️
Un peu de mécanique quantique au fond de l'Acacus : Merci Serge ...
19 h 43, bivouac
(24 46,902 N / 10 39,313 E)
.
Depuis quelque temps, l'érudition de Serge domine les discussions aux bivouacs : ce soir-là, c'est un
discours sur la luminescence de certaines chenilles, mais il y en eut plein d'autres sur le thème "toute
biologie n'est que chimie » (Serge est prof de chimie en classes préparatoires, maths spé). Je me souviens
entre autres d'une explication détaillée – et indiscutable - sur le fonctionnement du nerf honteux
(pudental) qui en a laissé plus d'un coi (et non coït…). J'ai donc mon diplôme de l'université de l'Acacus.
Jeudi 5 mai
8 h 33, départ du bivouac
Superbe point de vue
(24 49,949 N / 10 39,116 E)
.
On passe dans un site lunaire, tout est noir, les formes ont disparu, on est sur un plateau assez vulgaire,
sans doute une transition entre 2 mondes
(24 51,421 N / 10 38,200 E)
.
9 h 34, joli panorama
(24 52,256 N / 10 35,283 E)
.
Belle arche double en contrefort
(24 51,591 N / 10 34,717 E)
.
On se balade dans une plaine entourée de montagnes, avec au fond de la plaine des petites végétations, plein
de petites bosses, c’est assez soft, mais remuant quand même
(24 51,669 N / 10 33,061 E)
.
10 h 32, grotte aux peintures, au pied d’une falaise en chocolat
(24 51,518 N / 10 32,500 E)
.
Le GPS me situe à 1 108 m d'altitude, ce qui me paraît complètement fou, mais je suis en 2D au pied de la
falaise.
2 éléphants gravés
(24 51,666 N / 10 32,348 E)
dont 1 repassé à la craie.
Fouilles archéologiques, ils ont exhumé un corps, mais je pense que c'était il y a longtemps.
Fouilles archéologiques
(24 50,630 N / 10 30,888 E)
.
Fabrizio Mori (1925-2010) a consacré une grande partie de sa vie à l'étude du Sahara. Ses travaux ont
permis de révéler l'incroyable richesse archéologique de cette région : L'art rupestre : Il a été l'un
des premiers à documenter scientifiquement les milliers de peintures et gravures rupestres de l'Acacus,
classées au patrimoine mondial de l'UNESCO grâce à ses efforts.
En 1958, il a découvert la momie de l'Uan Muhuggiag d'un jeune enfant (surnommé "Black Mummy") datant
d'environ 5 500 ans. Cette découverte a révolutionné la compréhension des rites de momification, car elle
est plus ancienne que les premières momies égyptiennes connues à l'époque.
Il a fondé La Mission Archéologique Italo-Libyenne qui continue encore aujourd'hui (dirigée par
l'Université Sapienza de Rome) à étudier les changements climatiques et les adaptations humaines dans le
Sahara central.
Mori a démontré que le Sahara n'a pas toujours été un désert aride, mais une région verdoyante et
peuplée, berceau d'une civilisation pastorale complexe bien avant l'essor de l'Égypte pharaonique.
⏯️
Les peintures du professeur Mori
11 h 17, la température est de 28°. Plusieurs grottes, dont une assez grande et une autre avec des
peintures.
Plusieurs grottes
(24 50,520 N / 10 30,230 E)
.
On revient un peu en arrière, on devait être dans un cul-de-sac.
12 h 18, le chauffeur du guide s’est planté, on lui a mis les plaques, il était vraiment vexé comme un pou,
il est parti loin devant maintenant
(24 51,526 N / 10 31,730 E)
.
13 h 55, départ du pique-nique sous la falaise
(24 51,771 N / 10 32,740 E)
.
Canyon sablonneux
(24 52,116 N / 10 34,342 E)
bordé de falaises
14 h 14, virage à droite
(24 52,798 N / 10 36,887 E)
.
On est dans une passe qui nous sort du sable, on rentre dans les cailloux, ça monte légèrement, c'est un
colût assez étroit.
(24 52,133 N / 10 36,844 E)
.
Petite oasis, de nouveau dans le sable cette fois-ci, avec une baraque à côté qui pourrait bien être la
police
(24 51,652 N / 10 39,630 E)
.
Alors ce n'est pas la police, c'est un paysan qui surveille sa culture (faux !).
La roche se transforme lentement en éboulis, ça n'a plus beaucoup de gueule, ce sont des tas de cailloux
épars, il reste assez peu de falaise, la hauteur est la même, le sable a changé, c'est un sable plus dur,
plus gris, il y a moins de couleurs, c'est toujours vaste, ça descend un peu.
On s'enfile dans une descente assez nette, toujours fermée sur 2 côtés, c'est un canyon bordé d'éboulis
(24 54,416 N / 10 41,795 E)
.
Le canyon se transforme peu à peu en plaine, les bords s’écartent et diminuent en hauteur
(24 56,010 N / 10 43,733 E)
.
On quitte le lit de l'oued, on voit que l'eau s'écoulerait là-bas au fond à gauche, mais on n'y va pas
(24 57,730 N / 10 44,389 E)
.
Cassette no 2, face B
On sort des montagnes, on est sur un grand plateau tout noir avec l'erg au fond.
15 h 12
(24 59,170 N / 10 45,008 E)
on est toujours dans une plaine, morne plaine.
15 h 40, coincés entre l’erg qui doit être à 3 – 4 kil à droite et quelques montagnes qu’on voit à 4 – 5 kil
à gauche
(25 07,417 N / 10 47,788 E)
.
15 h 59, on est vers des tamaris en pleine pampa
(25 13,809 N / 10 46,707 E)
.
16 h 48, on vient de faire plein ouest et on est maintenant contre la montagne, pratiquement à l’entrée de
la montagne, on circule dans des cabanes de bergers sans doute avec des murs en pierres et des toits en
genre chaume
(25 12,807 N / 10 41,141 E)
.
16 h 57, on longe l'
Acacus(25 14,263 N / 10 39,652 E)
.
On repique à l'ouest, on a trouvé une grande plaine de sable qui semble pénétrer dans l'
Acacus(25 14,990 N / 10 38,889 E)
.
Ça y est, on retrouve des bitards, 17 h 06
(25 15,557 N / 10 36,760 E)
.
⏯️
Le délicieux bruit des Contam'nards
Après tergiversations, le chef a fait beaucoup de calculs et refuse de rentrer à cet endroit-là, donc on
reprend la route nord
(25 16,973 N / 10 34,991 E)
.
On repart un petit peu vers l’ouest à 17 h 29
(25 18,594 N / 10 35,135 E)
.
Après une zone trialisante, 17 h 37, on se trouve sur un grand machin de sable, les montagnes autour
s'élèvent lentement, on commence à voir quelques pointes découpées dans les tas de cailloux
(25 19,872 N / 10 34,480 E)
.
On s’enfile dans une petite passe, tout est re-découpé, on se croirait au ciel, avec des petits pénitents
tout autour, il y a des vaguelettes qui me font parler bizarre dans le dictaphone
(25 20,653 N / 10 33,348 E)
.
Joli coin avec une petite arche, il est 18 h 07
(25 20,761 N / 10 33,134 E)
.
On cherche un coin pour le camping.
On circule dans des coins superbes
(25 21,220 N / 10 33,107 E)
.
Je suis à la recherche des copains, on les a perdus, ils cherchent un bivouac
(25 21,712 N / 10 32,732 E)
.
Bivouac, 18 h 50
(25 22,386 N / 10 33,926 E)
. On s'habitue, que dis-je, on s'intoxique aux grincements du Mazda devenus si familiers.
Vendredi 6 mai
9 h 14, ça fait 10 min qu’on est repartis, on zigzague, il y a un peu de vague à l’âme, on va très
lentement, on fouille partout, et on repart quand même un peu en direction de l’est, on sait qu’on va
sortir, et on ne le souhaite pas
(25 23,153 N / 10 33,801 E)
.
Ça, c'est une passe qui ressemble à une sortie, on commence à voir l'erg au fond, on est plein est
(25 23,809 N / 10 34,359 E)
.
Jolie passe bien déchiquetée
(25 25,429 N / 10 34,844 E)
.
Toujours dans les gendarmes
(25 26,978 N / 10 34,559 E)
.
Depuis un moment, on suit une trace assez marquée qui nous évite toutes les vaguelettes désagréables, on est
plus que 2 devant, je ne sais pas où sont les autres, on s’est perdus sans doute, très marrant, ah non, ils
sont là
(25 28,639 N / 10 35,531 E)
.
On passe dans une zone où il y a plein de familles qui vivent au pied des rochers, planqués dans des toutes
petites anfractuosités à la base des rochers, avec 2 – 3 machins en paille et 3 fois rien pour se protéger
(25 29,990 N / 10 35,823 E)
.
10 h 30, voilà cette fois ça sent la fin, on est dans une monstre poussière, la plaine est de plus en plus
plate, avec quelques petits tas de cailloux au fond
(25 33,412 N / 10 36,349 E)
.
On part un peu plus à l'est, je ne sais pas pourquoi.
10 h 40
(25 35,542 N / 10 34,720 E)
.
Après avoir franchi la
passe de Takarkouri
, on est allé voir les peintures vers
Teshuinat
, c'est un mot difficile
On circule dans un oued assez sinueux toujours poussiéreux, une sorte de galère
(25 41,465 N / 10 36,340 E)
.
Plaine de gravats tout noirs avec un peu de tôle ondulée et une carcasse de chameau blanche posée là-dessus
dieu sait comment.
(25 43,465 N / 10 35,956 E)
.
Oasis en vue, je ne sais pas encore laquelle.
11 h 14
(25 44,937 N / 10 34,905 E)
.
On est entré dans une zone de cultures, mais il n’y a pas beaucoup de cultures, il y a quelques palmiers
(25 45,990 N / 10 34,184 E)
.
On circule dans un bidonville tas d’ordures
(25 46,801 N / 10 34,040 E)
.
11 h 43, goudron
(25 46,862 N / 10 34,018 E)
ça ressemble au grand virage de
Serdelès
.
Sombres discussions avec la police de
Serdelès
, parce que nous n'avons pas tous signé le livre d'or à
Teshuinat
, il y a un registre sur lequel il faut signer et ça fait plein d'histoires.
Erg de Titersine
12 h 36, on sort de la station d'essence de
Serdelès – Awinat
et on part faire un tour dans l'
Erg Titersine
qui est à l'ouest, et on repassera par là dans quelques jours.
14 h 23, on sort d’un pique-nique torride sous quelques palmiers, dans une poussière d’enfer
(25 48,206 N / 10 31,772 E)
.
On est ressortis après le petit pont, face à la deuxième antenne de télé
(25 47,369 N / 10 23,247 E)
.
Prairie
(25 48,515 N / 10 21,531 E)
.
On est dans une vraie prairie, tout est vert, c'est assez amusant, il a dû y avoir de l'eau, il n'y a pas
longtemps.
Grande plaine, à mon avis, j’ai à droite la colline des cailloux fous de Noël 92 et à gauche la passe pour
aller au bivouac de Noël
(9225 52,422 N / 10 21,855 E)
.
On remonte toujours le long de l’erg
(25 54,475 N / 10 21,119 E)
.
On commence à obliquer vers l’ouest
(25 56,281 N / 10 19,908 E)
.
On est sur une sale piste avec une sale chaleur et une sale poussière et c’est l’horreur
(25 55,649 N / 10 16,226 E)
.
Toujours sur cette putain de piste noire
(25 56,092 N / 10 13,455 E)
.
On repique sud-est sur une lubie du chef, je ne sais pas pourquoi
(25 56,754 N / 10 11,741 E)
.
16 h 39, fin de la sieste
(25 56,072 N / 10 11,812 E)
. Deuxième sieste dit Martine.
On va vers l'erg.
16 h 54, première tentative
(25 55,230 N / 10 10,995 E)
.
J'ai l'impression qu'on recule parce qu'il y a trop de cailloux.
Deuxième entrée très caillouteuse
(25 54,830 N / 10 10,847 E)
.
On est revenu sur le plateau après un infâme zigzag dans des cailloux débiles
(25 53,305 N / 10 11,112 E)
.
17 h 43
(25 49,640 N / 10 09,817 E)
.
On tente une percée dans un reg, gassi qui a l'air de pénétrer.
Le point d'entrée est à droite
(25 47,548 N / 10 09,912 E)
.
Petit gassi blanc à gauche
(25 47,175 N / 10 09,753 E)
.
18 h 33, on vient de débusquer 2 fennecs, on les a poursuivis dans 2 gassis, là, je suis de nouveau dans un
gassi
(25 46,442 N / 10 10,108 E)
.
Grand gassi derrière une grande dune, 19 h 11
(25 45,645 N / 10 09,963 E)
.
Petite passe molle, 19 h 23
(25 44,406 N / 10 09,332 E)
.
Bivouac
(25 42,855 N / 10 08,585 E)
.
Samedi 7 mai
On est allé bivouaquer sur un grand plateau assez haut, en pente douce, avec pas mal de mou, beaucoup
d'herbes ce matin toutes fleuries.
Je me suis fait réveiller à minuit en fanfare comme on dit pour mon 49ᵉ anniversaire.
Ce matin, on voit pas mal de choses dans l'erg un peu plus à l'est.
Il y a quelques surnoms qui se sont mis en place, Denis se fait appeler beau-papa, surtout par Roland qui
surveille Cécile, et Papé se fait appeler La Force à cause d'un certain vacarme qu'il nous fait la nuit.
Les Boulanger sont partis faire toilette un peu en arrière, ils sont tombés pile sur une petite gazelle
blanche.
Terreur hier soir sur le camping, avec une énorme araignée agressive, elle a été écrasée par un vulgaire
coup de godasse.
8 h 43, premier plantage de Guy dans un joli petit nombril en dévers, le matin de bonne heure, belles
couleurs, beau travail.
On se dirige franchement sud
(25 42,584 N / 10 09,206 E)
.
Le gassi est plus dur
(25 41,234 N / 10 09,578 E)
on cherche une sortie.
9 h 34, on trouve une petite enfilade, dans un col assez peu engageant, mais qui, parait-il passe bien
(25 40,943 N / 10 08,634 E)
.
La chicane se termine par 2 petites crêtes pas très difficiles, relativement pointues.
Grand gassi
(25 39,851 N / 10 08,475 E)
.
Le gassi s'ouvre tout seul à l'est sans obstacles, on retrouve quelques traces de voitures assez anciennes
(25 39,031 N / 10 08,663 E).
La passe sud s’ouvre en grand, buttes témoins au milieu, le gassi est très long cette fois et les dunes
commencent à baisser, ça sent la sortie.
Ça y est, depuis les buttes, on voit l'
Acacus
bien noir, plein est.
Grande sortie par la porte est
(25 34,799 N / 10 11,863 E)
.
On a sauté l’avant-dernière dune à 11 h 29
(25 33,861 N / 10 12,718 E)
il n’y a que 3 voitures qui soient passées, c’était trop mou.
11 h 38, on est dans la grande plaine et on attend les potes qui devraient sortir à droite
(25 33,275 N / 10 13,726 E)
.
Sortie dispersée de l’erg, on est sorti en 3 endroits différents, chacun a fait sa trace et on essaie de se
regrouper dans une grande plaine, on a passé 1 h à attendre en plein soleil sur une dune que tout le monde
sorte
(25 31,552 N / 10 13,862 E)
.
Jean-Paul avait trouvé un passage cool au nord, mais personne ne l’a cru. Il est parti furieux, les gaz à
fond jusqu’au goudron. Puthod a fait l’aller-retour à
Serdelès
pour le retrouver. Il jure que son passage est fabuleux. On est venu chercher assez au sud une passe dans le
chott pour sortir sans sable du tout, on voit devant nous un très gros cône de gravats jaune clair devant
nous
(25 28,142 N / 10 14,444 E)
.
13 h 22, on reprend pied sur un goudron latéral entre
Ghat
et
Serdelès
, on vient de traverser un petit village de paillotes avec des gens mi-rigolards mi-sérieux
(25 27,312 N / 10 21,118 E)
.
Bifurcation
Serdelès(25 23,039 N / 10 21,902 E)
.
18 h 24, on passe un contrôle complètement vide, mais avec plein de bidons au milieu de la route
(26 25,026 N / 12 11,926 E)
.
La police est à la borne 63 sur la route d'
Oubari
.
19 h 03,
Oubari(26 35,286 N / 12 46,485 E)
on tourne à droite.
20 h, on quitte la pompe à essence d’
Oubari(26 35,309 N / 12 46,872 E)
.
Traversée sud nord d'Oubari
On sort à gauche, direction nord à 20 h 08
(26 35,256 N / 12 49,507 E)
.
On commence à s’écarter de l’agglomération, il n’y a plus de lumières, il y a encore une grande ligne H.T.
Que l’on va passer, il y a un semblant de piste, ce sont des traces, ce n'est pas très important, on
commence à sentir du sable
(26 35,954 N / 12 49,799 E)
.
On est sorti des cultures
(26 37,312 N / 12 50,089 E)
.
On passe une ligne H.T.
(26 38,528 N / 12 50,413 E)
.
20 h 35, bivouac
(26 39,603 N / 12 50,797 E)
.
Dimanche 8 mai
Le cordon s’organise lentement, on est entre 2 petites dunes parfaitement franchissables, séparées d’un bon
km peut-être 2.
On passe dans 1 premier creux avec quelques touffes, le creux est circulaire, cap 30 à peu près
(26 40,749 N / 12 51,373 E)
.
(26 44,309 N / 12 53,762 E)
on s’oriente lentement vers un cap 60.
8 h 42,
(26 46,071 N / 12 55,940 E)
on oscille entre un cap 30 – 60, mais il n’y a pas d’obstacles.
Première bosse
(26 47,611 N / 12 57,237 E)
très modeste la bosse.
Les obstacles deviennent un peu plus intéressants
(26 48,149 N / 12 57,657 E)
.
9 h 28, les premiers mous ont frappé
(26 49,074 N / 12 57,835 E)
.
Moi le premier, Laurent le deuxième, on attend la suite
(26 51,295 N / 12 56,502 E)
.
On circule dans des grandes plaines, mais cette fois-ci, on est nord-ouest.
9 h 58, petite halte, beau programme devant, ça a l’air bien mou
(26 51,852 N / 12 56,553 E)
.
On cherche de plus en plus à l’ouest 10 h 30
(26 54,394 N / 12 56,770 E)
.
Petit gassi confidentiel
(26 55,048 N / 12 57,025 E)
.
Bel entonnoir, avec Puthod au fond
(26 55,982 N / 12 56,808 E)
à contourner par la droite.
Belle barkhane, on finit de la franchir à 12 h 11
(26 56,363 N / 12 57,746 E)
.
Super petit lac, avec palmiers, 12 h 39
(26 56,759 N / 12 58,682 E)
c'est le
Lac el Emba
.
72° au sol, 44° sous la bâche, 40° dans les voitures, il fait un peu chaud, on a fait une longue sieste, on
repart à 15 h 14.
En partant du lac, on vient de voir 2 cigognes qui s’apprêtaient à atterrir autour de nous, finalement,
elles ont tournoyé un peu plus loin et elles vont sans doute aller prendre notre place
(26 58,850 N / 12 59,533 E)
C’est la suite de la cuvette du lac avec des petites bosses.
Jolie passe en finesse, là ça deviendra sans doute plus mou
(27 00,061 N / 13 00,712 E)
.
Sable mou
(27 00,402 N / 13 00,867 E)
16 h 07, ça pinaille, je me suis fait un sif.
17 h 50, très belle séquence de plantages sur crêtes
(27 00,801 N / 13 01,433 E)
.
C'est là que nous faisons vraiment connaissance avec Laurent et Laurence. Laurent conduit un pick-up Mazda
blanc dont la benne est équipée d'un couvercle qui couine délicieusement à chaque manip'. Pas de graisse
possible sans attirer le sable et ce serait pire. Tout le groupe est averti des intrusions de Laurent ou
Laurence dans leurs coffres.
Laurent, qui a fait un parcours du Dakar comme copilote, conduit fermement et n'est pas du genre à se
laisser emm… par une dune, pas même une grande un peu mariole. On se trouve là, devant une toute belle.
Puthod la passe le 1er. Bien. Je suis rapidement, sachant bien que le terrain va se dégrader. Passe. Puis
les gros HDJ, BJ et autres commencent à labourer. Je suis en bas, de l'autre côté du sif qui fait largement
ses 100 m de haut et je ne vois rien. Je suis quand même les efforts des autres à l'oreille, car on les
entend rugir copieusement.
Ça fait un moment que le rugissement s'énerve… et tout d'un coup, on voit un Mazda blanc qui nous montre son
ventre tout noir en décollant des 4 roues. Plus personne ne respire. L'engin volant atterri sur 2 roues d'un
côté, rebondi pour toucher les roues opposées et décore la pente d'un joli pointillé en alternance gauche
droite. Un vrai point de tige alterné, digne des grands maîtres de la haute couture. Puis le pilote freine
harmonieusement, la trajectoire s'arrondit devant nous et les 2 occupants sortent satisfaits. Quand même, on
questionne sur la frousse probable engendrée par l'évènement, mais tout semble ordinaire. Impressionnant !
Laurence finit par avouer qu'elle n'était pas si tranquille, car enceinte de plusieurs mois… On pense qu'il
s'agissait d'un entraînement pour l'éventuelle carrière de pilote de chasse du futur Martin.
Le groupe d"Isaouane 93" vient de recruter là des éléments de premier ordre…
20 h 11, bivouac
(27 00,935 N / 13 01,822 E)
.
Lundi 9 mai
8 h 09, départ. Le chef nous trouve une belle sortie par en haut, tout à fait au sommet à gauche, ça a l'air
dur, ça passe relativement facile pour l'instant.
9 h 11, passage un peu en force sur un dévers, la moitié des voitures en haut, l’autre en bas
(27 01,425 N / 13 01,962 E)
.
Sortie de gassi facile, sans obstacles
(27 02,218 N / 13 03,515 E)
.
Changement de gassi, on est passé assez à droite alors que Puthod est monté relativement à gauche, ça passe
des 2 côtés
(27 02,575 N / 13 04,398 E)
.
10 h 31, le dernier obstacle est derrière nous, on circule d’un gassi à l’autre, en changeant par de petites
bosses
(27 03,504 N / 13 05,457 E)
.
Toujours des petits dos d'âne
(27 04,118 N / 13 06,191 E)
.
Petit gassi, avec des cailloux spéciaux et biscornus pour Martine
(27 05,041 N / 13 07,633 E)
.
Y a quelqu'une qui a dit que c'étaient des cailloux à la con.
Doublette de crêtes qui nous a occupés pendant 1 h 1/2, il est 12 h 11
(27 05,871 N / 13 08,429 E)
.
Chemin de plaques avec 2 HDJ dans la pente pour tirer le BJ dans la montée.
12 h 39, encore une belle barkhane qu’on vient de sauter
(27 08,480 N / 13 11,003 E)
.
Ça passait sans rien dans la plaine.
Toujours dans le mou ondulant
(27 09,326 N / 13 11,471 E)
.
Visibilité quasi nulle, assez chaud
(27 10,561 N / 13 13,548 E)
.
Joyeux pique-nique
(27 11,218 N / 13 14,938 E)
.
15 h 08, on repart, les Libyens qui nous suivaient depuis notre entrée dans l'erg, sont venus nous
rejoindre, ils ont un vieux assez âgé, un chibani qui a l'air mal en point et qui souffre. Il a des
étourdissements et il est tout fatigué, ils ont l'air perdus, ils ne savent pas où est
Idri
. Ils nous reprochent d'avoir tourné à gauche au moment du dernier pneu posé sur la piste, alors qu'il
fallait prendre tout droit, et maintenant, ils sont perdus.
C'est un véhicule qui nous suivait à distance depuis hier. On croyait à une surveillance des autorités. Ce
sont plutôt des gens ordinaires qui appréciaient notre trace et la compagnie. À un moment, une grande
barkhane nous a barré le passage. Nous l'avons contournée en montant sur son bord, alors qu'eux l'ont tentée
tout droit. Ils ont décollé et atterri violemment. C'est là que le chibani s'est tapé la tête, et depuis il
ne va pas bien. Ils veulent rejoindre
Idri
sans attendre pour voir un médecin. On leur indique la direction, et ils partent à fond la caisse.
15 h 27, toujours dans des faux plats mous
(27 12,767 N / 13 17,431 E)
.
15 h 42, toujours dans le mou
(27 13,374 N / 13 18,336 E)
Piquet du Dakar
(27 13,452 N / 13 18,600 E)
Il aurait fallu le montrer à Serge, on lui donnera le point pour se faire pardonner.
On a passé 2 – 3 balises du Dakar et maintenant, on est sur du sable assez portant, il n’y a plus aucune
bosse, les dunes disparaissent
(27 15,073 N / 13 18,166 E)
.
On retrouve du gravier à
(27 16,402 N / 13 20,309 E)
et des palmiers qui ressemblent bigrement à ceux de l’
Oued Zellaf
, mais peut-être, il a changé de nom à cet endroit-là.
Ali Kouri d'
Oubari
, ça c’est mon copain et on vient de se séparer, on peut revenir chez lui tranquille
(27 16,935 N / 13 22,033 E)
.
On longe les palmiers, on va franchement à l’est
(27 17,964 N / 13 24,170 E)
.
Petite trouée dans les dunes qui nous permet de passer.
Petite dune molle pour emmerder, on est presque sortis, on en a l'impression, il est 16 h 32
(27 19,277 N / 13 25,795 E)
On circule dans une espèce de faux chott, bordé d'objets pyramidaux, des résidus d'effritement
(27 20,426 N / 13 27,632 E)
.
Il y a un vent de sable à décorner les diables et une ambiance bizarre, brouillard.
On est sur une piste tout enchorbattée
(27 22,221 N / 13 29,613 E)
.
17 h 26
(27 24,673 N / 13 32,304 E)
toujours dans des terrains merdeux, sablonneux et cette fois-ci le vent de sable est bien établi, on est
plein de misères.
18 h 15, on arrive à une oasis
(27 30,551 N / 13 37,573 E)
on va sans doute bivouaquer là.
20 h 27, bivouac
(27 30,727 N / 13 37,694 E)
.
Mardi 10 mai
8 h 18, départ. Très belles douches, 2 fois : une le soir, une le matin, quel bonheur. Un peu trop de
bestioles quand même, on a mis la tente et on a été assaillis hier soir par un scorpion, 2 araignées, des
choses formidables, on va atterrir au village de
Belsen
, je te donnerai le point tout à l'heure.
8 h 33, on a atterri à l'est de
Belsen(27 32,086 N / 13 38,491 E)
.
Grande ligne H.T., goudron fracturé et poste transfo à l’entrée du village. Je suis à 45 329 km au compteur.
Village inconnu
(27 29,911 N / 13 58,055 E)
pompe à essence. Très grande antenne hertzienne.
9 h 25, village
(27 32,191 N / 14 09,958 E)
.
Gros village
(27 32,772 N / 14 15,918 E)
en fait, c’était
Brak
et la station-service du carrefour était encore à 6 km.
Pompe à essence de
Brak(27 32,358 N / 14 17,021 E)
.
Au carrefour de Brak, j'étais à 45 400 km.
J'ai donné 55 DL à Puthod, 20 à Guy, 10 à François pour faire les comptes à la sortie, comme ça on verra
combien ça a coûté.
Au point 24 ils nous ont de nouveau fait chier, il a fallu sortir tous les papiers.
Nous nous sommes séparés au carrefour vers
Misrata
et
Leptis Magna
. 7 voitures sont parties voir les ruines à l'est de
Tripoli
, Papé, Laurent et nous, sommes rentrés classique par le chemin de la descente. Nous avons campé au nord d'
Yfren
.
Mercredi 11 mai
Journée calme. Passage de douane simple et rapide. Grillades à
Ben Guerdane
. Après-midi nonchalante par
Zarzis
puis
Djerba
. Shopping pour les unes, spectacle d'une partie de domino pour ceux qui ont préféré la terrasse d'un
bistrot. L'apéro sur la plage de la côte sauvage de
Djerba
(ouest). Sensations et émotions dans la boue en contournant l'aéroport pour retrouver la côte sauvage. Apéro
et Bivouac sous les palmiers.
La "crème" du voyage se retrouve pour un debriefing calme et bien agréable. Mais aussi pour prendre du temps
et approfondir ces nouvelles belles connaissances.
Jeudi 12 mai
⏯️
Debriefing à Djerba, côte nord-ouest
Lever tardif, baignade pour moi, lumières folles sur les bancs de sable et la mer dans de petites criques
avec quelques barques.
Bac de Jorf à Ajim
. Martine achète des plats en terre cuite et moi un chapeau avant
Gabès
. Melons à
Gabès
. Grillades de gigot avant
Skhirat
où Denis nous rattrape. Café sous les eucalyptus pour permettre à Puthod de nous doubler. Regroupement à
l'Amilcar et dîner à
Sidi Bou Saïd
.
Vendredi 13 mai
Embarquement dans un bateau vide. Mer plate. Voyage sans histoire pendant lequel quelques-uns se disent que
la traversée de
Murzuq
en grand ça doit être génial…
Samedi 14 mai
Sortie de bateau merdeuse. Séparations déchirantes jusqu’au carrefour d’
Alexandrie
où même les klaxons en pleuraient sous leurs casques !
Autoroute sous la pluie. Virage tendu à la bifurcation d’
Ivréa
. Arrivée à
Villard
vers 18 h. Km 47 288, soit 5 767 km pour ce parcours.