Samedi 26 février
Départ à 9 h. On est avec Jo vers
Arpigny
, il vient de m'expliquer en détail que c'est une grande première, il va passer le tunnel du Mont-Blanc,
puis la Méditerranée en bateau et voir le désert. Le Defender est à 38 100 km.
À 12 h 40, on est sur l’autoroute d’
Italie
, on sort vers « el ristorante ». On s’est fait 2 spaghettis bolos formidables. On a quand même eu du mal à
le trouver, Johann était tellement pressé qu’il nous a envoyé dans une cafet’ où il n’y avait que des
sandwichs, on a dû abandonner. Le restau est 15 km après.
À 15 h 20, on rentre dans le bateau, c’est très impressionnant, ça a l’air d’un parking souterrain dit Jo.
Dimanche 27 février
À 18 h 05, on est à
Tunis
, on attend que la porte s'ouvre, on est encore dans la soute. On a eu un voyage avec des odeurs de peinture
difficiles, les croissants étaient foutus, le beefsteak de Johann était foutu, et quand on rentre dans la
voiture, il y a toujours cette saloperie d'odeur.
18 h 35, on vient de sortir de la douane, on était les premiers, on n'a jamais été aussi vite, incroyable,
mais maintenant, on risque d’attendre le Papé un bon moment.
Il est 20 h, on est sur l’autoroute d’
Hammamet
, on a finalement attendu le Papé juste une demi-heure, il est passé assez vite, on a pris l’autoroute d’une
manière très simple, il faut prendre
Tunis
tout droit et quand on longe un pont, prendre à gauche sur
Mégrine
, c’est le seul angle droit à faire.
Il est 21 h 30, on sort de
Bouficha
où on s'est fait des petites côtelettes avec des frites épaisses, puis on a acheté 3 kg de clem', 3 kg
d'oranges et 1 kg de citrons doux.
On vient de bifurquer pour le bivouac après
Kairouan
à
(35 34,750 N / 09 49,045 E)
Lundi 28 février
Il est 9 h 05, on se réveille d'un très joli bivouac dans une plantation de blé sous asperseurs
(35 34,606 N / 09 49,325 E)
Le temps est brumeux, brouillard.
Il est 9 h 36, on vient de voir des amandiers en fleurs. On a vu des oueds formidables aussi, ils sont en
train de faire des ponts dessus, avec d'immenses poutres en béton.
Il est 11 h 22, on a passé
Gafsa
et on est dans les oliviers.
Il est 11 h 56, on est entre
Metlaoui
et
Tozeur
et on a vu nos premiers chameaux.
On retrouve Roland, en motard, à la station d’essence de
Tozeur
. Il nous conduit à l’hôtel el Jerid où nous retrouvons Jean-Paul, faire du sable, les oueds qu’ils ont
faits hier avec Jean-Paul leur suffisent. Roland hésite 5 minutes de plus, puis abandonne à son tour.
Déjeuner bien arrosé avec les copains motards vers les sources d’eaux chaudes de la palmeraie de
Tozeur
. Après quelques explications fortes, Jo le motard craque et dit ne pas pouvoir venir avec nous. Nous
repartons à 16 h 30 avec Jean-Paul qui nous perd illico dans les ravinements alentour. Premières manœuvres
au réducteur. À
Nefta
, il n’y a plus de gasoil, on retourne à
Tozeur
pour en prendre et on continuera tout à l’heure. Après 852 km, j’ai mis 125 l de gasoil, dont 20 en bas,
compte tenu du reste il y a probablement 130 l en haut.
On s’enfile sur la piste des bosses. Jean-Paul aurait bien voulu passer par le chott depuis
Nefta
mais il est trop tard pour ce genre de sport. On tente une variante sur une piste qu’un cycliste indigène a
voulu nous faire prendre une fois précédente.
On a bifurqué vers les cultures en
(33 44,392 N / 7 38,320 E)
On rentre dans la palmeraie en
(33 42,943 N / 07 39,097 E)
La nuit est tombée, on se perd dans les cultures, on part à l'ouest pensant retrouver facilement la piste du
sud. On passe des barbelés pour se retrouver en pleine pampa face à l'
Algérie
, sans piste. On plante le camp. Un jeune arrive de nulle part et m'indique le point de départ de la piste
de
Regem Matoug
que nous avions dépassé sans la voir. Beau feu de camp, le jeune tunisien est surnommé thermostat, car dès
que le feu tombe il le réalimente automatiquement. Dans la nuit, ils reviendront à plusieurs à grand bruit,
sans doute éméchés. Ils partent au premier coup de gueule.
Mardi 1 mars
9 h 24, départ assez lent à cause de Taberl' qu'a pas rangé sa bagnole
On a bivouaqué un peu à l'ouest des cultures du départ en
(33 42,552 N / 07 39,249 E)
On reprend la piste de
Regem Matoug
en
(33 43,128 N / 07 39,601 E)
10 h 23, on prend une bifurque à gauche
(33 32,316 N / 07 50,641 E)
La transversale gauche que l'on a prise démarre 20 m avant le sommet d'une bosse et elle est difficile à
voir.
On traverse une piste qui descend plein sud
(33 33,238 N / 07 52,503 E)
Carrefour plein sud
(33 33,887 N / 07 53,745 E) Bir Hadj Amor(33 29,466 N / 07 56,035 E)
Il y a un bourricot avec un autochtone vers le puits
Jo a voulu partir à moto avec Jean-Paul, ils sont partis de
Bir Hadj Amor
à 2 km/h avec un sourire noué derrière les oreilles.
11 h 42, pancarte
Bir Roumi
42 km, en direction de l'
Algérie(33 25,795 N / 07 59,287 E)
On a tourné à gauche et on fait un cap approximatif de 100
On rejoint le goudron
El Faouar – Regem Matoug
à
(34 24,762 N / 08 12,978 E)
On est sur le goudron à
(33 24,006 N / 08 26,301 E)
On s'embarque sur le chott à
(33 25,616 N / 08 32,038 E)
Forte odeur de gaz dans la voiture. Je m'arrête pour contrôler la bouteille de butane et repars. Quelques
minutes plus tard l'odeur se précise et à l'arrêt Kiki me demande ce qui coule de ma voiture. Le réservoir
de 200 l est crevé. Une soudure d'une cloison est passée à l'intérieur, laissant un trou tout rond par où le
gasoil arrose ma photo aérienne. Réparation au chewing-gum (ça marche super) puis au métal liquide prêté par
Jean-Paul
On longe le Chott plein sud à l'abri d'une dune vers une douche
(33 24,730 N / 08 31,840 E)
On retrouve la piste de Simon qui traverse la dune pour arriver sur
Le chott aux mirages
(33 24,537 N / 08 31,555 E)
Sortie hors-piste sur 2 traces
(33 23,167 N / 08 32,998 E)
Piste assez agréable sur un chott tout plat, bien sec
(33 22,042 N / 08 32,187 E)
On retrouve une vieille piste
(33 21,507 N / 08 31,953 E)
Piste un peu plus large qui semble retourner vers
Douz(33 21,460 N / 08 32,050 E)
Crevaison de Papé et pique-nique
(33 21,312 N / 08 32,951 E)
16 h 15, on se remet en route. Nous sommes entourés de petits lacs au milieu du sable et on suit pendant 5
km environ un parcours mi-aquatique, mi-dunes molles.
Toujours au bord de l'eau
(33 20,825 N / 08 33,391 E)
On vient de dégonfler assez sévère
On circule dans des cultures faites par des nomades
(33 20,511 N / 08 34,622 E)
On vient de traverser un chott assez spongieux, entre des cultures, on file en direction d'une très grande
dune blanche 33 20,344 / 08 35,549
On se retrouve sur une immense piste
(33 20,156 N / 08 36,040 E)
bien marquée, très agréable qu'on reprend sur un cap 240.
Toujours sur une super piste légèrement plus sud
(33 19,610 N / 08 35,452 E)
On est passé à 300 m du premier point de la piste de
Fegoussi(33 17,969 N / 08 34,840 E)
La piste est large, le cap impeccable, l'ambiance très belle
On bifurque à gauche sur de belles traces, un peu moins que sud
(33 17,771 N / 08 34,779 E)
Coude à gauche important
(33 16,950 N / 08 35,720 E)
On reprend une piste plein ouest pour refaire du sud
(33 16,978 N / 08 36,034 E)
L'autre piste ne fait plus que de l'est
On s'enfile dans un léger cordon
(33 15,904 N / 08 35,485 E)
18 h 05, on a lâché la trace et on cherche un camp
(33 15,332 N / 08 35,212 E)
18 h 39, on s'arrête pour le bivouac
(33 14,800 N / 08 35,455 E)
Juste à côté, on vient de se faire une super couleuvre qu'on a crevée à la pelle
⏯️
Jean-Paul dans ses œuvres
L'ambiance est bonne et on découvre une région de dunes assez basses, mais très courtes et molles, ce qui
rend la conduite vraiment difficile : tout va plus vite et le premier manque de réflexe se paie cash.
Jean-Paul s'en donne à cœur joie dans ce terrain chahuté.
Mercredi 2 mars
Ce matin, on fait les cons, il y a un vent de sable à décorner les bœufs
Première halte
(33 14,176 N / 08 34,482 E)
On s'est d'abord arrêtés 1 h et maintenant on est repartis
(33 13,081 N / 08 35,674 E)
Il y a un vent de sable formidable et on est dans un cordon assez difficile, on n'a aucune visibilité.
On sort de justesse du cordon et on se recroqueville au milieu d’une plaine avec des cordons partout sauf au
sud.
On continue vers
Fegoussi
où l'eau a disparu et les dunes se sont encore resserrées, la conduite devient hard et les plantages
nombreux.
Deuxième halte
(33 12,771 N / 08 35,938 E)
.
En cherchant un coin de bivouac, le Papé repère une branche morte qui gênerait l'installation dans une belle
cuvette. Il se penche pour l'enlever et sursaute en voyant la branche bouger et le menacer : un beau serpent
de plus de 2 m !
Le vent forcit. On attend.
⏯️
le serpent
⏯️
la tempête
Aller et retour entre les fauteuils arrimés au sommet d’une dune et les sièges de voitures
Le soir, impossible de manger dehors, on grignote dans les voitures.
Impensable de monter la tente, on dort dans les voitures, sauf Jean-Paul qui se met en plein vent au sommet
d’une bosse.
On pense que la nuit va balayer tout ça. Que nénni, impossible de monter les tentes. Nous ne sommes pas loin
de
Bir el Mennzel
,
Papé a équipé son Hilux en sarcophage et il s'installe comme d'hab, mais Kiki est à l'avant sur siège.
Johann et moi, sur les sièges du Def', c'est un 90 court, donc zéro place à l'arrière. Le pire est pour
Jean-Paul qui ne peut pas dormir dans les sacoches de sa moto. Il s'installe donc par terre, dehors, en
pleine tempête.
Le Def' est balancé par le vent, donc le sommeil l'est aussi et lorsque la lumière du matin revient, je vois
Jean-Paul sortir de son sac de couchage en plein vent. Scène d'apocalypse.
Jeudi 3 mars
Départ à 7 h 30 après 36 h de vent de sable épouvantable immobilisés sur place.
On comprend vite que la journée sera pire que la veille. Il faut abandonner et partir au nord au plus vite.
La visibilité est totalement nulle et le Papé s'encastre dans un machin dur et esquinte sa voiture. On forme
alors un convoi serré, avec la moto en éclaireur et dans les passages compliqués, un piéton s'interpose pour
éviter de casser les bagnoles.
On a franchi un cordon dans des conditions assez sévères, le sable sec est parti constituer de nouvelles
dunes très molles et le sable mouillé de la dernière pluie sur 40 cm de profond est sculpté par le vent et
s’offre en murailles aux parechocs des voitures. Le Papé y laissera les 2 côtés du sien.
Maintenant, on est sortis dans la pampa
(33 12,745 N / 08 34,833 E)
On rattrape la piste qui remonte vers
Sabria
, ça a l’air assez calme pour l’instant.
Avec toutes ces secousses, Jo s’est tapé le nez et le genou, il saigne du nez, il a pleuré un petit coup et
maintenant, il a mal au genou.
10 h 18, on a fini par prendre pied à sur un chott tout plat
(33 13,430 N / 08 33,200 E)
On remonte à un cap 339, ce qui n'est encore pas beaucoup, on devrait retrouver la piste j'espère.
On est toujours sur le chott
(33 15,444 N / 08 33,800 E)
On suit des traces maintenant, on a l'air de sortir en remontant sur la gauche à l'ouest
10 h 55 on prend pied sur une piste très bien marquée
(33 17,702 N / 08 34,752 E)
11 h 09, on continue sur la piste
(33 19,740 N / 08 35,521 E)
On vient de faire un carrefour
(33 20,313 N / 08 36,319 E)
On a pris la voie la plus à gauche, on est encore à 15 km de
Sabria
pour favoriser le nord.
(33 22,497 N / 08 37,248 E)
11 h 33, on vient de prendre une piste un peu plus sud (cap 100)
(33 22,548 N / 08 37,327 E)
La piste est raclée et a l’air beaucoup plus importante que celle qui nous emmenait au nord.
Autant dire que le GPS nous sauve la vie et nous pose en fin de journée sur le goudron.
11 h 34, on est au goudron, dieu sait où, à 11 km de
Sabria(33 22,621 N / 08 37,750 E)
On était en fait à l'entrée ouest d'
El Faouar
. On fonce à l'hôtel Saharien de
Douz
pour se mettre à l'abri et prendre une super douche. Au pastis, un guide officiel tunisien me parle de
Tembaïn
et propose ses services pour 80 dinars/jour sans voiture et 200 avec. Je prends ses coordonnées.
Vendredi 4 mars
12 h 04, on est partis de
Douz
vers 10 h du mat’ et on se dirige vers
Ksar Ghilane
par la piste du pipeline, on a toujours un fort vent de sable. Le départ de
Douz
était assez encombré par de petites dunes, assez souvent, il n’y avait plus que le passage d’une moto. Il
faut rester prudent, on roule à 50 km/h, la visibilité est quasi nulle par endroits et presque bonne
d’autres fois.
On a retrouvé Jean-Paul à un point d’eau, assez proche de
Douz
. Il était tout apeuré parce qu’il a fait partir un serpent en soulevant le couvercle. Le serpent était
assez long, assez fin, tout blanc. Serpent inconnu, on ne l’a pas retrouvé, il était dans l’herbe.
On a de sérieux problèmes avec la porte arrière qui s’est ouverte 2 fois en partant de
Douz
et le sac du caméscope est tombé 2 fois. Cette porte merde depuis que l’on a coincé la courroie du sac de
Jean-Paul dans la serrure et pour la décoincer, on a dû tirer dessus comme des sourds et probablement les
boulons ont pris un peu de jeux. Il faudra contrôler ça.
On a toujours de fortes odeurs de gasoil. Hier soir devant l’hôtel Saharien, j’ai repris du sable par terre
pour continuer à éponger la moquette et dans le sable, il y avait des vieux mégots des bouts de boite de
conserve et d’autres saloperies, ça fait vraiment touriste spécial. Il y avait 2 locaux spectateurs qui n'en
sont pas revenus de voir un roumi charger du sable du caniveau dans son Def, avec une pelle à neige…
Pique-nique à l’abri au café Sahara central au carrefour
Matmata
. Je rate la bretelle de
Ksar Ghilane
et on se retrouve sur une piste de travers qui nous laisse tomber dans des petites bosses de sable et pas
mal de végétation. Ça nous permet de découvrir l’oasis depuis le sommet d’une colline et de la trouver
belle. À l’arrivée vers la piscine, horreur : 50 motards allemands et quelques autres véhicules ont envahi
les alentours. Nous nous mettons à l’abri au milieu du flanc ouest. Nuit folklorique pour les allemands,
danses et chants locaux que nous entendons à plusieurs centaines de mètres :
Ksar Ghilane
évolue…
Samedi 5 mars
Attente de l'accalmie. Le Papé nous annonce régulièrement que le vent tombe. En fin de matinée, le Toy monte
sur la première colline à l'ouest. L'après-midi, essais de moto sur les dunes. Kiki et Jacques. Le soir
tentative de défoulement, Jean-Paul par sud-ouest, nous partons avec le Papé et Kiki vers le Fort. À 700 m.
Plantage du Toy, la visibilité est nulle, j'étais à 50 m et ne voyait pas ses phares. Demi-tour. Les traces
ont déjà disparu. Coup de sangle et retour à la palmeraie.
Dimanche 6 mars
10 h 45 on abandonne
Ksar Ghilane
, vaincus par la tempête, on va remonter vers
Tataouine
essayer de trouver une piste un peu intéressante, mais le temps est vraiment sévère, on s’est bien embêtés
et Jo a essayé d’embêter tout le monde et il y est bien arrivé.
Kiki a gagné 3 jours de courbatures au foot. Il aura 30 ans demain et il semble que ce soit ses premières
courbatures.
On est passé à la colonne Leclerc, on est remonté légèrement nord et on prend la première transversale en
essayant d’aller se foutre la gueule dans les obstacles, ce qui ne va pas tarder à mon avis.
Après avoir rejoint le pipeline, on laisse tomber
Tataouine
pour aller à
Matmata
que Papé n’a jamais vu. Casse-croûte au café de
Bir Soltane
. Petit bonjour au fennec. Je fais le porteur d’eau pour le bistroquet qui nous a hébergé.
On s’enfile la piste
Bir Soltane Matmata
bon train. Un peu avant l’arrivée, visite de grottes au fond d’un champ.
À
Matmata
Papé fait la visite officielle pour 5 dinars. On s’échappe avant la nuit par la gorge qui descend sur
Beni Aïssa
.
Arrêt avant la sortie pour s’abriter du vent. Jean-Paul nous trouve une terrasse avec palmier pour le hamac.
Montée impossible du Defender. Pastis sous les palmiers, au bord d’une gorge, feu de camp d’abord sage puis
délirant. L’apéro évolue en spectacle son et lumière avec mise à feu de la gorge.
Lundi 7 mars
9 h 56, départ du bivouac. On vient de passer une nuit sous la pluie, on est dans la gorge qui va vers
Beni Aïssa
depuis
Matmata
. Jean-Paul s'est réfugié dans une grotte en terre, Kiki a fui son hamac et s'est réfugié dans la voiture.
On se dirige vers
El Hamma
, c’est l’anniversaire de Kiki et on va essayer de traverser au nord du
Chott el Fedjadj
pour rejoindre
Gafsa
et remonter par les oueds si le temps le permet.
Le temps est maussade, quelques petits trous dans le ciel, mais très très mesquins.
10 h 09, on croise un goudron bizarre
(33 39,535 N / 09 54,619 E)
On continue la piste plutôt nord
10 h 23, on re bifurque à gauche, pour essayer de retrouver
El Hamma(33 43,905 N / 09 57,142 E)
10 h 44, on aborde une jolie oasis dans une plaine, avec une ligne HT
(33 52,144 N / 09 48,952 E)
Après une jolie traversée d', on se retrouve à la sortie
(33 54,254 N / 09 47,219 E)
On va essayer de traverser
el Fedjadj
, il y a un petit rayon de soleil. On se calcule une piste plutôt ouest et on se perd dans la palmeraie d'
El Hamma
. Jean-Paul nous sort de là et on se rabat à l'est où il y a une deuxième piste. La piste ouest semble
exister, mais démarre probablement à l'entrée sud d'
El Hamma
.
11 h 48, on prend la piste la plus à l'est
(33 54,418 N / 09 47,202 E)
On récupère une piste assez correcte, sur un gué bétonné
(33 55,601 N / 09 47,739 E)
Sur le chott, au goudron depuis un bon moment
(33 58,478 N / 09 47,075 E)
On vient de couper une piste qui partait plein ouest
(34 01,346 N / 09 45,573 E)
Probablement celle que Papé nous montrait sur sa carte. Jean-Paul continue toujours plein nord
On rejoint une ligne très haute tension et le chemin de fer
(34 01,683 N / 09 45,444 E)
Pour l'instant, on longe le chemin de fer et on a l'air de s'enfiler dans un petit col assez facile.
Une piste traverse le chemin de fer à droite
(34 02,708 N / 09 45,275 E)
Une autre longe la voie. On a pris pied dans une grande plaine où il y a pas mal d'habitations, des
cultures, quelques arbres.
On est resté au sud de la voie ferrée sans la franchir. Pour l'instant, on la longe, on va voir. Le Papé a
sur sa carte (allemande au 800'000) une piste qui revient en dessous des montagnes, on va essayer de la
trouver. On s'approche en zigzag d'un petit hameau, la piste devient plus petite, on est contre les digues
de cultures et ça sent la cour de ferme… On se dirige vers une gorge, mais il n'y a vraiment plus beaucoup
de traces cette fois, le piège se referme et se termine en trial dans un oued.
On retrouve la voie ferrée, toujours au sud, sans la franchir
(34 03,562 N / 09 44,546 E)
On retrouve 100 m plus loin la ligne HT
On franchit la voie ferrée
(34 03,748 N / 09 44,429 E)
Entre la voie ferrée et la ligne HT
(34 05,784 N / 09 42,728 E)
La piste est large, très roulante
On réfléchit sur un carrefour
(34 07,747 N / 09 41,804 E)
Après beaucoup de réflexions compliquées, on repique au sud pour franchir la barre de montagnes, mais faut
voir.
On longe le chemin de fer et on va le franchir
(34 07,325 N / 09 40,860 E)
On s'est fait une cour de ferme dans le col qu'on croyait pouvoir franchir
On est repartis à l'ouest
(34 07,000 N / 09 39,484 E)
On rattaque la montagne avec une piste un peu plus visible
(34 07,877 N / 09 39,406 E)
On franchit un col
(34 07,522 N / 09 38,285 E)
On retire légèrement à l'est pour se mettre à l'abri du vent
16 h 15 on décolle du pique-nique qui fut fabuleux dans un oued complètement à l’abri du vent, les voitures
garées au bord du trou, on s’est passés le matos de haut en bas puis de bas en haut. Le soleil nous est
revenu dessus, histoire de nous réveiller un petit peu, on est hors-piste à la recherche d’une trace, on
voit des fermes, des cultures avec des digues de retenue, c’est un peu destroy, mais peut-être ça passe.
On vient de bifurquer sur un groupe de quelques baraques
On repart plein sud,
(34 06,812 N / 09 37,613 E)
On vient de traverser un petit oued
(34 05,803 N / 09 35,919 E)
On se trouve à un croisement et on refuse le nord
(34 05,218 N / 09 35,845 E)
On va voir un peu plus sud si on peut faire de l'ouest derrière la montagne
Toujours plein sud, on passe à l'ouest d'une pyramide de terre sur laquelle il semble y avoir un signal
blanc 34 02,933 / 09 37,996
La plaine s'ouvre totalement à l'ouest, on va se retrouver pratiquement au bord du chott
Carrefour, la piste qu'on prend à l'air de partir droit sur
el Hamma
, cap 146 : ça pourrait être celle que nous n'avons pas trouvée au départ d'
el Hamma
.
On reprend plein ouest
(34 00,935 N / 09 39,789 E)
Passage d'oued assez tortueux
(34 00,750 N / 09 35,676 E)
Joli puits avec charpente métallique
(34 00,678 N / 09 31,824 E)
Zone d'effondrement
(34 01,509 N / 09 27,759 E)
La piste est très soft, on arrive derrière la niveleuse, il y a pas mal de poussière, mais c'est assez doux,
il n'y a pas de secousses, on roule couramment à 90 km/h.
Passage d'oued ravagé
(34 01,511 N / 09 21,225 E)
Jean-Paul vient de nous faire un saut monstrueux sur un effondrement
(34 01,578 N / 09 20,342 E)
Il l'a échappé belle. Sa roue avant est un peu carrée, la fixation de son bidon arrière est cassée, mais il
n'est pas tombé malgré un double saut sur un fossé en plein travers de la piste.
On se renfile assez nettement au nord
(34 02,039 N / 09 18,807 E)
Fausse alerte, on filait dans une ferme, on revient à la bifurque et on reste le long du chott
On trouve une piste qui vient du chott et qui traverse la montagne
On abandonne le chott
(34 01,513 N / 09 17,043 E)
On a discuté avec un type qui ne parle pas français
On a fini par passer un tout petit col assez discret, mais assez pratique
(34 02,145 N / 09 16,507 E)
On traverse un oued
(34 03,472 N / 09 15,800 E)
On se refait l'oued en un peu plus sévère
(34 04,302 N / 09 16,558 E)
On se fait une transversale plein ouest, après avoir fait un bout de chemin plein est
Tout petit bout de piste assez hard rectiligne
(34 04,681 N / 09 17,166 E)
Dans un terrain où il faudrait faire des détours, coucher de soleil formidable, une boule de feu qui tombe
dans la montagne.
Séquence de trial dans des montagnes russes
(34 04,807 N / 09 15,798 E)
Trial dans des conditions extrêmes
(34 04,979 N / 09 13,676 E)
19 h 27, on est toujours à faire les cons dans la montagne
(34 05,192 N / 09 10,671 E)
19 h 28, jonction avec la grande piste
(34 05,192 N / 09 10,524 E)
Mardi 8 mars.
Levé de bonne heure, je pars filmer sur la montagne qui encercle le bivouac. Johann me rejoint pour voir de
petits rongeurs gris se chauffer au soleil matinal. Tour du propriétaire. Séquence de cris divers pour
tester l’écho. Petites fleurs jaunes, pose de Johann sur des terrasses en plein ciel.
10 h 52, après un départ extrêmement tardif vers 9 h 45, on a finalement décidé de redescendre au sud,
d'abord
Kébili
puis
Douz
et d'essayer de retourner à
Ksar Ghilane
par les cordons et maintenant l'idée germe petit à petit d'aller quand même voir à
Djedariet
au cas où ce serait joli, alors sud et on verra plus tard.
On passe
Kébili
où 2 intoxiqués sont partis chercher des cigarettes, puis
Douz
où Jean-Paul nous trouve un peu de bon pain, on encape la piste de
Djebil
et on la lâche sans doute trop tôt pour faire de l'est au nord de
Djebil
. Dunes d'abord : on dégonfle, pampa ensuite : on se perd dans les matitis
On choisit un axe qui part de
Bir el Hadj Brahim
vers
Djedariet
, on trouve une trace ancienne d'un bull pétrolier de l'époque des ondes sismiques où ils traçaient une
ligne hyper droite de plusieurs km pour se balader dessus avec un engin qui secouait le terrain à l'aide
d'un bloc de béton de plusieurs tonnes pour mesurer les variations et échos des ondes sismiques produites.
Mais le sable a vite repris son royaume et la trace n'est qu'indicative, les difficultés de progression sont
souvent plus dures sur cette trace qu'en dehors.
16 h 18, on vient de passer un petit carrefour sur une piste très peu marquée, cap 141
(33 04,838 N / 09 07,949 E)
On reprend une piste qui est plus à mon cap 124
(33 04,777 N / 09 08,035 E)
On va attendre les "copaings". On est sur un drôle de quadrillage de piste, on arrive au sommet d'une
colline
(33 04,223 N / 09 09,521 E)
On est de nouveau sur une piste qui fait un cap 130, une trace plus exactement à peine marquée
On trouve une piste cap 190 marquée rouge et bleu, probablement celle du futur rallye de tunisie qui part
dans 4 semaines.
(33 03,687 N / 09 10,170 E)
17 h 10, on abandonne notre super piste qui a l'air de continuer droit sur
Djedariet
pour viser un petit pic extrêmement tentant qui a l'air pris dans un super cordon. Séquence dunes et
plantages des 2 voitures
(33 01,522 N / 09 09,063 E)
Nous n'avons qu'un bivouac possible sur ce trip, car la date de retour en bateau est fixe et nous avons
perdu beaucoup de temps. On choisit donc soigneusement l'endroit et ce sera à l'écart de cette trace, en
direction d'un de ces rares bitards qui émerge de cet océan de sable, dans la zone d'
el Ghirane
.
Bel endroit, on se fait accueillir par une vipère des sables qui mordille furieusement les bottes de motard
de Jean-Paul. Le point de vue du sommet de cette bosse est splendide, les vagues de sable légèrement rose se
répandent à l'infini, sur 360°, créant la sensation d'une île déserte au-dessus des flots.
On installe le camp en contrebas et le Kiki, comme d'habitude, place les 2 voitures pour pouvoir étendre son
hamac. Le contraste entre la furie vécue ces derniers jours et ce calme impressionnant actuel nous met en
extase : nous sommes tous frères et même si nous ne sommes que 5 dans cette cuvette isolée, nous sommes sûrs
d'être amis avec la terre entière et à tout jamais.
Fabuleux, on est sous la pointe pointue, à côté des 2 bosses rondes qui sont en triangle, il est 18 h 27 on
est alt. 204,
(33 00,101 N / 09 10,884 E)
On voit
Djedariet
, on voit
Djebil
et on voit tout l'erg orange, magnifique, coucher de soleil premier grand cru classé. On a partagé ce
bonheur avec une vipère à cornes trouvée in-extremis par Jean-Paul à la limite sable cailloux. On installe
le camp dans la cuvette entre les trois pointes. Le stock de bois est inépuisable et de première qualité.
Feu de camp d'enfer.
Mercredi 9 mars
Comme chaque matin, depuis quelque temps et pour longtemps encore, je pars le matin avec pèloto et caméscope
pour tenter de saisir le lever du roi soleil et ses lumières fantastiques qui l'accompagnent telle une
fidèle cour… Je suis souvent seul et dans un silence monacal, je savoure un Sprite accompagné d'un fruit ou
d'un biscuit, avant le pti déj. Ces ambiances sont gravées en moi, et je n'ai qu'à fermer les yeux pour les
faire renaitre.
« J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et
cependant quelque chose rayonne en silence. » (Antoine de Saint-Exupéry - Le Petit Prince)
Départ après un bivouac somptueux au pied du pic le plus à l'est
(32 59,817 N / 09 10,764 E)
On franchit les bitards à l'ouest, on essaye de rattraper la piste d'hier en visant un gros plateau noir
très visible cap 190 / 200.
À 10 h 18 on est au sud de la dernière pointe la plus sud du groupe du bivouac, alt. 142
(32 59,243 N / 09 09,971 E)
Superbe point de vue de nouveau : de la pampa bien verte à droite, de super bosses à gauche, le plateau de
Djedariet
qui se rapproche lentement, mais qui est encore assez loin.
On zigzague à 25 km/h.
(32 59,436 N / 09 08,455 E)
10 h 34, on recherche une piste qui, parait-il n'est pas loin, qui ferait un cap 220, on est largement
au-dessous de
Djebil
.
10 h 37, on retrouve la piste aux banderoles d'hier
(32 59,554 N / 09 08,059 E)
On fonce droit dans une dune et
Djedariet
est légèrement… (fin de cassette).
11 h 05 plantage dans le mou, presque à la fin de la piste
(32 58,639 N / 09 07,580 E)
On s'approche d'un cordon qui barre tout l'avant
13 h 39 pique-nique sud, avant la remontée par manque de temps
(32 58,093 N / 09 07,427 E)
Je pars à pied sur le cordon entre le dessert et le café. Sur le sommet, on voit nettement une pampa verte
derrière ce cordon qui a au centre une petite faiblesse. Mais le passage sur la photo aérienne semble bien
éviter tout le cordon par l'est.
Une passe semble droit devant, légèrement à l'est, on voit le plateau derrière, il me semble que le grand
cordon se franchit 1,5 km à l'est : à voir. Rectification pour le Papé, le cap, c'était 130 et non pas droit
devant.
Le temps presse, on remballe tout très vite, car c'est notre dernier jour de sable et personne ne veut en
perdre une miette. On va poser un pique-nique au bout du bout de cette trace, on va une fois encore, à
table, se raconter nos exploits et se taquiner, puis comme l'exige le Dieu des horaires qui nous a retrouvé
même dans ce coin perdu, on va remballer nos affaires et retourner d'où l'on vient.
13 h 56, retour sur la piste, avec un superbe axe devant nous
(32 58,840 N / 09 07,695 E)
, cap 25 à la boussole
14 h 03, on continue la piste, nos traces de ce matin partent à droite
(32 59,576 N / 09 08,042 E)
14 h 05, on croise une piste venant de l'ouest cap 320
(32 59,882 N / 09 08,221 E)
14 h 31, le Papé a crevé l'avant droit
(33 02,385 N / 09 09,556 E)
14 h 52 on est à l'extrémité est de
Djebil
à 100 m près
(33 03,438 N / 09 10,060 E)
On retrouve nos traces d'hier venant de l'ouest quand on est passé au-dessus de
Djebil
.
(33 03,759 N / 09 10,215 E)
On continue cette piste même cap 20 qui a l'air de franchir une colline devant nous
14 h 59, la piste continue toujours rectiligne
(33 04,096 N / 09 10,398 E)
15 h 22, dunes assez sévères, la piste est engloutie, on souffre
(33 05,184 N / 09 10,964 E)
15 h 37, de retour sur notre piste rectiligne après quelques errances à l'est
(33 05,941 N / 09 11,302 E)
16 h 00 plate-forme de forage
(33 08,920 N / 09 12,825 E)
16 h 36, nouvelle plate-forme de forage
(33 09,520 N / 09 13,091 E)
Dunes de plus en plus sévère, on se plante fort
Bifurque au cap 20
(33 09,616 N / 09 13,263 E)
17 h 07, on est à la poursuite du motard fou qui nous fait une trace démente dans des dunes folles
(33 10,372 N / 09 14,063 E)
17 h 10 on sort un peu des dunes
(33 10,395 N / 09 14,315 E)
17 h 11, on retrouve une super piste qui a l'air de faire un bon cap
(33 10,334 N / 09 14,449 E)
17 h 27 plate-forme en cul-de-sac dans un cordon en croissant de lune
(33 10,936 N / 09 15,453 E)
On repart plein ouest pour chercher.
17 h 31 piste au cap 345, pas mauvais du tout pourvu que ça dure
(33 11,275 N / 09 15,067 E)
On s'arrête pour faire un point sérieux qui montre que nous avons traversé la piste de
Ksar Ghilane
sans la voir. Nous sommes à 7 km du carrefour de la plate-forme de
Bir el Hadj Brahim
, 2,5 km à l'est de la piste qui descend vers le virage gauche. Nouveau contrôle qui nous place à 1 km de la
piste, le cap pour le carrefour nord étant au-delà du nord (cap 28). On trouve enfin la piste et Jo super
fatigué nous la mouille de quelques larmes. Jean-Paul, très pressé, file avant le crépuscule et ne s'arrête
qu'à 15 km de
Douz
. Bivouac à 100 m de la piste où les mobs tunisiennes passent encore après nous.
Jeudi 10 mars
8 h 41, décollage après le bivouac en
(33 22,068 N / 09 07,897 E)
On retrouve Jean-Paul à
Douz
et on rentre par
Steftimi
et le
Chott el Fedjadj
pour couper sur
Gafsa
et être ce soir vers
Hammamet
.
Superbes cotes de moutons avec frites et salades à
El Fedj
, négociées en plein ramadan et englouties dans l'arrière-boutique à l'abri des regards des voisins, mais
quand même pas à leur insu si l'on en juge par le ton sur lequel notre cuistot leur répond. Un grand moment
surtout sur le retour. On repart pour s'arrêter 10 km plus loin et boire un coup de rosé de la Casa et un
petit café. Sur la route, les 404 "Pigeot" défilent vers le nord avec une couche de moutons, une couche de
carottes, une couche de navets. Les 3 jours de fêtes qui terminent le ramadan se préparent…
Peu avant
Kairouan
, je file sur
Tunis
par la montagne, ne m'en aperçois que 30 km plus loin et choisis de rejoindre la bonne route à
Enfida
. Trop tard, les copains sont passés et m'attendent 1/2 h à l'entrée de l'autoroute à
Hammamet
. Moi, je les attends 1 h au carrefour d'
Enfida
. On se retrouve à 20 h à l'hôtel Amilcar
Vendredi 11 mars
Embarquement sans histoire sur l'Habib
Samedi 12 mars
Arrivée à
Gênes
avec une heure d'avance sur l'horaire, du jamais vu. À l'entrée de l'autoroute, l'autoradio prend feu quand
je lui pousse la cassette des concertos pour piano de Mozart, je me trompe d'autoroute et nous rattrapons
Alexandrie
. Jo se désole de ne pas trouver le restau spaghetti dont il rêve. Détour par
Chamonix
pour un bisou à ma maman. Arrivée à
Villard
17 h.
Encore un beau voyage, dans une belle ambiance, avec des amis qui deviennent de plus en plus précieux et de
belles aventures inattendues.