Hier, nous avons échappé à la police et ce matin le Land est à la maraude en solitaire.
Déception, la grotte des hommes aux grosses têtes est introuvable.
Nous avons découvert le Nil ce matin et l'émerveillement est à son comble.
Bernard avait très envie de voler…
Plein ouest en fin d'après-midi, le soleil nous inonde jusqu'au fond de l'âme.
Cette Guelta est un temple au paradis.
ça fait 2 jours qu'on la cherche partout.
Après les chutes de Gouina, nous errons sur des chemins d'ânes, guidé par un tracklog un peu aventureux.
Le
décor nous a déjà conquis depuis plusieurs jours et nous guettons les villages, tant l'accueil y est
chaleureux.
On a déjà pas mal tafuré sur la Haute Route sur plusieurs variantes et on a besoin de prendre un peu de
hauteur
Après une journée de caillasses à ramollir la cervelle et une fin d'après-midi à tourner fou parmi des
milliers de
gazelles, on cherche le puits.
Ce matin, nous étions chez les Mursi. Frayeurs… Notre guide, Shoa, nous embarque dans un parcours
mémorable : tout
est beau, en bloc. Après d'innombrables aventures, le crépuscule nous surprend en pleine brousse. J'avise
un
promontoire ! la vue sur le fleuve y est imprenable, le bivouac y sera sûrement agréable…
C'est la première fois qu'une remontée au nord nous réchauffe. Avec ce soleil qui tourne à l'envers, c'est
compliqué.
On découvre le sérir Tibesti, presque aussi immense que le Ténéré. La chaleur est écrasante. On roule à 80
kmh, et
depuis 1 heure, les pièges de fech-fech nous harcèlent. Nous roulons très espacés pour réagir lorsqu'un de
nous
est pris.
Pour cette troisième traversée, on a choisi dur.
Les 3 Lands sont en liberté. On explore l'oued Sini à la recherche d'un puits. Tout à coup, de nombreuses
traces
de bêtes sautent une petite dune, en direction de la falaise. On laisse les voitures et Marylène qui peine
un peu.
Les chèvres nous font visiter leur guelta, jeux d'ombres et lumières, matérialisés par la poussière du
troupeau.
Magnifique.
Ce voyage est difficile : dans la grande mer de sable, Yves a cassé son Mercedes. On a eu du mal à
l'extirper. Il
a dû abandonner. Puis Christian a mis le Toy sur les portes, à mi-pente d'un entonnoir. À Koufra on s'est
fait
prendre dans une chasse à l'homme. On a été mis à l'écart 24h chez le Syrien. À l'entrée de Rabianah, je
me suis
brûlé les pieds au deuxième degré, j'ai des pansements à la Biafine dans les baskets. À Buzaymah, on s'est
fait la
tempête de sable du siècle, Marylène a trouvé du sable jusque dans sa pompe à insuline…